‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 227 sur 233 · ZACHARIE · texte numérisé non relu

ZACHARIE

ce que le Seigneur a dit : Conduisez aux pâturages les troupeaux de la mort, llsout tu6, j)arce qu'ils étaient les maîtres ; ils vendaient la chair de leurs victimes , et ils disaient : Béni soit le Seigneur 1 nous sommes devenus riches, et ils étaient sans pitié gour mon troupeau. Eh bienl moi, dit le eigneur , je n'aurai pas pitié des habitants de la terre : je les livrerai aux mains de leurs semblables; je les abandonnerai au pouvoir qui découpera les empires avec les glaives, et je ne les en délivrerai pas. Voilà pourquoi , ô pauvres de mon peuple ! voilà pourquoi je conduis au pâturage les troupeaux de la mort. J'ai pris à la main deux bâtons : l'un, je l'appelle l'honneur, et l'autre l'héritage , et je pousse mon troupeau à la pâture. Et je leur ai dit : Je ne veillerai plus sur vous; que ceux-là meurent que vous laissez mourir; que ceux-là soient fiappés que vous frappez , et que le reste s'entre-déchire !

« Cette verge, qui s'appelle l'honneur, je l'ai coupée, et je la leur jette [tour rompre avec eux l'alliance que j'ai faite avec tous les peuples de la terre. Aujourd'hui le ])acte est rompu, et les pauvres du troupeau vont savoir ce que c'est que le Verbe de Dieu.

« J'ai dit aux ingrats : Arrêtez, ou, si vous voulez me repousser à jamais, payez-moi conime un serviteur congédié; mettez un prix à ma tôte, et proscrivez-moi ; et ils II. 'ont pavé trente pièces d'argent ! Jetez Cfla dans le temple; donnez cet argent au jjutier. Trente pièces d'argent! voilà le prix magnifique qu'ils ont bien voulu offrir de leur Dieu, alin qu'il les abandonnât pour toujours!

^ " La seconde verge que j'ai coupée, et qui s'aftpelle héritage, je l'ai jetée entre Juda et Jsraél , pour y mettre la division et détruire toute fraternité.

"Le Seigneur rn'a dit encore : Prends les insignes d'un pasteur stufdd*;; car je suscit'.rai sur la terre un |»asteur qui ne visitera pas ceux rpi'on abandonne, qui ne cherchera (tas b;s brebis égarées, rjui ne soigru-ra [•<'is b'S malades, rpji ne nourrira [las ceil(;s qui se portent bien ; mais tout (•<; qu'il trouvera de gras, il en mangera la chair, et il leur brisera les ongles. () [.asteiir et idole qui abanlonnes le troupeau! io glaive de iriajustic»; a touché ton reil, et Irjn bras droit e^t deverni aride, et ton ujil s'est couvert do t<'nebres ! »

On ne j»eut s'arr<îler nu milieu de nette analyse ili-, Zacharie, tant les images sont saisiSHantes, tant le style est rapide, et tant les choses qu'il dit vous serrent h; c(eur et vous eiria^enl! .Mais, rassurons-nous, voici «pie

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