‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 110 sur 323 · GOU COU · texte numérisé non relu

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s'opposa en vain a son goot pour l'étude ; il épargné beaucoup d'ennui au lecteur et beaumourut dans code ville en 1707, après avoir coup de peine à lui-même. Son ouvrage serti quelque temps de la congrégation de rait fini, au lieu qu'il a donné 18 volumes l'oratoire. Les travaux de cel écrivain labo- sans pouvoir achever seulement la partie des rieux avaient b aucoup affaibli sa vue, et il belles-lettres'. Une nouv. édit. du Dictionnaire' était presque av. ugle, lorsque la république deRickelet, 3 vol. in-fol., 1750, avec un grand des lettres le perdit. Ses principaux ouvrages nombre d'additions et de corrections : vers sont : Traité de In vérité de la religion chré- le môme temps , il en donna un abrégé, en tienne, traduit du latin de Grotius, in-12; Vie 1 vol. in-8°; Mémoire historique et littéraire des saints, en 2 vol. in-4\ qu'on relie en un. sur le collège royal de France, Paris, 1758, Ifézengui a eu part à ce livre, qui n'est in-4°, et 3 vol. in-12 : plein de recherches qu'une compilation, à tous égards, très-in- curieuses; Histoire du Pontificat de Paul V, férieure aux Vies des saints, traduites de l'an- en 2 vol. in-12, 1760. C'est son dernier ouglais par l'abbé Godescard; Abrégé des vies vrage. L'auteur n'y rend pas aux jésuites le des saints, in-12; c'est l'ouvrage précédent tribut de r-connaissance qu'ils semblaient réduit à un très-gros volume in-12; Supplé- pouvoir attendre d'un homme élevé par eux ; ment au dictionnaire dr Moreri, 1735, 2 vol. un grand nombre de Vie» particulières: de in-fo). L'auteur a corrigé un grand nombre Nicole, de Duguct, de Singlin, du cardinal de fautes, mais il lui en est échappé plu- Passionei, etc., etc., etc. 11 fournit plus de sieurs. 11 a accordé des articles considérables deux mille corrections ou additions pour le à des h>mmes assez inconnus, et Fimpartia- Dictionnaire de Moréri, de 1732, la plupart lité ne la pas guidé dans ses recherches, relatives à la secte dont il plaidait les infé- En 1749 il donna un nouveau supplément rôts ; ce quia c'iangé ce volumineux dictionin-folio, en 2 vol., qui a une grande parue naire, que l'impartialité du premier auteur des défauts précédents; Bibliothèque des écri- avait rendu d'un usage général, en un ouvains ecclésiastiques, en 3 vol. in-8", pour vrage de parti et en un répertoire de conservir de suite à celle de Dupin. Cette con- vulsionnaires. Dans la même vue, il a fourni tinuation n'a pas réussi. Les anal,» ses de la plusieurs dissertations au P. Desmolets, pour plupart des écrits dont il parle sont trop la continuation des Mémoires de littérature; diffuses. Un inconvénient encore plus grand et un grand nombre d'articles au P. Nicéron, est de donner d'amples extraits des livres de auteur des Mémoires des hommes illustres. morale, qui sont entre les mains de tout le On peut consulter, au sujet de cet écrivain : monde. Il s'y montre constamment grand Essai sur la mort de Vabbt 'Goujet, par Dagues admirateur des discip es de l'évoque d'Ypres. de