‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 135 sur 323 · HAE · texte numérisé non relu

HAE

HAL

« reçues ou rejetées dans ce siècle, qu'il faut « juger les notions humaines généralement « adoptées dans les siècles précédents ? Ne « serait-il pas raisonnable que l'impartiale « postérité prononçât sur les différends élevés « entre notre philosophie et celle de nos an- « cêtres ? Les contestations des siècles res- « semblent à celles des individus eontem, o- * rains ; chacun se croit le mieux fondé , « chacun prétend avoir pour soi les droits et n les honneurs de la raison; il leur faut un « juge qui ne soit pas partie. » Voilà ce que Feller écrivait en 1782, iorsde la première édition de ce Dictionnaire: depuis cette époque, ces observations ont paru acquérir de la considération et de la force. La magie est devenue une marotte de mode, comme le remarquent Mirabeau dans sa Monarchie prussienne, Arc'ienholtz dans son Tableau de l'Angleterre, etc. Les Mémoires de Saint-Simon nous ont appris que le duc d'Orlé ns, régent de France, en faisait son étude. Nous lisons dans d'autres Mémoires que le maréchal de Ricbelieu a donné des preuves du môme goût. Et quel concours de curieux n'y eut-il pas à Paris, pour voir les mystérieux tours de Cagliostro, sans que personne en donnât l'explication physique ! Que de grosses perruques et de cordons bleus ou rouges, qui ne croyaient pas en Dieu, allaient se repaitrede ces farces nécrornantiques, et souper avec Voltaire, Rousseau, Helvétius, etc. 1 II ne s'agit pas de savoir si effectivement ils obtenaient ce qu'ils cherchaient ; ils le cherchaient, cela suffît ; ils croyaient de plus qu'ils l'avaient obtenu, et sortaient de là tout ébahis (Voy. Faustus). On trouve l'analyse et la défense du traité De magia, dans le Journal historique et littéraire, 15 mars 1776, p. 399 ; 15 mai 1776 , p. 92. Voy. Delp.io, Spé, URUN(Pierre Le), Maffée (François-Scipion). Nous indiquerons encore de Haen : Difficultates circa modernorum systema de sensibililate et irritabilitate humani corporis, Vienne et Leyde, 1761, in-8° ; Vindiciœ difficullatum circa modernorum systema, etc., contra Albèrti de Haller apologiam, Vienne, 1762, in- 8° ; De miraculis liber, Francfort et Leipzig, 1776, in-8°. Ses OEuvres complètes ont été publiées à Paris, Didot, 1771-1774, Il vol.

HAER (Florent van der), chanoine et trésorier de la collégiale de Saint-Pierre à Lille, néàLouvain en 15V7, mort en 1634, lit une étude particulière de l'histoire de son pays et des antiquités ecclésiastiques, et donna au public ; De initiis tumultuumBelgicorum, Louvain, 1587, in-12. C'est l'histoire de ce qui est arrivé aux Pays-Bas du temps du duc d'Albe ; elle est écrite avec beaucoup de fidélité, et peut-être avec trop d'élégance : Antiquitatum Liturgicarum arcana, Douai , 1605, in-8°. Il y donne deux explications de chaque messe de Tempore; la première, moitié littérale, moitié ascétique, renferme l'enchaînement des parties qui composent le texte ; la seconde est une suite de recherches sur l'origine des cérémonies delà messe. Quoiqu'il y ait beaucoup d'érudition pour le temps

où il vivait, cependant il a été effacé par le cardinal Bona, par don Martenne et par le Père le Brun : Les Chastelains de Lille, leur ancien estât, office et familledes comtes anciens de Flandre, et une descriptionde l'ancien estai de la ville de Lille, etc., Lille, 1611 : ouvrage écrit sur de bons Mémoires, avec exactitede et discernement ; il est d'une grande utilité pour l'histoire et la généalogie des princes de ce pays.

