‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 122 sur 323 · G KO G KO · texte numérisé non relu

G KO G KO

puas festivitates beatissimœ Yirginis Mariœ, Yita S. Bilihiîdis, ducissœ Franciœ orientalis

ibid., 1669, in-12. et comitissœ Hochemii natœ, fundatricis ac

GRODDECK (Bunjamin), né à Dantzick en primœ abbatissœ vcteris monasterii Moguntiœ ;

1728, mort dans la môme ville en 1778, y ex ms. codicibus duobus, Wurtzbourg, 1727,

professa les langues grecque et orientales, et in-4° ; Monumenta sépulcral ia Ecclesiœ Ebra*

publia un grand nombre de dissertations sur eensis, ibid., 17.30, in-4°, avec 14 planches ;

les objets de son enseignement, entre autres : JEtas mille annorum antiquissimi eu regalis

De linguœ hebrœœ antiquitatc, Dantzick, 1750, monasterii B. M. virg. in Amorbach, ord. S.

in-4°. On a aussi de lui : De vero originum Benedicti in archidiœcesi Moguntina gloria et

hebrieorum fonte et ulilitate, Wittenberg, honore coronata algue historica methodo

1747, in-4°. adumbrata, etc., ex ejusdem monasterii char-

GBOESBECK (Gérard de), d'une illustre tis et documentis aliisque probalis auctori-

fam lie du duché de Gueldre, fut élevé sur bus cruta et probala, Francfort, 1736, in-fol.,

le siège épiscopal de Liège, l'an 1564. Il avec planches ; La fie des saints Kilian, Co-

gouverna ce vaste diocèse dans des temps lonat cl Tolnom, en allemand, Wurtzbourg,

diiliciles, avec prudence , et surtout avec 1738, in-4u ; Collectio novissimorum scripto-

beaucoup de /èle, de fermeté et de courage, rum et rerum Wirccburgensium a sœc. xvi ,

11 préserva le troupeau qui lui était conlié, xvn, et xvni hactenus gestarum pro coronan-

de la contagion des nouvelles hérésies qui da decies sœculari œtate episc. Wirccburg.

faisaient tant de progrès dans les environs, adornata, Leipzig et Wurtzbourg , 1741-

Par un discours qu'il prononça à l'assemblée 1744, 2 vol. in-fol. avec planches. A cet ou-

des Etats delà principauté, il démontra vrage il faut joindre le suivant , qui en est

d'une manière si vive et si pathétique, que le supplément : Chronique de Wurtzbourg

le salut de la patrie dépendait d'un attache- dans les temps modernes, ou Histoire des évé*

ment inviolable à la foi antique, que tous nements arrivés pendant les trois derniers

les membres des Etats s'écrièrent d'une voix siècles dans Vévéché de Wurtzbourg et dans

commune, qu'ils étaient prêts à tout sacri- la Franconie , recueillie de différents ouvra-

fier pour conserver ce précieux trésor. Quel- ges et titres tant imprimés que manuscrits,

ques petites villes de sa dépendance s'étant Wurtzbourg, 1740-1750,2 vol. in-fol., dont

laissé séduire par les artitices des sectaires, le premier comprend de l'an 1500 à 1642,

et se préparant à la révolte, il sut les faire et le second va jusqu'en 1750. Gropp s'était

rentrer dans le devoir par la force, ayant occupé d'une Franconia sacra, qu'il ne put

employé auparavant, mais sans fruit, la voie terminer.

