‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 151 sur 323 · HIL · texte numérisé non relu

HIL

Il a été traduit en flamand, Anvers, 1715, '{ vol. in-8", avec tig. Van Rhyn a traduit les deux ouvrages en hollandais.

BEY ( le révérend John), théologien anglican, né l'an 1734 , termina ses études à Cambridge, et après avoir été un des prédicateurs attachés a la chapelle du roi à Whiteliall, obtint, en 17K0, la chaire de tb/'OlOJtie de l'université, qu'il conserva jusqu'en 1795. Il l'ut ensuite ministre à Claverton dans le comté de Buckinghara , se démit de ses divers litres ecclésiastiques, et mourut à Lon-' dres le 1" mars 1815. On a de lui : Essai sur la rédemption , poème, 1763, auquel un prix fut décerné ; un recueil de Discours sur les sentiments malveillants, 1801, in-8"; Sept sermons prêches en différentes occasions , in-8" ; Leçons de théologie, imprimées h la presse de l'université, 1790-1798, k vol. in-8"; 06servations générales sur les écrits de saint Paul, 1811, in 8".

HEYENDAL (N:colas), religieux auguslin, né à. Walhorn, au duché de Limbourg, en 1658. Après avoir fait ses humanités à Aix-la-Chapelle, il alla en Italie pour y achever ses études; mais ayant été enlevé en route par des soldats vénitiens, il fut contraint de servir près de quatre ans parmi eux, dans l'ile de Corfou. Il retourna ensuite à Walhorn, le jour même que sa mère, sur un rapport fort circonstancié de sa mort, lui faisait faire ses obsèques, auxquelles il assista sans savoir que c'était pour lui qu'on les faisait. 11 se fît chanoine régulier de Saint-Augustin, dans l'abbaye de Rolduc, en 16S4-, dans laquelle la discipline venait d'être rétablie à peu près sur les constitutions de la congrégation de Sainte-Geneviève, où, après s'être distingué par la régularité et la douceur de ses mœurs, il enseigna la théologie et l'Ecriture sainte, fut fait abbé en 1711, et mourut le 5 mai 1733. Il a laissé plusieurs ouvrages : Lettres ecclésiastiques sur la vie et les devoirs des 7ninistrcs de l'Eglise, en latin, Liège, 1703, in-12; Orthodoxie de la foi et de la doctrine de V abbé et des chanoines réguliers de Saint-Augustin de V abbaye de Rolduc, etc., en latin et en français ; et quelques autres Ecrits en latin sur les matières de la grâce, suivant les principes de l'université de Louvaiu, im; rimes en 1710, 1712 et 1714; quelques Mémoires en latin et en français, imprimés en 17-28, sur des atfaires politiques et de juridiction.

HEYLLEN ou HEYLIN (Pierre), chanoine et sous-doyen de Westminster, né à Hurford, dans le comté d'Oxford, eu 1600, d'une famille noble, se rendit habile dans la géographie, dans l'histoire et dans la théologie. Il devint chapelain ordinaire du roi, chanoine de Westminster, et curé d'Heresf >rd; mais il fut dépouillé de toutes ses charges durant les guerres civiles. Heyllen vécut néanmoins jusqu'au rétablissement de Charles li, et accompagna ce prince à son couronnement, comme sous-doyen de Westminster. Il mourut en 1663, dans la 63e année de son âge. Il a laissé : une Cosmographie, 1703, in-fol.; une Exposition historique du Symbole des

apôtres, 165V, in - fol. ; la Vie de l'évéquo Laud, in-fol. ; la lié formation de l'Eglise d'Angleterre, 1674, in-io|.; l'Histoire du Sabbat, in-V'; celle des Presbytériens, in-fol.; VHistoirc des dunes, in-V ; et d'autres ouvrages en anglais.