HAGÉN (Jean van der), théologien hollandais, né l'an 1665 à Leyde, fut ministre du saint Evangile à Amsterdam et mourut en 1733. Ses ouvrages, qu'il publia sans y mettre son nom, sont relatifs surtout à l'histoire et. à la chronologie : Observationes in Prosperi Aquitani Chronicon, etc., Amsterdam, 1734-, in-4° ; Observationes in velrrum Palrum et pontificum prologos et epistolas paschales, etc., ibid. 1734, in 4° ; Dissertationes de cyclis paschalibus, etc., ibid., 1736, in-4° ; Observationes in Heraclii imperatoris methodum paschalem, ut et in Maximi monachi computumpaschalem, etc., ibid., 1736, in-4° ; etc.

HAGENBUT. Voy. Cornarius.

HAIDEN (Jean), né à Hradischt en Moravie, en 1716, se fit jésuite on 1736, et professa diverses sciences avec un succès extraordinaire. C'était un des hommes les plus érudits de ce siècle, comme ses ouvrages le prouvent. Il vivait encore, mais vieux et caduc, en 1786. On a de lui : Dissertationes de Therapeutis Philonis Judœi, Prague, 1756,in-4e; De instituto Ecclcsiœ infantibus mox cum baptismo conferendi sacramenta confirmationis et eucharisties dissertatio, 1758, in-4° ; De Eugenii IV deercto pro Armerais : nicm tanquam pars Synodi œcumenicœ Florentinœ sit respiciendum? 175 J, in-V; De Prudentii Marani opinione, Homousion Antiochice sœculo tertio proscriptum negantis , 1760,in-4°; Animadversiones criticœ in chronologiam, 1760, in-4° ; Excrcitationes chronologicœ de tribus prœcipuis annis Chrisli, nati, baptizati et morientis, ad calculum Joannis Kepleri olim apud Pragenses astronomi accommodatœ , 1761, in-8° ; Appendix adexercitationes chronologicas de profeelionis rotnanœ sedis, et obitus Principis apostolorum Pétri annis, 1761, in-8°.

HALBAUER (Frédéric), théologien luthérien, naquit à Alstadt enThuringe, l'an 1692. 11 devint professeur d'éloquence sacrée et de poésie en 1713, puis de théologie en 1738. On a de lui des livres théologiques ; un grand nombre de Dissertations académiques ; des Lettres ; des Recueils ; de nouvelles éditions d'auteurs célèbres, etc. Il mourut l'an

HALDE (Jean-Baptiste du ), jésuite, né à Paris en 1674, mort dans cette ville en 1743, avait été secrétaire, pendant quelque temps, du Père Le Tellier. Les ouvrages que nous avons de ce pieux et savant religieux sont : Description historique, géographique et physi que de l'empire de la Chine, et de la Tartarie chinoise, en 4 vol. in-fol., 1735. Cette date dément ce que dit le lexicographe critique, que cet ouvrage n'a paru qu'après la mort de