deladouceuret delà persuasion. Voyant que GROPPER ou CROPPER (Jean), savant les apôtres des nouvel.es erreurs se van- controversiste, né à Soest. en \\ estphalie en taientdepénétrer jusque danssa capitale, il lit 1502, fut successivement prévôt et ollicial une loi par laquelle il défendait à tous les de Santen, p. évùt de Soest, ecolâtre de Saintbourgeois ue cette ville de donner asile à Géréon à Cologne, et enlin chanoine de la aucun étranger, sans en avertir les magis- métropole. La voie de douceur qu'il choisit trats ou ses olliciers. Le prince d'Orange, pour ramener les hérétiques à la foi de leurs chef des rebelles des Pays-Bas amenant en pères, rendit sa leligionsuspecte.Le plan de 1568 une armée de l'Allemagne, demanda à réconciliation qu'il dressa l'an 153 >, ne fut traverser Liège. Groesbeck assembla les goûté ni des catholiques, ni des lut ériens. Etats, leur représenta de quelle conséquence Charles-Quint le mit au nombre des trois il était de recevoir dans une vilie ecclésias- théologiens catholiques qu'il choisit pour tique, un prince qui n'avait pris les armes assister au colloque de Ratisbonne, de l'an que pour se révolter contre son souverain, 1541. Ce choix alarma quelques catholiques, et pour détruire l'ancienne religion : en entre autres, Eckius : ils eurent dans la conséquence le passage lui fut refusé. Le suite sujetdecalmcrleurs inquiétudes. Bucer prince d'Orange assiégea la ville, mais Groes- et Sleidan prétendent que Gropper accorda beck l'obligea de se retirer. Grégoire XIII beaucoup de points aux protestants; mais l'honora de la pourpre romaine l'an 1578. celui-ci leur donna un démenti formel par Il n'en jouit pas longtemps, il mourut l'an un écrit imprimé eu 1545, in-fol., et plus 1580, âgé de 64 ans. 11 avait signalé les encore par sa manière d'a^h". En 1545, il commencements de son gouvernement par fut uéputéà la diète de Worms, et il y haranun recueil de Statuts et Ordonnances touchant gua avec tant ce force, que l'électeur de Cola manière de pro céder qui est en cor e aujour- lo^ne, Herinann de Wied , fut déposé par d'hui en usage. l'autorité du pape et de l'empereur. Paul III GROPP (Ignace), savant bénédictin, né à le récompensa dj ses travaux parla prévô.é Kissingen dans le pays de Wurtzbourg en de Saute.:. Le nouvel archevêque, Adob he 16b5, devint bibliothécaire dans le monas- de Schaueinbourg, le mena avec lui au contere de Saint-Etienne, où il avait fait ses cile de Trente, où. il parut, avec éclat. Le émues, et prononcé ses vœux en 1716. Plus pape Paul IV, satisfait du zèle qu il moutard il lut nommé prieur du monastère de trait contre les nouvelles sectes, voulut l'é- Saint-Jacques , et , quelques années après, lèvera la pou pre romaine, mais il eut l'huprieur de Samt-Etieine. Gropp mourut le milité de la refuser, lise rendit cependant à 10 novembre 1758 à Gundersleben , où il Borne, à la sollicitation de ee pontife, et y était curé, il avait publié un grand nombre mourut le 14 mars 1559. Paul IV prononce d'ouvrages parmi lesquels nous citerons : lui-même son oraison funèbre, et en parlt

Dict. de Biographie kelig. II. 17

GHO

GKO

.mie d'un homme aussi vertueux que sait ; il ihi snl e autres choses . Neguaquam (rropperum amisimus , §ed ûd Deitm prcetniiimus. Gropper était profondément instruit dons l'histoire et la discipline de l'Eglise; p rsonne peut-être de so temps ne l'a surpassé ila s l.i théolo^ e dogmatique, et dans la scipnee de la tra lition. Il fui l me dos lies provinciaux de Cologne, ten s l'an 1536 et 15V!), imprimés plusieurs fois, et que l'on trouve dans les conciles du P. Labbe, tome XIV. On a de lui : Enehiridioii chrittianœ religioniê, imprimé à la suite du eoncile de 1536. C'est un excellénl abr^ de la théologie dogmatique. H a été cependant mis à l'index donet corrigatur, parte que sai s doute il ne s'était pas assez clairement énoncé sur Certains points: Dèlaprésence véritable... du corps et du sang fie Jéstts- Christ, Colngnc, 15ï'.>, in-fol., en allemand. Karbai hi eu a publié une mauvaise traduction latine, mais Surins en a donné une tresr acte, Colorée , 1560 , in-V°. Cet ouvrage est i n des m;1 Fleurs que nous ayons sur la controverse, et le premier où- la matière de l'eucharistie soit traitée a fortd. Il est encore auteur de plusieurs ouvrages polémiques et dogmatiques. Son amour pour la pureté était extrême, et allait jusqu'à des singularités plaisantes : ayant trouvé une servante occupée à faire son lit, il la réprimanda vivement et (il je er le lit par la fenètie. —Il ne faut pas le confondre avec Gaspard Gropper, son frère, qui fut nonce h Cologne et rendit de grands services à la religion catholique en Allemagne. L'université de Louvain, dans une lettre du 28 mars 1574, lui dit entre autres choses, ces paroles remarquables : Christus, Pastor Paslorum, reverenda ;i vestram pat erirvi totem uc grâtiàm diutissime conservet, ad nominis sui gloriam, ecclesi/c catliolicœ exaltationem, et utriusque Germaniœ ab hœresibus tt scandalis expurgutionem.

