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,n a ix que toute autre à les faire connaître. Il faut ce flambeau pour marcher dans les tend 11 >'s : c'est une lecture délicieuse que 1 elle des divers chapitres de Herder sur PersépO-
lis et lîabvlone. g ir les Hébreux et sur les
Egyptiens: il semble qu'on se promène au ieude L'ancien monde avec un poëte historien qui touche les ruines de sa baguette, et reconstruit à nos veux les édifices abattus. Or 'm Allemagne, même des hommes
du plus grand talent . une' instruction si ('tendue, que de • criti jues onl accusé Herder de n'avoir pas une érudition assez approfondie, is ce qui nous frapperait, au contraire, ■t la variété de ses connaissances; tontes le- langues lui étaient connues, et celui «le - où l'on reconnaît le plus jusqu'à que point il portait le tact des nations étrangères, c'est son Estai sur la poésie hébraïque. Jamais on n'a mieux exprimé le génie d'un peuple prophète, pour qui l'inspiration poétique était un rapport intime avec la Divinité; la vie errante de ce peuple, ses mœurs, les pensées dont il était capable, les images qui lui étaient habituelles, sont indiqués par Herder avec une étonnante sagacité. »
HERENTALS Piik.i: de), ainsi nommé, parce qu'il était né a Herentals, bourg de la Campioe, dans le diocèse d'Anvers, vers l'an 1320, chanoine régulier de l'ordre dos Prémontrés,mort le 12 janvier 1390, a composé: un Commentaire sur les Psaumes, Cologne, li-83, et Rouen, 150i ; ce n'est guère qu'une compilation faite sans beaucoup de choix; Chronica ab orbis initio, manuscrite, dont Baluze a détaché les Vies des papes Jean XXII, Benoit XII, Clément VI, Grégoire XI et Clément VII, qu'il a insérées dans ses Vies des papes d'Avignon, par cet auteur, Paris, 1693, in-V. On conserve plusieurs autres ouvrages manuscrits de Herentals dans l'abbaye de Floresse, diocèse de Namur, où il a été prieur pendant plus de 30 ans.
HERESBACH vCo\rad), surnommé le Cotumelle de l'Allemagne, né à Heresbach, village du duché de Clèves, en 1509, fut gouverneur, puis conseiller du duc de Juliers, qui le chargea des affaires les plus importantes. 11 lia une étroite amitié avec Erasme, Sturmius et Mélanchthon, et mourut le 1+ octob e 1576. On a de lui : l'Histoire de la prise de Munster par les anabaptistes, jusqu'à leur supplice, en 1536, Amsterdam, 1637; ibid., 1650, in-8°; Rei rusticœ libri quatuor, Spire, 1595, in-8\ On lui doit aussi plusieurs éditions d'ouvrages grecs et latins. )'oy. la liste de ses écrits dans les Mémoires dé Xicéron, tome XXX Vil. Cet auteur possédait plusieurs langues mortes et vivantes.
HÉUIBERT, clerc d'Orléans, hérétique manichéen, fut entraîné dans l'erreur par une femme qui venait d'Italie, et qui était imbue des rêveries de cette secte. 11 se joignit à un de ses compagnons, nommé Lisoius ; et c snme ils étaient t us deux des plus nobles't des plus savants du clergé, ils pervertirent un grand nombre d'autres personnes de diverses conditions, Le roi Robert assembla
un concile en 1017, pour les faire rétracter; mais, comme on ne put jamais les désabuser, on lit allumer, dans un champ près de ia ville, un bûcher, où plusieurs furent brûlés.
IIEIUCOUHT [Louis de), savant jurisconsulte, oé à s lissons en 1687, avocat au parlement de Paris en 1 T 1 2, fut choisi l'année d'après pour travailler au Journal des Savants. 5 - extraits, faits avec beaucoup d'ordre et de netteté, em ellirent cet ouvrage périodique, et Brenl un nom à l'auteur, qui passait pour le meilleur canoniste français. Ses Lois ecclésiastiques dp France, mises dans leur ordre naturel, publiées pour la première fois en 1729, et réimprimées à Paris en 1771, in-fol., lui ont encore fait plus d'honneur par la méthode et la clarté qui y régnent : on remarque cependant qu'en générai il est peu favorable à la puissance ecclésiastique, et que quelques-uns de ses principes pourraient jeter le trouble dans l'administration des choses spirituelles, Oh a encore de lui : un Traité de la vente des immeubles par dé-
I r:t, in-V, 1727; un Abrégé de la discipline de l'Eglise, du P. Thomassin, in-i° ; des Oh'urres posthumes, 1759, i vol. in-12. Cet habile homme mourut à Paris le 18 octobre 1752, aussi regretté pour son savoir que pour sa probité. — Julien de Héricourt, son grand-; ère, mort en 170i, occasionna rétablissement de l'académie de Soissons, par les conférences qu'il tenait chez lui. Il a publié Y Histoire de celte société littéraire, en latin élégant, en 1688, à Montauban, in-8°.
HÉRIGÈRE, moine de Lobbes, célèbre par ses ve.tus et sa science, fut élu unanimement abbé de ce monastère l'an 990. Il jouissait de la plus intime confiance de Notger, évoque de Liège; c e fut à sa sollicitation qu'il composa YHistoire des évéques de Liège, insérée dans les Gesta pontificum Leodiensium de Chapeauville. Aubert Le Mire dit que Notger eut beaucoup de part à la composition de cet ouvrage ; mais Valère André semble avoir démontré le nontraire. Ce pieux et savant abbé mourut en odeur de sainteté l'an 1007.
II est encore auteur de la Vie de saint L'rsmar, en vers, publiée par le P. Henscliénius dans les Acta sanctorum ; d? la Vie de saint Lan^ doalde; de la Discorde de l'Eglise et de l'Avénement du Seigneur, dialogue. Ces deux ouvrages sont manuscrits.
HEKIXCK (Guillaume ), né à Helmont, se fit récollet, fut élevé sur le sié.^e épiscopal d'Vpres, "l'an 1677, et mourut l'année suivante, à 58 ans. On a de lui un Cours de théologie scolastique et morale.
HERLUISON ^ Piekre -Grégoire ) , né à Troyes le k novembre 1759, embrassa l'état ecclésiastique, et devint : rofesseur à l'école militaire de Brienne. Avant adopté les principes de la révolution, il fut nommé bibliothécaire de l'école centrale de l'Aube, puis de la ville de Troyes. Herluison revint dans la suite à des idées plus saines, et fut persécuté pour avoir osé, dans un discours public qu'il fut chargé de pronuucer sur la journée du 9 thermidor, 1 appeler ses concitoyens aux anciens princij ! a morale, de la politique
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et do la religion. Il mourut le 19 janvier 1811, à Saint-Martin-ès-Vignes, près de Troyes. Il lut à la société littéraire de cette ville, dont il faisait partie, quelques ouvrages de sa composition, entre autres, quelques dissertations sur le charlatanisme, la routine, etc. ; un Eloge de Grosley, et un autre du .-avant Pierre Pithou, ses compatriotes; un Discours sur la bonne et mauvaise humeur. Ces divers écrits sont peu remarquables du côté du style ; mais on trouve de la sagesse dans les vues et de la correction. Quoiqu'il fût d'une santé fort délicate, il se chargea de classer la bibliothèque de l'Aube, qui devait être composée de plus de 70,000 volumes. Il a laissé : La Théologie réconciliée avec le patriotisme , Troyes, 1790, 1 vol. in-12, 2e édition, Paris, Leclère, 2 vol. in-12. Il cherchait à y établir, d'après les Pères, le droit des nations de se choisir le gouvernement qui leur convient, ou, ce qui revient au môme, la souveraineté du peuple. Cet ouvrage donna lieu à Maultrot de publier un écrit intitulé : Lettre d'un homme de loi à M. ***, réconciliateur de la théologie et du patriotisme. Ce légiste, dans un autre ouvrage intitulé : Origine et étendue de la puissance royale, 1789 et 1790, soutient que tous les droits résident dans le peuple, dont les rois ne sont que les délégués. Le Fanatisme du libertinage confondu, ou Lettres sur le célibat des ministres de l'Eglise, 1 vol. in-8° ; Cours développé de rhétorique , resté manuscrit ; un Traité sur la religion, publié après la mort de l'auteur, par M. Boulage, sous ce titre : De la religion révélée, ou De la nécessité des caractères et de l'authenticité de la révélation, 1813, in-8°. Il y a aussi d'Herluison quelques poésies latines, insérées dans VAnthologia poetica, de Thévenot, Paris, 1811 , 2 vol. in-8°. Elles sont médiocres et bien au-dessous de sa prose.
