‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 100 sur 323 · GLE · texte numérisé non relu

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le faire connaître que lui. Vita di Filippo Archinto. arcivescovo diMilano, Corne, 1611, in-i-°; un Panégyrique de saint Charles; la Vie et les miracles des saintes vierges Liberata et Justine; la Vie de saint Abbon; — de saint Joseph; — de saint Jean, d'après Dosithée; un Traité des Eglises privilégiées de Milan; un aulre Du sacrement de la pénitence ; une Instruction pour les curés ; un Traité du respect dû à la sainte Croix; des Entretiens sur ta doctrine chrétienne.

GIUSTINIANI (Augustin), évêquedeNebbio en Corse. Voy. Justiniani.

GLARER (Raoul), bénédictin de Cluni, florissait sous les règnes de Robert et de Henri Ipr, rois de France. Il aima et cultiva la poésie. Le plus considérable de ses ouvrages est une Chronique ou Histoire de France, qui finit à l'an 10i6, adressée à l'abbé Odilon, sans ordre et sans suite, pleine de fables; mais qui est, malgré ces défauts, très-utile pour les premiers temps de notre monarchie. On peut consulter sur Glaber un Mémoire fort cur eux, dont M. de La Carne a eurichi le tome VIII des mémoires de l'acad. dos belles-lettres. On tiouve la Chronique de Glaber dans la Collection de Pithou, historia Francorum, Francfort, 1546, in-fol. et dans les scriptores Francorum coœtaneorum de Ducbesne, tome IV. Il fit aussi une Vie de Guillaume, abbé de Sa;nt-Bénigne, Paris, Î637, in-V\ dans l'histoire de l'abbaye de Réomé par le Père Rouvière. On peut consulter la Vie de Glaber dans l'Histoire littéraire de France, tome VIL

GLAIN (N. de Saint-), né à Limoges vers 1620, se retira en Hollande, pour y professer avec plus de liberté la religion prétendue réformée, à laquelle cependant il ne tenait qu'autant qu'elle était opposée à la seule religion véritable. Après avoir servi dans les armées eu qualit'de capitaine de la république, il travailla pendant quelque temps à la Gazette de Hollande. La lecture des livres de Spinosa changea ce protestant en athée. li traduisit en français le trop fameux Tractutus theologico-politicus. Cet'e traduction parut d'abord sous ce titre : La Clef du Sanctuaire. L'ouvrage ayant fait beaucoup de bruit, l'auteur, pour le répandre encore davantage, le fit reparaître avec le litre de Traité des cérémonies superstitieuses des Juifs; et enfin il l'intitula: Réflexions curieuses d'un esprit désintéressé sur les matures les plus importantes du salut. 11 est difficile de trouver cette traduction avec ces trois titres réunis. Elle fut imprimée à Cologne, en 1678, in-12. C'est un recueil d'extravagances et d'impiétés, où Fréret et d'autres savants plus modernes ont puisé des réflexions dont ils se sont fait honneur, comme si elles leur appartenaient en propre et qu'il y eût en effet de quoi s'en glorifier.

GLANVILL (Joseph), né à Plimouth en Angleterre, en 1636, membre de la société royale, fut chapelain de Charles II, et chanoine de YYorcester. Il se- distingua [ ar une mémoire heureuse et un esprit pénétrant. Il mourut en 1689, laissant plusieurs ouvrages

en anglais ; les principaux sont : De la vanité du dogmatisme, 1661, in-8°; livre dans lequel il prouve l'incertitude de nos connaissances, et combien on a tort de se passonner pour celles qui ne sont que d'invention humaine. Lux orientalis, ou Recherches sur l'opinion de quelques orientaux, touchant la préexistence d*s âmes; Scepsis scientifica, ou l'Ignorance avouée, servant de chemin à la science, Londres, 1665, in-4°; des Sermons; un Essai sur Vart de prêcher, 1678, in-8J; Philosophiapia, Londres, 1671, in-8"; le Plus ultra , ou les Progrès des sciences depuis Aristote; divers écrits contre l'incrédulité, parmi lesquels il faut distinguer une brochure curieuse et rare , intitulée : Eloge et défense de la raison en matière de religion. L'auteur atta jue dans cet ouvrage le scepticisme et le fanatisme de toutes les espèces.

GLASSIUS (Salomon), théologn n luthérien, docteur et professeur de théologie à léna, et surintendant-général des égl.ses et des écoles de Sax<j-Gotha, s'acquit de la réputa ion, et mourut à Gotha en 1(356, à 63 ans. On a de lui plusieurs ouvrages latins; le principal est sa Philologie sacrée, Leipzig, 1705, in-4°.

GLER (Bernard), théologien luthérien, né en Misnie en 1496, professa la théologie à Leipzig. On a de lui un Traité de la Messe, et d'autres ouvrages de théologie et de controverse de peu d'intérêt aujourd'hui. Luther et Mélanchthon l'estimaient et le regardaient comme un des appuis de la reformation. Il mourut en 1556.

GLEY (Gérard), né à Géradmer, près de Saint-Dié, en Lorraine, le 24 mars 1761, se fit prêtre et se consacra à l'instruction publique. Obligé de quitter la France en 1791, il voyagea en Hollande et en Allemagne. En 1795 il fut nommé à une chaire dans l'université de Ramberg: il l'occupait encore en 1806, lorsque la guerre de Prusse l'obligea de la quitter. La connaissance qu'il avait de la langue allemande pouvait le rendre utile à l'armée française, un ordre impérial l'attacha au quatrième corps commandé par le maréchal D ivoust. 11 fut chargé de l'inspection des écoles primaires, et parcourut successivement la Prusse et la Pologne. Après le traité de Tilsitt, ïl administra au nom du maréchal Davoust la principauté de Lowicz, et ses fonctions le mirent en relation avec un grand nombre de personnes distinguées , entre autres avec l'abbé de Pradt, contre qui il s'e>t permis plusieurs sa.llies, notamment dans son Voyage en Allemagne et en Pologne, avec des notes relatives à l'ambassade de M. de Pradt à Varsovie, 1815-1816, 2 vol. in-18. De retour en France en 1813, il rentra dans l'instruction publique, et devint successivement principal du collège de Saint-Dié, professeur de philosophie à Moulins, puis directeur du collège de Tours. Il se ret>ra ensuite aux Missions- Etranj;ères , et fut nommé aumônier de l'hôtel àes invalues ; il teuapliAsffii encore ces dernières fonctions, iorsqu'.i esl mort le 11 lévrier 1830. On a de lui : une Grammaire

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