GROS ;Nicolas Le), docteur en théologie de l'université de Reims, né dans cet. e ville en 1(>75, de pa enls obscurs, s'est fait un nom par le rôle q l'il a joué dans le parti des anli -constilutionnaires. Après avoir été chargé par l'archevêque de Reims, Le Tellier, du petit séminaire de Saint-Jacques, il devint ensuite chanoine de la cathédrale; mais son opposition à la bulle Unigenitus ayant déplu au successe ir de Le Tcilier (SiaiïliJ, ce prélat 1 excommunia et obtint une lettre de cachet contre lui. Le chanoine , obligé de se cacher, parcourut différentes provinces de la France, passa en Italie, en Hollande, en Angleterre, et enlin se lixa à Ltreeht. Le soi-disant archevêque de cette ville, nommé Barckman, lui couda la chaire oe théologie de son séminaire d'Armerslbi t, emploi qu'il remplit avec tout le zele d'un enthousiaste jusqu'à sa mort, arrivée à Rhyn- ■\vick près d'Utreclit, le h décembre 1751, à 75 ans. On a de lui plusieurs ouvrages, la plupart sur les affaires du temps ou sur quelques dispute^ partie hères qui y avaient rapport. Les principaux sont : La sainte Bihle, traduite sut les textes oriainaùx, avec les

différences de la Vulgate , 1730, in-8". La mémo a été publ ée par M. Rondet, on s x petits volumes in-f2 ; mais cette édition dans laquelle on a fait quel pies changements est moins recherchée ; Manuel du chrétien, contenant I ordinaire de la messe, les Psaumes, le Nouveau Testament, et limitation de J ■sus-ChrisI traduits parle même. Ce recueil a été p usieurs Ibis imprimé in-18 ci in-12; Méditations sur ta concorde des Evangiles, Pans, 1730, 3 vol. in-12; Méditations sui l'Epitre aux Romains, 1735 , 2 vol. in-12; Méditation sur les Epilres canoniques. Ces

trois ouvrages sont le fruit des conférences que l'abbé Le ('nos Taisait au séminaire d'Amersfort ; Motifs invincibles d'attachement à l'Eglise romaine pour les catholiques, ou de réunion pour les prétendus réformés. Ces mêmes motifs auraient dû Caire changer de sentiment à M. Le Gros, Discours sur les Nouvelles ecclésiastiques, in-V' et in- 12, 1735. Les Entretiens du prêtre Eus'be et de l'avocat Théophile, sur la part que les laïques doivent prendre â l'affaire, de la Constitution, in-12. Lettres théologiques contre le Traité des prêts de commerce, et en général contre toute usure , in-4°. Do g ma Ecclesiœ circa usuram expositum et vindicqtum, avec divers autres écrits en latin sur l'usure, in- 4° ; et des Observations sur une Lettre attribuée à feu M. de Launoy, sur l'usure, in-4°. M. Barckman, archevêque de la petite église, et M. Petitpied ont eu pari a cet ouvrage. Du renversement des libertés de l'Eglise galli-* cane dans V affaire de la Constitution Unigenitus, 171G, 2 vol. in-12. Il y étale ouvertement le système de Richer et de Marc-Antoine de Dominis et fait consister les libertés gallicanes dans une anarchie complète. On y lit (tom. Ier, p. 346) que tous les pasteurs et tous les peuples fidèles, possèdent en tout temps le fond et la propriété des clefs. Mémoire sur les droits du second ordre du clergé, 1718, in-4° , ouvrage qui renferme le même système que le précédent, 11 a été proscrit par arrêt du conseil du roi d • France, du 29 juillet 1733. Le Gros fut un des principaux soutiens des églises jansénistes dé Hollande.