UAL

UAL

son auteur. On en a l'ait une édition a La Haye en 1736, en * vo'. in-*", avec quelques additions; et en anglais, à Londres, l7.ii), en *vol. in-8°, avec divers retranc tements. Cette descripiion du vaste empira de la Chine est la (lus ample et la meilleure qui ail « té fate dans aucune langue. Le style eu est simple, uni, agréable, intéressant. Peut-être Le Père du Halde datte trop la nation dont il parle; mais, s'il trompe en cela quolqu fois ses lecteurs, on voit que c'est b en malgré lui, et qu'il a été trompé le premier. Les relations de ce pays sont nécessairement inexactes [Voy. Le Comte, Mailla). Ce serait un crime capital de dire à laChine ce qu'on pense de la nation et de l'empire. Le Père du Halde nous apprend qu'on payerait bien cher 1 1 témérité de contredire les idées nationales. Douter seulement de l'extrême antiquité de la Chine, ce serait s'attirer les châtiments les plus graves : '< Ni l'un ni l'autre de ces fa- « meux écrivains (Echuhi et Sema-Ouenkong) « n'a pensé à retrancher les trois pre- « mières familles, ni môme à insinuer que « les empereurs nommés dans le Chu-King, « n'aient pas réellement existé, et ne soient « que des personnages feints et allégoriques. « Si quelqu'un à la Chine s'avisait de leur « attribuer une pareille opinion, peut-être « que sa témérité lui coûterait cher. » (Description de la Chine, tome I", préf. p. 1*...) Si la témérité d'attribuer a un historien chinois, une opinion contraire à l'antiquité de cet empire coûterait si cher, que fera-t-on du téméraire auteur qui professeraitlui-même une telle opinion, qui oserait ravaler les Chinois au-dessous des Egyptiens, et en faire une colonnie de ce dernier peuple 1 Le charitable Père du Halde ne se contente pas de donner une fois un avertissements! salutaire et si important, il le répète prudemment à la page 26*. « Cette opinion est si bien établie « parmi les historiens de la Chine, que si « quelqu'un s'avisait de rapprocher date vantage de nos temps l'origine de leur em- « pire, il serait regardé comme l'inventeur « d'une d ^ctrine erronée, et exposé à de « grandes peines. » 11 est inutile d'ajouter que la liberté n'est pas plus grande dans les autres articles de l'excellence chinoise, que dans celui de l'antiquité. On sent assez que les missionnaires, écrivant au milieu de cette vaine et ombrageuse nation, n'ont pas la liberté de dire ce qu'ils pensent, et que sans déroger à la vérité, ils sont obligés, pour ne pas se perdre avec leurs ouailles et les espérances d'un christianisme naissant, de la parer de couleurs agréables à ces hôtes altiers et intraitables ; de relever le bien autant qu'ils le peuvent, pour oser dire le mal ; d'insister sur les narrations avantageuses, pour passer légèrement sur celles qui laissent une impression contraire. Il faut ajouter que les exagérations des missionnaires chinois tiennent naturellement à des erreurs involontaires et très-.oncdiables avec la bonne foi. Ne voyons-nous pas tous les jours l'impérieuse influence des préjugés nationaux , même éphémères et de peu de durée, sur les

meilleurs esprits? Que sera-ce donc des erreurs affermies par une longue suite do siècl s, revêtues de la sanction du trône, garanties de l'impression delà vérité pirdes lois sévères et cruelles V Est-il étonnant que dans un tel état de choses, des étrangers soient entraînés dans les opinions d'un peuple babilltrd et vain, qui leur impose par des monuments factices, par l'appareil illusoire des sciences qu'il affiche, par des autorités qu'un respect stu(>ide, mais légal, ne permet pas d'a;>précier, etc. ? Lettres édifiantes et curieuses, écrites des missions étrangères, depuis le ix' siècle jusqu'au xvr. Cette collection offre quelques faits incroyables et plusieurs remarques utiles sur les sciences et les arts, sur le moral et le physique des pays que ces missionnaires ont parcourus. Des Harangues et des poésies latines , in-4\

HALKS. Voy. Alès.

HALES (Jean), né à Bath en 1584, professeur de langue grecque à Oxford, accompagna, en 1618, l'ambassadeur de Jacques I*r en Hollande, durant la tenue du synode de Dordrecht, dont il a donné la relation dans ses Lettres. Les révolutions arrivées en Angleterre, sous Charles I", bouleversèrent la fortune de Haies, (idèle à son prince et zélé pour l'église anglicane. N'ayant jamais voulu se soumettre au parti dominant, il fut privé de son canonicat de Windsor, contraint de vendre sa bibliothèque pour avoir du pain, et de se retirer dans la maison d'une pauvre veuve dont le mari avait été autrefois son domestique. 11 y mourut en 1656, à 72 ans. On a de lui des Sermons, des Lettres et des Opuscules théologiques, sous le titre de relique d'or, etc., 1659 et 1673 avec additions, publiés après sa mort sous le titre de Traités divers, 1677, Londres, in-8". Le principal est son Traité du schisme et des schismatiquesf dont les principes déplurent généralement.

