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de Marnésia fils; les notices historiques do Trouillet, David de Saint-Georges, d'Usies, du I». Chnsologue, de (Iran I- Fontaine, Requet, Nonotie, Palliot, Charles et dom Sornet. Une très-grande partie de ces écrits ne port ' pas le nom de leur auteur. Dom Grappin a été I éditeur de l'ouvrage intitulé : Quelques détails sur Latour d'Auvergne, Besançon, 181,'i, in-8'. Il a laissé manuscrits: Histoire des ville et abbaye de Luxeuil; Histoire de l'abbaye de Saint-Paul de Besançon ; Recherches sur les anciens états généraux de France; Histoire des états provinciaux de Franche-Comté, tenus en 1788; Dissertation sur la (aille des anciens Bourguignons ; Vie de M. Lecoz, archevêque de Besançon ; Notices historiques sur MM. de Courbouzon, de Clévans et le prieur d'Audeux ; Trois lettres à l'auteur d'un mémoire (M. Philipon de la Madeleine; contre 1rs curés et familiers de Dôle ; Journal du siège de Besançon parles Autrichiens immédiatement avant le retour des Bourbons ; Loisirs (la chevalier de ***, pièces de poésies ; Chronologie des landgraves d'Alsace ; Chronologie historique des comtes de Ferrette; Trois petites pièces de théâtre, c acune en un acte, composées en 1790 : le Nouveau Bourgeois gentilhomme; le Serinent civique; le Retour à la raison. Dom Grappin a légué à la bibliothèque publique de Besançon une partie de ses manuscrits.
GBAS (Louise Le), tille de Lou s de Marillac, frère du garde des sceaux et du maréchal de ce nom, fut infiniment plus recommandable par ses vertus que par sa naissance. Avant épousé Antoine Le Gras secrétaire de> commandements de la reine Marie de Médicis, e le le perdit en 1625 après douze ans de mariage. Ce futaloisque s'étant mise sous ia conduite de saint Vincent de Paul, ce grand servi'.eur de Dieu l'employa dans les établissements qu'il lit surtout à Paris. Elle fonda conjointement avec lui la congrégation des Filles de la charité, uites aussi Sœurs-grises. Ces filles, destinées à avoir soin des pauvres malades, se muliiplièrent beaucoup en peu de temps. Elles avaient plus de 300 établissements en France, en Po'ogne et dans les Pays-Bas. « Peut-èire n'est-il rien de « plus grand sur la terre, dit Voltaire, que « Te sacrilico que fait un sexe délicat, de la « beauté et de Ja jeunesse, souvent de la « haute naissance, pour soulager dans les « hôpitaux, ce ramas de toutes les misères « humaines, dont la vue est si humiliante « pour notre orgueil et si révoltante pour « notre délicatesse. » On ne peut que louer cette réflexion, qui est bien saillante dans la bouche d'un tel homme , mais le même homme se trompe en ajoutant que cette congrégation si utile est la moins nombreuse. Ce que nous venons de dire prouve le contraire. Les enfants trouvés ressentirent aussi les cll'ets de la charité de madame Le Gras. Elle lou.t une maison dans le faubourg Saint-Victor, pour servir de retraite à ces infortunés. Cette généreuse bienfaitrice de l'humanité mourut saintement eu 1662, à 71 ans. On peut consulter sa Vie, écrite par Gobillon,
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in-12. Les Sœurs de la Charité ont donné des preuves éclatantes de fermeté et de religion durant la révolution de France; elles essuyèrent en 1T91 les traitements les plus, indignes et les plus cruels, plutôt que de communiquer avec les prêtres apostats et schismatiques. « Ces infortunées filles (dit « M. Burke clans la séance du parlement «d'Angleterre, le 6 juin 1791), consacrées « aux devoirs les plus sublimes de la reli- « gion et de l'humanité souffrante, ont été « traînées dans les rues et frappées de verges «par les souverains de la nation française; « et cela parce que le prêtre , dont elles « avaient reçu la communion, ne s'était pas « soumis au test. Cette insulte faite aux « mœurs , qui aurait trouvé des vengeurs « dans les pays les plus barbares, n'a été ni « punie ni môme censurée, et on vante la « tolérance d'un pays où l'on se souille de « pareils excès 1 » (Voy. Vincent de Paul). Sa Vie écrite par Gobillon, 1676, a été revue et augmentée par M. Collet, Paris, 1769, in-12.
