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Ô GRE GRI

des meilleures nourritures qu'on pût fournir les. En 1796, il fut nommé membre delà

aux âmes pieuses, si on en retranchait cpiel- première assemblée nationale hollandaise,

ques légendes apocryphes. Le pape Gré- et en 1797 il accepta la chaire de langues

goire XIII, sous le pontificat duquel Gre- orientales et d'antiquités judaïques de luni-

nale les composa, témoigna plusieurs fois versité de Franeker. Il mourut à Harlinger

« que cet écrivain faisait plus de bien à l'E- le 13 août 1798. On a de Grève : Ultima ca-

x gl se que s'il eût rendu la vie aux morts pita Jobi (xxxviii-xlii) ad grœcam versionem

,< et la vue aux aveugles. » Effectivement, les recensita, notisque instructa; accedit tracta-

écrits d'un homme de génie, qui unit' le ta- tus de metris hebraicis , prœsertim Jobœis,

lent au zèle, e' la force du discours à l'onc- Pe partie, Deventer, 1788; II' partie, Burg-

n'on, produit des fruits plus étendus et plus Steinfort, 1791, in-8°; une nouvelle traduc •

orécieux que toutes les guérisons corporel- tion hollandaise des EpUres de saint Paul

les : aussi le Sauveur du monde n'a-t-il fait aux Ephésiens, aux Colossiens , de la pre-

servir celles-ci qu'à l'efficace de sa prédica- mière à Timothée , de YEpître à Philémon,

tion. On trouve la liste des ouvr. de Grenade avec un Commentaire, Deventer, 1790, in-8°;

dans la Bibliothcca hispana de Nie. Antonio Vaticinium Nahumi et Habacuci, édition mé-

et dans les Script, ord. Prœd. du P. Echard. trique en hébreu, avec une nouvelle version

GRETSER (Jacques), jésuite, né en 1561 à et des notes, Amsterdam, 1793,in-8°; Oratio

Marckdorf en Souabe , professa longtemps de nexu qui studio linguarum orientalium

avec distinction dans l'université d'ingols- cum cœteris artibus et doctrinis humaniori-

tadt, et mourut dans cette ville en 16^5 , à bus intrreedit indivulsus, Leeuwarde, 1798,

64 ans. Egalement versé dans les langues an- in-4°. C'est le discours qu'il prononça en

cienneset modernes, dans l'histoire et dans prenant possession de la chaire de Lingues

la théologie, il a beaucoup compilé sur l'an- orientales de Franeker; une nouvelle (raduc-

tiquité ecclésiastique et profane. 11 serait au tion hollandaise , accompagnée d'un com-

raug des savants du premier ordre, si le.flam- mentaire, des EpUres de saint Paul aux Ro-*

beau de la critique eût toujours écl iré ses mains et aux Corinthiens, Amsterdam, 1794,

recherches, et s'il en eût écarté tant de pièces 180V, 3 vol. in-8°; idem, sur YEpître aux

et d'histoires fabuleuses. Ce qu'on doit le Galates, avec un Essai sur YEpître de saint

plus estimer dans ses écrits , est la variété Jacques, Amsterdam, 1711, in-8°; Vaticinia

prodigieuse des matériaux qu'il a amassés Iesajœ-.hebraica ad numéros recensuit, versio-

pour ceux qui voudront travailler après lui nem et notas adjecit E. J. Grève; occedit in-

sur les sujets qu'il a traités. Gretser élait terpretatio bclgica, Amsterdam, 1800, 2 vol."

non-seulement recommandable comme éru- in-8°. Ses Opuscules posthumes (en hollandais)

dit , mais encore comme controversiste. Il ont été pub iés par Rhynvis Feith, Amster-

écrivait avec beaucoup de facilité, mais avec dam, 18! 3, in-8°.

trop de véhémence. Les ouvrages qu'il a GREW (Néhémie) , médecin de Londres, composés ou Traduits foi ment un recueil de né à Covcntry en 1628, et mort subitement 17 vol. in-fol., imprimés à Ratisbonne en en 1711, s'occupa le premier en Angleterre de 1734 et années suivantes. Plusieurs sonteon- la physiologie végétale ; il est connu parplutre les hérétiques, d'autres pour les jésuites, sieurs écrits : Anatomie des plantes, en anglais, et quelques-uns sur des matières d'érudi- Londres, 1682, nouv. édit., in-fol., avec pi.; tion. Le plus connu est un traité savant, trad. en français, Paris, 1675, in-12, fig. ; mais diffus : de Cruce, 3 tom. in-&°, et un vol. Description du cabinet de ta société' royale de in-fol. Il y a victorieusement réfuté les ca- Londres, 1675, in-fol., fig.; Cosmographie calomnies des hérétiques contre les annales de crée, Londres, 1701, in-fol. Il fait en celui-ci Baronius, au rappoi t de Sponde, qui l'appelle de très-bonnes réflexions sur la Providence , un athlète très-exercé dans ces sortes de com- sur le gouvernement divin du monde matébats. Lenglet du Fresnoy dit que tout ce que riel, animal et raisonn; ble, et sur l'excellence Gretser a fait ou publié, soit historique, soit de l'Ecriture sainte. En qualité de médecin, il dogmatique, est fort estimé. Les ouvrages exerça son art avec autant d'mtedigence que de Gretser sont du nombre de ceux que le de bonheur. — Un autre Grew (Obadiah), théoparlement de Paris a fait brûler. Voij. Jou- logien anglais, né à Atherston, en 1607, dans vexcy, Santarel. le comté de Warwick, fut du nombre de ceux

GRÈVE (Egrert-Jeax), théologien hollan- qui s'opposèrent, 1ers de la révolution, au desdais, né le 4 septembre 1754 à Deventer, lit sein de faire périr le roi. 11 mourut en 1698, ses études théo'ogiques à Leyde. Un peu la- laissant : Le pécheur justifié par Jésus-Christ , titudinaire en fait de principes religieux, il en plusieurs sermons sur Jérémie, 1670, ne consentit, lorsqu'il fut reçu proposant en in-8°; Méditations sur la parabole de l'enfant 1783, à s gner les formulaires d'unité que prodigue, 1678, in-4°.

comme des institutions humaines, et cetie ré- GRÏESBACH ( Jeax-Jacques) , théologien

serve expresse nuisit sans doute à son avan- allemand, né en 1745 à Bu/bach, dans le

cernent dans la carrièie pastorale. Ayant grand duché de Hesse-Darmstadt, devint s.uc-

vu sa maison de DeveiHer pillée par les or an- cessivement professeur de théologie à Halle,

gistes en 1787, il se retira à Steinfort, où il puis à Iéna et, enfin, conseiller ecclésiastique

acheva son travail sur les derniers chapitres de la cour de Saxe-Weimar. Il a beaucoup

de Job, et son traité sur la prosodie orien- contribué à contenir dans de certaines bor-

lale. Revenu à Deventer en 1789, il y re- nés une foule de novateurs allemands, qui

fusa en 1795 une chaire de langues orienta- ne tendaient à rien moins qu'à renverser ce

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