I.K Pf.tl'I.E
A mort Nemrod' A mort!....
ARUL les arrêt II II t.
7<elpha! sauvez /rlpha !
XKI.PIIA.
Ariel ! sons oc fer qui cherche ma poitrine I,aisse-inoi révérer la volonté divine; ÎNt'mrod était mon jWTe, il a des droits sur moi, l.l lorsqu'il veut ma mort, je l'allcnds sans effroi. Mon devoir le plus saint, quand je devin> épouse, llcndnil de tes malheurs ma tendresse jalouse; Il fall.iit U'. sauver on mourir de ta mort, i'.AT j'avais e|>ou»c les rigueurs de Ion sort; Maintenant, malheureux, tu veux tuer mon père ; Dis -moi donc désormais ce qu'il faiil que j'ei^jM'rc. Veiix-lu donc soulever entre d'affreux amours le f.inlome sanglant de l'aiileiir de nos jours'' Voudrais tu rofidamncrle cœur de Ion amanic
.\ frémir sous la Uiaiii d'horreur el «l'cpouvanlc , Kl pourrais-tu toi même, assassin pfilissanl, \ sentir palpiter le reste de uion sang; De ce sang dont toi-même aurais tari la source, Tandis que, comme un fleuve absorbé dans sa course, Je me dessécherais dans l'ennui, dans les pleurs, A mon coupable amour reprochant mes douleurs? Veux-tu que le courroux d une ombre paternelle Poursuive chaque nuit sa fille criminelle? Moi, j'aime mieux mourir. Oh! va! mon Ariel, Si ton amour si doux m'a fait croire à ton ciel. Je n'ai pas cru du moins, femme dénaturée. De l'amour filial trahir la loi sacrée : Son caractère auguste en mon cœur esl tracé Kl par ma passion ne pcul éire effacé ; Je ne crains donc au ciel aucun juge sévère. Tous les dieux sont pour moi ([uand je tkifends mon
[père !
Ton père est un tyran pour le peuple outragé; Le sang des justes crie, il faut ipril soit vengé!
NF.MROD.
• El par quel droit ce peuple en est-il donc l'arbitre? Que vient-il demander? que veut-il? à quel litre? Kst-ce d'avoir rampé sous moi pendant vingt ans, Qu'il réclame l'honneur par ses cris iusullants? Si j'ai versé le sang, lui, bourreau sans colère. Il (ut de mes rigueurs rinstruinent mercenaire. Il n'est point de tyrans quand le peuple obéit, Lt l'on absout les rois du >)ur qu'on les trahit! Le taureau révolté iR>ut-il juger le prêtre? Est-ce au tigre échappé de condamner son mailrc? Je laisse à mon mépris déjuger vos desseins. Je cherche un peuple ici ; je vois des assassins!
ARICI..
Dieu puissant! il dit vrai! jamais la violence, Jamais l'orgueil de Thomme, ail ré de vengeance. Ne pourront conquérir la justice et les lois, La révolte du peuple a compromis ses droits. Qu'ai-jc fait, malheureux! quel jour affreux m'c-
[claire !
Les rois même que Dieu donne dans sa colère N'ont que lui seul pour juge; ils rcgnenl cep«Midanl ; El le glaive des lois se brise en remontant. Nemrod, lu m'as vaincu! liens voilà mon épée.