HJDULPHE (saint), né à Hatisbonnc, de parents illustres, fut élevé malgré lui sur le siège archiépiscopal de Trêves, par le consentement unanime du clergé de cette église, qu'il gouverna pendant quelques années avec beaucoup de piété et de sagesse, mais qu'il quitta ensuite pour suivre l'attrait qu'il avait toujours conservé pour la solitude. Il se retira dans les Vosges, où il bâtit plusieurs monastères, entre autres celui de Moyen- Moutier, où son corps. fut déposé après sa mort, qui arriva en 707. Sa Vie se trouve dans le Thésaurus de Martenne. Ce sai; t a donné son nom à une savante congrégation de bénédictins, dont le chef-lieu est à Verdun. Voy. Cour.

H1EKAX, philosophe égyptien, mis au nombre des hérétiques du m* siècle, proscrivit le mariage, l'usage du vin et les richesses. 11 soutenait que le paradis n'était pas un séjour sensible et physique, et que Melchisédech était le Saint-Esprit (opinion qui lui fut commune avec quelques saints Pères). Il distinguait au>si la substanca du Verbe et celle du Père, et les comparait à une lampe à deux mèches, comme s'il y eût eu une nature mitoyenne d'où l'une et l'autre prissent leur clarté. Saint Epipliane a réfuté ces assertions , dont quelques-unes étaient suflisamment confondues par la croyance généra'e et uniforme des fidèles.

HILAlttE, diacre de l'Eglise romaine, souffrit beaucoup pour la foi, vers l'an 35i, par ordre de l'empereur Constance; mais dans la suite il s'engagea dans le schisme des lucifériens, et tomba dans diverses erreurs. On lui attribue les Commentaires sur les Epîtres de saint Paul qui se trouvent dans les OEuvres de saint Ambroise; et les Questions sur l'Ancien et le Nouveau Testament, qui sont dans saint Augustin.

HILAIRE (saint), docteur de l'Eglise, évoque de Poitiers, était né dans cette ville, d'une famille noble, vers le commencement du iv siècle. Ses parents, quoique païens, ne négligèrent rien pour son éducation.

Lorsqu'il eut fini ses études, il s'appliqua à la lecture, et voulut connaître tous les auteurs juifs , chrétiens et païens : par là il acquit une si grande éru rition, qu'il était regardé, dans un âge peu avancé, comme un des plus savants hommes de son temps. En lisant les livres de Moïse, il fut frappé de l'idée que cet auteur donne de la Divinité. Bien différent des petits hébraisants modernes, qui cherchent à en etfacer les traces, il les saisit avec transport ( Voyez Loth ). A son étonnement succéda l'envie de s'instruire, et de connaître celte puissance infinie, dont il avait trouvé une si belle peinture dans l'écrivain sacré. Il lut les Evangiles, et fut saisi d'admiration, lorsqu'il y vit que Dieu s'était fait homme; qu'il était venu

