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que d'Auxer c, qui lui conféra le tilro de son grand vicaire. Il séjourna longtemps à Munich, et se servit de son crédit pour so rendre utile à ses compatriotes qui se trouvaient
sans ressource. 11 rentra en Fiance après le concordat de 1801, mais il ne tarda pas à retourner en Westphalie, et il ne revint en France qu'à la restauration. Il se retira alors chez une de ses parentes à Falaise, où la piière et l'étude partagèrent son temps. En l<si 9, l'évéque deBaveui le nom ma son vicaire général ; mais il ne jouit pas longtemps de ce titre, étant mort le 31 août 18-20. On a de lui : Questions sur le serment décret é ]>ar l'Assemblée nationale, 1791, in-8°; trois brochures contre l'abbé Fauchet sous le nom de Valmeron : 1" L'abbé Fauchet peint par lui-même, et' ses crimes , 2" Vie de l'abbé Fauchet, 3" Contraste entre un quaker et l'abbé Fauchet ; Instruction pastorale aux catholiques sur les causes de la révolution, et les moyens d en arrêter les progrès, 1792: il écrivit celte brochure pour le prince-évèque de Liège ; Discours sur la délivrance de Maastricht, *793; Oraison funèbre du cardinal de La Rochefoucauld, qu'il prononça à Munster en 1800; Oraison funèbre de la comtesse Antoinette de Kaunitz-Iiicthbcrg, 1S05, in-8"; Dissertation sur l'épiscopat de saint Pierre à Antioche, Paris, 1807, in-8°, ouvrage plein d'érudition. L'auteur y réfutait un religieux allemand, Molkenbuhr, qui avait écrit un grand nombre de dissertations où il niait les faits les plus avérés de l'antiquité ecclésiastique ; Examen d'une Dissertation sur la mitigation des peines des damnés, Leipzig, 1810, in-8°: cet ouvrage est écrit avec beaucoup de force; maison pourrait reprocher à l'auteur de ne pas assez ménager son adversaire (M. Eraery), que du reste il ne nomme pas. L'abbé Emery supprima sa dissertation ; Du rétablissement de l'empire germanique tel qu'il était avant 1792, par un tréfoncier de Liège, Paris, 1814, in-8" ; Discours sur la catastrophe du 20 mars et sur le retour du roi, Paris, 1815 , in-8° ; Discours prononcé \ à Saint-Ouen de Rouen), le jour de la Saint-Louis, 1817, imprimé au protit des pauvres; sur saint Hermén igiide, patron de l'ordre, militaire institué par Ferdinand VII. Il écrivit cette brochure pour répondre à un article du Journal des Débats, où le rédacteur parlait d'une manière peu convenable du saint martyr. A la fin, il y a deux notes : l'une sur l'Essai sur l oraison funèbre d'un de nos professeurs d'éloquence iM. Villemain), l'au'resur l'Histoire du Bas- Empire, de Royou. Il y relève très-bien la légèreté des jugements de cet écrivain, et sa manière pa;tiale et maligne de présenter les faits relatifs à la religion. On peut faire le même reproche à 1 Abrégé de l'Histoire de France, par le môme a teur. Oraison funèbre du prince de Condé, 1818, in-8" ; De la liberté de la presse, en quoi consiste et jusqu 'o peut s'étendre la liberté de la presse dans un gouvernement représentatif, 1819 ; Sur la Petite Eglise, Paris, 1820, in-8" de 40 p. : ce court écrit est une des meilleures réponses qui aient été faites aux déclamations des partisans du schisme.
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JASON LE CYRÉNÉEN écrivit l'Histoire des Machabées, en cinq livres. Voy. le livre n des Machabées, n, 24.
JASON, frère d'Onias, grand-prêtre des Juifs, acheta d'AntiochusEpiphanes la grande sacrificature, et en dépouilla son frère, l'an 175 avant Jésus-Christ. Dès qu'il en fut revêtu, il tâcha d'abolir le culte du Seigneur dans Jérusalem; mais à peine eut-il exercé deux ans le souverain pontificat, que Ménélaùs, de la tribu de Benjamin, le supplanta à. son tour, en gagnant Antiochus par une plus grande somme. Jason-, forcé de céder, se ictira chez les Ammonites. Il s'y tint caché jusqu'à ce que le bruit de la mort d'Epiplianes s'étant répandu, il sortit de sa retraite, entra à main armée dans Jérusalem, d'où il cha-sa Ménélaùs , et exerça tontes sortes d'hostilités contre les citoyens. Le bruit do la prétendue mort du roi s'étant dissipé, il fut contraint de sortir de la ville, et erra quelque temps chez les Arabes, d'où il passa en Egypte. Ne s'y croyant point en sûreté, 11 se retira à Lacedémone, comme dans une ville alliée, mais il y mourut misérablement, et dans un tel abandon, que personne ne voulut prendre soin de sa sépulture.