HALITGAU, évoque de Cambray en 816, accompagna Ebbon, archevêque de Reims, dans sa mission du Nord en 822, fut envoyé ambassadeur à Constantinople en 828, par Louis le Débonnaire, assista au 6' concile de Paris, en 829, et mourut l'an 830. Nous avons de lui : De remediis peccalorum et ordine pœnitentiœ, ouvrage divisé en 6 livres. On le trouve dans la Biblioth. des Pères, tome XIV.

HAL1TGARIUS. Voy. Raban.

HALL (Richard) , théologien catholique anglais, étudia au collège de Christ à Cambridge, puis à Douai, et se fit recevoir docteur en théologie en Italie, d'où il revint enseigner a Douai. Il obtint un canonicat de la collégiale de Saint-Géry à Cambray, puis de la cathédrale de Saint-Omer, devint officiai de ce diocèse, et mourut en 160*, laissant une assez grande réputation comme casuiste et comme prédicateur. On a de lui : Vie de l'évéque Fisher, revue et publiée par le docteur Bayli, en anglais, 1655, in-8°; De quinquepartita conscienlia, 1° recta, 2° erronea, 3° dubia, *u opinabiii, 5° scrupulosa, Douai, 1598, in-*0; De custitate monachorum. Cet ouvrage, où lauteur parle sévèrement des moines, fui supprimé ; Defensio regiœ et episcopalis dû

HAL

HAL

qnitatis, contre les assertions de certains religieux ; De proprietate et vestiario monachorum, Douai, 1585 ; Orationes variœ; Deschismate, ouvrage du docteur Jean Young, auquel il mit une préface, Louvain, 1573, in-8°; De primariis causis tumultuum belgicorum, Douai, 1581.

HALL (Thomas), natif de Londres, mort en 1719, à Paris, professa la philosophie au collège anglais de Douai, prit le grade de docteur à Paris, et se signala pendant plusieurs années dans la Grande-Bretagne par le zèle qu'il déploya comme missionnaire. 11 a laissé : un Traité de la prière ; une traduction anglaise des Annales de Sponde, 2 vol. in-fol.; une traduction du Catéchisme de Grenoble, 3 vol. in-8*; une traduction de la Vie des saints. Ces ouvrages ne paraissent pas avoir été imprimés.

HALL ^Robert), prédicateur anglican, né l'an 1764 a Arnsby dans le comté de Leicester, fut ministre à Cambridge, puis à Leicester, et en dernier lieu à Bristol, où il mourut le 21 février 1831. C'est contre le socinianisme surtout qu'il tourna les efforts de sa dialectique. Son discours sur l'incrédulité moderne produisit une grande sensation.

Voici les titres et les dates de ses sermons : Défense de la liberté de la presse, 1793, in-8° ; Sur Vincrédulité moderne, 1800, in-V ; Réflexions sur la guerre, 1802 ; Des effets de la civilisationsurl état deV Europe, 1805; Des avantages de l'instruction pour les basses classes, 1810; Sur le renouvellement de la charte de la compagnie des Indes, 1813. Ses OEuvres complètes ont été publiées en 1839,en6vol.in-8°.

