‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 152 sur 323 · HIL · texte numérisé non relu

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nation, employé pour exprimer, dans la rigueur grammaticale, l'antique foi de l'Eglise sur la présence réelle. On a encore de lui deux Pièces que Baluze publia en 1715, dans Je 7e vol. de ses Miscellanca. Hildebert mourut le 18 décembre 1134.

HILDEBIIAND (Joachim), théologien allemand, né à Walkenried le 10 novembre 1623, devint professeur en théologie et en antiquités ecclésiastiques à Helmstadt, puis surintendant des églises du duché de Lunebourg, et mourut à Zoll le 25 octobre 1691. On a de lui divers écrits ecclésiastiques, assortis aux principes de sa secte. On peut consulter pour de plus grands détails G. Henr. Goëtze, Elogia guorumdam theologorum germanorum, Lubeck, 1708-1709, 3 vol. in-8°. Nous citerons : Oralio de fundatione academiœJuliœ, 1658, in-4°; De nuptiis veterum christianorum libcllns, 16-31, in-4°; De veterum concionibus dissertatio , 1661, in-4°; De veterum oblationibus, missis, precibus, 1667, in-4°; Augusta Cœsaris Oetaviani Augusti et Augusti duc. Brunsvic. totius Europœ principum semiius collecta s, 16G2, in-4°. Tous ces écrits furent imprimés à Helmstadt. — Voy. Grégoire VII.

H1LDEGARJDE (sainte), première abbesse du mont Saint-Rupert, près de Binghen sur le Rhin, était née au diocèse de Mayence sur la fin dn xie siècle. Le pape Eugène III convoqua un concile à Trêves en 1147 pour examiner les visions et révélations que cette femme pieuse prétendait avoir eues, et on lui en permit la révélation. Elle mourut en 1178, et laissa : des Lettres et d'autres ouvrages, que l'on trouve dans la Bibliothèque des Pères ; Libri quatuor elementorum, Strasbourg, 1533, in-folio; trois Livres de révélations, Cologne, 1566, in-4°. Toutes ses OEuvres ont paru à Cologne, 1566, in-4°. La réputation de ses vertus parvint jusqu'aux papes, aux empereurs et aux princes, qui Jui donnèrent des preuves de leur estime.

HILDEGONDE (sainte), vierge de l'ordre de Cileaux, naquit à Nuits, au diocèse de Cologne, dans le xne siècle. Son père voulant l'emmener avec lui en Palestine, et craignant pour sa pudeur, la fit travestir en garçon, et lui fit prendre le nom de Joseph. Us s'embarquèrent en Provence avec les croisés. Son père étant mort, sainte Hildegonde continua son voyage sous son nom emprunté, et avec un voyageur a qui son père l'avait confiée et qui, après l'avoir dépouillée, l'abandonna à la misère. Hildegonde mendia son pain et attendit que le. ciel prît ses maux en pitié. Elle demeura quelque temps à Jérusalem : ayant été reconnue par un de ses parents, elle revint ensuite dans son pays. Elle se retira dans l'abbaye de Schon.'uge, sous le même nom de Joseph, et y vécut d'une manière si sainte et si prudente, qu'on ne s'aperçut qu'à sa mort, qui eut lieu en 1188, qu'elle était fille. Les cisterciens l'honorent du titre de sainte, quoique son culte ne paraisse autorisé par aucun décret du saint-siége. Sa fête, célébrée par l'ordre de Cîteaux et par celui de Saint-Benoît est au

20 avril. On a la Vie de cette sainte par Cœsarius, moine d'Heisterbach, et par un anonyme, son confrère à l'abbaye de Schonauge; celle de Raderus est la plus estimée. On raconte sur sainte Marine quelque chose qui a du rapport avec cette histoire. Voy. Marine (sainte).

HILDUIN, né vers la fin du vme siècle, abhé de Saint-Denis, de Saint-Médard de Soissons et de Saint-Germain-des-Prés sous le règne de Louis le Débonnaire, dont il fut archi-chapelain, abandonna la cause de ce prince pour servir l'usurpation de Lothaire et de Pépin; étant revenu ensuite près de Louis, il le quitta de nouveau pour se ranger encore dans le parti de Lothaire. Il fit tort à sa réputation par sa conduite envers l'empereur Louis le Débonnaire, dont cet abbé prit, quitta, reprit le parti, selon que ce père infortuné , prince faible et inconséquent, se brouillait et se réconciliait avec ses enfants. Ce prélat mourut vers l'an 842. Il est auteur d'une Vie de saint Denis, intitulée Areopagetica, Paris, 1565, et dans Sul'ius : Hilduin confond le saint évêque do Paris avec l'Aréopagitc, en attribuant au premier les ouvrages du dernier. (Voy. saint Denis). On ne connaissait pas cette erreur avant lui, et elle n'a été détruite que dans le xvne siècle.