GROS (Chaules-François Le;, docteur en théologie, prévôt de Saint-Louis du Louvre et abbé d'Acheul, né à Paris, fut membre de l'as emblée d i clergé de 1760, et député aux élats-géfléràux de 178.). L'abbé (lé ard qui lui était redevable de sa cojjversiop,, le Cité tounne un homme pi in d'esprit, doué d'un caractère aimable et rempli des con~ na ssançes les plus profond s. 11 mourut en 1700. On a de lui l'analyse ei là critique de plusieurs écrits philosophiques qu'il a publiés sous le nom d'un solitaire : une Analyse des ouvr.agcs de J.-J. Rousseau et de Court de Gébelin, 1735; Analyse et examen de l'Antiquité dévoilée, du Despotisme oriental et du Christianisme dévoilé, 17.8; Analyse et examen du système des philosophes économistes, 1787; un Mémoire pour prouver que révéque de Soissons (M. de Fitz-Jam s) a passé les bornes de renseignement éjpiscopal

525 GKO

GROSIER (Jeaîj-Baptiste-Gabriel-Alex AN- DRE), critique habile et compilateur judicieux, né à Sèd&nt-Omer le 17 niars 174 !, entra chez les jésuites quelques mois avant la suppression de leur ordre, et continua ensuite ses études a Pont-à-Muusson. En 1771 il devint le collaborateur de Er'rou pour la réduction de Y Année littéraire, et il continua d'y travailler après la mo t de ce critique arrivée on 1770. La collection de ce journal, pour lequel Grosior eut plusieurs assoies, forme 290 vol. in-12. Grosier y combattit avec un zèle soutenu les funestes doctrines du pliilosophisme. Le journal c 'ssa de paraître en 1790; mais l'abbé Grosier en avait quitté depuis longtemps la rédaction. Eu 1779, il entreprit de continuer le Journal de Trévoux, jadis rédigé par les jésuites; il l'intitula : Journal de littérature, des sciences et des arts, et il le continua jusqu'en 1782. Il fut un des éditeurs de YHistoire générale de la Chine, du Père de Mai la. et il y ajouia une Description lopographique de la Chine, 1785, in-4°; 2e édition, 17d6, 2 vol. in-8° ; 31' édition' fort augmentée, 1818-1820, 7 vol. in-8". Cet ouvrage, qui est estimé, a mérité 1 s élor,es de Rémusat, dans ses Mélanges asiatiques, tome Ier, p. 283 sq. L'abbé Grosier obtint vers la môme époq e un cai onicat de Saint- Louis-du-Louvre, dont la i évolu.ion le priva* bientôt. En ; 792, il fit paraître les Mémoires d'une société célèbre, considérée comme corps littéraire et académique, depuis le commence' ment du xvnie siècle, ou Mémoires des jésuites sur les sciences, les belles- lettres et les arts, Paris, 3 vol. in-8°. Celte collection était extraite du Journal de Trévoux, et elle devait être suivie de trois autres volumes que la difficulté des temps empêci a do paraître. Pendant le règne de la terreur, l'abbé Grosier se tint à l'écart, il publia en 1801 un Antidote de l'athéisme, ou Examen critique du Dictionnaire des athées de Sylvain Maréchal, in-8°. On trouve de lui dans le dixième tome des Mémoires pour servir à l'histoire ancienne du globe terrestre, par le nvuquis de Eorlia, Paris, Xhrouet, 1809, une critique sévère, en quatre articles, du Voyage de M. de G ignés fils en Chine. Il coopéra au Magasin encyclopédique et à la Biographie universelle, où il donna, entre autres articles, celui de Confucius. Treneuil lui lit obtenir en 1812 une place de sous-bibliothécaire à la bibliothèque de l'Arsenal, et en 1817 Grosier en devint le prem er conservateur, tandis que Treneuil en était l'administrateur en chef. Ce dernier étant mort en 1818, fut remplacé par l'abbé Grosier, qui se retira dès l'année suivante, et eut lui-même pour successeur Dussaulx. 11 mourut le 10 décembre 1823, dans sa 81e année.

