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1682. Il composa dans son exil : Sacrorum Bibliorum Nutio gcneralis, scu Compendium biblicum, Paris, 1700, in-12, qui fut supprimé par arrêt du conseil. Humbelot donna, le 24 mai 1700, une déclaration où il se soumettait et témoignait son regret d'avoir publié ]eCompendium. Il mourut, en 1719, chanoine de Saint-Louis-du-Louvre.

HUMBERT, bénédictin du xie siècle, natif de Bourgogne, se fit religieux, en 1015, à Moyen-Moutier, dans le diocèse de Toul. Le pape Léon IX, qui avait été évêque dans cette ville , appela Humbert à Rome, en 1049, et l'ordonna archevêque de toute la Sicile ; mais comm»1 les Normands et les Sarrasins désolaient alors ce pays, le pape le créa, en 1051, cardinal évêque de Blanche- Selve. En 1053, il se rendit, avec le titre d'envoyé-légat, h Constantinople, afin de travailler a la réunion des Eglises grecque et latine. Victor II, successeur de Léon IX, chargea Humbert de rétablir l'ordre dans le monastère du Mont-Cassin , alors révolté contre le saint-siége, et sa mission fut couronnée du succès. Nommé bibliothécaire et chancelier par le même pontife, il conserva ces titres sous ies pontificats d'Etienne III et de Nicolas II, et mourut vers 1063. On a remarqué que Humbert est le premier Français connu qui ait porté la pourpre romaine. On a de lui plusieurs ouvrages écrits en latin, savoir : un Traité estimé contre les simoniaques, inséré dans le tome V des Anecdota de dom Martenne, pag. 629-814; une Réponse à la lettre du patriarche de Constantinople et de V évêque d Acridc; une Réfutation d'un écrit de Nicétas, moine de Stude. Ces deux écrits roulent sur les débats entre l'Eglise grecque et l'Eglise latine; une Relation de son voyage à Constantinople, relative au même objet : ces trois derniers ouvrages ont été plusieurs fois publiés, notamment en 1604 par Baronius dans ses Annales ccclesiastici, tome XI, et par Canisius, dans ses Lectiones antiquœ, tome Vl.

HUMBERT il, dernier dauphin de Viennois, né en 1312, succéda en 1333 à Guignes VIII, son frère. Il épousa en 1332 Marie de Baux, alliée à la maison de France, dont il n'eut qu'un fils unique. Le chagrin qu'il ressentit de la mort de cet enfant, et le ressentiment qu'il conserva des affronts que lui avait fait essuyer la maison de Savoie, lui inspirèrent la résolution de donner ses états à celle de France. Cette donation, faite en 1343 au roi Philippe de Valois, fit confirmée en 1349, à condition que les fils aînés des rois de France porteraient le titre de dauphins. C'est ainsi que le Dauphiné fut réuni a la couronne. Philippe donna à Humbert, en reconnaissance de ce bienfait, 40 mille écus d'or et une pension de dix mille livres. Ce prince entra ensuite dans l'ordre des dominicains. Le jour de Noél 1351, il reçut ious les ordres sacrés successivement aux trois messes, des mains du pape Clément VI. Ce pontite le créa pairiarche a Alexandrie, et lui donna l'administration de l'archevêché de Reims. Humbert passa le reste de ses jours

DlCT. DE BIOGRAPHIE REUG. II.

dans le repos et dans les exercices de piété, et mourut h Clermont en Auvergne, le 22 mai 1355, à 43 ans. Il fut bon religieux et bon évoque. Allard a écrit son histoire, Grenoble, 1688, in-12; on peut encore consulter l'Histoire des hommes illustres de V ordre de Saint- Dominique, par Tournon, tome II. Humbert s'était distingué dans la guerre des Croisades, et avait établi à Grenoble un conseil de justice qui donna naissance au parlement du Dauphiné : il fonda aussi dans cette ville une université. — Il ne faut pas le confondre avec Humbert de Romans, cinquième général des dominicains, qui succéda en 1254 au P. Jean le Teutonique, et qui mourut le 14 juillet 1277. On a de lui une Lettre sur les vœux de religion, imprimée en Allemagne dès le xve siècle ; et à Hanau l'an 1508. On lui attribue aussi De eruditione religiosorum ; mais ce traité est. du P. Peraldus, dominicain. Possevin croit qu'il est l'auteur du Dics irœ, que d'autres attribuent au cardinal Malabranca. On peut voir diverses opinions sur ce sujet, dans les Notes de Merati sur Gavandus, partie 1'% titre 5.

HUMBERT ( Pierre-Hubert ) , savant eÊ pieux ecclésiastique, naquit en 1685 ou 1686, au village de Vauclans près de Nods, département du Doubs, de cultivateurs honnêtes, fit avec distinction ses cours d'humanités, de philosophie et de théologie. S'étant voué particulièrement à la prédication, il prêcha, lorsqu'il n'était encore que sons-diacre, dans une assemblée de prêtres et de jeunes ecclésiastiques à Besançon, et son discours annonça un talent peu commun. En 1714, lorsqu'il n'était point encore prêtre, Humbert fut associé aux missionnaires de Besançon connus sous le nom de missionnaires de Beaupré, et il devint plus tard supérieur de cette maison, à laquelle il fut attaché jusqu'à sa mort arrivée à Beaupré en 1779, à l'âge de 92 ans. Apôtre zélé de son pays, il consacra particulièrement son talent aux habitants des campagnes. Cependant il parut souvent aussi dans les villes de la province, et prêcha fréquemment dans les retraites ecclésiast ques. Humbert persuadait les esprits les plus incrédules par sa dialectique puissante, et plaisait toujours parles images gracieuses dont il se servait pour fixer l'attention de ses auditeurs. On a de lui un grand nombre d'ouvrages : la Vie chrétienne, 1752, in-12 ; Pensées sur les vérités les plus importantes de la religion, 1753, in-12; Règle de conduite pour la jeunesse, 1753, in-12 ; Plan de réforme pour le Missel, 1758, in-12; et Cantiques à l'usage des missions. Les Pensées sur les vérités delà religion ont d'abord paru sous le titre d' Instructions sur les principales vérités de la religion adressées par M. l'évêque de Toul à son diocèse ; il ne faut pas les confondre avec les Instructions sur les fonctions du ministère pastoral, adressées aussi par M. l'évè;jue de Toul, Drouas-Boussey, à son diocèse : ce dernier ouvrag' est de M. Droubart, supérieur du séminaire de Besançon, 1772, 5 vol. in-8°. L'ouvrage d'Hurnbert a été réimprimé en 1826 par la

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