‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 12 sur 323 · ELE · texte numérisé non relu

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les Prophètes hébreux, Gœttingue, 1816-1820,

3 vol. in-8".

EISEN (Jean-Georges), pasteur en Livonie, aumônier d'un régiment russe de dragons, professeur de sciences économiques à Miltau, né à Polsingen , dans le pays d Anspach , en 1717, rao t en 1779, est principalement connu par la découverte d'une méthode économique de sécher les légumes pour les transporter au loin , publiée à Riga en 1772, in-8°, sous le titre deYArt de sécher les légumes. Ce livre, écrit en allemand, fut traduit dans toutes les langues du nord, en anglais et en espagnol. Eisen composa aussi quelques ouvrages théologiques; le plus connu a pour titre : Le christianisme d'après la saine raison et la Bible, Riga, 1777, in-8°, en allemand. — Eisen (Jean-Godefroi) , frère du précédent, fut aussi aumônier d'un régiment de dragons russes, et mourut en 1795, âgé de 70 ans. Il avait écrit en allemand plusieurs ouvrages de théologie et de morale, parmi lesquels on distingue le Parallèle des églises et des maisons de forcerons le rapport de V amélioration des hommes , Nuremberg, 1778,in-8°.

EISENGREIN (Guillaume) , chanoine de Spire, sa patrie, mort vers 1570 , est auteur d'un ouvrage intitulé : Catalogus testiumveritatis , publié à Dillingen en 1565 , in-4°. C'est une liste des écrivains ecclésiastiques qui ont combattu les erreurs de leurs temps, et par avance celles des siècles derniers. Flaccus Ulyricus a donné un catalogue des défenseurs du calvinisme, auquel il a donné fort mal à propos le même titre.

EISLER(Tobie), sectaire piétiste, né à Nuremberg en 1683 , étudia la jurisprudence et fut pendant sept ans secrétaire de cabinet de la duchesse douairière de Saxe-Eisenach. En 1713, il revint dans sa patrie, se lia avec le fameux visionnaire Tennhardt, et s'occupa tout entier de l'instruction primaire des enfants , pour lesquels il fonda , en 1735 , une école à Helmslaedt. Le duc de Brunswick y joignit bientôt une autre école pour les pauvres tilles. Eisler mourut en 1*353, après avoir publié un assez grand nombre d'opuscu'es. Nous n'en citerons que deux : Le christianisme actuel confondu par les Turcs et les païens , Budi'<gen , 1720, 2 part., in-8°; Description de l'école des pauvres de Helmstœdt, avec une Notice abrégée des principaux établissements de charité du même genre, Helmsteedt, 1737, in-8°; 2e édit., 1742, in-8".

ELA, roi d'Israël, fils de Baisa, succéda à son père Tan 930 avant Jésus-Christ. La deuxième année de son règne, il fut assassiné dans un festin par Zambri, un de ses officiers. — Il y a eu du même nom un prince iduméen, successeur d'Olibama. — Un autre-, père de l'insolent Séméi , et quelques autres moins connus.

ELAD, fils de Suahala , s'étant rendu secrètement dans la ville de Geth avec son frère pour la surprendre , fut découvert par les habitant, qui les égorgèrent tous deux.

ELAM, fils de Sem, eut pour son partage le pays qui était à l'orient du Tigre et ue l'Assyrie. Il fut père des peuples connus sous

le nom d'Eternités ou Elaméens. Chodorlahomor, qui vainquit les cinq pelits rois de la Pentapole, et qui fut défait par Abraham, était souverain de ces peuples. La ca, itale du pays étatElymaïde, où l'on voyait ie fameux temple de Diane, qu'Antiochus vou'ul piller et-où il fut tué. L'Ecriture fait mention de quelques autres personnages de ce nom.

ELDAD , surnommé Danita , parce qu'il était de la tribu de Dan, vivait vers le commencement du xne siècle. 11 est l'auteur vrai ou supposé d'une Lettre qui parut pour la première fois à Constantinople,en 1518, in-4", et où il traite des dix tribus qui sont au delà du fleuve Sabbation , de leur puissance , de leur empire , de leurs rites et coutumes, etc. Cette lettre, que Bartolocci, dans letomel"de saBibliothccarabbinica^ag. 100sq.,a réfutée de la manière la plus complète, fut sans doute écrite par un imposteur, sous le nom d'Eldad, pour accroître parmi les siens les récits fabuleux de quelques rabbins touchant le fleuve Sabbation et les tribus, et augmenter l'espoir de leur délivrance.