ML

lui-même s'offrir pour victime; qu il avait lavé dans son sang les péchés des hommes. 11 commença à l'adorer, s'instruisit des mystères de la religion chrétienne et de ses pratiques, se fit baptiser avec sa femme et sa fille, nommée Apra, et devint le plus zélé partisan de la foi. Le peuple de Poitiers, touché de ses vertus, voulut l'avoir pour évêque vers l'an 350 ou 355. Il fut un des plus grands défenseurs de la foi conire les ariens. Au concile de Milan en 355, dans celui de Béziers en 356, il fit luire le flambeau de la vérité. Saturnin d'Arles, arien, craignant l'éloquence de ce grand homme, le fit reléguer dans le fond de la Phrygie. Appelé au concile de Séleucie en 359, il parla si éloquemment pour la doctrine catholique, et dévoila si bien les artifices et la fourberie des hérétiques, qu'ils le firent renvoyer en France, pour se délivrer d'un si puissant adversaire. Les peuples accoururent au-devant de leur pasteur et de leur père, « et les églises des Gaules le reçurent, « dit saint Jérôme, comme un héros sortant « de l'arène, illustré par ses combats contre « les hérétiques. » Après avoir fermé toutes les plaies que son absence avaient faites à son troupeau, il finit une vie pure et remplie de traverses, par une mort sainte et tranquille, le 13 janvier 367, ou, suivant saint Jérôme, en 368. Nous avons de ce Pè e, que saint Jérôme a nommé le Rhône de V éloquence latine : Douze livres de la Trinité, composés durant son exil en Phrygie, entre les années 356 et 359. Il prouve dans le premier, que l'homme ne peut trouver sa félicité qu'en Dieu, et que la révélation est le vrai moyen que nous ayons de bien connaître la nature divine. Dans les livres suivanls, le saint docteur établit le mystère de la Trinité, réfute Jes diverses objections des hérétiques qui l'attaquaient, et piouve que l'Eglise est une. Les anciens mettaient cet ouvrage à la tête de tous ceux qu'il fallait lire pour se confirmer dans la foi d e la Trinité, se précautionner contre les pièges de l'hérésie, et en découvrir les ruses. Un livre sur les synodes, intitulé aussi quelquefois : De la foi des Orientaux. Ce livre fut composé à la fin de l'an 358, ou au commencement de l'an 359. Saint Hilaire y explique les termes dont les ariens se servaient, marque toutes les variations de leur doctrine dans les différents synodes qu'ils ont tenus, et éclaircit les principales difficultés de la foi. Saint Jérôme faisait tant de cas de cet ouvrage, qu'il le copia de sa propre main, étant, à Trêves. 11 fournit de grands éclaircissements pour l'histoire de l'arianisme, et l'on conçoit en le lisant la plus haute idée de son auteur. Des Commentaires sur l'Evangile selon saint Matthieu. C'est le )remier ouvrage de saint Hilaire. Il ren- 'erme d'excellentes instructions sur toutes es vertus chrétiennes , et pr ncipalement sur la charité, le jeûne et la prière. Ce docteur est un des premiers Pères de l'Eglise qui aient entrepris de commenter l'Ecriture sainte ; des Commentaires sur une partie des

Psaumes. Saint Hilaire en deveioppe également la lettre et l'esprit, et tient un juste milieu entre ceux qui, ne s'arrôtant qu'au senslittéral et purement historique, croyaient n'en devoir pas chercher d'autre, et ceux qui, rapportant tout à Jésus-Chiïst, s'imaginaient que les Psaumes n'avaient point de sens propre et littéral ; trois Ecrits à l'empereur Constance, dont la véhémence, qui a paru excessive h quelques critiques, est justifiée par l'intention et le but de l'auteur, et surtout par l'importance de la matière; et si l'on y t-rouve des expressions qui paraissent dures, on doit les attribuer à un ardent amour pour la vérité; une Lettre à sa fille Apra, estimée des plus habiles critiques. Le style en est simple, proportionné à l'âge d'une jeune fille de treize ans. Cette lettre était accompagnée de deux hymnes, l'une pour le matin, l'autre pour le soir : la seconde ne nous est point parvenue; pour la première on croit que c'est l'hymne Lucis Creator optime, etc. Apra, vierge, mourut saintement aux pieds de son père, quand il fut revenu de son exil. Le style de saint Hilaire est véhément, impétueux. Pour bien l'entendre, il faut avoir beaucoup d'usage des termes théologiques des Grecs. Il fut un des premiers qui les transporta dans la langue latine. Ses OEuvres ont eu un grand nombre d'éditions. On distingue celles de L. Lemire, Paris, 1544, in-fol., et de dom Coustant, ibid., en 1693, publiée de nouveau à Vérone en 1730, par le marquis Maffei, qui l'a enrichie de quelques fragments qu'on ne connaissait pas, et de beaucoup de variantes. L'édition de Wurtzbourg, 1781-1788, 4 vol. in-8", fait partie de la Collection des Pères latins. On trouve aussi une belle Lettre de ce saint Père sur la divinité de Jésus-Christ, avec trois dissertations de l'abbé Trombelli, dans la Collection imprimée à Bologne en Italie, en 1751, sous le titre de Veterum Patrum lalinorum opuscula nunguam anlehac édita. On a remarqué que le sié^e d'Hilaire ayant été deux fois envahi par de faux évoques, ils périrent tous deux d'une manière subite et déplorab'e. Voy. Guillaume X, dernier duc d'Aquitaine. On peut se former une juste idée de la force et de l'éloquence de ce saint évêque, en lisant l'analyse de ses principaux ouvrages, et la traduction des morceaux les plus remarquables qu'ils contiennent, dans la Bibliothèque choisie des Pères de l'Eglise grecque et latine, par l'abbé Guillon. — M. Aligne adonné, dans son Cours complet de Patrologie, les OEuvres très-complètes de saint Hilaire de Poitiers, édition reproduisant en entier celle ces Bénédictins , augmentée de divers fragments qui avaient échappé aux savants éditeurs, 2 vol. in-4°. — En 1837, il a paru un Mémoire, in-8% dans lequel M. l'abbé Cousseau, chanoine de Poitiers , soutient que le Te Deum est dû à saint Hilaire , et non à saint Ambroise et saint Augustin.

