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nait presque toujours les cœurs. Le Pore
retonneau, son confrère, pu blia Ses Sermons, d'abord en 3 vol., Paris, 1700; il y joignit, en 170'*, 2 vol. des Sermons deVÂvertt. On y trouve une éloquence naturelle et forte; mais il n'est pas difficile de s'apercevoir que le Père Giroust s'attachait plus àut choses qu'aux paroles, qu'il négligeait un peu trop. Peut-être croyait-il qUe la Simplicité du stylo aidait beaucoup le pathétique, donnait à l'éloquence un air plus naturel et plus touchant, et produisait l'onction. Son Avent esl intitulé le Pécheur sans excuse. C'était l'usage des prédicateurs de ce temps-là, de choisir un dessein général, auquel ils rapportaient tous les discours de l'Avent.On a sagement réformé cette coutume bizarre, qui entraînait des répétitions fastidieuses, mettait des entraves au génie, et fatiguait l'attention des auditeurs. Le PèreGirousl prêchait et agissait, ses m eurs étaient dignes de ses sermons. — M. Aligne a publié les Oeuvres (oratoires) complètes de Giroust et de Dortéans et sermons choisis de Masson, 1 vol. in-4°.
G1RY (Louis), Parisien, né en 1595, avocat au parlement et au conseil, fut l'un premiers membres de l'académie française. Il se fit un nom dans le monde par sa probité et son désintéressement, et dans la république des lettres par ses traductions. On distingue celle de Y Apologétique de Tertullien, effacée par celle de l'abbé Gourcy en 1781 ; de l'Histoire sacrée de Sulpice Sévère, de la Cité de Dieu de saint Augustin ; d s Epîtres choisies de ce père ; des Dialogues de l'orateur de Cicéron, in-4°. Elles eurent beaucoup de cours de son temps; mais elles sont quelquefois obscures, souvent infidèles, et d'une diction trop négligée Ce traducteur mourut à Paris en 1665, à 70 ans.
GIRY (Fkançois), fils du précédent, né à Paris en 1038, entra dans l'ordre des minimes, et en devint provincial. Il fut également recommandable par sa piété, son savoir et sa modestie. Il avait une si grande facilité à s'exprimer sur les matières de dévotion, qu'il écrivait sans préparation. Son plus grand ouvrage esl la Vie des Saints, en 2 vol. in-ibl. Elle est écrite avec onction; mais elle n'est pas entièrement purgée de fables. Il est a croire que les Vies des Saints, trauuites de l'anglais par M. Godescard, 1703-1781, et dont on a donné depuis plusieurs éditions en 12 et en %k vol. in-8°, feront oublier l'ouvrage du Père Giry. Ce pieux écrivain mourut en 1091, à 53 ans. Le Père RatlVon, son confrère, provincial de la province de France, a écrit sa Vie in-12, 1091.
G1SBERT (Blaise), jésuite, né à Cahors en 1057, prêcha avec beaucoup de succès. 11 passa les dernières années de sa vie dans lo collège de Montpellier, où il mourut le 28 février 1731. On a de lui : Y Art d'élever un prince, in-4-% réimprimé en 1088, en 2 vol. in-12, sous le titre de Y Art de former l'esprit et le cœur d un prince : livre rempli de lieux communs, a.nsi que le su:va..t : La philosoe du prince, Paris, 1789, in-b°. .\Iais l'ouvrage qui lui a fait le plus d iionneur est son
Eloquence chrétienne, Lyon, 1714, m-k", réimprimée in-12, a Amsterdam, 1728, avec les remarques de Jacques Lenfant. 11 a été traduit en italien, en allemand, etc. Histoire critique de l'art de prêcher chez le» Français depuis les premières années de François 1" jusqu'au règne de Louis XIV, manuscrit. — Il y a eu un autre jésuite et théologien célèbre du môme nom, né à Cahors en 1039 et probablement de la môme famille, mort en 1711, à Toulouse, où il professait la théologie, auquel on doit plusieurs ouvrages en latin; un traité sur la Somme de saint Thomas, Y Idée de la. théologie associée aire l'histoire ecclésiastique ; des Disserta tions théologiques; la Science de la religion, Y Antiprobabilisme. Dupin loue beaucoup ce dernier ouvrage.
GISCALA (Jean de), ainsi nommé, parce qu'il était originaire de cette ville, en Palestine. C'était un brigand qui exerça les plus horribles cruautés pendant la g'uerre des juifs contre les Romains. Après la prise de Giscala, il se jeta dans Jérusalem, où il se rendit chef de parti. Il appela les Iduméensà son secours contre Ananus, grand-sacrificateur, et contre les bons citoyens, qu'il traita avec la dernière indignité. Ses plus grands divertissements étaient de piller, voler et massacrer. Ce scélérat s'étant joint a Simon, fils de Gloras, qui était un autre chef de parti, ils ne discontinuèrent pas leurs brigandages et leurs massacres, que la ville ne lût entièrement ruinée. Ils firent périr plus de monde par le fer, le feu et la faim, que les Romains qui les assiégeaient avec toutes leurs machines de guerre. Maistous ces crimes ne restèrent pas impunis. Après la ruine de la ville et du temple, Jean de Giscala se cacha dans des égouts , où il fut trouvé au bout de quelques jours. Tite le condamna à mourir dans une horrible prison : peine trop douce pour de si grands crimes.
G1USSANO (Jean-Pierre), en latin Clussianus, né vers 1550, d'une famille noble de Milan, exerça d'abord la médecine, qu'il abandonna pour entrer dans la congrégation des Oblats de Saint-Ambroise. Saint Charles Borromée, qui l'ordonna prêtre, lui confia une partie de l'administration de son vaste diocèse. Giussano mourut vers 1015 dans une campagne près de Monza, laissant divers ouvrages, la plupart ascétiques, entre autres : Istoria evangelica in cui sono spiegati i guattro evangeli con lor senso littérale, Venise, 1601, in-i"; Islruzione a padri per saper ben governarc la famiglia loro , co ricordi del B. Carlo Borromeo, Milan, 1603, in-8°; Vita di san Carlo Borromeo arcivescovo di Milano, Rome, 1610,in-i°. Cette vie, dont l'édition italienne a été plusieurs fois réimprimée, a été traduite en plusieurs langues, notamment en latin par Barth. uossi; et en fiançais, par Nicolas de Soulfour, de l'Oratoire, Paris, !615, in-i° ; [mis par le P. Cloiseault, de la même congrégation, Lyon, liitj'ô, in-*0. Giussano av,.;t eu le bonheur de vivre dans la plus grande familiarité avec le saint cardinal, et personne ne pouvait mieux
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