‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 58 sur 233 · SS · texte numérisé non relu

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Kprisc (lu plus prami «lo nos inodilalifs, l.oittlivs :ip;il;tii.!iss;nl i\ ros spociiLilirs Oui (t;ins li' sein do IKlio on ipii IdiiI o>l visible. Coiilrnipl lit'iii l"«'lomliio, iiiimciiso, iiUrIligiltIo, Arclii'lvpo, (M) qui snil j»* vois, sans le savoir, l.psobjiMs qiiiri-has <U; inps yoiix jo crois voir. Tonl clian;;". La raison clianiie anssi de mi'lho.le. Ecrils, liabillcmenls, syslènics, tonl esl mode.

Lhomnie dans Ions les temps déplora ses mal-

Ihenrs.

Rousseau , tu l'appelais ?j»j miroir de douleurs. Va quand pour son portrait tu peignis la souffrance Il n'y trouva que trop sa triste ressemblance. Il se trompait lui-même, et son peintre nouveau De cet olijel de pleurs fait un riant tableau. I Rh ! pourquoi, nous dit-il, rêveurs atrabilaires, « Vous plaire à vous fora;er des maux imatrinaires? « La plainte a-t-elle'donc(anl decbarmos pour von>? « Pourquoi soupçonner Dieu d'un bizarre courroux ; « Va critiques cbagrins de Touvragr d"nn père, « Où son amour éclate, y chercbcr sa colère? i Heureux membres d'un tout sagement or.îouné, ( Au bonlieur général cbaqne être est destiné. « Il n'est point de désordre : et des mains de sou

[mai ire I L'homme esl sorti parfait autant qu'il le doit être. I Toul conspire pour lui, jusqu'aux séditions I O"'^"lovent si souvent de folles passions. « Keconnaissoz, ingrats, que leurs secrets ravages « Vous emportent au bien par d'utiles or.jges. « Tels, en se disputant le royaume des airs, I Par leurs affreux combats les vents servent les

[uïcrs. >

Philosophes profonds, vos chimères sont belles. Quels cœurs ne vont s'ouvrir à ces douces nouvelles? £l quoi! lorsque la paix dans le mien veut entrer, il se plaint, el c'est lui que j'entends soni)irer. Qu'il se taise à l'instant; voire honneur le demande ; Qu'il soit heureux enfin quand Pope le commande. Malgré lui, nialgn' moi serais-je mécontent? Pour ce cdMir loulefois dans ses plaintes conslani , J'appelle en vain la joie : il la repousse encore. Calmez ces passions dont l'ardeur le dévore, Et loin de me vanler leurs utiles combats, Délivrez-moi plutôt d'un bien dont je suis las. I/instan( qui nous délivre est rinslant du naufrage: Je le sais; mais hélas 1 ennuyé de l'orage, Irai-je demander mon repos à la mort!

Savanls navigateurs, si c'est là votre port. L'asile esl plus affreux pour mni (|ue la tempête. Que Lucrèce, s'il veut, à sa luunbre fêle Invite parmi vous son fameux Iradiicleur , Qui, dnn maitre si cher parfait iniilaleur, Dans un lien, tissu par la nu'lancolie, Idimole sa jeiniesse au dégoùl de la vie. Pour moi peu curieux de ce tragique honneur. Je tremble à vos sermons, apôtres du bonheur; Kl quand limpii-té qui vante son breuvage. Cher et dernier espoir des cteurs qu'elle encourage, Distillerait pour n>oi lout le siu^ des pavots, Je laisse son nectar à ses Irislcs héros.