HILAIRE (saint), évêque d'Arles, né en 401, élevé à Lérins par saint Honorât, abbé de ce monastère, son ami, son parent, qui

MU

l'avait arraché aux prestiges du monde pour lui faire goûter les douceurs de la solitude. Le saint abbé de Lérins, ayant été élevé sur

le siège d'Arles, emmena avec lui llilaiiv, <|ui fut le coppérateur dfi ses travaux, le successeur et l'imilaleur de ses vertus. 11 le remplaça eu 'i2'.). Le troupeau ne crut pffi

avoir changé (l(1 pasteur, Hilaire assembla

plusieurs conciles, et présida à celui (l'Orange en Vil. où Célidoipe évoque do Hc-

sançon, fut déposé, Cette déposition renouvela la dispute sur la préséance entre l'Eglise

d'Arles et celle de \'ienne. Ci lidoiue en ayant appelé au pape saint Léon, car rien n'était mieux reconnu dans les premiers siècles que l'autorité du pape et les droits d'y appeler (Voy- AtiianasiïJ, ce pontife assembla un concile à Rome, qui le jugea innocent de l'irrégularité pour laquelle il avait été condamné, et le rétablit dans son siège. Le concile alla plus loin; car, sur les accusations formées contre saint Hilaire lui-même, il le priva de l'autorité qu'il avait sur la |.rovince de Vienne, et lui défendit d'assister à aucune ordination. On l'accusait d'aller par les provinces, accom; agné- d'une troupe de gens armés, pour donner des évoques au* églises vacantes, et de troubler les droits des métropolitains. Saint Léon reconnut dans la suite combien il s'était trompé dans les préventions qu'il avait conçues contre ce saint préjat, qui mourut en H9, épuisé par ses travaux apostoliques. On avait une tell ■■> opinion de ses vertus que sa perte lut sensible aux ennemis de la toi. Les juifs assistèrent à ses funérailles et mêlèrent leurs chants lugubres à ceux des ebrétiens. On lui a attribué divers ouvrages qui ne sont pas de lui. Les seuls qui lui appartiennent véritablement ont été recueillis par le Père Quesnel dans YAppendix de son édition des Œuvres de saint Léon. La Vie de saint Hilaire a été écrite par saint Honorât de Marseille. Voy. doin Rivet, Histoire littéraire de la France, tom. II, pag. 644, et dom Ceillier, tom. XISI, pag. o'Vi. Son Eloge funèbre de saint Honorât d'Arles, son prédécesseur, que l'on regarde, dit Tabaraud, comme un des plus beaux monuments de l'antiquité ecclésiastique en ce genre, pour l'élégance du style, les grâces de l'éloquence et la douceur des sentiments, a été traduit en français par Dufossé. — M. Migne a recueilli *ses productions avec celles de Cassien et de plusieurs autres Pères, dans son Cours complet de Patrologie, sous ce titre : Œuvres très-complètes de Cassien, présentant sous le texte les commentaires d'Alard Gazet, suivies des Œuvres de douze autres Pères moins considérables, savoir : Vigile, diacre ; Fastidius, Possidius, S. Célestin 1er, Antoninus Honoratus, S. Xiste III, S. Vincent de Lérins, S. Euchère, S. Hilaire d'Arles, Pascbasinus, Annaeus Syl-

