‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 173 sur 233 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Enos , Ariel , Gardes.

ENOS

Voilà donc la faveur de ce peuple imbécile. Toujours et sans raison remuant et servile! Il s'apaise au h.isard comme il s'est irrité ; Téméraire sans gloire, orgiieilli-ux sans fierté, De l'audace effif-iice il lomle à la bassesse, El se fiiit panionner à force de faiblesse. Coniine il sait bien venger son liimulle incon.slanl De nous avoir aiim-s et suivis un instant! Au seuil de ce palais, où tout nous abaiido/iiie, (l'est lui qui maintenant dejii nous eiiiprisoniic. Mais ne nous plaignons pas ! ces majhcuis nous sont

[dus.

Ton déplorable amour, hélas! nous a perdus. Le peuple à ton exeniplf; :il!:iil fnipper un Irailre; Lorsqu'il t'a vu suMr le preslig(! du iiiailie, S<in courage énervé l'a trahi sans retour, Tant les plus nobles comiis sont ti'om[H>H p:irranif>;ir ! Mon (ils, le droit divin, le droit de la justice. De tout grand eriiiiinel consacre le siip|»lice; Si le p(;uple est victime, et le tyran lioiiireiiii, Le lyran doit régner |>ar W. droit du loiiilieMii. Sur la corruption Dieu lui doniie l'einiiire, Kt livre tous les iiiorls au néant qui l'inspire. Mais si comme un seul homme un peuple en S4- lo

[vanl rtepouAHe le cercueil et se montre vivant. Si Dieu lui souflle au co-iir le Hiiblime conr.ige De s<'Couer le joug d'un indigne esclavage, Il esl maître ii son loiir, et peut lemlre l;i mort l'ar \i: droit du plus juste cl celui du plus fort, yii.iiil a nous, aujourdliiii, nos mains sont ciinii-

Invlirit.

MYSTKKKS

MYSTERES

Page 1