HILL (sirRicHARn), baronnet anglais, théologien de la secte des méthodistes, né l'an 1733, commença à se faire connaître en prenant paît à la dispute qui s'éleva entre les chefs du méthodisme relativement à l'étendue du salut. Il défendit ensuite la secte contre l'université d'Oxford, d'où venaient d'être expulsés plusieurs jeunes gens qui prêchaient sans y être autorisés, et publia à cette occasion un opuscule intitulé ; Pietas Oxoniensis, qui fut suivi de son Tableau des douceurs de la polygamie. Cette dernière production est une réponse au Thelyphthora, 1780, 2 vol. in-8°, où le théologien Martin Adam s'efforçait de justifier la polygamie. Sir Richard représenta le comté de Salop, depuis 1780 jusqu'en ib07,dansla chambre des communes où il parla plusieurs fois, et mourut en 1809, à sa résidence de Hawkestone. Son plus important ouvrage est Y Apologie de V amour fraternel et des doctrines de l'Eglise d'Angleterre, en une suite de lettres au rév. Charles Daubem, etc., 1798, in-8°.

HILL (Roland), prédicateur méthodiste, qui se fit remarquer par l'originalité et l'indépendance qu'il apporta dans la chaire, naquit le 23 août 1744," à Hawkestone, dans les environsdeShrewsbury.Ilfut un des misson naires les plus actifs et les plus éloquents de sa secte, et il fonda de nombreuses congrégations dans les comtés de Wilt, de Somerset, de Glocester , etc. Il mourut au mois d'avril 1833, âgé de 89 ans. Outre des Sermons, en très-petit nombre, car il avait l'habitude d'improviser, on a de lui : Réponse aux remarques de J. Wesley sur l Apologie du caractère de Withfield et de quelques autres personnages, 1778, in-8°; Avis aux professeurs, ou Observations aphoristiques sur /q

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convenance des divertissements scéniques dans les villes manufacturières, 1791, in-S". L'auteur y soutient éner.iquement l'incompatibililé de ce genre de divertissements avec l'esprit et les recommandations du christianisme. La troisième édition paru' en 1795; Journal d'un voyage exécuté dans l'Angleterre septentrionale et dans une partie de l'Ecosse,

avec des remarques (en forme d'appendice] sur r état actuel (ecclésiastique de l'Ecosse,

1799, in-8". Ce livre excita contre l'auteur les ressentiments de ses confrères des différentes sci tes de l'anglicanisme; des Admonitions, des Remarques, etc., fuient publiées cnnire son ouvrage, et Hill y répondit par son Plaidoyer pour l'union et pour la libre propagation de l'Evangile, etc., d'une centaine de pages; Extraits de la relation d'un second voyage de Londres, en Ecosse et dans le nordouest de r Angleterre, 1800, in-8° ; Vente des bénéfices disponibles en vertu de la loi de résidence du clergé. « Cette brochure, qui fut pu- « bliée sous l'anonyme d'Auten, dit un bio- « graphe, fut composée à l'occasion de l'acte « qui obligeait les bénéficiaires à résidence. « A l'abri derrière le voile de l'anonyme, « Hill n'y ménagea pas les opulents convives « qui se partagent le gAteau des bénéfices « dans l'Eglise anglicane, et il lit pleuvoir « sur elle la grêle des sarcasmes, des réveil lations indiscrètes, des anecdotes réjouis- « santés, des portraits reconnaissables avec « la verve d'un Cobbett, l'humour d'un Swift, « la logique d'un B -ntham, et quelquefois « l'éloquence d'un Fox. Cetjopuscule écra- « sant est véritablement le chef-d'œuvre de « H 11; en tout temps on pourra le lire avec « plaisir et profit, môme quand les gros dé- « cimateurs anglicans n'existeront plus , et « il mériterait les honneurs de la traduc- « tion. » Dialogues de village, 2 vol. in-8° et in-12, puis 3 vol., 6e édition, 1809.