Aujonrd hni. direz-vnus , par nos pures lumières Nous voulons di^siper ces vapeurs meurtrières, Que peuvent t-lexer ilans les faibles mortels Vos rigoureux Pascals, misanthropes crucN, Qui, ne parlant jamais que de crime el de peine. Ne nous (lonneni pour nous que mepiis cl que haine. Kh î pourquoi dégoûter les humains de leur sort? Kniretfiions plutôt l'erreur qui les endort. N en écartons jamais, impruilenunenl sévères, 1, orgueil el le mensonge , enchanteurs n('cessaires. 1 Oui, pour attacher l'homme à sa ccunlition. i Sans cesse à ses côtés marche ro|)inion, i Dont l'art inépuisable en utiles merveilles « S.tit flalli r II- s.ivanl dans ses pénibles veilles,

» Consoler l'ignorant dans son repos honteuT. i Faire danser l'aveugle et chanter le boiteux. « Nous lui devons enlin ce nuage admirable, i Que soulève el grossit, complaisant charilable, I L'orgueil toujours fécond en charmantes vapeurs, « Le plus cher des amis , le plus doux des Irom^

[peurs. >

De la fé'licilé voilà donc nos seuls gages. La vanité, l'erreirr, des vapeurs, des nuages. Quoi ! vous que la raison éclaire de si près. Vous pour qui la nature a si peu de secrets. Vous n'y découvrez point pour nous d'autres ri-

[chesses !

De nos enfants plutôt reprenons les faiblesses. Ne sont ils pas heureux, lorsqu'une goiUle d'eau. Que leur souffle pénètre au bout d'un chalumeau, A l'aide d'une pâle à s'étendre docile, Llale la grandeur de son globe fragile. Vide ouvrage du v(^nt, que lèvent va briser? Lhomnie à foui âge enfant ne doit que s'amuser, hadinage, ou travail, qu'importe ce (|u'il aime. Pourvu qu'il se dérobe à l'emnii de soi-même? Si telle est, selon vous, la route du bonheur. Laissez-moi m'aflliger : j'aime mieux tua douleur. J'aime mieux, de mes maux parcourant l'étendue, .\ riilijet qui m'attriste accnutiimer ma vue; Ou plutôt j'aime mieux, plein d'un esprit flatteur, Me jeter dans le sein de mon consolateur.

Oui, l'homme esl malheureux ; dès long temps tu

[l'éprouves.

El son consolateur, cher Rousseau, tu le trouves. C'est celui qu'implorait d'une mourante voix , Ce saint roi de Juda, dont ta lyre autrefois Par des sons si touchants accompagnait les larmes. C'est celui qui souvent prend coolre nous les armes, El qui, par ses rigueurs préparant ses bienfaits. Nous livre des combats pour nous rendre la paix. Peut-être que ce Dieu s'apprête à te la rendre • Contre ses cmicmis tu viens de le défendre. Nous ailmirons ces vers qui les ont terrassés : Puissenl-ils par lui-même cire récompensés! Que pour piemier bienfait sa clémence attendrie, Au gré de mes désirs le rende à ta jiatrie. D'un mortel courageux la patrie est parloni ; Mais ton courage enfin n'esl-il donc pas à bout? Que tant d'amis pour loi qui soupirent sans cesse. Doivent de tes marais t'augmenler la tristesse ! Qui t'y retient encore, ô cher infortuné? Reviens, c'est trop souflrir : quel courroux obstiné Tant de gloire el d'exil ne doit-il pas éteindre? Et sous tant de lauriers quel foudre peux-tu crain-

tvPOPÉF. {Voy. PoKSiF <^:pioi e.) IIPIIRKM fsaint\ — diacro d'Kdrsso, l'tin (les plus v('MUM"at)l(>s parmi les Prrrs du désoit, cl nui sut unir los nuivro.'; de niist^ricordo d(^ la vie active aux grâces de la vie conleinpiolive. Il se radiait lorsqu'on voulait l'élever aux diguilt^s de l'Eglise, et se tuoiitiail pour soigner les malades et consoler les afiligés lorsqu'il survenait (]uel(pio lli'au.Ses exhortations tMaient si péné'Irantes, que les rieli(\s d'alors s«' l.iissaicMit enlraiiuT par lui à st> faire les serviteurs dos pauvres. Sa lit Kplireiu a laissé un ^rand nombri» d'oj)usciiles t\o pié'lé (pii allendent encore un lion traihu leur. Les orientalistes, versés dans la coiiuaissance de la lanj.?iie syriaque, ne trouvent rien au-d(>ssus de l'onction et même di' l'élégance de ce Père dans sa langue originale : la version grec(pie ne rend (pi'une partie de ces beautés, et renferme |)Oiirlant des passages pleins d'éloquence. Sain'

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