ELEAZAR , fils d'Aaron et son successeur dans la dignité de grand-prètre , l'an 1452 avant Jésus-Christ, suivit Josué dans la terre de Chanaan, et mourut après douze ans de pontificat.

ELEAZAR, fils d'Aod , frère d'Isaï, un des trois braves qui traversèrent avec impétuosiié le camp des ennemis du peuple de Dieu, pour aller quérir au roi David de l'eau de la c terne qui était proche de la porte de Bethléem. Une autre fois les Israélites, saisis d'une frayeur subite à la vue de l'armée nombreuse des Philistins, prirent lâchement la fuite et abandonnèrent David. Éléazar seul arrêta la fureur des ennemis , et en fit un si grand carnage que son épée se trouva collée à sa main, l'an 1047 avant Jésus-Christ.

ELEAZAR , fils d'Onias et frère de Simon le Juste, succéda à son frère dans la souveraine sacrificature des Juifs. C'est lui qui envoya 72 savants de la nation à Ptolémée Philadelphie , roi d'Egypte , pour traduire les livres saints d'hébreu en grec , vers l'an 277 avant Jésus-Cbrist (Voy. Abistée). C'est la version qu'on nomme des Septante , et qui. suivant la remarque des Pères , a été pour les nations un moyen précieux d'instruction et de préparation à la doctrine de- l'Evangile (quoiqu'il y eût une version antérieure, mais moins accréditée et moins répandue, dont Eusèbe parle dans sa Préparation). Jésus- Christ et les apôtres Citent cette version de préférence à l'hébreu, soit parce qu'elle était d'un grand usage et plus généralement connue parmi les Juifs même , au moins ceux qu'on appelait hellénistes , soit parce que le moment approchait où les nations qui ne savaient pas l'hébreu allaient recueillir avee avidité l'instruction et les lumières de ces livres divins. Un autr* avantage inappréciable de la version des Septante, c'est la détermination des véritables leçons et du vrai sens, faite dans un temps où l'hébreu était une langue vivante et bien connue, où la tradition était dans toute sa force, où le respect

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qu'on portail à ces divins oracles, l'étude assidue qu'on en faisait, les Interprétations réfléchies ci traditionnelles des docteurs de la loi, mettaienl ce dépôt sacré à l'abri de !a légèreté e( de la témérité des es trits. Encore aujourd'hui , la version des Septante est la terreur des berméneutes hétéro loxes qui, parle moyen des points massorétiques , invention moderne et sans autorité [Vey, Ca»pbl et Mvsci i ■-.»■■ , et d'autres subtilités grammaticales , dénaturent les livres saints , les dépouillent de tout ce qu'ils ont de surnaturel et de divin, et en l'uni le jouet de l'imagination el du càpricei

ELEAZÀR, vénérable vieillard de Jérusalem, al ni des principaux docteurs de la loi, sous le règne d'Antiochus Bpiphanes, roi de Syrie. Ce prince ayant voulu lui l'aire manger de la chair de porc, il aima mieux perdre la vie que de transgresser la loi. Quelques gentils ou juifs apostats de ses anciens amis, touchés pour lui d'une fausse compassion, le supplièrent de trouver hou qu'on lui apportât des viandes dont il lui était permis de manger, afin qu'on pût feindre qu'il avait mangé des viandes du sacrifice, selon le commandement du roi , cl , par ce moyen, le sauver de la mort: mais Eléazar ne voulut jamais y consentir. « Il est indigne de l'Age « où nous sommes, dit-il, d'user do celte lie— « tion; elle serait cause que plusieurs jeunes « gens, s'imaginant qu'Eléa ar, à l'Age de « quatre-vingt-dix ans, aurait passé de la vie « des juifs à celle des païens, seraient eux- « mômes trompés par cette feinte, dont j'au- « rais usé pour conserver un petit reste de « celte vie corruplible. Par là j'attirerais une « tache honteuse sur moi, et l'exécration des « hommes sur ma vieillesse. Car encore que « j'échappasse présentement aux suppliées « des hommes , je ne pourrais néanmoins « fuir la main du Tout-Puissant, ni pendant « ma vie, ni après ma mort. En mourant « courageusement , je paraîtrai digne de la « vieillesse où je suis, et je laisserai aux « jeunes gens un exemple de fermeté , en « souffrant avec constance et avec joie une « mort honorable pour le sacré culte de nos « lois très-saintes. »

ELEAZAK, le dernier des cinq fds de Matathias, el fère des Machabées, les seconda dans les combats livrés pour la déf'ens.- de leur religion. Dans la bataille que Judas Machabéo livra conlre l'armée d'Antiochus Eupator, il se lit jour à travers les ennemis pour tuer un éléphant, qu'il crut être celui du roi. 11 se glissa sous le ventre de l'animal, et le perça à coups d'épéc; mais il fut accablé sous son poids et reçut la mort en la lui donnant.

