G HO
lement à des solitaires, mais à tousceuxqui
remplissent les fonctions du ministère sacré.
GR1NDAL (Edmond], archevêque de Can-
torb'Ty, né l'an 1519 à Hinsingham dans lo Cumberland, fut d'abord chapelain de l'évoque Ridley, dont il partageait les opinions religieuses touchant la réformation, < t devint successivement chapelain du roi et chanoine de Westminster. Sous le règne de Marie, il se réfugia en Allemagne, oùil demeura jusqu'à l'avéneui' ni d'Elisabeth. Nommé en 1559 évêque de Londres, il fut transféré au siège de Cantorbéry en 1575, et l'année suivante il fut suspendu de ses fonctions archiépiscopales comme rebelle aux ordres de la reine, qui leva son interdit peu de temps après, mais qui ne lui rendit jamais sa faveur. Ce prélat mourut à Croydau en 1583, laissant entre autres écrits : un traité intitulé Christiani hominis norma; Dialogue between custom and Truth, inséré dans le martyrologe de Fox; enfin, divers Statuts et Règlements pour l'administration de l'Eglise du Christ à Oxford.
GRISEL '(Jean), jésuite, s'appliqua particulièrement à la prédication, et mourut à l'âge de 50 ans, le 22 janvier 1657. On a de lui : YOraison funèbre de M. Roger de Reliegarde, duc et pair de France, prononcée à. Dijon, en 1647; un Avent intitulé : Ralthazar, ou l'Oubli de Dieu puni, Paris, 1645, in-8° ; Sermons pour les quatre dimanches et quelques fêtes de T Avent, 16o5, in-8°; Sermons pour les dimanches et fêtes de l'année, 1655, in-8°; Sermons pour le Carême, Paris, 1658, in-8°. Ces sermons sont très-médiocres.
GRISEL (l'abbé Joseph), né à Cherbourg en 1703, entra, en 1738, à la métropole de Paris, comme vicaire perpétuel de Saint-Germainl'Auxerrois, dont le chapitre avait été réuni à celui de Notre-Dame, et il y passa 49 ans. Il contribua beaucoup h établir l'adoration perpétuelle au Sacré-Cœur de Jésus dans la maison de Sainte-Aure, près Sainte-Geneviève, dont il était supérieur ainsi que de plusieurs autres communautés. Sa mort, qui arriva le 21 janvier 1787 à Versailles, où il avait été appelé pour donner les dernières consolations de la religion à une femme de chambre de la reine Marie-Antoinette, fut sainte comme l'avait été toute sa vie. Il avait été quelque temps enfermé à la Bastille, et l'on croit que ce fut à l'instigation des jansénistes qui l'avaient plusieurs fois honoré de leurs attaques; mais il en sortit entouré d'une nouvelle considération, et le gouverneur de Ja Bastille, M. de Jumilhac, voulut mourir entre ses bras. On cite de l'abbé Grisel : Le chemin de l'amour divin, description de son palais et beautés qui y sont enfermées, Paris, 1746, in-12; Lettres d'une religieuse du Calvaire, Paris, 1755, in-12; L'année religieuse, ou Occupation intérieure pendant les divins offices, Paris, 1766, 8 vol. in-18; Adoration perpétuelle du sacré-cœur de Jésus, Paris, 1784, in-12; Constitution des religieuses de Sainte-Aure, suivant la règle de Saint- Augustin, Paris, 1786, in-18.
GR1SOT, ancien directeur du séminaire
de Besançon, recommandable par son zèle, sa piéé et sa vie laborieuse. 11 mourut en 1772, à 60 ans, des suites d'un rhume qu'il gagna en venant de prêcher dans une mission qu'on donnait au collège, pour le régiment du roi qui était en garnison dans celte ville. On lui doit : Lettre à un ministre protestant sur une abjuration, 1755; Lettre à un protestant sur la cène. 1769 ; Jésus-Christ modèle des chrétiens; Histoire de la sainte jeunesse de Jésus-Christ, 1769 ; Histoire de la vie publique de Jésus-Christ, 1765; Histoire de la vie souffrante et glorieuse de Jésus-Christ, 1770; Lettre à une dame sur le culte que les catholiques rendent à Jésus- Christ; Projets de prônes pour tous les dimanches de tannée, publiés en 1772 dans les Instructions sur les fonctions du ministère pastoral, adressées par Mgr F évêque comte de Tout au clergé de son diocèse, et dont ils forment les tomes III, IV et V. Le mérite de l'ouvrage le tit bientôt répandre dan> tous les autres diocèses. Les tomes Ier et II traitent du gouvernement des paroisses et de la méthode de direction. Ces deux premiers volumes ont été retouchés et améliorés par M. Pochard, supérieur du séminaire de Besançon ; et très-souvent réimprimés sous le titre de Méthode pour la direction des âmes dans le tribunal de la pénitence et pour le bon gouvernement des paroisses, 2 vol. in-12. On a donné à Besançon, en 1819, une nouvelle édition des Projets de prônes avec des additions de quelques autres écrits importants qu'on a trouvés du môme auteur.
GRITH DA ZUOZ (J.-L.), en latin Zulzio Engaddinus, n'est connu que par une traduit on qu'il fil du Nouveau-Testament en langue rhétique ou romanschc, en usa^e dans le pays des Grisons. Elle est intitulée : Novum Testamentum translatum in linguam rhœticam et Enqadinis vernaculam, cum approbatione ministrorum Rhœtiœ , Bâle , Decker, 1640, in-8».
GROBENDONQUE (Charles), né à Malines en 1600. entra chez les jésuites, et fut envoyé en 1 6-5 en Bohême, où il enseigna la ph Josophie à Prague età Olmutz. Les Saxons s'étant emparés de ce royaume en 1631, il se retira à Passau avec le comte de Martinitz, vice-roi de Bohême. De retour à Prague, il mourut, le 16 décembre 1672, pa ticulièremcnt regretté de la noblesse de Bohême, qui dans les affaires difficiles le consultait comme un homme cons jmmé dans les voies de la vraie politique. On a ne lui quelques écrits contre la fau se entre autres : De ortu et proyressu spiritus politici, et quo illcnisi fortiler occurralur tandem sit évasants, Prague, 1666, in-fol.; Apologeticus pro societate Jesu, politicismi a.pluribus insimulata, ibid., 1666, in-fol. ; Melhodas pie transigendi tempus sacri Advenlus, ibid., 1660, in-4° ; Modus transigendi, tempus intra Adventum et Quadragesimam, ibid., 1661, in-12 ; Modus transigendi tempus sanctœ Quadragesimœ, ibid., 1661, in-12; Modus transigendi tempus a Pascha usque ad Corpus Cliristi, ibid., 1662, in-12 ; Modus transigendi prœci