Clairefontaine, à la suite de la Vie de Ni- Le style est d'aiileurs un peu négligé et trop cote, 1707; Ja liste détaillée de ses ouvrages verbeux. Discours sur le renouvellement des se trouve dans les Mémoires historiques et études depuis le xivc siècle. On le trouve dans littéraires sur sa vie, publiés par Barrai, La la continuation de Y Histoire ecclésiastique, Haye (Paris), 1707, in-12. Le Dictionnaire par le P. Fabre, que l'auteur avait beaucoup des Anonymes en indique 08. aidé, et dont il partageait les sentimenls à GOULART (Simon), né à Senlis en 1543, l'égard de la constitution Unigcnitus; De lé- mourut ministre à Genève, en 1028, à85anç. tat des sciences en France, depuis la mort de II blâmait la manie qu'avaient les protestants Charlemagne jusqu'à celle du roi Robert, 1737, de son temps de multiplier les confessions de in-12. Cette dissertation remporta le prix à foi, « comme si celle qui se trouve dans le l'académie des belles-lettres. Sans ses liai- « Symbole des apôtres n'était pas suflisante, sons trop connues avec les disciples de Jan- « quoiqu'elle ait pa^u telle aux trois presénius, l'abbé Goujet aurait été associé à « miers siècles de l'Eglise. » Il ne songeait cette compagnie; c'est au moins ce qu'il dit pas que lorsqu'on se détache une fois du dans une de ses Lettres, où l'on peut voir coips de l'Eglise, on est dans le cas de chanque l'é,,oïsrae n'est po.nt toujours incompa- ger toujours de croyance, et par ià dans le tible avec la morale sévère. « Sans sollicita- cas d'articuler tous les jours ce que l'on « tion de ma part et sans m'en prévenir, elle croit. Il n'avait commencé à apprendre les « députa, après la mort de l'abbé de Verlot, langues qu'à l'âge de 28 ans, ce qui ne l'em- « six de ses membres, pour demander la per- pécha pas d'écrire assez bien en latin. On a « mission de m'élire à la place du défunt. Le de lui | lusieurs ouvr ges de belles-lettres, « cardinal de Fleury se jeta sur mes senti- d'histoire et de controvi rse. Les plus connus « ments, qui n'ont jamais été cependant au- sont : Sa plate traduction ae Sénèque; Petits «très que ceux de l'Eglise. » Bibliothèque Mémoires de la Ligue, 1002, G vol. in-8° , française, ou .Histoire de la littérature fran- asse curieux. On les a réimprimés à Paris pense, Paris, 1740, 18vol. in-12. C'est l'ouvrage en 1758, G vol. in-4n, avec des notes et des le plus célèbre de l'abbé Gout)et ; mais il le pièces originales. La plupart sont intéresserait bien davantage, si, sans nous donner sautes ; mais quelques-unes n'apprennent la liste de tant de vieux auteurs et de tant presque rien. Recueil d'histoires mémorables de mauvais ouvrages, il av ut commencé aux de notre temps ; traduction du livre de Lapsis beaux jours du Parnasse français; s'il avait de saint Cyprien ; divers Traités de morale; marqué les révolu ions du goût et du génie, des add.tions et des changements considérait tracé avec un pinceau vrai, brillant et blés au Catalogue des témoins de la vérité, de ferme, le caractère des hommes de lettres les Francowitz. — Son fds Simon Goulart, minisdIus distingués. En suivant ce plan, il aurait Ire à Amsterdam, est auteur d'un Traité dt