HERMAN ou HERMANN, moine de Reichenau, en Souabe, surnommé Contractus, parce que dès son enfance il avait eu les membres rétrécis, mourut à Aleshusen, en 1054, à l'âge de 41 ans, avec la réputation d'un savant profond dans l'histoire et dans les langues. Outre une chronique De sex œtatibus mundi, qu'il nous a laissée, et qui a été continuée par Berthold de Constance, Baie, 1529 et 1536, Saint-Biaise, 1790, 2 vol. in-4", on lui attribue le Salve Regina, Y Aima Iledemptoris , et quelques ouvrages qui font honneur à sa piété. Le premier, quoiqu'en prose, vaut infiniment mieux que le second qui est en vers : il est plein d'onction et de sentiment, écrit d'un style simple, naturel et touchant. Cependant quelquesauteurs croient que le Salve Regina est l'ouvrage d'Adhémar de Monteil, évoque du Puy, légat du pape Urbain il dans l'armée des croisés, et mort eu 1098 {voy. Adhémar). Ce qu'il y a de certain, c'est que quelques anciens appellent cette prière V antienne eu Puy.
HERMAN DE RYévvlCK, hollandais hérétique, fut mis en prison l'an 1499, d'où il sortit après avoir lV.it abjuration ; mais a,\ uit publié une seconde fois ses erreurs, il fut brûié vif à La Haye, en 1512. 11 enseignait
que les anges n'ont point été créés par Dieu, et que l'âme n'est pas immortelle; il niait qu'il y eût un enfer, et voulait que la matière des éléments fût éternelle ; il rejetait l'Ecriture sainte, la loi ancienne et nouvelle : enfin, tous les caprices de l'erreur et du sophisme présidaient à ses jugements, et déridaient de ce qu'il admettrait ou n'admettrait pas
HERMAN DE WIED, appelé ordinairement de Weiden, du nom latin Weda, ou Weida, du comté dont il était seigneur, archevêque de Cologne, était un prince faible et inconséquent. Il signala d'abord son zèle contre les nouvelles hérésies ; mais il se laissa ensuite persuader que la prétendue réforme ne sapait pas par les fondements la catholicité; persuasion qui le porta jusqu'à établir Martin Bucer, prédicateur à Bonn. Il fit aussi accueil à Mélancbthon et à d'autres protestants. Les théologiens de Cologne publièrent, contre la nouvelle doctrine et contre le livre de la réforme, un Antididagma, ou Contre-poison contre le venin de la fausse doctrine, et s'adressèrent au pape et à l'empereur. Le premier, après avoir, en vain, cité l'archevêque, qui continua à faire prêcher le luthéranisme, l'excommunia en 1545, et le déposa de son archevêché, qu'il donna au comte Adolphe de Schawenbourg, son coadjuteur. Le second, comme protecteur de l'Eglise, fit exécuter la sentence du pape. Herman prit le parti de se retirer dans son comté de Wied, où il mourut en 1552, obstiné, diton, dans son hérésie, à l'âge de 80 ans. Adolphe chassa les luthériens et rétablit la religion catholique. Une pareille scène désoia l'Eglise de Cologne, trente ans après, sous Gebhard Truchsès. Un moine apostat, dogmatisant à Bonn, tenta de faire l'apologie de ce Herman, mais il fut solidement réfuté dans une dissertation publiée, en 1790, par M. deBuininck, conseiller del'électeur palatin.
HERMAN DE SAiNTE-BARBE (Guillaume Héris, plus connu sous le nom de Père), écrivain ascétique et religieux carmélite, né l'an 1657, à Liège, mort dans la même ville vers 1707, a écrit : Carmclus triumphans, seu sacrœ panegyres sanctorum carmelitarum ordine alphabetico compositœ, Louvain, 1688, in-8° de 400 pages, ouvrage rare et singulier . Recueil de dizains en l'honneur de saint Joseph, patron de la ville de Liège, 1691, in-4° Méditations sur l'oraison dominicale, tirées des Oeuvres de sainte Thérèse, Liège, 1705, in-8°, anonyme.
HERMANN (Georges), né à Scbwandorff, dans le duché de Neubourg, en 1693, entra chez les jésuites en 1710, et enseigna avec beaucoup de réputation la théologie dans l'Université d'ingolstadt. On a de lui deux traités très-estimés, intitulés : De Deo sciente, Ingolstadt , 1737 , in-8° ; De Deo volente , ibid., 1739, in-8". Il fut deux fois provincial de sa prorince, qu'il gouverna avec ; utant de sagesse que de douceur, et mourut à Ratisbonne en 1766.
HERMANN (CHnisTiAN-GorTHïLF) , né à Erlurth, en 1765, éiudiaavec succès, à l'u-
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Diversité de cette ville et à celle de Gœttin- - sciences théologiques, la j »hi [«>><« >p î ■ et la philologie. De retour dans sa ville natale, il •■ obtint, e i 1789, une première place h l'école îles préd cateurs ; en 1790, il lui nommé i rofesseur à l'université d'Krfurth ; en 1793, professeur au gymnase évanlique de la même ville, ci, deux ans après, membre de l'académie dés sciences d'Erfurth. Pendant la domination des Fiançais en Westph die, il se distingua par son zèle à conserver les écoles confiées h ses soins. S.uin la domination de la Prusse, il eut, en
20, le litre de doyen et la surintendance de l'arrondissement de cette ville. Il est m il le :2u août 1S2J, âgé de 58 ans. Herîuaiin a publié en allemand : Comparaison des théories sur le beau de liant et d Ilemstcrhuys, Erfurt i, 179:2, in-8°; Livre élémentaire de la religion chrétienne, à l'usage des classes supérieures du (iymnase, 1796, in-8% et plusieurs Mémoires et Dissertations. Il a aussi dirigé les Annales scientifiques d ' Erfurth, depuis 1793 jusqu'en 1800.