ELEAZAK, magicien célèbre sous l'empire de Vesnasien, qui, par le moyen d'une herbe enfermée dans un anneau, délivrait les possédés en le;:r mettant cet anneau sous le nez. H commandait au démon de renverser une cruche pleine d'eau, el le démon obéissait. C'est L'historien Josèphe qui rapporte ces particularités; mais on sait quelle est la crédulité de cet historien à l'égard des faits

ou faux ou très-incertains, tandis qu'il répand do doutes sur les prodiges les mieux constatés des livres saints. Du reste, si Eléazar était réellement un magicien, les jeux qu'il exerçait de concert avec h; démon n'ont rier. d'incroyable. Voy. Le Brun, Delrio, etc.

ELECTE, fut une A(^ premières femmes qui se convertirent a Jésus-Christ. C'esl celle à qui l'apôtre saint Jean écrivil pour la conjurer de s éloigner de la compagnie des hérétiques Basilide et Cérinthe.

ELEUTHÈRE (saint) , natif de Nicopoh's, d'abord diacre du pape Ame et , fut ordonné prêtre, et ensuite élu pape après la mort do Soler, l'an 177. 11 combattit avec beaucoup de zèle les erreurs des valentiniens pendant son p ,nt!!'nat. Les choses qui rendent célèbre ce pontifical, sont : la mort glorieuse des mari vis de Lyon et l'ambassade qu'il reçut de Lucius , roi delà Grande-Bretagne, pour demander un missionnaire qui lui enseignât la religion chrétienne. Saint Eleullière mourut en 192, après avoir gouverné l'Eglise pendant environ \\ ans.

ELEUTHÈRE (saint), célèbre évoque de Tournay, naquit en cette ville de parents chrétiens. Sa famille avait été convertie par saint Piat, î 50 ans auparavant. Depuis la mort de leur saint apôtre, les chrétiens de Tournay avaient beaucoup dégénéré , et leur foi s'éteignait de jour en jour par le commerce des païens et les désordres des rois de France, encore idolâtres, qui y faisaient alors leur résidence. Tel était l'état de l'église de cette ville, lorsque saint Eleuthère en fut fait évoque. 11 fut sacré en UiG, dix ans avant le baptême de Clovis. il.arracha un grand nombre de Français aux superstitions du paganisme, et défendit victorieusement le mystère de l'Incarnation, attaqué par les héréli ques. Son zèle à maintenir le dépôt de la foi lui coûta la vie. Des scélérats, obstinés dans l'erreur, lui flottèrent à la tète un coup dont il mourut le 1er juillet 532. On trouve dans la Bibtùrthèque des Pères plusieurs sermons attribués à ce saint évoque; mais il n'est I is certain qu'ils soient de lui , si l'on efl excepte trois : l'un sur l'Incarnation, l'autre sur la Naissance de Jésus-Christ, et Je troisième sur l'Annonciation. Si 17e a été écrite dans le ixc siècle, par conséquent longtemps après la mort de saint El uithère. L'auteur se trompe en le faisant contemporain de saint Vlédard. et en plaçant sa naissance sous le règne de Dioclétien. Un auteur postérieur de quelques années donna plus d'étendue à celle VU et y ajouta l'histoire de la transla tion des reliques du saint, faite en 897. Enlin un troisième auteur y a inséré depuis l'histoire de ses miracles et de la translation de ses reliques , qui se fit à Tournay er> 116i.

ELIAB, le troisième de ces vaillants nom mes qui se joignirent à David quand il fujâfl la persécution de Saùl. 11 rendit à ce prince afll gé des services très-considérabics dans toutes ses guerres.

iACIM, grand-prôlrc des Juifs sous 7p roi Manassès. Ce prince, étant de\ enu un mo-

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