HALLE (Pierre), né à Bayeux le 8 septembre 1611, acheva ses études à Caen. 11 s'y distingua tellement par ses Poésies, qu'il fut nommé professeur de rhétorique, et recteur de l'université de cette \ilie. Le chancelier Séguier étant allé à Caen pour apaiser les troubles de Normandie, conçut pour lui beaucoup d'estime, et l'amena à Paris. Halié y devint régent de rhétorique au collège d'Harcourt, puis lecteur en grec au collège rojal, et enfin professeur en droit canon. 11 mourut à Paris, en 1689, à 78 ans. C'était un homme exempt d'ambition, de mœurs exactes, et uniquement occupé des devoirs de son état. On a de lui : des Poésies et des Harangues latines, recueillies ensemble en 1655, m-8°; des ouvrages de jurisprudence, entre autres : Dissertationes de censuris ecclesiasticis, Paris, 1659, in-4°; Institutions canonicœ, ibid., 1685, in-12.

HALLER (Albert de), savant et célèbre médecin de Berne, botaniste et poète allemand, né en 1708, mort le 12 décembre 1777, membre du conseil souverain de ce canton, et chevalier de rétoile polaire, a fait honneur à son siècle par ses connaissances. Dès l'âge de quatre ans, il expliquait, les jours de fêtes, aux domestiques de son père, des passages de l'Ecriture sainte ; à neuf ans il écrivit un discours en grec, afin d'êire admis dans les écoles supérieures ; à dix ans il se forma pour son usage des vocabulaires grec et hébraïque , et des grammaires hé- ; braique et chaldéenne; à quinze ans il avait -

déjà fait des tragédies et un poëme épique de 4,000 vers. La plupart de ses productions en ce genre sont traduites en français, et parurent en 1775, in-8u. S'étant consacré à la botanique et à la médecine, il étudia sous Boerhaave, à Leyde. Après avoir séjourné quelque temps en Angleterre, il vintàParis, et assista auxleçons de Winslo\v,Ledran, Louis Petit, d'Antoine et Bernard de Jussieu. Georges II, roi d'Angleterre, ayant fondé l'université de Gottingue en 1736, lui donna uno chaire qni embrassait l'anatomie, la chirurgie et la botanique. Haller y fonda le théâtre anatomique et le jardin des plantes. Il refusa d'aller à Berlin où l'appelait Frédéric II, et préféra de retourner dans sa patrie, où il fut nommé gouverneur de l'hôtel du sénat, et directeur des salines. L'empereur François Ier le créa chevalier, et Gustave III, roi de Suède, lui conféra l'ordie de l'Etoile polaire. Joseph II, en passant par Berne, l'honora d'une visite, au moment qu'il venait de refuser d'en faire une à Voltaire qui demeurait près de Genève. Haller possédait plusieurs langues vivantes. A quarante ans il apprit le suédois, et il écrivait le fiançais avec pureté et élégance. Ses propres ouvrages, et ceux dont il à été l'éditeur, lui ont donné une grande célébrité. On a de lui, en français, la Formation du Poulet, in-12; des Lettres contre les incrédules, 2 vai. in-8°. Ses autres écrits sont en latin. Historia stirpium indigenarum Helvetiœ inchoata, Gottingue , 1742, 2 tom. en un vol. in-fol.; et Berne, 1763, 3 tom. en 2 vol. in-fol. Vicat a extrait de cet ouvrage une matière médicale en français, Berne, 1776, 2 vol. petit in-8% qui a reparu en 1781, sans nom d'auteur, sous le titre de : Histoire des plantes suisses, ou matière médicale, etc., par Albert de Haller. Icônes plantarum Helvetiœ denuo recusœ, Beine, 1765, in-fol. Opuscula sua botanica prius édita, Gottingue, 1749, petit in-8°. Artis medicœ principia, edente Albert Hallero, Lausanne, 1769-74, 11 vol. in-8°. Ce recueil, qui contient Hippocrate, 4 vol.; Celse, 2 vol.; Auréîianus, 2 vol.; Aret&us, 1 vol. , Alexander ïraliianus, 2 vol., le tout en latin, est estimé. Opéra minora, Lausanne, 1762-68, 3 vol. in-4°. C'est le recueil de ses écrits particuliers d'anatomie et de physiologie. Elementa physiologiœ corporis humani, Lausanne et Berne, 1757-66, 8 vol. in-4°. C'est son ouvrage le plus important; il a obtenu plusieurs éditions également bonnes. On y ajoute ordinairement le vol. intitulé: Auctarium ad Halleri elementa physiologiœ, Lausanne, 1782, in-4°. L'auteur avait entrepris uno nouvelle édition retouchée de cette physiologie, sous le titre : De partium corporis humani prœcipuarum fabrica et functionibus, qui devait avoir 16 vol. in-8°; mais il n'a publié que les 8 premiers; Disputationés ad morborum historiam et curationem facientes, Lausanne, 1:57-60,7 vol. in-4°; Iconum anatomicarum fasciculi octo, 1743, infolio : ouvrage recherché et peu commun; Disputât ionum anatom. sélect, volumina septem, 1151, in-4°; Dispututiones chirurgicœ