HERMANT (Godefroi), savant docteur de la maison et société de Sorbonne, né à Beauvais en 1617, obtint un canonicat dans sa patrie, fut recteur de l'université de Paris en 1646, d mourut en 1690, après avoir été exclu de la Sorbonne et de son chapitre, pour l'affaire du Formulaire. Ses vertus et son savoir firent regretter à la sa :e partie du publie un dévouement si déraisonnable à des opinions condamnées. Sa façon de penser le lia intimement avec Sa nte-Beuve, Tillemoht, et les autres solitaires de Port- Royak 11 prit leur style nob e, arrondi, et quelquefois un peu enilé et verbeux. Ce défaut se remarque sui tout dans les ouvrages d'Hermant. Les principaux sont : Les }'ies de saint Athanase, 2 vol. in-V ; de saint Basile et de saint Grégoire de Xazianze, 2 vol. in-i" ; de saint Chrysostome, in-4°, sous le nom de Ménart ; de saint Ambroise, in-4°. Elles ne contiennent pas seulement ce qui regarde ces giands évêques, mais toute l'histoire ecclésiastique de leur temps. Une traduction en fiançais du Traité de la Providence de saint Chrysostome, in-12, 1658; une autre des Ascétiques de saint Basile, in-8°, 1073; Index universalis tolius juris ecclesiastici, in-lbl., Lilie, 1693, avec des notes indignes de fauteur; diver> écrits polémiques conti e les jésuiies. V. sa Vie, in-12, par Baillet.
HERMANT (Jean), curé ue Maltot, dans le diocèse de Riyeux , naquit à Caen en 1050, et mourut eu 1725. On a de lui des Sermons et des Panégyriques; mais il est principalement connu par quatre ouvrage^ très-niédiocres : Histoire des conciles, k vol. in-12; Histoire de l établissement des ordres religieux, Rouen, 1697, 2 vol. in-12 : cette histoire fut réfutée par un religieux, qu'on croit être Hélyot; Histoire des religions ou ordres militaires de l'Eglise et des ordres de chevalerie, ibid., 1698, 2 vol. in-12; Histoire des -Vies, ibid., 3e édit. , augm. du schisme d' Angleterre, 1717, k vol. in-i2. Ce dernier ouvrage souffrit quelque difficulté pour l'im-
pression, parce que l'auteur, par une réticence aussi sngulière que suspecte, n'avait pas parlé des opinions erronées de Jansénius et de Quesncl. Les erreurs et les inexactitudes ne sont pas le seul défaut des livres de l'abbé Hermant ; il écrit d'un style incorrect et boursouflé.
HERMAS (saint), romain, d'une famille distinguée, le même que saint Paul salue dans son Epître aux Romains. Origène le regarde comme l'auteur du livre intitulé le Pasteur; mais il est plus vraisemblable que ce livre a été composé par un autre Hermas, avant la persécution de Domitien, qui s'éleva en 95. Il est cité par Clément d'Alexandrie, Tertullien, etc. Quelques auteurs ont i gardé ce livre comme canonique, mais il est rejeté par la plupart des anciens et par tous les modernes, qui l'ont considéré seulement comme un ouvrage propre à l'édification des fidèles, écrit avec plus de simplicité que de discernement. Il est intitulé le Pasteur, parce que c'est un ange qui y parle sous la figure d'un pasteur. 11 a été traduit en français dans les livres apocryphes de la Bible oe Sacy, 1742, 2 vol. in-12; et en anglais par Wakc. U est divisé en trois parties: les Visions ; les Préceptes ; les Similitudes. On a perdu l'original grec, et il n'en reste qu'une version latine, imprimée dans la Bibliothèque des Pères. Le Martyrologe romain marque au 9 mai la fête de saint Hermas. Les Crées la célèbrent le 8 mars et le 5 oct.
HERMÈS (Georges), théologien allemand, né l'an 1775 à Dreierwalde, dans la province de Munster, entra dans la carrière de l'enseignem nt au gymnase de cette ville en 1798, et fut nommé professeur de théologie dogmatique à l'université en 1807. Lorsque le gouvernement prussien eut établi l'université de Bonn, Hermès y occupa la chaire de théologie catholique. La tendance de certaines doctrines qu'il émit éveilla l'attention de ses supérieurs ecclésiastiques. Mgr de Droste-Wischering, archevêque de Colo0ne , condamna son enseignement, et défendit aux jeunes théologiens de suivre ses cours. Hermès, qui se proposait d'opérer une conciliation entre le catholicisme et le protestantisme, faisait au rationalisme des concessions trop larges, et ne s'apercevait pas qu'en enlevant au catholicisme son caractère surnaturel et divin, il détruisait le principe même de son autorité. Le gouvernement prussien prit la défense du professeur ; mais le saiut-siége condamna plusieurs propositions extraites de ses écrits, comme étant contraires au dogme catholique. Cependant Hermès se fit un certain nombre de prosélytes parmi le jeune clergé d'Allemagne , et ceux-ci prirent le nom (YHermésiens. Cette espèce de secte a survécu à son chef, qui mourut en 1831. Les deux principaux écrits d'Hermès sont : Recherches sur la térité intérieure du christianisme, Munster , 1805 ; Introduction à la théologie chrétienne- catholique, Munster, 1813, in-8°. Ces deux ouvrages sont en allemand. Un de ses disciples, P.-J. Elvenich,
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a publié : Acta Hermesiana quœ compluribus G. Hermesii libris a Gregorio XVI, S. P., per litteras apostolicas damnatis , ad doctrinam Hermesii hujusque in Germania adversariorum accuratius explicandam et adpacem inter contrarias partes restituendam scripsit, etc., Gœttingue, 1836, 1" partie. Le jésuite Perrone a savamment réf ité les doctrines d'Hermès. Voy. les Démonstrations évangéliques, publiées par M. Migne, tome XIV, p. 945 sqq.
HERMÈS (Jean-Augi ste), théologien allemand prolestant, né le 24 août 1736, à Magdebourg, termina ses études théologiques et ph losophiques à l'université de Halle. Après avoir embrassé les erreurs du piétisme, il professa, pendant qu'il était préposé àWahren, des opinions hardies, qui attirèrent contre lui l'animadversion de ses collègues. Uni* de ses questions surtout acheva de les irriter; c'est celle-ci : « Le Christ a-t-il sa- « tisfait pour les peines temporelles dues au « péché? » Il reçut ordre de comparaître devant le consistoire du Mecklembourg et une enquête fut dressée sur sa doctrine. Cependant le gouvernement le nomma premier prédicateur et inspecteur spirituel à Jérichau, dans le gouvernement de la Saxe-Prussienne. Il devint, en 1800, premier conseiller ecclésiastique au consistoire principal et premier prédicateur de la cour. En 1807, l'université d'Helmstadt lui envoya le diplôme de docteur en théologie. Il prit sa retraite peu de temps après, lors de la dissolution du duché de Mecklembourg, et fut placé sur la liste des pensions du nouveau rovaume de Westphalie. 11 conserva toutefois les fonctions attachées à la surintendance, et ne s'en démit qu'en 1821, peu de temps avant sa mort. Nous citerons encore de lui : Histoire de mes opinions et des poursuites, etc., à l'occasion de la question si le Christ a satisfait pour les peines temporelles dues au péché, Berlin, 1777 ; Manuel de la religion, Berlin, 177J ; traduit en plusieurs langues, notamment en français, par Elisabeth-Christine , femme de Frédéric II, Berlin, 1789, 2 vol. in-8° ; Bibliothèque univers, de théologie, 1784-1787, en société avec H.-M. Cramer.