GRAS (Antoine Le), né h Paris, entra dans la congrégation de l'Oratoire, où il se fit remarquer par ses talents et ses mœurs. Etant rentré dans le monde, il cultiva les lettres, et s'attacha surtout à l'étude de l'Ecriiure et des Pères. Nous avons de lui : les Vies (les rands capitaines, traduites en français du atin de Cornélius Népos, 1729, in-12; Ouvrages des saints Pères qui ont vécu du temps des apôtres, traduits avec des notes, 1717, in-12, et réimprimés en 17i9, sous le même format. Ces deux versions sont exactes et fidèles. L'auteur mourut en 1751, âgé d'environ 70 ans. — Il ne faut pas le confondre avec Jacques Le Gras, avocat à Rouen, sa j atri.', mort vers 1600, dont on a en vers français la traduction de l'ouvrage d"Hésiode, qui a pour titre : Les Œuvres et les jours.
GRASER (Jean-Baptiste), né l'an 1718 à Rôveredo d ns le Tyrol, embrassa l'état ecclésiastique, et fut choisi par ses concitoyens, en 1748, pour enseigner la rhétorique dans ieur collège public, il professa ensuite la philosophie et la théologie, et fut appelé' plus tard à Inspruck par le conseiller de Sperges pour y être conservateur de la bibliothèque dite Tcresiana, et professeur de morale. 11 remplit successivement dans la même ville ;es chaires d'histoire universelle et ue patrilogie et y fut grand recteur de l'université. Sentant ses forces l'abandonner par suite de ses travaux continuels, il revint à Rôveredo, où il mourut en 1786. 11 cultivait avec beaucoup de succès la poésie, mais son principal talent était l'éloquence. Outre une Oraison funèbre de l'abbé Jérôme Tartarotti, qui lui avait laissé en mourant ses manuscrits ( 1761 ) , écrit qu'il publia ainsi que des poésies en son honneur avec dej Mémoires sur sa vie, on a de l'abbé Graser : De philosopltiœ moralis ad jurisprudentiani necessitate; De historici studii antœnitate ; De presbyterio et in eo sedendi jure, dédié au caruinal Garampi, etc.
GRASS1 (Achille de), savant canoniste, né l'an 1463 à Bologne, fut auditeur «derote et
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devint évêque de Civita di Caslello. En 1511 il fut fait cardinal par Jules II, qui IVait chargé de négociations imposantes en France et en Al emagne, et quel pie temps après il permuta son évêché contre celui de Bologne. Il fut nommé trésorier du conclave par Léon X, et mourut à Borne le 22 novembre 1523. Il laissa en manuscrit un Recueil de. décisions de la cour de rote. — Son neveu, Achille de Grassi, fut aussi auditeur de rote. Il occupa le siège de Monlefiascone, et mourut à Borne le 8 mars 1558. Il augmenta le Recueil de Décisions fait par son oncle, et qui fut ensuite publié par César de Grassi, leur parent, à Borne, 1601, in-V. Ce dernier, après avoir rempli les fonctions de protonotaire apostolique et d'auditeur de rote, mourut à Borne le 14 avril 1580. — Paris de Grassi, frère du cardinal Achille, fut maître de cérémonies sous le pape Léon X,puis évoque de Pesaro. Il a laissé un Cérémonial qui est très-eslimé. Il fit une épitaphe qu'il supposa quePublius Crassus avait composée pour sa mule. Les antiqua res y furent trompés.
GRASSÎS (Paouanis de), franciscain, natif de Barlette, llorissait au xvie siècle. Il prêcha et écrivit avec un succès égal. On a de lui : De republica ecclesiastica, et Enchiridion ecclesiasiicum, Venise, 1533, in -4°, et d'autres ouvrages.