GROSSE (Jacques), théologien protestant, né l'an 1592 à Brandebourg, fut nommé recteur de l'école de Kœnigsberg, dans la nouvelle Marche, dès l'âge de 22 ans; mais dixhuit mois après, il se rendit à l'université de Greisswalde pour y perfectionner ses études Idéologiques. Il était pasteur do l'église de Sainte - Catherme? à Hambourg, lorsqu'il

GRO

ÏM

mourut le 14 septembre 1652. Il avait publié en allemand : un Parallèle entre l'Allemagne et le roi Nabuchodanosor ; et en latin : Antiprimatus qui demonslratur primatum povtificis romani nec in spirïtwtlibus hec in teînporalibus juri divino comprtere ; Collcgium logicum;Orgauuin Àriçtot lis in compcndiivh redaclum; Exegcsis novissimorum, etc.

GROSSEN i Chrétien ) , théologien luthérien, né à Wittenberg en 1603, mort en 1673, fut fait professeur à Stettin en 1634, et surintendant général des églises de la Poméranie en 1663. On a de lui : tn Traite contre la primauté du pape, et d'autres ouvrages qu'on ne lit plus, et qu'on n'aurait jamais du lire.

GROSSETESTE (Robert). Voy. Robert.

GROSTESTE (Marin), s igneur des Mahis, né à Paris le 22 décembre 1649'. fut élevé ans la religion prétendre réformée; mais il en fit abjuration à Paris, l'an 1681, entre les mains de Coislin, évoque d'Orléans, depuis cardinal. Peu de tenij s api es il alla à Orléans, où il eut le bonh* ur de convertir à là foi rat oliqtte un grand nombre de personnes, entre autres son père, sa mère et un de ses frères. Des Mains devint ensuite chanoine delacathédraled'Orléans.I) mounii danscette ville en 1694, à ri 5 ans, n'étant que diacre, et n'ayant jamais voulu, par humilité, recevoir l'ordre de prêtrise. On a de fui : Considérations sur le schisme des protestants ; Traité de la présence réelle du corps de Jésus-Christ dans l'Eucharistie. Ces deux traités ont paru à Orléans en l(io5. La vérité de la religion catholique , prouvée par l'Ecriture sainte , Pans, 1697, in-12. Cet ouvrage a été réimprimé à Paris en 1713 en 3 vol. in-12, avec des augmentations considérables de 1 abbé Geoffroy, mort à Paris en 1715. Des Mahis avait un autre frère, C.aude Grosteste, sieur de La Mothe, qui se relira à Londres en 1685, après la révocation de lé iit <Je Nantes. Il y fut ministre de l'église de la Savoie, ely mourut en 1713, à 66 ans, membre de la société de Berlin. On a de lui : un Traite de l'inspiration des livres sacrés, Amsterdam, 1695; plusieurs sermons , et d'aulres ouvrages' , qui eurent du succès dans les pays protestants.

GROTIUS ou GROOT, c'est-à-dire le Grand (Hugues), savant hollandais , né à Delft en 15S3, d'une famille ihustre, eut pour père un bourgmestre de cette ville qui était en môme temps curateur ne l'université de Leyde. 11 reçut une excellente éducation, à laquelle il répondit d'une manière distinguée. On conserve encore des vers latins qu'il fit à huit ans. A 15 ans, en 1598, il soutint des thèses sur la philosophie, les mathématiq es et la jurisprudence, avec un applaudissement général. L'année d'après il tint en Eiance avec Barneveldt, ambassadeur de Hollande, et y mérita par son esprit et par sa conduite les éloges de Henri IV . 11 publia en l'honneur de ce prince une pièce mtiulée : Triumphus Gallicus, parodia Catulliana. De retour dans sa patrie , il plaida sa pre-

Page 1