HERMÈS (Jean-Timothée), né l'an 1738, à Petznick, aux environs de Stargard, dans la Poméranie-Ultérieure, était probablement de la même famille que Jean-Auguste, qui fait le sujet de l'article précédent , mais d'une branche éloignée. Il termina son cours d'études et fit sa théologie à Kœnigsberg, où il fut accueilli dans les premières maisons à cause surtout de sa parfaite connaissance de la langue française. Il exerçait les fonctions du ministère évangélique à "Berlin, lorsqu'il y publia son premier roman : Fanny Wilkes, 1766, 2 vol. in-8°, qui fut suivi, quatre ans après, du Voyage de Sophie depuis Memcl jusqu'en Saxe, Leipzig, 1770-75, 5 vol. in-8°. Ce second ouvrage, de beaucoup supérieur au premier, a été traduit en français sur la 12' édition, par P.-B. Lamare, sous le titre de Voyage de Sophie en Prusse, Paris, 1800, 3 vol. in-8°. Mais Hermès pensant que ses fonctions ecclésiastiques étaient peu
compatibles avec des occupations d'un genre aussi profane, s'adonna exclusivement h l'étude de la théologie et de la linguistique. Il fut successivement professeur à l'acarlémiede cavalerie de Bran lebourg, prédicateur à Luben en Silésie, prédicateur aulique au château de Pless, qui était au prince d'Anhalt, et, après avoir habité Berlin pendant 35 ans, il se rendit en Sdésie en 1808, avec le triple titre de surintendant des églises et des écoles de Breslau, de premier pasteur de Sainte-Elisabeth et de premier professeur de théologie. Il mourut le 24 juillet 1821, âgé de 83 ans.
HERMIAS, était de Gala'ie, et vivait dans le iie siècle. Il adopta l'erreur d'Hermogène sur l'éternité du monde, et crut que. Dieu lui-môme était matériel, mais qu'il était une matière animée , plus déliée que les éléments du corps. Le sentiment d'Hermias n'était que le système métaphysique des stoïciens, avec lequel il tâcha d'allier les dogmes du christianisme. Hermias croyait comme les stoïciens, que les âmes humaines étaient composées de feu et d'esprit. Il rejetait Le baptême de l'Eglise,, fondé sur ce que saint Jean dit que Je ^us-Christ baptisa dans le feu et par l'esprit. Le monde était, selon Hermias, l'enfer; et la naissance con tinuelle des enfants était la résurrection. C'est ainsi qu'il prétendit concilier les dogmes de la religion avec les principes du stoïcisme. Hermias eut des disciples qui prirent le nom d'hermiatiques. Ils étaient dans la Galatie, où ils avaient l'adresse de faire des prosélytes.
HERMIAS, philosophe chrétien, que l'on croit plus ancien que Tertullien. Il nous reste de lui une Raillerie des philosophes païens, ouvrage utile à ceux qui i éfendent la religion chrétienne. Guillaume Wort en a donné une bonne édition, à Oxford, in-8°, en 1700, avec des dissertations et des notes. Elle est jointe à YOratio Tatianiad Grœcos.
HERiUNIKB (Nicolas L'), docteur de Sorbonne, théologal et archidiacre du Mans, ne dans le Perche en 1657, mort dans un âge avancé en 1735, se fit resp seter par ses vertus et ses lumières. Il est auteur d'une Théologie scolastiqueeu latin, en7 vol. in-8°, Paris, 1701- 1711. Le Traité de la grâce, qui y est contenu, fut censuré par quelques évoques. On a encore de lui 3 vol. in-12 sur les sacrements.
HERMOGÈNE, hérétique du second siècle, réfuté par Tertullien et Origène, ré? andit ses erreurs en Afrique. Il avait quitté le christianisme pour le stoïcisme. Il prétendait que la matière était coéternelle à Dieu, et que le Créateur en avait tiré toutes les créatures. C'était à cette matière qu'il attribuait toutes les imperfections de cet univers.
HÉRODE LE GRAND ou I'Ascalomte , ainsi nommé parce qu'il était d'Ascalon , ville de Judée, naquit l'an 71 avant l'ère chrétienne, d'Antipater, juif iduméen, qui lui procura le gouvernement de la Galilée. Il suivit d'abord le parti de Brutus et Cassius ; mais, après leur mort, il embrassa celui d'Anlome, qui le fit nommer tétrarqu >, et ensuite roi «le la Judée, l'an 40 avant Jésus- Christ. Antigone, son compétiteur, ayant ècé
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mis h mort, trois ans après, par ordre du sénal , il demeura paisible possesseur de son royaume. Ce l'ut alors qu'il Épousa Marianne,
fille d'Alexandre, lils d'Aï istobu e. Un autre
Aristobule, frère de cette pi rteesse, i 1» int la grande sacrificature; mais Ëérodè, avant conçu de la jalousie con re lui, le lit noyer l'an 35 avant îésUS-Christ. Cinq ans après, baibare lit mourir llvran, aïeul do la reine, sans que son âge de 80 ans, sa naissance ©1 sa dignité pussent le garantir. Après la bataille il' Art ium, dans laquelle Antoine, son protecteur, fût défait, il alla trouver Auguste qui était alors à Rhodes. Il sut si bien lui faire la cour, que ce prince le reçut au nombre de ses amis, et lui conserva le royaume des Juifs. A son retour en Judée, il fit mourir Sobème, pour avoir révélé à Marianne que Hérode lui avait donné ordre de la luer si Auguste l'eût condamné; et, l'an 28 avant Jésus-Christ, il fit mourir Marianne môme, qu'il avait aimée avec une passion extrême : telle est la fin ordinaire des amours violentes, surtout de celles des rois. Après sa mort, il eut un vif remords de son crime et devint comme frénétique, jusque là que souvent il commandait à ses gens d'ap, eler la reine comme si elle eût été encore en vie. Ce désespoir le jeta dans une maladie cruelle, et il ne recouvra la santé que pour faire mourir Alexandra, mère de Marianne. Le mari de sa sœur Salomé, tous ceux de la race des Asmonéens, tous ses amis, fous les grands, dès qu'ils lui donnaient quelque ombrage, perdaient la vie sans aucune forme de justice. Ce tyran montra pourtant quelque humanité dans les horreurs de la pesle et de la famine qui ravagèrent alors la Judée. Il fit fondre toute sa vaisselle d'argent ; il vendd les meubles les plus rares et les plus précieux de son cabinet, pour soulager la misère publique. 11 ajouta à ces belles actions, celle défaire réparer, d'augmenter le temple, l'an 19 avant Jésus-Christ; mais il ternit la gloire de celle-ci, en faisant arborer l'aigle de Jupiter ou l'aigle romaine, sur ce saint édifice ; en faisant brûler vif Judas, fils de Sariphée , qui avait engagé le peuple à l'abattre; en construisant un théâtre et Un amphithéâtre, où, de cinq en cinq ans, il fit célébrer des combats en l'honneur d'Auguste. Cet empereur y fut si sensible, que, dans son second voyage en Syrie, il lui donna la souveraineté de trois nouvelles provinces. La reconnaissance d'Hérode fut poussée alors jusqu'à l'impiété ; il fit bàlir une ville et un temple à son bienfaiteur, comme à un Dieu. Auguste lui accorda tout, et quelque temps après, ayant accusé auprès de lui ses deux fils Alexandre et Aristobule, il eut la permission de Les punir, s'ils étaient coupables. Ce monstre, altéré du sang de ses propres enfants, 1 -s fit étrangleiTun et l'autre. On préten I que c'est à cette occasion qu'Auguste dit qu'il valait mieux être le pourceau que le fils d'Hérode; mais Macrobe assure que ce mot d'Auguste a eu lieu à l'occasion d'un fils d'Hérode, enveloppé dans le massacre des Innocents : exécution horrible, où
ce barbare signala sa cruauté et sa féroce ambitiori. Le Messie venait de naître à Bethléem; il envoya des soldats dans le territoire de cette ville et de ses confins, avec ordre de passer au fil de l'épée tous les enfants mâles qui sciaient au-dessous de deux ans l.a mesure était comble. Hérode mourut rongé des vers, deux ou trois ans après la naissance de Jésus-Christ, à 71 ans, dont il avait régné plus de 40. Comme il savait que le jour de sa mort devait être une fête pour les Juifs, il ordonna qu'on renfermât dans l'hippodrome les principaux de la nation, pour les faire mourir au moment qu'il expirerait, alin que chaque famille eût des larmes à terser; mais cet ordre, aussi affreux qu'extravagant, ne fut pas exécuté. Croirait-on que ce scélérat eut des flatteurs et des enthousiastes? Sa grandeur éblouit tellement quelques imbéciles, qu'ils le prirent pour le Messie; c'est ce qui donna lieu à la secte des kéroâiens. Hérode fut le premier qui ébranla les fondements de la république judaïque. Il confondit à son gré la succession des pontifes, affaiblit le pontificat qu'il rendit arbitraire, et énerva l'autorité du conseil de la nation, qui ne fut plus rien. C'est toujours par de telles innovations que périssent les nations et les empires. Mais quand les despotes et les tyrans osent l'entreprendre, la ruine publique est déjà préparée par d'autres causes. On peut consulter sur l'histoire d'Hérode , qui a exercé la critique d'un grand nombre de savants, le Mémoire de Frérct inséré dans le tome XXH du Recueil de V Académie des inscriptions et belles-lettres. Cellarius a publié une Histoire d'Hérode en latin, Leipzig, 1712, in-8°.