GRATAROL1 (Guillaume), célèbre médecin de Bergame, né en 1516, professa sou art à Padoue avec beaucoup de distinction; mais s étant laissé séduire par les nouveaux hérétiques, il se retira à Bàle, où il mourut en 1568, à 52 ans, dans un et .t qui approchait de l'indigence, il était riche a Padoue; mais il .sacrifia sa fortune au calvinisme. Les ouvrages qui ont fait le plus d'honneur à son savoir, sont: un Traité de la manière de conserver et d'augmenter la mémoire, en latin, Zurich, 1553, in-8°, traduit en français par Etiein.e Coppé, Lyon, 1581), in-12; un autre Traité de la conservation de la santé des magistrats, des voyageurs, des hommes d'études, en latin, Paris, 1561, in-8° ; De prœdtctione morum naturar unique hominum, facili ex inspeclione partium corporis, Bàle, 1554,in-8°; De vininatura, Cologne, 1671, in-8°. G rata roi i voulut aussi se mêler de controverse. Il écrivit un mauvais livre sur les Marques de V Antéchrist. Bon médecin, pitoyable théologien, il remplit cet ouvrage du plus absurde fanatisme. Tout ce qu'il a composé est en latin. On trouvera le catalogue de ses ouvrages à la suite de la notice biographique : Délia vita e delli scritti di Gulielmo Grataroli, par le comte J.-B. Gallizioli, Bergame, 1788, in-8°.
GRATiENou GBATIANUS, célèbre canoniste, né àChiusi <;ans la Toscane, bénédictin (selon la commune opinion) dans le monastère deSS. Félix et Nabor. à Bologne, est auteur d'une célèbre collection des Décrets des papes et des conciles, qui compose la I,c partie du Droit canonique. Il acheva cet ouvrage vers l'an 1151, et mourut peu après. Il intitula ce recueil : La Concorde des canons discordants, parce qu'il y rapporte plusieurs autorités qui paraissent opposées, et
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qu'il concilie bien ou mal. Gratien inséra dans ce recueil les déi rétales d rsidore Mercator [voy. ce nom), et de quelques autres qui l'avaient précédé. Plusieurs auteurs ont travaillé ù corriger les défauts de la collection de Gratien, entre autres Antoniw Augtutintu. Sun traité De emendatione Gratiuni est nécessaire à ceux qui lisent l'ouvrage de Gratien. Nous avons une excellente édition de ce traite, publiée par les soins de Bal ize. Le Décret de Gratien, imprimé à Mayence in-folio, 1V72, fait une des principales parties du corps du Droit canon, dont nous avons plusieurs éditions. Celle de Rome, 1582, h vol. in-fol,, et de Lyon, 1671, 3 vol. in-fol., sont recherchées. M. Savioli, dans les Annales de Bologne, 1785, ne croit pas que Gratien ait été bénédictin ni moine; i! réfute les annales des camaldulcs, où ce canoniste est regardé comme ayant été de cet ordre. Le premier auteur qui donne «h Gratien la qualité de moine, est Vincent de Béarnais, qui vivait un siècle entier après lui, et qui ne dit même rien de positif sur cet objet; car il s'exprime ainsi : Gratianus, ut ferunt, maintenus.
GRATIEN ( Jean - Baptiste - Guillaume) , membre de la congrégation de Saint-Lazare, évoque constitutionnel , naquit en 17V7 à Crescentino en Piémont , et fut pendant quelque temps professeur de théologie; il était supérieur du séminaire de Chartres à l'époque où éclata la révolution. Non content de prêter le serment à la constitution imposée au clergé, il écrivit encore en faveur de cet acte de législation. Nommé évoque constitutionnel de Rouen en remplacement de M. Charrier de La Roche, il fut sacré le 12 mars 1792, et assista en 1797 à l'assemblée des évoques constitutionnels. Gratien mourut en 1799 à Rouen, laissant entre autres ouviages: un Traité ecclésiastique sur les contrats usuraires, en latin, où il se déclare en faveur du prêt, Chartres, 1790; Instruction pastorale sur la continence des ministres de la religion, 1792, in-8°, qui fit dénoncée à l'Assemblée législative, | arce que l'auteur y établit l'obligation du célibat pour le clergé, et qu'il violait, disait-on, les droits de V homme, et cherchait à fanatiser le peuple; la Vérité de la religion chrétienne, démontrée par les miracles de Jésus-Christ, Rouen, 1795, in-8°; Lettre théologique sur l'approbation des confesseurs, et plusieurs autres ouvrages en faveur de la constitution du clergé, te s que : Exposition de ses sentiments sur les vérités auxquelles on prétend que la constitution civile du clergé donne atteinte; Recueil d'autorités et de réflexions qui la favorisent, 1791, in-8"; Contraste delà réformation anglicane par Henri VIIJ et de (a réformation gallicane par r Assemblée constituante , 1792, in-8°, etc.