UAL

IIAL

sctcrtœ, Lausanne, Î755, 5 vol. in-V; Pibliotheca botonica, 1771-72, 2 vol. in-4"; liibliothfca medicinte practicœ, Berne, 1770-* 8 ,

4 vol. in-V" ; Bibtiotheca nnutnmicn, 177V-77, 2 vol. in-V°; Biblio theca chirurgien, 1774-75, 2 vol. in-4°. De Huit a publié à Erlang en 1805 un supplément aux quatre Bibliothèques de Haller, sous ce titre : Adnotationcs ad Bibliathecas hallericmas, in-4-°. On a traduit eu français plusieurs des ouvrages do Hallcr : son Discours sur ^irréligion, Lausanne, 1660, petit in-8"; ses Lettres sur les vérités les jilus importantes de la relit/ion, Lausanne, 1772, in-8'; celles contre Voltaire, Heine. 1780, 2 vol. in-8'; deux Mémoires sur le mouvement du sauf/ et sur les effets de la saignée, Lausanne, 1756, petit in-8u; Dissertation sur les parties irritables et sensibles des animaux, Lausanne, 1753, pelit-in-8"; Mémoires sur la nature sensible et irritable des parties du corps animal, Lausanne, 1756-0), h vol. in-12; deux Mémoires sur la formation des os, 1756, in-12; sur la formation du cœur dans le poulet, etc., avec un Mémoire sur plusieurs phénomènes de la respiration, 1758, 2 vol. in-12; Collection de thèses médico-chirurgicales, abrégées du latin, par Macquart, Paris, 1757-GO, 5 vol. in-12, etc. On peut consulter le catalogue des écrits de Hallcr a la fin des Epistolœ ab eruditis viris ad Hallerum scriptœ, 6 vol. in-8°, Berne, 1773-75. Haller paraît avoir été un homme doux, tranquille, aimant la retraite, cherchant les douceurs de la vie privée, et méritant, par la simplicité de ses mœurs, que la jalousie lui pardonnât sa gloire. C'est un bonheur que ce caractère môme ne donne pas toujours ; mais Haller en a joui. 11 n'a pas pavé sa renommée par le prix qu'il faut ordinairement mettre à cette fumée, c'est-à-dire par les tracasseries qui empoisonnent la vie d'un homme illustre, en quelque genre que ce soit. M. Biœrn.sthal, dans ses Lettres écrites durant le cours de ses voyages, en parlant de Voltaire et de Haller, fait le parallèle suivant de ces deux personnages : « L'un est « superliciel, et l'autre solide; l'un fait des « vers sur toutes sortes de sujets, et verse « sur tous la couleur de ses fictions ; l'autre, « poëte et philosophe, aime sur toutes choses « la vérité et la vertu. L'un ne parle que de « tolérance, et ne veut rien souffrir ni de « Dieu, ni des hommes; l'autre pratique la « morale et l'Evangile. L'un détruit, l'autre « édifie. Enfin l'un augmente la masse des « erreurs, et l'autre celle des vérités. » Il faut convenir néanmoins que les principes de Haller, généralement sages, n'ont pas toujours eu le degré de consistance et de persévérance qu'on avait lieu d'attendre de la solidité de son jugement et de ses vues. Son Epître à M. Stœhelin, sur la fausseté des vertus humaines, est une satire amère de tous les principes de religion et de morale. Cette production informe l'a fait placer par des critiques chrétiens, parmi les israélites, adorateurs inconséquents du vrai Dieu, qui, pour ménager leurs ennemis, ont la faiblesse de donner en passant quelques coups d'en-