JASON de Thessalonique, logea chez lui l'apôtre saint Paul. Les Juifs delà ville soulevèrent le peuple, et vinrent fondre sur la maison de Jason, dans le dessein d'enlever Paul et Silas. Ne les ayant pas trouvés, ils saisirent Jason et le menèrent aux magistrats, qui le renvoyèrent après en avoir reçu des assurances satisfaisantes. Il paraît, par l'épitre aux Romains, que Jason était parent de saint Paul. Les Grecs le font évoque de Tarse, en Cilicie, et honorent sa mémoire le 28 avril.
JATRE (Matthieu), religieux du xme siècle, dont on a deux ouvrages considérables en vers grecs, d'une mesure qui est plus propre pour la poésie que pour la musique. L'un roule sur les offices de l'église de Constantinople, et l'autre sur les officiers du palais delà même ville. LeP.Goar lesfilimprimeren 1648, in-fol.,en greceten latin, aveedesnotes.
JAURERT (l'abbé Pierre), curé de Sestas, né à Bordeaux vers 1715, se démit de sa cure pour se livrer à son goût pour l'étude, et dès lors il cultiva les lettres tout en remplissant les devoirs de son état. Il a laissé : une Traduction des OEuvres d'Ausone,1769, 4 vol. in-12, avec le texte : elle est estimée pour la fidélité- Dictionnaire raisonné des arts et métiers, contenant leur description et la police des manufactures de France et des pays étrangers, Paris, 1773, 5 vol. in-8°. A proprement parler, l'abbé Jaubert a augmenté de S volumes cet ouvrage déjà connu, et il y a joint l'histoire de chaque art, et celles qui manqua ent à la première édition. Une grande partie des articles y sont traités avec assez d'étendue et beaucoup d'intelligence ; quelques autres semblent faits avec trop de rapidité. Cet ouvrage a été souvent réimprimé. Des causes de la dépopulation, et des moyens d'y remédier, Londres et Paris, 1767, in-12; Eloge de la roture, Paris, 1766,
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in-12. L'abbé Jaubert mourut à Paris en 1780. JAUBEHT (Guillaume-Auguste), frère du comte François Jaubert, qui lut g uverneur de la banque de France et membre de la cour de cassation, naquit à Condom, dans la Gascogne, en 1769. A l'époque du concordat de 1801, il devint curé de Notre-Dame, à Bordeaux, puis vicaire général de ce diocèse, et enfin, en 1809, évoque doSaint-Flour. On lui reprocha d'avoir pris possession 'de son évêché, lorsqu'il n'était encore nommé que
Ear Bonaparte , et avant d'avoir reçu ses ulles du pape. Ce ne fut qu'en 1811 que le souverain pontife consentit à les délivrer, et comme elles ne rappelaient point la nomination de l'empereur, elles restèrent ensevelies dans les cartons du ministère. Jaubert assista au concile national de 1811. Pendant les Cent-Jours, il chercha, mais sans succès, à déterminer le gouvernement à faire usage des bulles pontiticales pour obtenir sa consécration. 11 donna sa démission en 1816, et mourut en 1825. Napoléon l'avait nommé baron et membre de la légion-d'honneur, et il avait siégé, durant la session de 1814, au corps législatif, où il vota avec la minorité. On a de lui une traduction de l'ouvrage de dom Tamburini de Brescia, sous ce titre : Vraie idée du saint-siége, etc., Paris, 1819, ;n-8°.