HERODE ANTIPATER ou ANTIPAS, fils d'Hérode le Grand, fut tétrarque de Galilée après la mort de son père. 11 avait épousé la fille d'Arétas, roi des Arabes ; mais étant devenu amoureux d'Hérodiade, femme de son frère, il la lui ravit, et répudia sa femme légitime. Arétas, pour venger cet affront, lui fit la guerre, et les troupes d'Hérode furent souvent battues. Les Juifs crurent que cette défaite était une punition du ciel à cause de la mort de saint Jean-Raptiste, qu'il sacrifia à la fureur de sa maîtresse, par une complaisance criminelle. Dieu vengea cette mort; car Hérode, accusé d'avoir voulu exciter quelques révoltes en Judée, et ne pouvant se justifier auprès de Càligula, qui d'ailleurs ne l'aimait pas, fut relégué à Lyon avec Hérodiade, où ils moururent tous deux misérablement. Cet Hérode est le môme à qui Jésus-Christ fut envoyé par Pilate.
HERODIADE ou HERODIAS, sœur du roi Agrippa, et femme de Philippe, dernier fils d'Hérode le Grand, quitta son mari pour épouser Hérode Antipas son beai-frère. C'est cette femme qui demanda la tète de saint Jean-Baptiste, parce que le saint précurseur lui reprochait son adultère. Elle fut exilée à Lyon avec Hérode, et y mourut vers l'an 40 de J.-C.
HEROLD (Jean-Basile), né à Hocchstœd* en 1511, se maria à Bâle, où il fut aux gages
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des libraires, ^es magistrats lui ayant donné le titre de citoyen, il prit le nom de Basilius. Il mourut après 1566. On a de lui : Hœrescoloqia, seu Collectio theoïoqorum ad confier tationcm hœreseon, Bàle, 1556, in-folio; une Continuation de l'Histoire de Guillaume de Tyr, imprimée à la suite; Oriqinum et antiguitatum Germanicarum libri , leges videlicet Snlicœ, Ripuariœ, Alamannorum, etc., BAle, 1557, in-fol.,et dans le recueil des ancienni s lois, par Frédéric Lintlenbrog, Francfort, 1613, in-fol.; Chronique de Mayence, Francfort, 1551, in-fol., en allemand; des Notes sur Euqippius ; une traduction de l'Histoire de Diodore de Sicile, et de celle de Dictis ; Hori Apollinis Bildschrifft ; c'est une traduction des Hiéroglyphiques de Hor-Apollon ; une Mythologie. La plupart de ces ouvrages ont été imprimés ensemble, chez Pétréius, à Râle, 155V, in-fol. 11 avait la réputation de bien écrire en allemand. On trouvera la liste de ses ouvroges dans l'Epitome de la Bibliothèque de Gessner.
HEROUVILLE (l'abbé d'), qui vivait dans le xviii" siècle, est auteur des ouvrages suivants, auxquels il ne mit pas son nom : Limitation de la très-sainte Vierge, sur le modèle de limitation de Jésus-Christ , Paris, 1768, in-24, souvent réimprimée dans les formats in-12, in-18, in-32, avec ou sans figures ; Neuvaine à V honneur du sacré-cœur de Jésus , Avignon et Paris, 1770, in-24; L'Esprit consolateur, Paris, 1775, in-12, souvent réimprimé; Lectures chrétiennes, Paris, 1779, in-12.
HERRADE DE LANDSPERG, abbesse du monastère de Hohenbourg ou de Sainte-Odile en Alsace, où elle mourut le 25 juillet 1195, composa un ouvrage intitulé : îlortus deliciarum, dont on possède encore Je manuscrit autographe. « Cet ouvrage, qui se com- « pose, dit un biographe, de six cent qua- « rante-huit feuillets, est orné d'un grand « nombre de dessins et de ligures coloriées, « destinées à éclaircir le texte et souvent à « en tenir lieu. C'est une sorte d'encyclopé- « die abrégée des connaissances humaines « sous le point de vue religieux, écrite en « latin. Les auteurs qu'elle cite sont en grand « nombre, et, si l'on excepte la Bible, saint « Augustin, Gennadius de Marseille, ils ont « tous écrit entre le ixe et le xne siècle. Aux « récits historiques et aux détails technolo- « giques elle fait succéder des explications « allégoriques, des exhortations morales et « des vers pleins de douceur, d'onction et de « sentiments pieux qu'elle adresse à ses re- « ligieuses. Les figures principales sont des- « sinées et groupées avec goût, et paraissent « copiées d'après des originaux byzantins, « mais les costumes sont du xn° siècle et « offrent un grand intérêt historique. Ce qui « nous paraît très-remarquable, c'est la ma- « nière dont elle a figuré le tableau d'ensem- « ble des connaissances humaines dont elle « traite dans son livre. Au-dessus d'une tête « à triple face, qui est la Trinité sainte, elle « a écrit Ethica, Logica, Physica, c'est-à-dire « la morale, la logique, la physique, et ce « dernier mot comprend toutes les sciences
« naturelles, mathématiques et« phvsiques. « Au-dessous de la Trinité est le Saint-Es- » prit d'où sortent les sept sources qui don- « nent naissance aux sept arts libéraux, sa- «voir : la rhétorique, la dialectique, la «musique, l'arithmétique, la géométrie, « l'astronomie, la poésie ou la magie. Mais « les diables, sous la figure d'oiseaux noirs, « sont représentés souillant à l'oreille des « magiciens et des poètes un art mensonger « et impie. Près de la Trinité sainte au con- « traire et d;;ns un demi-cercle qu'elle a tracé, « on voit Socrate et Platon assis devant un « livre ouvert. Les divisions principales et « les subdivisions des connaissances humai- « nés rappellent, par la manière dont Her- « rade les a disposées, l'arbre dont se ser- « vent nos encyclopédistes modernes pour « montrer comment les connaissances géné- « raies insciites sur le tronc se subdivisent « ensuite en un nombre inlini de branches « et dérivent les unes des autres, avec cette « différence cependant que Herrade, par son « emblème, fait descendre du ciel et émaner « de Dieu les notions intellectuelles de « l'homme, et que nos modernes philosophes « semblent, par le leur, les faire swlirde la « terre et s'élever de bas en haut. Il y a tout « un système de métaphysique religieuse « dans ces deux conceptions opposées et at- « teignant cependant au même but. » îl a été publié, un très-bon mémoire allemand sur cette abbesse, intitulé : Herrade de Landsperq, abbesse de Hohcnburg ou de Sainte-Odile en Alsace dans le xne siècle, et son ouvrage Hortus deliciarum, pour servir à l'histoire des sciences, de la littérature, des arts, des mœurs , des costumes et des armes du moyen âge, par Christian Moritz Engelhardt, 1818, in-8°, avec un atlas in-folio de 12 planches. HERRGOTT (le Père Marquard), ou Jean-Jacques, bénédictin . célèbre par ses connaissances profondes en diplomatie, naquit à Fribourg en Brisgau le 9 octobre 1694. Son érudition lui mérita les bonnes grâces de l'empereur Charles VI et de Marie-Thérèse. En 1736, il fut nommé conseiller impérial et historiographe de cette souveraine, et on lui fournit tous les secours nécessaires pour ses savantes recherches sur les monuments historiques de la maison de Habsbourg. Il mourut à Vienne le 9 octobre 1762, après avoir publié plusieurs ouvrages estimés , d'une grande importance pour la 'maison d'Autriche : Genealogia diplomatica augustœ gentis Habsburqicœ , qua continentur vera gentis hujus exordia , antiquitates , etc. , Vienne, 1737, 2 tomes en 3 vol. in-folio, fig. ; Monumenta Augustœ domus Austriacœ ex fabulariis aliisque locis eruta, Vienne et Fribourg, 1750-72, k vol. in-folio, fig. ; Velus disciplina monastica, seu collectio auctorum ordinis S. Benedicti maximam partent inédit orum, etc., Paris, 1726, m-k°.
