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vivantes, les moments dont il pouvait disposer, et ses travaux dans l'étude des mathématiques le firent rechercher des premiers savants de l'Europe. Il fat, lors du changement de gouvernement en France, nommé secrétaire du conseil d'instruction et d'administration de l'école polytechnique, rédacteur du Journal des études de cette école et professeur de géographie. Au mo en des connaissances qu'il possédait en astronomie, il parvint à repousser les attaques portées de nos jours aux livres saints, en démontrant que le zodiaque de Denderah, sur lequel il a publié plusieurs volumes, n'avait pas à beaucoup près l'antiquité que quelques astronomes avaient voulu lui attribuer. Il est mort à Paris, le 4 juin 1828. Il avait été l'un des conservateurs de la bibliothèque de Sainte-Geneviève, correspondant de l'académie royale des sciences de Berlin. Ce savant mathématicien était adjoint au corps du génie, proîesseur de mathématiques et de géographie au Prytanée de Paris. Il a laissé : Abrégé de géographie, pour servir de préparation aux leçons élémentaires de géographie, Bouillon, 1792, in-8°; Arithmétique simple, pour préparer aux nouvelles mesures décimales, 1794, in-8°; Astrologie judiciaire et divinatoire égyptienne du planisphère zodiacal de Denderah déposé au Louvre, Paris, 1824, in-8° de 24 pages; De l'Education, Bouillon, 1791, in-8°; Examen et explication du zodiaque de Denderah et de quelques autres zodiaques égyptiens, Paris, 1822-23, 4 part. in-8°; Leçons élémentaires de géographie ancienne et moderne, 1792, in-8u; Traité de géographie de Ptolémée, trad. du grec en français par l'abbé Halma, 1813 et années suivantes, 4 vol. in-4°; Commentaires de Théon sur Ptolémée, traduits du grec en français, Paris, 1821 et années suivantes, 5 parliesiïi-i0. L'abbé Halma a donné une traduction des Tables logarithmiques pour les nombres, les si nus et les tangentes, de l'allemand de Prasse, professeur à Berlin, et disposées dans un nouvel ordre, avec une introd., Paris, 1814,

HAAïBERGER ( Georges- Albhegiit ), professeur de physique et de mathématiques à Iéna, né àBaieiberg en Franconiel'an 1662, mourut à Iéna en 1716. On a de lui divers traités sur ces deux sciences, fort estimés. Les plus connus sont : De lride diluvii; De opticis oculorum vitris; De Hydraulica, de frigore; De basi Computi ecclesiastici, etc. Il y régne un savoir réel et ut. le, et en même temps modeste et circonspect. Le recueil do ses dissertations a été publié à Iéna, 1708, en 1 vol. in-4°, et 1759, 1 vol. in-fol. — Il y a eu plusieurs autres savants du même nom.

HAMEL ( Jean-Baptiste du ), né en 1624 à Vire en Normandie, d'un père avocat, entra chez les Pères de l'Oratoire à 19 ans, et en sortit dix ans après pour être curé de Neuillysur-Marne. Eu 1663, il quitta sa cure pour la dignité de chanc lier de l'église de Baveux. Movs ii se livra entièrement à son goût pour la physique. Le grand Colbert le choisit en 1666 pour être secrétaire de l'académie des

sciences. Deux ans après, Colbert de Croissi, plénipotentiaire pour la paix d'Aix-la-Chapelle, l'y mena avec lui. Bu Hamel l'accompagna encore en Angleterre. Il fit ce voyage en philosophe : sa principale curiosité fut de voir les savants, surtout l'illustre Boyle, qui lui ouvrit, dit Fontenelle, tous les trésors de la physique expérimentale. De Londres il passa à Amsterdam, et y porta le môme esprit. Il recueillit dans ces deux voyages des richesses dont il orna ses livres. De retour en France, il ne cessa de travailler jusqu'à sa mort arrivée en 1706, à 82 ans. Il fut pendant toute sa vie dans une extrême considération auprès des plus grands prélats. Cependant il n'a jamais possédé que de trèspetits bénéfices, et il n'en a point possédé dont il ne se soit dépouillé en faveur de quelqu'un. Les principaux fruits de sa plume sont : Astronomia physica, et un traité De Meteoris et Fossilibus, imprimés l'un et l'autre en 1660, in-4°. A la forme de dialogue qu'ont ces deux ouvrages, et à cette manière de traiter la philosophie, on reconnaît, dit Fontenelle, que Cicéron a servi de modèle; mais on le reconnaît encore à une latinité pure et à un grand nombre d'expressions ingénieuses et fines. Son imagination fleurie et ornée a répandu ses agréments sur la sécheresse de la matière. De corporum affectionibus; De mente humana; De corpore animato; ces trois ouvrages, fruits de la réflexion et de l'expérience, sont profonds. De consensu veteris et novœ philosophiœ, in-4°, Rouen, 1675. On y trouve une espèce de phys que générale, ou plutôt un traité des premiers principes. 11 y fait voir que les idées des anciens physiciens ne sont pas si étranges que l'on pense, et rentrent dans le résultat (.tes plus modernes. L'Histoire de l'Académie des Sciences, dont la dernière édition est celle de 1701, in-4°; Opéra philosophica et astronomica, Nuremberg, 1681,4 tom. in-4° ; Philosophia vêtus et nova, ad usum scholœ accommodata, 1700, 6 vol. in-12. Il y combine avec impartialité les idées anciennes avec les nouvelles. Theologia speculatrix etpractica, 1691, 7 vol. in-8°, en très-beau latin ; Theologiœ clericorum seminariis accommodata? summarium, en 5 vol. C'est un abrégé du cours précédent, augmenté et corrigé. Institutiones Biblicœ, seu Scripturœ sacrœ Prolegomena, una cum seleclis annotationibus in Pentateuchum. Cet ouvrage fut l'avant-coureur d'une grande Bible, Paris, 1706, in-fol., et Louvain, 1740, in-fol., et avec des notes, dont une partie par M. Guyaux. Richard Simon et dom Calmet en font peu de cas, mais ces deux commentateurs ne sont pas juges compétents en cette matière. Il est bien vrai que les notes de au Hamel ne présentent rien de bien saillant et de neuf; mais la Bible n est pas un fond sur lequel on doit travailler avec l'esprit u e nouveauté; il serait à souhaiter que Richard Simon se fût réglé sur cette maxime. — Il ne faut pas le confondre avec un du Hamel, curé deSaint-Mer;y a Paris, prétendu saint du parti janséniste, dont M. Treuvé ; ( \oy. ce nom) nous a donné la Vie.

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