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des Pays-Bas jusqu'à La trêve de IG '•> tout est enrichi de portraits. Ces aima es passent pour lu meilleure histoire qu'où ait du Hiahaut : elles sort généralement forl exactes ei fidèles, famcoraia Hiitoriœ sacrât et profanée, per olympiades et fastos, a Roma condita usque ad Christ um pauum , Anvers,
1G1V, i il— 1 » > 1 . : D> VÏtii tandorum omnium nn-
titmum d temporwn, Cologne, 1605, in-i'ol. C'est un abrégé de Burius. liibliu sucra cum expositioiiibus priteorum Potrum litteralibu»
et mytltctf, Anvers, 11138, 2 vol. in-fol. On n' stime pas beaucoup ce que Harams a écrit sur la Bible.
HAKUAKD ( HniciiAUD ) , professeur de théologie a Leipzig, mort en 1614, à 68 ans, dut le'jour à une l'ain 11 i noble et distinguée de Konilz en Prusse. Ses écrits sont : Do~ ctrina de conjuijio ; De conf ssione ; De magistratu politico; Thèses de Smalkaldinœ confèiBionù articulés; De lege divina , etc. Ou s'attend bien qu ils doivent être imbus des préjugés tle la secte.
HAKDKN. Voy. Hawauden.
HARDL11W1CK ,(iÉiiAHD;, né dans la Gueldre, enseigna la philosophie à Cologne, y fut curé de Sainte-Colombe, et y mourut l'an 1503. 11 a donné des Commentaires sur Aristote , sur quelques ouvrages d'Albert lo Crand, et surles livres de philosophiedu pape Jean XXI, imprimés, H86-1504., en plusieurs volumes in-folio.
HARDION Jacuces; , né à Tours en 1686, vint à Paris en 170'», et se dévoua à l'étude des belles-lettres. Admis en 1711 à l'académie des inscriptions , en qualité d'élève, il fut associé en 1713, et pensionnaire en 1728. Il donna plusieurs dissertations , que l'on peut consulter dans les Mémoires de cette compagnie. En 1730, il fut élu membre de l'académie française, et l'année suivante il commença l'Histoire de l'origine et des progrès de la rhétorique dans la Grèce. Il avait publié sur cette matière douze dissertations , lorsque le roi le chargea de donner des leçons à Mesdames de France , lilles de Louis XV. Ce fut pour l'usage de ses illustres élèves qu'il composa sa nouvelle Histoire poétique , avec un Traité de la poésie française et de la rhétorique, 3 vol. in-12 ; son Histoire universelle, dont il a donné 18 vol. in-i2, ouvrage estimé et utile, quoique le jugement et la saine critique n'y aient pas toujours présidé. Linguet y a ajouté deux volumes : déclamation verbiageuse , hérissée de pointes et de mauvaises plaisanteries, aussi contraires au fond de l'histoire qu'au style qui lui convient ; où tous les faits sunt intervertis et les caractères défigurés ; où les grands hommes sont peints comme des monstres, et les monstres comme de grands hommes ; où des vérités de tous les genres sont sacritiées à des saillies; où des faussetés palpables sont données pour des maximes ; où la haine contre la religion et ses ministres est montée au même point que dans son Essai sur le monachisme. Quand on réfléchit, dit Feller, que cette manière adresse d'écrire l'histoire est depuis devenue générale ; que
annales du genre humain sont devenues un dépôt de corruption ; que le récit des faits prend ses couleurs dans [es passions et la scélérs les écrivains, on préfère lire
lo fictions de là fable et les contes des bonnes. Hanlion mourut à Paris au mois de septembre 1766.
HARDOUIN Jeah . nés Quunperen 1646, d'un libraire de cette vill ■• , entra fort jeune chez les jésuites. Il s'y distingua beaucoup par une pénétration prompte, une mémoire heureuse , mais encore plus par le goût des paradoxes et des opinions singulières. Selon lui, tous les écrits anciens étaient supposés , ù l'exception des ouvrages de Cicéron, de l' Histoire naturelle de Pline, des Satires et des Kpîtres d'Horace, et des Géorgiques de Virgile. Son Enéide a été visiblement composée par un béné lictin du xur siècle , qui a voulu décrire allégoriqueinent le voyage de saint Pierre à Rome. Il n'est pas moins clair que les Odes d'Horace sont sorties de la même fabrique, et que la Lalagéèe ce poète n'est autre chose que la religion chrétienne. Aucune médaille ancienne n'est authentique , ou du moins il y en a très-peu , et en expliquant celles-ci, il faut prendre chaque lettre pour un mot entier; par ce moyen on découvre nu nouvel ordre de choses dans l'histoire. Cette bi/arre façon d'interpréter lui attira une plaisanterie singulière. Un antiquaire, outré de tant d'extravagances, voulut les pousser encore plus loin. « Non, mon « Père, lui dit-il un jour, il n'y a pas une « seule médaille ancienne qui n'ait été frap- « pée par les bénédictins. Je le prouve. Ces « lettres C. O. N. O. R. , qui se trouvent sur « plusieurs médailles, et que les antiquaires « ont la bèlise d'expliquer par Constanii.vo- « poli obsignatlm , signifient évidemment : « Clsi Omnes Nlmmi Officina Benedictina. » Cette interprétation ironique ébranla le P. Hardouin , mais elle ne le changea pas. On assure qu'un jésuite , son ami, lui représentant un jour que le public était fort choqué de ses paradoxes et de ses absurdités, le P. Hardouin lui répondit brusqutment : « Hé 1 « croyez-vous donc que je me serai levé « toute ma vie à quatre heures du matin « pour ne dire que ce que d'autres avaient « déjà dit avant moi? » Son ami lui répliqua : « Mais d arrive quelquefois qu'en se « levant si matin, on compose sans être bien « éveillé, et qu'on débite les rêveries d'une « mauvaise nuit pour de< vérités démonce trées. » Ses supérieurs l'obligèrent de donner une rétractation de ses délires. Il la donna, et n'y fut pas moins attaché. Ses sentiments mènent à un pyrrhonisme universel et à l'incrédulité ; cependant il était plein de vertu et de religion. Il disait que Dieu lui avait ôté la foi humaine, pour donner plus de force à la foi divine. Il mourut à Paris en 1729, à 83 ans , iaissant plusieurs disciples dans sa société, entre autres le fameux P. Berruyer. Ses principaux i uvrages sont : une édition de Pline le naturaliste , à l'usage du dauphin, en 1685, en 5 vol. in-4° , réimprimée eu 1723, en 3 vol. in-fol. Les notes