censoir aux idoles dès nations. Mais il paraît (pie l'on doit regarder cette Epître comme un ouvrage de je messe suffisamment rétracté par les Lettres contre les incrédules.

HALLIEK (François), né à (martres ver* 1595, docteur et professeur de Sorhonne, fut successivement archidiacre de Dinan, théo logaj de Chartres, syndic de la faculté de théologie de Paris, enfin évoque de Cavaillon en 1050. Il ne garda pas longtemps ce siège, étant mort en 1058, à 6V ans, d'uni; paralysie qui lui lit oublier tout ce qu'il avait su, jusqu'à l'oraison dominicale. Hallier fit plusieurs voyages dans la Grèce, en Angleterre, en Italie, et partout il fit admirer «os talents. Urbain VIII l'aurait fait cardinal, si une forte brigue et des raisons d'état n'avaient fait passer le chapeau qui lui était destiné sur la tète du commandeur de Valencey. Dans son second voyage de Rome, en 1652, il fit éclater beaucoup de zèle contre les cinq propositions de Janséuius, dont il sollicita et obtint la condamnation. De là tout le mal cpie les jansénistes ont dit de lui, ce qui n'a pas empêché les gens impart aux de reconnaître dans ses ouvrages de la force dans les raisonnements, et de l'érudition dans les recbti relies. Les principaux sont : un savant Traité de la Hiérarchie; des Commentaires sur les règlements du Clergé de France, touchant les Réguliers, qui l'engagèrent dans des disputes avec les jésuites, et divers autres religieux, etc., un Traité des élections et des ordinations, 16<>6, in-fol. : c'est son chef-d'œuvre. Cet ouvrage lui valut un<> pension de la part du clergé de France; il est clair et méthodique. Des Ecrits polémiques contre les jansénistes et contre les réguliers. Tous ces ouvrages sont en latin.

HALL01X (Pierre), savant jésuite, né à Liège en 1572, possédait les langues savantes, et était versé dans l'histoire ecclésiastique. Il prêcha avec beaucoup d'éloquence pendant plusieurs années. A la sience il joignait toutes les vertus qr.i font le vrai religieux. Il mourut le 30 juillet 1656. On a de lui : Anthologia poetica grœco-latina, Douai, 1617, in-12; Illustrium Ecclesiœ orientalis scriptorum qui sanctitate et eruditione floruerunt, Douai, 1633 et 1636, 2 vol. in-fol. Le premier volume a pour objet les écrivains de l'église d'Orient du premier siècle; dans le second, il s'agit de ceux du deuxième siècle. Cet ouvrage est plein d'érudition et de recherches; on lui reproche cependant un défaut de critique, surtout à l'égard de saint Denis l'Aréopagite. Plusieurs Vies de ces saints ont trouvé place dans les Acta sanctorum. Origenes de fensus, Liège, 16^8, in-fol., dédié au pape Innocent X, et attaqué par le cardinal Henri de Noris.

HALMA (l'abbé Nicolas), chanoine titulaire de l'église métropolitaine do Paris, naquit à Sedan, département des Ardennes, le 31 décembre 1755. Au sortir de tes études il fut or.ionné prôtre, et se livra a l'instruction. Ses occupations comme instituteur ne .'empêchèrent pas de donner à l'étude des sciences exactes, des langues mortes et

Page 1