HERSAIS (Marc-Antoine), professeur d'humanités et de rhétorique au collège Duplessis, et ensuite d'éloquence au collège royal à Êaris, naquit à Compiègne en 1652 et fut l'ami de Âollin dont il avait été le maille.
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Après s'être signalé dans ses places par lo publia plusieurs ouvrages contre les jansé-
t. lient d • saisir les beaux endroits des auteurs nistes, les bohémistes , les sehvenkfeldistes
et de les faire sentir aux autres, il se retira et autres hérétiques. Ou distingue celui qui
a Corapiègne, sa patrie, où il fonda un col- a pour titre : Calvinus Cornelii Jansenii
lége, auquel il présidait souvent lui-même. Iprensis episoopi, sanctœ Scripturœ, pontifi-
II y mourut en 1724, açé de ~l ans. La mort cibus, consiliis et tandis Patribus, prœpri-
ravit a la fois à la patrie un citoyen.aui arts mis Auquslino , e diametro oppositus , Bres-
un ami, aux pauvres un père, aux maîtres un lau, 1716, in-12.
modèle, aux écoliers un guide,un consolateur HERVÉ fut sacré archevêque de Reims le et un rémunérateur. On a de lui : YOroison 6 juillet 900 , et présida ce même jour à un funèbre du chancelier l.< Tri lier, en beau latin, concile composé de plusieurs évoques, où il traduite en français par l'abbé Bosquillon, anathématisa les assassins de Fulcon , son de l'académie de Soissons; des pièces de poé- prédécesseur, et lit éteindre les lumières de 8ie, dans lesquelles on remarque beaucoup l'église (c'est le premier exemple de cet de goût et une latinité pure; des Pensées édi- usage). Il tint divers autres conciles avec ses fiantes sur la mort ; le Cantique de Moïse sutl'ragants. Le plus célèbre est celui de après le passage de la mer Rouge, expliqué Trosley, village près de Soissons, l'an 909, selon les règles de la Rhétorique, inséré par dont il a écrit les actes. Il travailla beau- Rollin, un des meilleurs disciples de ce mal- coup h la conversion des Normands, qui tre, dans son Traité des études. étaient encore ensevelis dans les ténèbres du HKKSKNT iCiiAfli.KS),doctcurdeSorbonne, paganisme. Le pape Jean X lui témoigna la d'abord prêtre de l'Oratoire, ensuite chance- satisfaction qu'il avait de son zèle. Enfin, lier de l'Eglise de Metz, est principalement après s'être fait estimer par sa douceur, par connu, pai l'ouvrage fameux et peu commun, sa charité et par son amour pour la disciintitulé Optatus Gallus de cavendo schismate, pline ecclésiastique , il mourut en odeur de 1640, in-8°. Ce libelle sanglant contrôle car- sainteté le 2 juillet 922. Outre les actes du dinal de Richelieu, qu'on accusait de vou- concile de Trosley, on a encore de ce préloir se faire déclarer patriarche, adressé aux lat un ouvrage adressé à Witon, archevêque prélats de l'Eglise de France, fut condamné de Rouen, divisé en 23 chapitres, sur la pénipar eux et par le parlement, comme propre tence qu'il faut imposer aux relaps qui, après a brouiller l'Eglise et l'Etat. « L'auteur vio- avoir été baptisés, retournent aux idoles. On « lent, dit l'abbé Bérault, et déclamatcur de le trouve inséré dans la Bibliothèque des Pères « son naturel, qui l'avait réduit à sortir de la et dans les dernières éditions des conciles. « congrégation de l'Oratoire, pouvait avoir HERVÉ, bénédictin du Bourg-Dieu , vers « des torts dans les tours et les saillies de sa 1130, dont on a un Commentaire sur Isaie, et « chaude éloquence; mais ses alarmes à un autre sur les EpUres de saint Paul, im- « l'égard du schisme n'étaient pas tout à fait primé avec les OÈuvres de saint Anselme, « imaginaires. Le prince de Coudé qui, tout dans l'édition de Cologne. « attaché qu'il était à la foi et à l'unité ca- HERVÉ (Natalis ou Noël) , surnommé le « tholique, n'avait assurément pas l'imagina- Breton, parce qu'il était natif de la Basse- « tion visionnaire, parlait de ce schisme re- Bretagne , fut le 14' général de l'ordre de « douté comme d'un mal ieur presque iné- Saint-Dominique , en 1318, et l'un des plus « vitable, dans la situation où étaient les zélés défenseurs de la doctrine de saint Tho- « choses. » Le P. Rabardeau entreprit de mas. Il mourut à Narbonne en 1323. On réfuter VOptatus Gallus, et réussit fort mal. a de lui : des Coynmentaires sur le Maître des Isaac Habert le fit avec plus de succès dans sentences; un Traité de la puissance du pape; son traité De consensu hierarchiœ et monar- une Apologie pour les frères prêcheurs, et chiœ. Mais la meilleure réponse fut la mort plusieurs autres ouvrages en latin, savants, du cardinal de Richelieu, arrivée dans ces mais assez mal écrits. C'était un homme conjonctures. Le patriarcat français descendit d'une vertu rare et d'une prudence consomavec lui dans le tombeau, ou plutôt rentra mée. Il fit plusieurs statuts pour entretenir dans le néant, d'où lui seul avait pu se flaîter dans son ordre la paix que quelques faux de le tirer. Hersent passa à Rome, et son mystiques commençaient à troubler, génie bouillant et emporté n'y plut pas plus HERVÉ (Daniel),' prêtre de l'Oratoire, né qu'à Paris. Ayant prêché le Panégyrique de à Saint-Pèie, dans le duché de Retz, audiosaint Louis, et y ayant mêlé les erreurs de cèse de Nantes, en 1621 , mort à Rouen le 7 Jansénius, il fut décrété d'ajournement per- juillet 1694, était entré dans la congrégation sonnel par l'inquisition, et, comme il refusa en 1642, et professa la philosophie et la théode comparaître, il fut excommunié. De re- logie dans plusieurs collèges. On a de lui : tour en France, il mourut au château de Lar- Sermons sur les évangiles de tous les diman goue en Bretagne, en 1660. On a de lui des ches de Vannée, Rouen , 1692, 2 vol. in-8° ; Oraisons funèbres, des Sermons, quelques li- Paraphrase de la messe, Lyon , 1683 , in-12; belles cont e la congrégation qu'il avait quit- La Vie chrétienne de la vénérable sœur Marie tée; une traduct. française du Mars gallicus de V Incarnation (Madame Acarie), fondatrice de Jansénius, évèqucd'Yprcs; i n Traité delà des Carmélites en France, Paris, 106G, in-8° : souveraineté du roi à Metz , pays Messin, et c'est moins une histoire qu'un panégyrique autres villes et pays circonvoisins, 1633, in-8°. diffus; une LIarangue prononcée, en 1667, de- HERTZICi [François), jésuite, né à Muglitz vaut les jurats de Bordeaux, à l'occasion de en Moravie, en 1674, mort à Breslau en 1732, l'acquisition du collège de Guyenne , que la
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ville avait offert, dès l'an 1639, à sa congrégation ; Apocalypsis B. Joannis apostoli explanatio historien, ï.yon , 1684, in-4°. L'auteur cherche à expliquer les vingt premiers chapitres de ce livre mystérieux par les événements an ivés dans l'empire romain et dans celui de Turquie.