H1LLEL, V Ancien, juif, natif de Babylone, d'une illustre famille, fut président du sanhédrin de Jérusalem, forma une école fameuse, et eut un grand nombre de disciples. Flave- Josèphe l'appelle Pollion. Il vivait environ cent ans avant Jésus-Christ, et mourut dans un âge très-avancé, après avoir sout. nu avec zèle les traditions oiales des juifs, contre Schammai, son collègue, qui vou'ait qu'on s'en tint littéralement au texte de l'Ecriture sainte, sans s'embarrasser de ce qui n'était que transmis verbalement. Cette dispute fit un très-grand bruit, et fut, selon saint Jérôme, l'origine des scribes et des pharisiens. Hillel est un des docteurs de la Mischna. Il en peut même être regardé comme le premier auteur, puisque, se, on lesdocteurs juifs, il rangea le premier les traditions judaïques en six Seradim ou traités. Il travailla beaucoup à donner une édition correcte du texte sacré, et on lui attribue une ancienne Bible manuscrite qui porte son nom, et qui e.st en partie avec les manuscrits de la Sorbonne.

HILLEL, le Nasi ou le Prince, autre fameux juif, arrière-petit-fils de Juda Hakkadosch ou le saint, un des auteurs de la Mischna, composa, ver6 l'an 360 de notre ère, un

Cycle, qui fut en usage jusqu'au règne d'Alfonse, roi de Castille. 11 introduisit chez les Juifs l'usage de compter depuis la création du monde. Il fut un des principaux docteurs de la (ieniare ou du Talmud. Le plus grand nombre des écrivains juifs lui attribuent l'édition du texte hébreu qui porte le nom o'7/j/lel, et dont nous avons parlé dans l'article précédent, rsous apprenons de saint Epiphane que ce savant se convertit, et qu'il fut bap Usé au lit de la mort par l'évêquo do l'ibérias, au commencement du ive siècle.

HILPERT (Jean), natif de Cobourg, professeur d'hébreu aHelmstadt, et surintendant deHildesheim, mourut en 1G80, à 53ans. Ona de lui : Disquisitio de Prœadamitis, contre La Peyrère, 1056, in-4°; Tractatus de pœnitentia, et d'autres ouvrages.

H1NCKELMANN ( Abraham ), théologien protestant, né en 1652, à Dobeln en Misnie, avait à peine achevé ses études à Freyberg et à Witlenberg, qu'on lui confia la direction de l'école de Gardeleben, et trois ans après, il reçut celle du gymnase de Lubeck, où il resta* onze ans. Il fut alors pourvu de la cure de Saint-Nicolas de Hambourg. Mais le landgrave de Hesse-Darmstadt, qui avait été frappé de son mérite, l'appela presque aussitôt à sa cour, en fit son prédicateur ordinaire, le nomma surintendant des églises de ses Etats, avec le titre de professeur honoraire de l'académie de Giessen. En 1688, il revint à Hambourg pour y prendre la di~ rection de l'église Sainte-Catherine. Horbius, ministre de Hambourg, ayant publié un ouvrage mystique de Poiret, plusieurs l'approuvèrent, d'autres le condamnèrent. Il en résulta des querelles très-vives. Hinckelmann, d'un caractère doux et pacifique, ayant refusé de prendre part à la dispute, se vit aussitôt en butte aux deux partis. 11 n'eut pas le courage de se mettre au-dessus de leurs attaques, qu'il devait repousser parle mépris ; et enlisant un de ces pamphlets, il fut frappé d'un coup d'apoplexie qui Je conduisit au tombeau quelques jours après, le 11 février 1695 : il n'avait encore que 43 ans. Hinckelmann ne s'était pas borné à l'étude de la tliéologe ; il avait cultivé avec soin les langues orientales, et particulièrement l'arabe. 11 laissa une bibliothèque nombieuseet fort riche en m nuscrits orientaux: elle fut vendue publiquement. On connaît de lui: une édition du Coran, qui est généralement regardée comme la p.emière qu'on ait pub iée en arabe, Hambourg, 16i)4, in-V, assez rare. On parle néanmoins d'une édition en langue originale, donnée à Venise vers 1510, ou plutôt avant 1509, par Paganini de Brescia, brûlée par ordre du pape, et dont quelques exemplaires ont échappé à cette mesure.

Traduction allemande de l'Apologétique et du Livre de la Patience de Tertuilien ; des Considérations chrétiennes sur la purification par le sang du Christ ; des Sermons et quelques Ecrits contre Jacques Boehm, enthousiaste et homme àtextase ( voy. Boehm) ; des Disser~ tations théologiques, en iatin et en allemand. Presque tous ces ouvrages ont été traduit?

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