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dans le décret do la Convention du k septombre 1795, il fut employé pour classer les monuments des arts dépl wjés pendant la révolution, et mil en ordre la bibl othèque de Rouen. Il reprit, api es la terreur, ses fonctions ecclésiastiques , et partagea dès lors t >us ses ii oments entr i la religion et les lettres. Gourdin avait fait paraître sous le voile de l'anonyme, en 1771, des Ob$ervation$ d'un théologien rur'i éloge de Fénelon par Laharpe. on il reproche à l'auti ur de n'avoir donne aux vertus du vénérable archevêque de i lamu que des mot t' .'t rangers à la religion. Les Nouvelle» ecclésiastiques en rendant compte de ses observations (30 janvier 1772), n'en parlent pas très-avantageusement; et cependant il est très-probable que le rédacteur de cet article connaissait l'auteur de cette brochure. Dom (lourd n a laissé plusieurs ouvrages de littérature, parmi lesquels on cite : Après-dîner à ta campagne, icii ; rimé à la suite de YUommme sociable, et Lettres philosophiques sur la jeunesse, Paris, 1767 et 1772, in- 12; Rhétorique française ; Recueil d'extraits des poètes allemands, 177 >; Traduction de l'Art poétique d'Horace, avec des notes; Histoire de Picardie; Considérations philosophiques sur l'action de l'orateur, précédées de Recherches sur ta mémoire, Paria, \~~2, in-12 ; Principes généraux et raisonnes de l'Art oratoire, 17 '85, in-12; de la Traduction considérée comme moyen d'apprendre une langue, et comme moyen de se former le goût, 1789 , in-1 2. Il tit aus^i un gran I nombre de mémoires insérés dans les Recueils de l'académie de Rouen, et a laissé en manuscrit un Traité de la prescription en matière de foi, de morale et de discipline.
GOERDON DE GENOUILLAC (Galiotte de , ou la mère de Sainte-Anne, réformatrice de l'or,;re de Saint-Jean de Jérusalem on France, était prieure du monastère de Beaulieu. Elle naquit en 15S9 d'une famille noble et considérable du Quercy, et mourut l'an 1G18 en odeur de sainteté. Les religieuses de cet ordre avaient autrefois la robe roug'1 et le voile blanc; mais, après la prise de Rhodes par Soliman II, i n .522, elles prirent L'ftabit et le voile noir pour marquer leur deuil.
GOUIUU (Pimme), oratorien, né l'an 17G2 à Morestel en Dauphiné, prolessa à Lyon la physique et la philosophie jusqu'en 1792, époque à 1 ^quelle les congrégations enseignantes furent supprimées. Les orages révolutionnaires l'obligèrent de quitter Lyon; il y revint plus tard, et il y donnait des leçons de mathématiques, de littérature et de philosophie, lorsque la fondation des universités détruisit son établissement. Mais il fut alors nommé professeur de philosophie et doyen de la faculté des lettres de Lyon. Il mourut dans cette viPe le 5 mars 1814. On a de 1 abbé Gourju : La philosophie du xvni' siècle dévoilée par elle-même, ouvrage adressé aux pères de famille et aux institutions chrétiennes, suivi d' observations sur les notes dont Voltaire et Condorcet ont accompagné les Pensées de Pascal, Lyon, 1816, 2 vol. in-8°. Ce livre fait honneur à ses principes; mais on voit aue
l'arme du ridicule no lui était pas familière. Il réussit mieux dans le genre sérieux : le morceau qu'il a mis à la tè^e des reflétions sur les Pensées de Pascal est digne d'éloges.
GOl'RLi.N Ihi -.hue-Etienne |, né à Paiis en l(i!)5, embrassa l'état codés astique, et fut ordonné prêtre en 1721 . Il s'acquit une certaine célébrité par sa vive opposition aux décrets dogmatiques dfl l'Eglise; interdit par son archevêque, M. Vintimiile, il vécut caché, m- s'occupant qu'a écrire en faveur du parti qu'il avait embrassé \ et mourut le 15 avril 1775 à Paris Le curé de la parusse lui refusa les d Tniers sacrements : mais, par ordre du parlement et des huissiers exécuteurs, il fut administré. On connaît de lui -.Instruction pastorale sur la justice chrétienne, publiée sous le nom do Kastignac, archev.de Tours, 17V9, in-12 ; Mandement et instruction pastorale de M. de Fitz-James, évèque de S»issons, contre le P. Bcrruyrr, 1760, 7 vol. in-li; Institution et instruction chrétienne, dédiée à la reine de Nazies, connue souple titre de Catéchisme de Naples, 17,'G, 3 vol. in-12. C'est une d 'S marottes favorites de la secte jansénionne, pour répandre ses erreur^ dans l'enseignement public, surtout (.ans celui do la jeunesse [voy. \aJourn.hist.ct litl., 1er janvier 1789, p. 60 ; lusieurs écrits polémiques conre la bulle Unigcniius; quelques écrits contre l'abbé de Pra es. Il y a des gens qui, à la honte île l'esprit humain, combattent la vérité et l'erreur, l'impiété et la foi avec une ardeur égale
GOUSSAULT (N... l'abbé), écrivain moraliste de la fin du xvir siècle, licencié deSorbonno, fut conseiller au parlement, et publia quelques ouvrages estimés. Raisonnements chrétiens sur ce qui s'est passé dans le commencement du monde, 1679, in-12 ; Poésies et pensées chrétiennes, Paris, 1681, in-12; Réflexions sur les défauts ordinaires des hommes et sur leurs bonnes qualités, Paris, 1692, et Lyon, i69i, in-12, réimprimé à Maëstriclit sous ce titre: Réflexions sur les différents caractères des hommes, 1714-, in- Ht. Ce i ouvrage fut maladroitement attribué à Fléchier. Le portrait d'un honnête homme, Pans, 1693, et Lyon, 169'* et 1700, in-12, traduit en allemand par Paul-Jacob Marberger, 1692, in-12; Le portrait d'une honnête femme, 169V, in-12; Conseils d'un père à ses enfants, Paris, 1695, in-12, trad. en italien ; Lettres choisies de divers auteurs, Bruxelles, 1725, in-8". M. A. A. Barbier a publié, le premier, la liste de ses ouvrages dans son Examen critique des diction h (ti rcs *
GOUSSENCOURT (Matthieu), né àParisen 1583, se lit célestin en 1606, s'adonna à l'étude de L'histoire, et mourut dans le monastère de son ordre à Paris, en 1660. Il a donné au public : Martyrologe des chevaliers de Malte, Paris, 16V3, 2 v. in-f°, réimpr. on 1654.
GOUSSET (Jacques), théologien de la relui m prétendue réformée, né à Blois en 1635, d'une bonne famille, fut fait ministre a P.j.îers en 1662, et sortit de cette ville à la révocation de l'édii de Nantes. Il mourut ea 17oî, âgé de 69 ans, professeur en grec
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