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HAR
nourrir leurs discours des passages et exemples de la B;ble.
HANGESÏ (Jérôme de) , docteur de la maison de Sorbonne, natif de Corapiègne, d'une famille noble et ancienne , fut chanoine, écolâtre et grand vicaire de l'église du Mans, sous le cardinal de Bourbon, évoque de cette ville. Il y mourut en 1538. Ce savant se signala contre les luthériens, et enfania qumtité d'ouvrages de morale et de controverse. Le plus connu dans ce dernier ge. re est son Traité des académies con're Luther. Il défend les universités et l'usage d'y prendre des degrés ; ii justifie la bonne théologie scolastique, et fait voir que cette méthode d'enseigner est très-bonne , quoiqu'on on ait quelquefois abusé. Définir et expliquer les termes, poser des principes, en tir r des conséquences, prouver une proposition, résoudre les objections, c'est la méthode géométrique. Ce! te marche est lente, mais elle est ferme; elle amortit le feu de l'imagination, mais elle en prévient les écarts; elle n'accommode point un génie bouillant, mais elle satisfait un esprit juste. Voxj. saint Anselme, Duns, Suauez, saint Thomas, etc. On a encore de lui : un traité de controverse intitulé : Lumière évangélique sur la sainte Eucharistie ; un autre De liber oarbitrio, etc.
HANNEDOUCHE (l'abbé), mort le 2 juillet 18ïi, dans sa 72e année, à Fleurbaix dans l'Artois, où il s'était relire depuis deux ans par suite de ses infirmités, avait été fait prêtre en 1804, par l'évêque d'Arras. 11 fut successivement vicaire à Kichebourg, à Calonne-sur-la-Lys, à Lavcntie , puis desservant à Lorgies et à Richebourg. Il est auteur d'un ouvrage important sur le système philosophique de Lamennais.
HANNEKEN (Memnon), théologien luthérien, né àBlaxen,dans le pays d'Oldenbourg, en 1595, devint professeur de morale, puis de théologie et des langues orientales à Marburg, et enfin surintendant des églises de Lubeck, où il mourut en 1671. Ses principaux ouvrages roulent sur la controverse. On a encore de lui : une Grammaire hébraïque; Expositio epistolœ Pauli ad Ephesios, Marburg, 1631, in-k°. — Philippe -Louis Haniseken , son fils, mort professeur de théologie à Wiltenberg en 170o, est aussi auteur de divers ouvrages peu connus sur V Ecriture, in-4° et in- 12.
HANNON , fils de Naas, roi des Ammonites. Ses courtisans lui ayant insinué que les ambassadeurs envoyés par David pour le complimenter sur son avènement à la couronne, n'étaient que des espions, il leur fit raser la barbe et couper les ha.jits jusqu'à la moitié. Cette démarche barbare lui coûta la vie et son royaume, David lui ayant ôté l'un et l'autre.
HANSITZ (Marc), jésuite, né dans la Carinthie l'an 1682, a donné Germania sacra, Augsbourg, 1727, 2 vol. in-fol., el le Prodromus ou 3e vol. consistant dans une simple et savan'.e dissertation sur l'évêché de Ratisbonne, Vienne, 1729, in-fol. Il serait à désirer que nous en eussions la suite, écrite
Dictionn. de Biographie relig. IL
avec Ja même érudition et la même sagesse : on aurait une bonne histoire ecclésiastique de cet empire. Elle serait très-nécessaire, dit Feller, dans un temps où une fouie d'écrivains ignorants et hétérodoxes travaillent à défi ;urer les annules de l'Eglise, de celle d'Allemagne en particulier, par tous les traits de la calomnie et du mensonge. On lui doit aussi : Trois dissertations sur l'antiquité et les privilèges de Vabbaye de Saint-Emmeran à Ratisbonne, Vienne , 1755 et 1756, in-4° ; Analecta seu Collectanea pro historia Carinthiœ concinnanda , opus posthumum, pars prima , Klagenfurth , 1782, in-8° ; Nuremberg, 1793, in-8% etc. Le P. Hansitz mourut à Vienne en 1766, à l'Age de 84 ans.
HANSTEIN (Godefroi-Augcste-Louis) , prédicateur protestant , né à M igdebourg en 1761 , acheva ses études à l'université de Halle , et prit part dans cette ville à la rédaction du Journal pour les prédicateurs. En 1782 , Hanstein obtint à Magdebourg une place de maître suppléant à l'école où il avait lait ses premières études, et dès ce temps-là il commença à se distinguer comme prédicateur. Nommé prédicateur de la commune de Tangermunde en 1787, il y fonda une école de filles , et publia un journal théologique sous le litre de Feuilles homilétiques et critiques. En 1803 , il devint premier prédicateur et chef de consistoire de Brandebourg , et un an plus lard il eut l'emploi de prévôt et premier prédicateur de l'église Saint -Pierre à Berlin, avec la charge de conseillerdu consistoire général du royaume. Les allusions politiques qu'il se permit dans ses sermons du temps des conquêtes de Napoléon lui attirèrent plusieurs désagréments. Au retour du roi , Hanstein fut décoré de l'ordre de l'Aiglo-Ro ige, et appelé, en qualité de conseiller, au ministère des cultes. Les Sermons politiques qu'il publia pendant la guerre de 1813, et dans lesquels il excitait ia jeunesse à reconquérir l'indépendance de la patrie , ont été publiés sous le titre de Die ernsle zeil , ou Le temps grave. Plus tard, il fit partie de la commisson que le gouvernement chargea de la réforme de l'organisation ecclésiastique et de la liturgie, réforme qui ne se fit pas sans opposition, et , de concert avec Draeseke , il publia un recueil périodique intitulé : Nouveau magasin de sermons pour les fêtes et les circonstances particulières. Hansiein mourut le 25 février 1821.
HAILEUS ou VERHAER (François) , né à Utrecht vers l'an 1550, embrassa l'état ecclésiastique , parcourut l'Allemagne et l'Italie, fit connaissance ou P. Antoine Possevin , et l'accompagna dans les voyages que ce Père entreprit par ordre de Grégoire VIII. De retour dans sa patrie, il fut pourvu d'un canonial de Saint-Jacques à Louvain , où il mourut le 11 janvier i032. On a de lui : Annales ducum seu principum Brabautiœ totiusque Belgii , Anvers , 1633, 2 vol. in-fol. Cet ouvrage est divisé en trois parties : la première regarde le Brabant , la seconde les Provinces-Unies , la troisième les troubles