JAUFFBET (Gaspard-Jean-André-Joseph), évêque de Metz, né à La Boqu^-Brussane, en Provence, le 13 décembre 1759, termina ses études à l'université d'Aix, et fut d'abord nommé chanoine de la collégiale d'Aulps. 11 vint ensuite à Paris , et débuta avec succès sous les auspices de l'abbé de Boulogne. A l'époque de la révolution , il publia plusieurs écrits en faveur de la religion, et il entreprit un journal sous le titre d'Annales de la religion et du sentiment, qui parut pendant toute l'année 1791 et une partie de 1792; il rédigea seulement les 18 premiers numéros, et fut remplacé par M. de Boulogne. S'étant fortement prononcé contre la constitution civile du clergé, l'abbé Jautfret fut , après le 1er août, obligé, pour se soustraire à la persécution, de se réfugier d'abord à Orléans, puis en Provence, où il séjourna pendant plu>ieurs années. Après le 9 thermidor, il reprit les fonctions de son ministère dans son pays, et publia, sous le Directoire, un grand nombre d'écrits propres à ranimer la foi des fidèles. Nommé, après le concordat, grand-vicaire de M. de Lorry, évoque de La Rochelle, il passa ensuite, en cette qualité, sous le cardinal Fesch, à l'archevêché de Lyon, où son zèle pour la religion se manifesta avec une nouvelle ardeur. Chargé du gouvernement du diocèse, en l'absence de l'archevêque, il fonda ou fit revivre plusieurs établissements utiles, tels que des séminaires, des écoles et des congrégations : il y rétablit entre autres les frères des écoles chrétiennes qui, depuis, se sont répandus dans toute la France : et ces travaux ne l'empêchaient pas de continuer à publier divers écrits sur les matières religieuses. Appelé ensuite à Paris par le cardinal Fesch,
pour remplir les fonctions de vicaire général de la grande-aumônerie, l'abbé Jauffret y favorisa ou fit revivre, comme à Lyon, plusieurs établissements religieux. Différentes congrégations furent autorisées : les missions étrangères reçurent quelques encouragements; les institutions d'hospitalières obtinrent une protection plus marquée ; les dames de Saint-Maur , celles du Refuge ou de Saint-Michel lui durent presque leur existence. Lorsqu'on forma la chapelle des Tuileries, il en devint un des chapelains. 11 venait d'échanger ce titre contre celui d'aumônier de Bonaparte , lorsqu'en 1806 il fut nommé évêque de Metz. Parvenu à l'épiseopat, il redoubla de zèle et d'activité pour la formation des séminaires et de tous les établissements qui pouvaient être utiles au bien de la religion. 11 reçut d'abord dans son propre palais tous les" jeunes étudiants qui se destinaient à l'état ecclésiastique, obtint ensuite du gouvernement tous les bâtiments nécessaires, et au bout d'un an on complait déjà près de 700 séminaristes placés dans son diocèse. Outre les soins qu'il donnait aux nombreuses institutions qui se formaient sous ses auspices, il n'en était pas moins occupé des autres parties de l'adininistratio i spirituelle ; il parcourait les paroisses, instruisait son troupeau par des discours aussi sages qu'él quents , et ne négligeait aucun moyen de faire respecter et chérir les devoirs de la religion. Il gouverna quelque temps le diocèse d'Aix, sous le titre d'à iniinistrateur capitulaire (1811), après avoir donné à l'abbé Laurent, nommé évoque de Metz , des pouvoirs degran i vicaire. Le saint-père improuva ces dispositions ; on ne voit pas cependant qu'il y ait eu d'actes précis de sa sainteté sur l'administration de M. Jautfret à Aix, comme sur celle du cardinal Maury à Paris. Quoi qu'il en soit , l'évoque de Metz se conduisit avec modération à Aix; il n'inquiéta personne , et même il y résida peu. En 1811, il fut du nombre des évêques qui écrivirent au pape , alors à Savone, pour le prier d'accueillir une députation de trois évèques français, et dans sa signature il prit le titie A' évêque de Metz. 11 assista au concile de cetle année , et ne s'y fit pas remarquer. Se trouvant à Paris lors de la restauration , il se hâta de renoncer à l'administration du diocèse d'Aix , et il reprit le gouvernement de celui de Metz. Il s'occupait avec ardeur d'en réparer les maux causés par l'invasion , lorsque les événements cie 1815 vinrent troubler son repos. Il se rendit à Paris pour défendre ses droits contre l'abbé Laurent , qui prétendait faire revivre sa nomination à l'évêché de Metz. Mais nous passerons légèrement sur cette circonstance , qui affligea tous ses amis. Après le second retour du roi, il fit célébrer dans toutes les églises de son diocèse de solennelles actions de grâces , et il établit des prières à perpétuité. Attentif à tous les besoins de ses administrés et de son clergé, il procura à la ville de Metz un établissement des frères des éco'es chrétiennes ; il