GRATIUS ou GRAES [Ortœinus), supérieur d'un collège à Cologne, où il mourut en 15il , était né à Holtwick, diocèse de Munster. On a de lui : Triumphus B. Job , en vers élégiaques et en trois livres, Cologne, 1537, in-folio; Faseiculus rerum expeten'darum et (iiQicndarum, Cologne, 1535, in-fol., réimpri-
mé par les soins d'Edouard Brown, Londres, 1090, 1 vol. in-fol. C'est un recueil de pièces concernant le concile de Bâle. Son attachement à la religion catholique lui attira l'inimitié de Reucnlin, d'Ulric de Hutten, et de plusieurs autres professeurs. Ceux-ci, pour tourner en ridicule le langage barbare des théologiens scolastiques, et quelquesunes <le leurs opinions, tirent imprimer en 1510 et 1517, in-i°, 2 parties, Epistolœ obseurorum virorum ad dominum magistrum Ortwinum Gratium, réimprimées souvent depuis, notamment à Londres, 1710, in-12. Léon X condamna, le 15 mais 1517, ce livre, où la plaisanterie préparait les esprits aux nou- \ camés du luthéranisme. Gratius y opposa Lamentationes obscurorum virorum non prohibitif per sedem apostolicam, Cologne, 1518, in-8°, réimprimé en 164-9. Orationcs quodlibeticœ, Cologne, 1503, in-i°; etc.
GRATUS, diacre de l'Eglise catholique dans le v" siècle, vivait en quelque retraite de Provence, peu éloignée du célèbre monastère de Lérins. Il y pratiquait de grandes austérités, et s'y appliquait beaucoup à la lecture. Mais soit que ce genre de vie lui ait affaibli l'esprit, soit qu'il lui ait enflé le c j ur, il s'imagina avoir des révélations, en môme temps qu'il écri ait des erreurs contraires à la foi. Il composa un petit Traité , dans lequel il prétendait montrer qu'il n'y avait eu Jésus - Christ , Dieu et homme, qu'une seule nature, qui était la divine. C'était proprement VEutychianisme. Gratus envoya son écrit à Fauste, alors abbé de Lérins, depuis évoque de Riez, qui, trouvant cet écrit aussi mal digéré q e mal pensé, hésita d'abord de répondre. 11 répondit cependant après un certain temps, et réfuta fortement les erreurs de Gratus, h qui il donna aussi de fort bons avis sur la conduite qu'il devait tenir pour ne point s'exposer à abandonner la vérité.
GRAVEROL (François), avocat, né à Nîmes en 1635, et mort dans cette ville en 109i, était membre de l'académie des Ricovratiùe Padoue. 11 laissa : plusieurs dissertations sur diverses médailles; le médiocre recueil intitulé : Sorberiana, sive excerpta ex ore Samuelis Sorbière, in-12 ; de savantes Observations sur les arrêts du parlement de Toulouse, recueillies par La Rochetlavin, Toulouse, 1082, in-i°; Notice ou Abrégé historique des vingt-deux villes chefs de diocèses de la province de Languedoc, ibid., 1G96, in-fol., ouvrage superficiel et inexact. Ce jurisconsulte eutune grande réputation de son temps, par son érudition, et parla connaissance des monuments de l'antiquité.
GRAVEROL (Jean), frère puîné du précédent, né à Nîmes en 1636, quitta Lyon, où il était ministre, à la révocation de l'édil de Nantes, et se réfugia à Amsterdam, puisa Londres, où il mouiuten 1718. Il est auteur de divers ouvrages de controverse, dont le principal est Moses vindicatus, Amsterdam, 109V, in-12; solide léfutation du livre de Burnet, intitulée : Archeologia philosophica sive doctrina antiqua de rerum originibus.