SCÈNE VL
Nemrod, puis Zelpua.
NEMROD
Et toi, sois un cadavre! ... 0 néant de la vie ! Et l'on voit nos grandeurs avec un œil d'envie! Lâche, qui m'as trahi pour me ravir la moi I ! 0 tourments de l'enfer, inexorable sort ! 0 du mal que je brave impur et vil génie,' Triomphe maintenant de ta froide ironie! M"as-tu rendu ma lllle en sauvant mon pouvoir ? Va !'je suis lier encor de ne rien te devoir.
(// tire son poignard.) On vient, frappons!
ZELPHA.
Mon père, arrêtez! {Elle lui saisit le brus.) 0 mon père,
NEMROD
Est-ce de l'agonie une vaine chimère ?
Malheureuse, est-ce toi? que viens-tu faire ici? Test elle enfin! c'est elle! Eh bien, Saian, merci ! Zelplia, viens-tu d'un père insulter l'agonie. Et sais-tu que du mal le fidvle génie Te livre entre les mains de ton père outragé, Qui mourrait seul au monde, et va mourir ver.gé?
ZEI.PIIA.
Ah ! laissez- moi du moins le temps de vous défend e,
Et qu'au peuple irrité ma voix se fasse entendre.
De mon corps éperdu laissez-moi vous couvrir;
(Juand vous serez sauvé, je consens à mourir.
Lorsipie de Mesraïm vous menaciez la vie,
En légitime amour à vos bras m'a ravie;
Mais (|uand vous succombez sous la foule en cour-
[roiix , Votre danger m'entraîne el me rcn 1 loulc à vous. Car des nobles malheurs ma tendresse est jalouse. L'n père sans pitié m'avait rendue épouse; .Maintenant (fuAriel s'avance triompliant. D'un père mallienieux je veux être l'enfant ; Opposer ma lenditîsse à la fureur des armes, llaclieter, s'il se peut, son sang avec mes larujcs, En faa; <les l;our;eaux rester son seul appni, Sauver enlin mon père, ou mourir avec lui!