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la Providence, 1627, in-12. Il perdit, sa place de ministre pour n'avoir pas adopté les sentiments des gomaristes.

(iOULD (Thomas), missionnaire, né en 1G57 à Corke en Irlande, se voua particulièrement à la conversion des calvinistes. L'exemple de ses vertus héroïques, n m moins que la force et l'onction de ses paroi. 'S produisit des effets surprenants, et il opéra de nombreuses conversions. Le roi lui accorda le titre de missionnaire du Poitou. Ce vertueux ecclésiastique mourut dans un Age très-avancé dans l'abbaye de Saint-Léon de Thouars, qui lui avait été donnée en récompense de son zèle; il emporta les regrets universels de la province. Il composa, dans le but d'instruire et de ramener les huguenots, les ouvrages suivants : Lettre à un gentilhomme du Bas-Poitou ; Preuves de la doctrine de V Eglise fondées sur V Ecriture sainte; la Véritable croijance de l'Eglise catholique, 1720; Traité du sacrifice de la Messe, 1724, in-12; Entretiens où l'on explique la doctrine de V Eglise catholique par V Ecriture sainte, 1727; Abrégé des psaumes de David ; Recueil des objections que font les protestants, et les réponses des catholiques, 1733.

GOULU (Jean) naquit à Paris en 1576, de Nicolas Goulu, professeur royal. Il embrassa la profession d'avocat; mais, ayant manqué de mémoire en plaidant sa première cause, il quitta le barreau pour le cloitre. Il se fit feuillant à l'âge de 23 ans, et,s'étant fait connaître par la plume, s'éleva aux premières charges de son ordre, et en devint général. L'enthousiasme pour Balzac était alors à son plus haut point. Goulu crut devoir examiner le titre de sa réputation, et publia, eu 1627, 2 volumes de Lettres de Philarque à Arisle, où il emploie quelquefois le ton de la politesse reçue assez généralement dans ce tempslà, mais qui n'honore pas la raison. Le public se déclara pour lui dans ce différend, et les lettres de Philarque lui attirèrent une foule de louanges. On ne l'appelait que « gouffre d'érudition; Hercule gaulois; destructeur du tyran de l'éloquence ; héros véritabh?,et seul digne des lauriers attachés à l'usurpateur. » Le prieur Ogier et la Motte-Aigron fuient presque les seuls qui écrivirent contre lui, et qui renchérirent sur les injures qu'il avait dites à Balzac. Ils le peignirent « comme un « ivrogne, buvant nuit et jour dans un verre « plus grand que la coupe de Nestor, et « comme un gourmand qui faisait très-bonne « chère en gras, quoiquil eût le teint assez « frais pour ne pas pouvoir se dispenser du « maigre. » Personnalités odieuses , aussi peu propres à déciuer un différend , qu'à donner une idée avantageuse de ceux qui emploient de telles armes. Cette querelle aurait é;é poussée plus loin; mais le général Goulu la termina par sa mort, arrivée en 1629, à l'âge de 54 ans. On a de lui : Vindicte theo'logicœ, Ibero-politicœ, 1628, in-8°, en faveur des droits de la monarche; Oraison funèbre de Nicolas Lefèvre, évéque de Chartres ; \a Vie de saint François de Suies, 1624,in-4°. Marsollier en a donné une meilleure. Des

Dicr. de Biographie relig. II.

traductions qu'on ne lit plus ; des livres de controverse.

GOURCY (l'abbé de), vicaire général de Bordeaux, et membre de l'académie de Nancy, lut du nombre des ecclésiastiques qui furent désignés par l'assemblée du clergé de France pour défendre la religion contre les attaques redoublées des philosophes du xv n« siècle. On ignore l'époque de sa mort. Il a la ssé plusieurs ouvrages qui se font remarquer par la méthode, la neiteté des idées et la solidité des jugements : Eloge de René Descartes, 1765, in-8°, qui concourut pour le prix à l'académie française. Ce fut Thomas qui le remporta; mais la composition de Gourcy fut honorablement mentionnée; Histoire philosophique et politique de la doctrine et des lois de Lycurgue, Nancy, 1768, in-8° ; Quel fut l'état des personnes en France sous la lre et la 2e race, 1769 et 1789, in-12, discoi.rs remplis d'érudition, et couronnés par l'académie des inscriptions et belles-lettres ; J.-B Rousseau vengé, ou Observations sur la critique quen a faite M. de Laharpe, et en général sur les critiques qu'on fait des grands écrivains, Paris, 1772, in-12; Essai sur le bonheur, 1777, in-12; Y Apologétique et les Prescriptions de Tertullien, nouvelle édition avec la traduction et des remarques, 1789, in-12. Suite des anciens apologistes de la religionchrétienne, traduits et analysés; ouvrage demandé par l'assemblée du clergé, Paris, 1786,2 vol. in-8°; Des droits et des devoirs des citoyens dans les circonstances présentes, avec un jugement impartial sur l'ouvraqe de Mably, 1789, in-8".

GOURDAN (Simon), né à Paris en 1646 , entra dans l'abbaye de Saint-Victor en 1661 et y mena une vie édifiante. Aspirant à une vie plus parfaite, il voulut entier à la Trappe ; mais l'abbé de Rancé lui conseilla de continuer ses exercices de piété dans la maison où il avait fait profession. Le P. Gourdan vécut en solitaire et en saint dans l'abbaye de Saint-Victor, et y mourut en 1729, laissant : des proses et des hymnes, qu'on c ante dans différentes églises de la capitale et des provinces; des ouvrages de piété, pie ns de lumière et d'onction; une histoire manuscrite des hommes illustres de Saint-Victor, en plusieurs vol. in-fol.; le sacrifice perpétuel de foi et d'amour au Saint Sacrement de l'Autel, Paris, 1714, 1 vol. in-12, reproduit avec beaucoup de soin par l'abbé Viguier, Paris, 1815, in-12. On a publié en 1756 à Paris, in- 12, la Vie de ce pieux et savant ri ligieux. Cet ouvrage édifiant est suivi de plusieurs Lettres, qui roulent principalement sur la constitution Unigenitus , pour laquelle il était très-zélé, ne croyant pas qu'on pût rejeter une seule décision doctrinale de l'Eglise unive: selle, sans ébranler tout l'édifice de la foi chrétienne.

GOURDIN (François-Philippe), bénédictin de Saint- Maur, né à Noyon le 8 novembre 1739,mort à Rouen le 11 juillet 1825, occupa d'abord plusieurs places dans sa congrégation, et prit quelque part à la révolution. Compris pour une gratification de 2,000 franc»

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