ARU.I
Je vois s'ouvrir enfin ce palais abhorré, l II corlcp" rniièbii'! 6 lille infortunée! Morte en sauvant son pore, cl morte assassinée Par lui !
Fi>OS.
Que veut cet homme au visage insolent?
SCKNK n.
{Des jeunes filli's en demi cl purlnnt des Inmpes allu-
tnées tippnrteiil le eoijis de Zelfilm.)
Les précédents, Jibai,, jeunes filles en deuil, musirieiis.
JMivi. niix musiciens.
Mar>|uez ie pas d'un Mm plus lugubre et pins lent. ...Ass4u! arrclez-voll^!
iHiKL (te penchnul vers le corps).
Zflpha ! ce n'esl plus elle !
ENOS
Non! mais lève les yeux, son àme est immorl.l!.'.
JIBM..
Crimiiipl)!, dont l'orgneil sait rarlier son rlTioi, F.roiilc/. iiiaintrn iiit la volonté' du roi.
Prohgé par ses dieux il a jugé le viilie. Kl vous laisse le choix d'en adorer un autre. Il regarde en pilie voire immense abandon, Kl ne vous devra pas roulraj;c d'un p;iiiion. Il te rend, Me.siaini, celle (|ui fut ta leiunie, Telle qu'il la devait à ton amour infâme. Maintenant, si tu veux atliaiichir au ( crcueil Ces restes que Nemrod veut couvrir de son (Iru'.l, Renonce à des liens que la nature abhorre, El fuis dans tes déserts, il en esl temps encore. A ces restes muets si tu veux rattacher, Votre lit nuptial doit être le bûcher.
Mais Nemrod ne veul pas déshonorer sa gloire, Eu usant contre loi des droits de la victoire. il le méprise trop pour daigner te punir. Et le craint assez peu pour oser le bannir. Toi, vieillard, va cacher ta colère impuissanle, El reproche a ton Dieu sa force languissanle. A moins que, pour venger la gloire de ton l)ieu, Tu veuilles te souuiellre à l'épreuve du feu. En un mot, ce bûcher (juc Baal fera juge Dans lîabfl iiiaiiileiiaiil est votre seul lefiige. iNenirod sera vaincu mieux que par les discours, ^•i le feu le respecte et conserve tes jours. Mais je ne pense pas que votre orgueil alTionic Des Irabisoiis du ciel la douleur cl la houle. Ainsi donc vous fuirez un trop juste courroux, El Nemrod généreux sera (|uitte envers vous.
F.XOS.
Esclave, tu peux dire à celui qui l'envoie
Que son impiété me comblerait de joie.
Si j'aimais la vengeance au-dessus du Seigneur,
El si la haine en moi pouvait vaincre riioneiir.
Le voilà donc monté de blasphème eu blasplième
Jusqu'à braver la foudre cl s'en prendre à Dieu
[même!
Eh bien ! à ses fureurs dussé-je succomber, Avant ma mort du moins je veux le voir lombcr. J'accepte le déli qui lui sera lunesie; Son heure va venir, je rallcnds cl je reste.
ARir.L.
Va dire à l'assassin de tout ce que j'aimais Que la mort à Zelpb.i m'unira pour jamais.
JLBAI,.
D posez donc ce corps sur ce brtcher sans gloire.
Les feux seront brillants <|uand la nuit sera noire.
Du laite des palais déjà l'ombre descend,
El bicnlol de l'airain le cri relentis.^anl
Réunira le peuple au lieu du sacrifice.
C'est vous qui le voulez ! (pie le sort s'accomplisse!
F.NOS
C'est de Dieu que le sort doil accomplir la loi.
JUDAL.
Cependanl la nmrt cède aux volontés dn roi ; Puisque vous le bravez, rei.oncez à la vie.
ARIF.I
Va, je VOIS le supplice avec un œil d'envie; A ma /elpha si chère il doit me réunir.
Jl IIAI .
Soit, l«s bourreaux, le peuple et le roi vont venir. (// sort avec le cortt'ife.)