‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 185 sur 323 · JE» JER · texte numérisé non relu

JE» JER

tianay , bénédictin de la congrégation de rôme : tes ^stamim^ BmrtuK,ia Sagiwt, i'Ec-

Sa ut-Maur, en 5 vol. in-fol. , publiéedepuis clésiaëtique, le premier et le deuxième livre 1693 jusqu'en 1706. Cette édition n'a pas »'>(<'■ des Macftsééês. Ils sont tirés de l'ancienne éclipsée par cell • deVaflàrsi, VéroDe, 173V, Vulgate, laquelle a été faite sur le grec, qu'on 11 vol. in-fol. Les principales productions appelle des Septante. Tout le reste de notre renfermées dans cet excellent recueil sont : version latine est de la main du saint docune Vtrêion latine de l'Ecriture , but l'hé- tour. Il faut cependant en excepter quelques breui que l'Eglise a depuis déclarée authen- passages, et mène des versets entiers, qui tique sous le nom de fulgatt. Les plus ha- s'y sett glissés de l'ancienne Vulgate, surbiles des protestants, qui certainement ne tout pour les livres des Hois et les Prover sont pas suspects dans la matière (résente, d Sefomen. Ou y remarque aussi quelquedonnent 1 - plus «a cette ver- fois plusieurs versions d'un môme texte. sjon et a son auteur. Théodore de Bè/.e, Des Commentaires sur plusieurs livres de dans sa préfac du Nouveau Testament, qui l'Ancien et du Nouveau-Testament; des Jrwru en 1559, la préfère hardiment à toutes tés polémiques contre .Montan, Helvidius, lés autres versions latines, et il 'bl/hne Erasme Jovinien , Vigilance, Pelade, Kufin , et les de l'avoir rejetée parce qu'elle diffère quel- partisans d'Origène; un Traité de la vie et quefoisdes manuscrits grecs de notre temps, des écrits des auteurs ecclésiastiques, qui a été Il lui montre qu'elle est faite dans ces en- d'un grand secours aux bib iograpnes modroits sur de meilleurs manuscrits. Jean dernes. Il y comprend même les apôtres et Boys, chanoine d'Ety en Angleterre, prend les évangelistes, et parle de leurs ouvrages, également la défense de la Vulgatc contre Une traduction et une Suite de la Chronique plusieurs censures injustes qui sont échap- d'Kusèbe; des Lettres. Elles conti muent les pées à Erasme et à Bèze lui-même. Boys Via de quelques saints solitaires, des éloa composé cet ouvrage par or re de son ges, des instructions morales, des réflexions évê |ue, le savant Lancelot Andrews. Paul ou des discussions critiques sur la Bihle. i lus, dans le chapitreiVde sa tradue- Elles avaient été publiées par Pierre Canition de la Parap' rase chaldaïque , s'élève sius, et <n en a fait un grand nombre d'édiavec force contre ceux qui critiquent la tions. IJ règne dans la plupart une chaleur et Vulgate, sous • rétexte qu'elle ne répond une élévation de style étonnante, qui les fait pas toujours littéralement au texte hébreu lire avec autant de plaisir pour la manière imprimé «Les censeurs n'observent pas, que pour les choses. Ehes ont été traduites « dit-il, que lorsque l'auteur de la Vulgate par Jean Petit, 3e édition, 1702, in-S"; par «s'éloigne de notre hébreu, c'est qu'il a Guillaume Boussel, 1704 et 1707, 3 vol. in-8% « suivi ouïes Septante, ou le parapnraste ou 1743, k vol. in-12; Histoire des Pères du « chaldéen, ou que'que savant rabbin (qui désert, Anvers, 1628, in-»fol. ; un Martyrologe « avait nt à leur disposition de meilleurs ma- qui lui est attribué, Lucques, 1668, in-fol. « nuscrits). La dissonance de la Vulgate d'à- On a traduit plusieurs Opuscules de saint « vec l'hébreu d'aujourd'hui est donc fondée Jérôme pour fa Bibliothèque des dames « en raison. File n'est pas l'effet du hasard, chrétiennes. On représente quelquefois saint « et elle n'annonce pas un traducteur témé- Jérôme en habit de cardinal, parce qu'il sem- « raire et mal habile. » Louis de Dieu corn- b ait à quelques égards en remplir les foncpare,dans son Commentaire sur les Evangiles, tions près du pape Damase, qui l'estim ut, et les versions syriaque et arabe, et les autres employait utilement ses services. Le Père versions orientales, avec notre Vulgate, et Dolci a écrit la Vie de ce saint docteur, exles traductions latines d'Erasme et de Bèze. traite en entier de ses écrits, Ancône, 1750. « Je ne croirai pas, dit-il dans sa préface, J.-F. Fournier publia, en 1817, VEloge de « m'ôtre trompé, sij'avance que l'auteur de la s tint Jérôme. Cet écrit a fait vivement re- « Vulgate, quel qu'il soit, est savant et même grelter le jeun • écrivain qui annonçait une « très-savaiQt. Je conviens qu'il a ses sole- érudition aussi précoce que soli le. On peut « cismes et ses barbarismes; mais je ne puis se faire une juste idé de la force et de l'onc- « m'empêeher d'admirer sa fidélité et son (ion des écrits de saint .1 rôme en lisant les « jugement. même dans les endroits où il pa- extraits qu'en a donnés l'abbé Guillon, dans « rail barbare. » «■ Enfin , il n'y a pas d' ver- sa BiOliotitèq.ie choisie des Pères de ï Eglise « sion, aujugement de Grotius, qui soit plus grecque et latine. — On a l'Histoire de la vie, « éloignée de toute sorte de préjugés que la des écrits et des doctrines de saint Jérôme, a Vulgate, parce qu'el e est très-ancienne et moine, prêtre et docteur de l'Eglise au iv'siè- « antérieure à tous les schismes d'Occi- de, par F.-Z. Colloiubet , avec portraits du «dent.» Voy. Amama, Blkentop, Bianchini, saint, d'après le bienheureux Fra Giovanni Houbigwt. In des fruits les plus précieux Angélus da Fiesole et Giotto, 2 vol. in-8°. de cette version est d'être une excellente ré- — M. Migne a donné dans son Cours comfutation, de droit et de fait, des extra vagan- plet de Patrologie, les OEuvres très-complèces et delà témérité des hermeneutes rao- tes de saint Jérôme, édition reproduisant dernes, et de déposer, ainsi que la version dans son entier celle de Martiauay, revue des Septante, contre toutes les innovations et corrigée par Vallarsi et Malfei, enrichie imaginées par des hébraïsants ignares ou cor- des opuscules récemment découverts, conrompus {Voy. Eléazar , Masclef , Ptolé- tenant tout ce que chacune des éditions précémée). Nous avons six livres de la Vulgate dentés a de particulier, et plus complète d'un qui ne sont pas de la traduction de saint Je- tiers que toutes les autres, 1845, 9 vol. in-V\

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