HERVET (Gentian), docteur de Sorbonne, né à Olivet, près d'Orléans en 14 9, fut appelé à Rome par le cardinal Polus, pour travailler à la traduction latine des auteurs grecs. Son rare savoir et la douceur de sa conversation lui acquirent l'amitié de ce cardinal et de tous les hommes illustres d'Italie. Après avoir paru avec éclat au concile de Trente, il revint en France , où il fut fait grand vicaire de Noyon et d'Orléans , et ensuite nommé h un canonicat de Reims. Il mourut dans cette ville, en 1584, à 85 ans. Hervet avait plus d'application que de talent, et plus de savoir que de goût. On a de lui une foule d'ouvrages : deux discours en latin, prononcés au concile de Trente. Dans le premier , il insiste sur la nécessité de rétablir la discipline ecclésiastique ; dans le second, il traite des mariages clandestins ; Discours des troubles de Vannée 15i 2 , en France; des livres de controverse, et des traductions des Pères ; une mauvaise traduction du concile de Trente. Ses versions françaises ne peuvent plus se lire , parce que le langage a vieilli ; mais les latines ont conservé leur prix.
HERWART (Jean-Georges), de Hohembourg , chancelier de Ravière , né dans le xvr siècle, à Augsbourg, d'une famille patricienne , s'occupa surtout de mathématiques et de chronologie. On a de lui : Tabulée arithmeticœ prostaphereseos univer sales, Munich , 1610, in-fol. , manuscrit très-rare. L'invention des logarithmes a rendu ces tables inutiles; Chronologia nova, vera et ad calculum astronomicum revocata , ibid., 1612, in-4° , lre partie ; 1626 , 2e partie ; Ludovieus IV imperator defensus, ibid., 1618-1619, 3 parties, in-4°. L'auteur y défend ce prince contre les attaques de Rzovius , qui se rétracta.— Son tils, Jean-Frédéric Herwart, est auteur de l'ouvrage : Admiranda ethnicœ théologie mysteria populata, etc., M un ch, 1626, in-4°, que l'on a quelquefois attribué au père, et qui est devenu rare. Il s'attache à y démontrer que les premières divinités des Egyptiens ont été les phénomènes de la nature, personnifiés et adorés sous des noms symboliques.
HESHUSIUS, théologien de la confession d'Augsbourg, plus connu sous le nom de Tilemannus , naquit a Wésel, au pays de Clèves , en 1526. Il enseigna la théologie dans un grand nombre de villes d'Alh magne , et se fit exiler presque de toutes pour son esprit inquiet, turbulent et séditieux. Il mourut en 1588, à 62 ans. On a de lui : des Commentaires sur les psaumes , in-fol. ; sur Jsaie, in-fol. ; sur toutes les Epîtres de saint Paul, in-8' ; un Traité de la Cène et de la Justification, in-fol. ; Errores quos Romana Ecclesia furenler défendit. Ce traité d'un forcené ne se trouve pas facilement. Il fut im-
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primé à Francfort en 1577 , in-8\ Il a laissé d'autres ouvrages, dans lesquels on remarque peu d'ordre et eneore moins de jugement. KESMIVY DAURIBEAU (l'abbé Pierre), né à Digne le 25 février 175-5, entra à l'Age de 16 ans dans la congrégation de l'Oratoire, qu'il qiitta au bout de quelques années, mais pour laquelle il conserva toujours un profond attachement. En 1782, Louis XVI le nomma chanoine et archidiacre de l'Eglise de Digne, et plus tard il devint officiai et vicaire général. A l'époque de la révolution, il émigra et se relira en Italie, où il donna des leçons de langue latine à madame Adélaïde de France. En 1800, il assi ta à l'élection de Pie VII comme conclaviste du cardinal Caraffa, ce qui lui valut un canonicat d'honneur à Sainte-Marie in Via Lata. Sous l'empire , il obtint la chaire de littérature française à Pise, par la bienveillance de Fontanes; déjà, après son entrée dans la congrégation de l'Oratoire, il avait professé l'éloquence au Mans. A son retour en France , après la Restauration, il se fixa à Paris, et lo gouvernement lui offrit, dit-on, un évêché. Il employa ses loisirs à composer divers écrits sur des matières ecclésiastiques , et mourut à Paris sur la fin de l'année 1843, dans sa 88e année. Il était de plusieurs académies, notamment de celle des Arcades de Rome, et était membre des ordres du Chris.t, de Saint-Jean de Latran et de l'Eperon-d'Or. Parmi ses nombreuses productions, on cite : Lettre à M. Barruel, sur la détention de l'évêque de Senez , insérée dans le Journal ecclésiastique de décembre 1791 ; Traduction de l'Oraison funèbre de Louis XVI, prononcée en latin en présence de Pie VI, dédiée à mesdames Adélaïde et Victoire, 2 éditions; Traduction du discours aux Romains sur les prodiges par lesquels le Seigneur a manifesté sa toute-puissance pour la défense de son Eglise dans ces derniers temps, par Marotti ; Traduction de la lettre pastorale de S. E. le cardinal Maury, lors de la prise de possession des évêchés réunis de Montefiascone et Corneto, 1791; Bienfaits de Pie VI et de ses Etats envers les Français émigrés, fiançais et italien, 1796, in-8°; Traduction française, par ordre de Pie VI , des Motivi di conforta agli Italiani, 1797 ; Témoignages authentiques contre le serment de haine à la royauté, réunis par les ordres du Sacré Collège, Venise, 1799, in-12 ; Oraison funèbre de Pie VI, traduite du latin de Rrancadoro, dédiée à Louis XVIII, et enrichie de notes, 3 éditions, Venise, 1799. Elje a été tradi.ite du français en italien par l'abbé Palmario Canna; Oraison funèbre du cardinal Gcrdil, traduite de l'italien de Fontana, avec des notes étendues, in-8°; V Antiquaire, ou le Gxiide des étrangers pour un cours d'antiquités romaines, traduit de l'italien, Rome, 1802, in-8°; Description du monument érigé par Canova à la mémoire de Marie-Christine, archiduchesse d'Autriche, traduit de l'italien de Vaci Vivere, 1802, in-12; Journal pittoresque des édifices antiques de Rome et de ses environs, traduit de l'italien de Uggeri, Rome, 1804 et suiv., 5 vol. in-'-i0; Journal sur les
Gli7 HRS
médaillée antiques inédites , par Alcv.ii n Ire
Vigconti, traduit de l'italien, Home, 1806, in-V" : les événements politiques el l'éloignemenl de l'auteur interrompirent cette
