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I.es lois (le leur instinct sont lenrs uniques guides

Kl pour eux le présent parait sans avenir.

Vn précipice alTreux devant eux se prcscitle ; Mai» toujours leurs raison soumise et couii»?aisanle, Au devant de leurs yeux met un voile imposteur. S.. IIS leurs pas cependant s'ouvrent les noirs abîmes, Où la cruelle Mon les prenant pour victimes, Frappe ces vils troupeaux dont elle est le pasteur.

Là s'anéantiront ces titres magnifiques, fe pouvoir usurpé, ces ressorts politiques, J>(>[;t le juste autrefois sentit le poids fatal. V.o qui lit leur bonheur, deviemlra leur torture; Kt Dieu, de sa justice apaisant le nuirnuire, Livrera ces uK-chanls au pouvoir infernal.

Justes, ne craignez point le vain pouvoir des hom-

[mes ; Quclqu'clevés qu'ils soient, ils sont ce que nous som-

[mes :

Si vous êtes mortels, ils le sont comme vous. Nous avons beau vanter nos grandeurs passagères, Il faut mêler sa cendre aux cendres de ses pères; tt c'est le uicme Dieu qui nous jugera tous.

Ode tirée du psaume cvliii.

Image du bonheur temporel des méchants.

iJéiii soit le Dieu des armées, Qui donne la force à mon bras, Lt par qui mes mains sont formées Dans l'art pénible des combats.

De sa clémence inépuisable Le secours prompt et favorable A fini mes oppressions :

Lu lui j'ai trouvé mon asile, Kt par lui d'un peuple indocile J'ai dissipé les factions.

Qui suis-je, vile créature?

Qui suis-je, Seigneur'? et pourquoi Le souverain de la nature Sabaisse-t-il jusques à moi?

L'homme en sa course passagère N'est rien qu'une vapeur légère Que le soleil fait dissiper :

Sa clarté n'est qu'une nuit sombre, Kt ses jours passent comme une ombre t^uc l'œil suit et voit échapper.

Mais quoi ! les pi-rils qui nï'obsèdenl Ne sont point encore passés :

î)c nouveaux ennemis succèdent .\ mes ennemis terrassc's.

«irand Dieu! c'est toi (jue je réclame : Lève ton bras, hw.co la fianmio.

Abaisse h hauteur des cieux, Kt viens sur leur voijle endanmiéc D'une main de foudies aruK'e Frapper ces monis audacieux.

Objet de mes iuimbles cantiques, Seigneur, Je ("adresse ma voix :

Tui dont les promesses antitpu's Kurenl loujunrs l'espoir des rois; 'lui de (pii les secours |)ropices A ira vers lant de pn-cipices M'ont toujours garanti d'eJTroi ; Ooiiservc aujourdliMi Ion ouvr.igc, Kl daigne détourner I orage Qui s'apprête à fondre sur moi.

Arrête cet affreux driuge Dont les Ilots vont me sulMuergfr; Sois imti vengiMir. sois n)on refuge Contre li's (ils dt< lélranger.

Vnige-toi d'un peuple iiiOdele, Dv qui la bouth'- criminelle

Ne s'ouvre qu'à l'impiété, El dont la main vouée au crime Ne connaît rien de légitime Que le meurtre cl l'iniquité.

Ces hommes qui n'ont point encore Eprouvé la main du Seigneur, Se flattent que Dieu les ignore.

Kl s'enivrent de leur bonheur.

Leur postérité llorissaiitc, .\iusi qu'une tige naissante, Croll et s'élève sous les yeux ; Leurs filles couronnent leurs tètes De tout ce quen nos jours de fêles Nous portons de plus précieux.

De leurs grains les granges sont pleines : Leurs celliers regorgent de fniils :

Leurs troupeaux loul chargés de laines Sont inccssammonl reproduits :

Pour eux la fertile rosée Tond)ant sur la terre embrasée, Ilafraichit son sein altéré; El pour eux le flambeau du monde Nourrit d'une chaleur féconde Le germe en ses flancs resserré.

Le calme règne dans leurs villes, Nul bruit n'inlerrompt leur sommeil :

On ne voit point leurs toits fragiles Ouverts aux rayons du soleil.

C'est ainsi qu'ils passent leur âge :

Heureux, disent-ils, le rivage Où l'on jouit d'un tel bonlieur !

Qu'ils restent dans leur rêverie.

Heureuse la seule patrie Où l'on adore le Seigneur !

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