vius et Turribius, 18io, 2 vol. in-i

HILAIRE (saint), originaire de l'île de Sardaigne, élu pape le 12 novembre Mil, avait été archidiacre de l'Eglise romaine sous saint Léon, qui l'employa dans les affaires les plus importantes. La joie que son élévation à la pa-

pauté causa à fous les évêques, prouve qu'il en eiad digne. Le zèle qu'il eut pour la foi, cl le soin iju'il prit de faire observer la discipline ecclésiastique, réparèrent la perte que l'Eglise fit à la morl de saint Léon. L mourut le 17 novembre ri(>7, après avoir ana thémalis Ivilychès et Neslori s, coniiruK5 les eomil s généraux de Nicée, d'Ephè.se ci de Chalcédoine, ta tenu un eoneilc à Home en '(().'). On a -de lui onze Lpîtres et qu< loues Décrets qui forment le commencement du loin. LVilI (pag. 11-32) du Patroloi/iœ cursus complétas, in-'i\ publié par .M. Migne eu 1847. Ce volume est intitulé : Oeuvres trèscomplètes de suint Hilaire, pape, de saint Simplice, pape, de sa ni Loup et de saint Euphrone, de Kuricius, de Victor de Vite, de saint Bidéine Apollinaire, de S. Perpétue, de Céréal , de S. Eugène de Carthage, de Eauste de Uiez, de S. Eélix III, pape, et de Genna.de le Marseille, éditées d'après Mansi, Calland, Sirmond, Marlène, Baluze, Fabricius, de La Bigne, 1 vol. in-i°. Saint Hilaire est le premier pape qui défendit aux évoques de choisir leurs successeurs. Simplicius fut nommé après lui.

HILARET. Voy. Hylabet.

HILAKION (saint), célèbre instituteur de la vie monastique dans la Palestine, naquit vers l'an 292, à Tabalhe, près de Gaza en Syrie, d'une famille païenne. Il quitta les erreurs de ses pères et embrassa le christianisme. Le nom de saint Antoine étant venu jusqu'à lui, il alla le trouver en Egypte ; et a; res avoir demeuré quelque temps auprès de cet illustre cénobite, il devint un parfait imitateur de sa vie pénitente et retirée. Il retourna en Palestine et y fonda un grand nombre de monastères. Le bruit de ses vertus attirant auprès de lui une multitude d'admirateurs, il se retira dans l'ile de Cbypre, où il termina sa vie par une mort sainte, vers l'an 372. Saint Jérôme a écrit sa Vie; elle est pleine de choses et très-élégante.

HILDEBKRT, né en 1057, àLavardin, dans le Vendômois, fut disciple de Bérenger, et ensuite de saint Hugues, abbé de Cluny, et ne s'illustra pas moins par ses vertus que par son mérite Littéraire. Il fut placé sur le siège du Mans en 1097, et transféré à l'archevêché de Tours en 1125. Le Père Beaugendre, bénédictin, a publié, en 1708, in-fol., les OKitrrcs de ce prélat, jointes à celles de Marbode. C'est la meilleure édition : elle renferme : des Sermons, assez bons pour son temps ; des Poésies sacrées; les Vies de sainte Radegonde, de saint Hugues de Cluny, de sainte Marie égyptienne, où ie flambeau de la critique ne l'a pas toujours éclairé ; un grand nombre de Lettres, bien écrites et intéressantes pour ceux qui veulent connaître la morale, la discipline et lhistoire du siècle de Hildebert; quelques Traités de religion, dont le plus considérable forme un corps abrégé de théologie, où l'on trouve une netteté et une précision rares pour le temps, avec un sage discernement dans le choix des preuves. C'est le premier auteur dans les écrits duquel on trouve le mot transsubsian-

Page 1