ODES SACRÉES DE M. DE M ARCEI.LIS
Ode tirée du psaume xxvi, Doiniuus illuminatio mea.
Traduit et paraphrasa (I),
Dieu me protège : en vain éclate la lempêto.
Du déluge de maux suspendu sur ma tête;
Kn vain autour de nu)i j'entends gronder les (lots.
Le Seigneur est ma force. Il m'éclaire, il me guide.
Je marche à sa bnnière ; et d'un monde perlidc
Je brave les complots.
Que vois-je ! les méchants triomphent. Ils m'entourent. Avides de mon sang , mes ennemis accourent. jlélas ! de lant d'horreurs ipii peut me délivrer ? Ils écument de rage... .'Is tressaillent de joie. Leur sanguinaire main s'ouvre, cl saisit sa proie :
Ils vont me dévorer.
C'en est fait... Mais. Seigneur, votre main prolectrice, Prompte à me secourir, s'arme pour leur supplice. Déjà la mori se peint dans leurs yeux effrayés. Je vois tourner contre eux leurs proj;>ls sacrilèges. Interdits, confondus, arrêtés dans leurs pièges, Ils ton\bent à mes pieds.
Oui, je verrais sur moi s't-lancer une armée Terrible, mena(;aMle, à ma perle animée. Si je marche avec vous, îidèle à mou devoir , Seigneur, tant d'ennemis n'cbraidcMit pas mon âme; Leur puissance au combat m'.'.iguillonne, nrenfl;unme. Kl doiilde mon espoir.
Mais que m'imj/orte, o ciel ! une victoire vainc Des mortels insensés la faveur ou la haine, (iiMuissanl ici-bas, capiif dans m» prison, Si , coiisob- du moins à mon biMi.-e suprême , Je vois alors pour moi s'ouvrir du Dieu que j'aime Ln céleste maison !
(h Celle paraphrase a paru d.ois les journaux en noNcudtre IH.V2, déiliée à 6", A. H. Madame, ducliciie (te Ihrri, d :ns lc% fns.
PSAUMES
i) pillais du Soigneur ! enteiiile radieuse ! QiianJ ponrrai-je goûter la paix délicieuse , Dire à ce monde injusie uu éternel adieu ; M'enivrcr au torrent de tes voluptés saintes (l) , Oublier mes travaux, mes douleurs et mes craintes
Dans le sein de mon Dieu ?
Déjà quand les mécliaHls accablent ma faiblesse ; Quand l'enfer déchaîné me poursuit et me presse ; Dieu, m'offranl dans son temple un repos sûr et doux, A leurs traits enflammés oppose sa puissance (2), Me cache sous son aile, cl met mon innocence
A l'abri de leurs coups.
Délivré des dangers que leur fureur m'apprête , Les palmes du tnomphe environnent ma tète ; Dieu m'a rendu vainqueur de ceux qui m'ont brave : Aussi je vais partout, lui rapportant ma gloire , Par des chants solennels publier la victoire
Du Dieu qui m'a sauvé.
11 prévient mes désirs, il entend ma prière. Dans mes obscurités son ordre est ma lumière : Si je marche en tremblant, sa grâce est mon appui; SIesyeux cherchent les siens; son regard m'encourage, Won cœur pour lui palpite; et son secret langage
Ne s'adresse qu'à lui.
Je lui dis : 0 mon Dieu ! c'est en vous que j'espère , Que la pitié pour moi parle au c ïur de mon père ; >e fermez pas loreille à la voix du malheur. Je n'ai d'autre soutien que le Dieu que j'adore Ah ! ne méprisez pas un fils qui vous implore
Au jour de sa douleur.
Stigneur, vous le savez, né parmi les alarmes , .Mon berceau fut toujours arrosé de mes larmes. Par un monde barbare à souffrir condamné , Les auteurs de nus jours auraient pris ma défense ; Iltlas! ils ne hont [dus : dés ma plus tendre enfance
lU m'ont abandonné.
Mais Dieu me consola d'un regard favorable. Puis-je assez exalter votre nom adorable , Sfignenr, assez bénir vos utiles secours? Ployez s^>us votre joug mes volontés rebeller ; El dans i'élroil sentier de vos lois immortelles
Que je marclie toujours.
Ali ! ne me livrez pas à ces hommes pcrfuîes Dont les suittils détours, le> fraudes homicides Portent à l'innocent (rmévilabies coups.
Kn vain ils pensent fuir la justice divine : L<; mcclianl, 6 mon Dieu! conspire sa ruine
Kns'arm.inl contre vous.
Knfin, pour couronner ma fiilelc espérance , .Au jour de voire gloire rt de ma délivrance Ml-, yr-iix conteMi|ilero[il la terre, des vivants : Loin d'un monde, séjour du crime et du blasphème Je jouirai des biens que la main d'un Dieu même
Prépare à ses enfants.
0 mon ànie! anne-lr»i de zèle et rie courage ; AffronU; les jH-rils, el fais face :i l'orage : Ton Dieu xeiil avec loi partager son Jionheur. fin crains plus une mon d'un si jrand bien suivie, Kl sacfie, en sup|M)rlanl les maux de ce'.lc vie ,
Attendre, le Seigneur.
Ode tirée du psaume i.xiv , Te dccel liym-
Tra .'uit el |>ara|ilira«é.
A loi seul appartient ta gloire , Koi des cieut, nial'redes liumaiim.
Mon cfeur, mon eopril, ma nu moire, Tout loue en moi le Saint des saints.
fl) Inehrinhuiilnr ah uhrr'.nle dniniit tniv : rt lor- Tfiif r<iliipt';li» litir polabiit etn (l'Haï. \<<v, 9).