La voix qui pleure
La voix qui [)leure est la prière de tous les êtres qui soulfrent. Heureux ceux qui pleurent comme des enfants, car les larmes des hommes sont amères et terribles !
La voix (jui pleure esl décliirante surtout lors({u'elle est sans larmes; elle est infernale lorstiu'elle rit.
Oh! combien l'humanité devait souffrir lorsqu'elle exprima ses douleurs par les sarcasmes de Voltaire 1 combien elle était profondément désolée, lorsqu'elle souriait avec le Don Juan de Byron l
La poésie du doute est devenue la poésie des larmes. Les jeunes poêles de nos jours ressemblent h des mendiants (jui gémissent au bord du chemin en implorant un peu de pitié : on se détourne pour ne pas les entendre, car chacun a bien assez de ses propres misères.
La voix qui pleure proteste pour le bien contre le mal : elle rend térnoignageau progrès, elle prophétise l'avenir 1
Jus([u'à ce jour le livre de Job a été l'interprète de riiumanité. Les sanglots du sainl Arabe ont été répétés par les échos de lous les Ages, et ses larmes ont été l'héritage de toutes les générations.
Aux plaintes de Job Dieu n'avait fait qu'une réponse : Ne désespère pas et ne m'accuse pas; puisque j'ai fait ce que tu ne jiouvais [)as faii(>, je puis savoir ce que tu Ignores.
Job n'était pas le plus malheureux des hommes, puisipi'il croyait en Dieu et qu'il pouvait pleurer.
L'enfant qui pleure implore; et lorsqu'on implore on espère!
La douleur de celui qui ne croit plus en Dieu ne doit plus mêmi! avoir de voix pour se plaindre. A qui se plaindrait-il'.' Les hommes sont jaloux de cimix i|ui se plaignent ; ils sont avares de leur pilic- comme de leur argent, et il semble toujours qu'on veuille la leur dérober.
O Du II! prends |)ilié de ceux cpii se taisent et (pu dévoreil lenlemenl U'Ur cœur! abrège l'eprcuive de ceux ipii ont assez soulfcrl pour ne |)lus espérer eu toi! prends par la main les aveugles (pu ne te vciient plus; viens consoler ceux ((ui te maudisse it, fais tomber sur eux une des larmes de ton Fils |-oiir amollir la sécheresse de leur cieur!
FICTION
FICTIOS
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Eclaire ceux qui blasphèment, dirige ceux qui doutent, relève ceux qui tombent.
La voix qui pleure a un écho dans le cœur de Marie, et c'est un doux symbole que celui de la divine Mère priant sans cesse pour no'-is avec des larmes ineffables et une bienheureuse tristesse.
Oh! c'est la femme qui comprend bien pourquoi l'on pleure; et elle seule aussi doit savoir consoler, parce qu'elle est mère.
O mon Dieu! viens consoler les femmes affligées, pour que les femmes nous consolent! Kends-nous meilleurs pour elles, fais que nous ne les trompions jamais, et q e nous ne les abandonnions plus. Fais-nous respecter en elles le caractère divin de la maternité ! qu'elles dirigent notre force au lieu d'en être les victimes ! Qu'elles soient affranchies de toute contrainte, et qu'aucune violence ne soit jamais faite à leur pudeur ; que l'intérêt sordide n'impose jamais silence à leurcœur, et qu'il leur soit permis de suivre la douce loi de la charité, puisque c'est la loi du la vie!