publication ; Distours académique sur les ntantaget de ta langue française, in-'r, avec fies noirs historiques èl littéraires, prononce ou 1812 ii Fisc, ou il occupait alors la chaire de littérature française; Discours académiquee et Mélanges historiques sur Massillon , suivis d'un choix de ré/le. rions des plus habiles écricuiiis sur V éloquence sucrée, pour ceux qui se destinent ù lu chaire : l'abbé Hesiiiiv\ d'Au-
ribeau fut l'éditeur de ce volume, Besançon,
1823, iu-S". Cet ouvrage fait aussi partie de l'édition des œuvres de Massillon, qu'il donna avec If. l'abbé C..., en 1828; une Lettre sur le conclave, liais son principal ouvrage esl celui qui a pour litre : Mémoires pour servir à l'histoire de lu persécution française, recueillis pur les ordres de Pie VI, Rome, 1795, 2 vol. in-8°. Ces deux volumes sont les seuls qui aient été publiés, les manuscrits a.>ant été brûlés en 1799, à Florence, lors de l'invasion française. En 1814, il publia des Extraits de quelques écrits de l'auteur des Mémoires pour servir, etc., par un Français toujours fidèle au lis de saint Louis et de Henri IV, mai et juin 1814, sans nom de lieu, et anonyme, comme la plupart des autres ouvrages de l'auteur. Il avait fourni des articles à Ja Biographie universelle, de Michaud, et à divers journaux ou recueils périodiques, et avait cultivé avec succès la poésie française et la poésie latine.
HESPELLE (l'abbé Augustin), né à Neuville-Saint-Vaast, près d'Arras, le 9 décembre 1731, chapelain des Quinze-Vingts, composa plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : le Chemin du ciel, ou la Vie du chrétien sanctifiée par la prière, Paris, 1773, in-12; la Théotrescic,ou la Véritable relie/ion démontrée contre les athées, les déistes et tous les sectaires, 1774, 2 vol. in-12; nouvelle édition, 1780, 3 vol. in-12; Recueil de prières, dédié aux carmélitesde Saint-Denis; l'A urore du Fiat lux, 1797; le Dédale des aberrations du chaos français, il n'y a plus ni activité, ni énergie, ni foi, ni loi, ou l'on démontre (contre M. de Beausset) qu'on ne peut ratifier par un serment la soumission des lois aux caprices d'un individu, sans saper tout principe de morale, etc., Malines (vers 1797;, in-8°; le Fiat lux du chaos français, où l'on voit la déviation de tout principe, de toute vérité et de toute tradition, etc., Bruxelles, sans date (1799). On lui attribue le Jansénisme démontré et condamné. L'époque de sa mort est incertaine.
HESS (Jean-Jacques), théologien protestant, né à Zurich l'an 1741, était neveu de Gaspard Hess, pasteur à Neftenbach, ami de Klopstock, sur la Messiade de qui il publia des Réflexions, Zurich, 17V9. Jean-Jacques Hess fut reçu dans le clergé dès 1760, avant s'a 20' année, et son oncle obtint qu'il lui fût donné pour vicaire. C'est alors qu'il commença à composer ces ouvrages qui lui ont valu une place distinguée parmi les théolo-
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udens protestants de l'Allemagne. En 1777, ii fui appelé à Zurich pour remplir les fonctions de diacre à l'église Notre-Dame, et il devint président de la société ascétique. Après la mort d'Ulrich, en 1795. il fut, contre son gré, dit-on. préféré à sou ami 1. avaler pour la place à' autistes, la première du clergé du canton de Zurich. Il mourut le 29 mai 1828, à 87 ans, laissant entre autres ouvrage-: Lu mort de Mn, se, poème, Zurich, 17<>8; Lu Vie de Jésus. Zurich, 17C>8-1772, 6 vol. in-8°; Du règne de Dieu, essai sur le plan des institutions et révélations divines, 1774; Histoire et écrits des apôtres, 1775; Histoire des Israélites, 1 .70-1788; Histoire de Josué et des fs de guerre, 1779, 2 vol.; L'instituteur chrétien pour l'histoire des apôtres, 1781-1788; Doctrine et actions île \otre-Seigneur, pour servir de supplément èi la Vie de Jésus, 1782; L'Jle de l'espérance, parabole, nouvelle édition, 1783; Histoire de David et de Salomon, 1785, 2 vol.; LListoirc des rois de Judo, après l'exil, 2 vol.; Le Voyage, deuxième conte allégorique, 1789; Bibliothèque de l'histoire sainte, Zurich, 1791 : c'est un recueil de divers morceaux ayant pour but d'éclaircir l'histoire biblique; La nouvelle constitution de l'Hclvétie, par rapport à la religion et aux mœurs, 1798 ; Le chrétien dans les dangers de sa patrie , sermons prêches pendant le temps de la révolution, 179!); Des droits de l'Eglise, et de leur exercice dans notre pays, 18G0; Ma Bible, chant dédié aux amis de l'institution biblique, 1815. On a encore de Hess beaucoup de pièces de vers, de discours et de sermons.
HESSELBERG (Jean-Frédêwc), théologien luthérien, né le 17 décembre 1700, à Mittau, exerça les fonctions de pasteur en divers endroits, et mourut le 21 mai 1759, à Grobin, où il était membre du consistoire. Hesselberg composa plusieurs éloges funèbres et divers opuscules sur des points d'érudition et de théologie ; il fit surtout de la conversion universelle des Juifs l'objet de ses méditations, et il écrivit sur cette matière contre Wolfïer et Schubert, notamment une Réfutation des assertions de Wolffer sur la conversion des Juifs, 1745, et une Lettre à Schubert sur les preuves qu'il allègue contre leur conversion, etc., Hambourg, 1749, in-4°. Tous ces divers écrits sont en allemand. On a encore de Hesselberg, une édition de la Théologie pastorale de Baumgarten, Halle, 1752, in-8 , avec des éclaircissements et des notes.
HESSELINK (Gérard , théologien anabaptiste, né à Groningue en 1755, fut reçu en 1778, à l'âge de 22 ans, docteur en philosophie. 11 acheva son instruction ecclésiastique au séminaire des protestants mennonites (anabaptistes, d'Amsterdam, fut prédicateur pendant 5 ans à Bolswaard dans la Frise, et fut rappelé, en 1786, au séminaire d'Amslerda*m pour y remplir la chaire ae professeur de théologie; ceHe de philosophie lui fut donnée en 18w0. Hesselink occupa cette dernière place de la manière la plus brillante jusqu'à sa mort arrivée dans le mois de novembre 1811. Outre des thèses et des disser-