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tatus , etc. , Upsal , 1636 , io-fol. Un catéchisme luthérien, qu'il publia , comme évoque de Strengnes , fut supprimé par l'ordre de la reine Hedwige-Eléouore , à qui la dénomination d'immeubles domestiques , appliquée aux femmes, avait beaucoup déplu.

EMSER (Jékôme), théologien catholique allemand, naquit à Ulm en 1477. Après avoir commencé ses études à l'ubingen, il alla les continuer à Bàle , où il s'appliqua au droit, à la théologie et à l'hébreu. Il accompagna •ensuite en Allemagne et en Italie le cardinal IRaymond de Gurti , dont il a été nommé chapelain et secrétaire. Quelque temps après, il professa les humanités à Erfûrt, qu'il quitta bientôt pour passer à l'université de Leipzig, dont il fut reçu membre , et où il enseigna le droit canonique. Vers le môme temps , le duc Georges de Saxe le prit pour son secrétaire et son orateur dans la ville de Dresde, et l'engagea à écrire contre le luthéranisme, qui commençait a s'étendre en Allemagne. Einser avait été jusque-là l'ami de Luther; il eut avec ce réformateur quelques conférences , espérant le ramener du sentier de l'erreur par des conseils d'ami ; mais, voyant qu'il ne gagnait rien sur l'esprit de ce sectaire obstiné, il se déclara son adversaire, et le combattit vigour usement. Il mourut subitement à Leipzig le 8 novembre 1527, laissant les ouvrages suivants : Motifs pour lesquels la Traduction du Nouveau Testament par Luther doit être défendue au commun des fidèles, Leipzig, 1523, in-4°, réimprimés avec augmentation, sous le titre d'Annotations sur la Traduction du Nouveau Testament, etc. , Dresde, 1524, in-4°; Traduction allemande du Nouveau Testament, pour être opposée à celle de Luther, Dresde, 1527, in-fol.; Paris, 16o0; Assertio missœ; De canone missœ. Ces deux ouvrages sont une défense de la messe. Histoire de la vie et des miracles de saint Bennon, Leipzig, 1512; Dresde, 15%, in-4° ; et un grand nombre d'autres écrits de controverse.

ENARD (Jean-Baptiste), religieux bénédictin, né à Stenay en 1749, enseigna pendant 24 années les sciences physiques et mathématiques au collège de Metz. En 1792, il refusa le serment, et il se vit, par suite des persécutions dont il était l'objet, dans la nécessité d'émigrer. Après le concordat de 1801, il fut nommé vicaire dans sa ville natale, et plus tard Fonlanes le nomma censeur des études au lycée impérial de Nancy, place qu'il occupa peu de temps. A l'époque de la restauration, il obtint le titre d'aumônier de la chambre des députés, qu'il conserva jusqu'en 1829, année de sa mort. On a de dom Enard : L'Abbé Grégoire jugé par lui-même, Paris, 1814, iu-8° : on a reproché à l'auteur d'avoir mis dans cette brochure trop de la rudesse qui, dit on, était dans son caractère ; Le grand travail de M. de Pradt, sur les quatre concordats , corrigé et amendé, Paris, 1819, in-8°, où l'on a blâmé le même défaut.

ENGKEVOIRT (Guillaume van), né à Miello, village du Brabant, était originaire de

Maestricht. Il avait obtenu diverses dignités ecclésiastiques lorsque le pape Adrien VI l'appela auprès de lui, et le nomma chef de sa uaterie ou chancellerie. Il lui conféra en outre l'évôché de Tortose, en Espagne, que lui-môme avait occupé, et le fit cardinal, au mois de septembre 1523. Nommé évoque d'Utrecht , en 1529, par Clément VII , il prit possession de son siège par procureur ; mais il continua de résider à Rome, où il mourut en 1534. Le collège du pape à Louvain le regarde comme un de ses bienfaiteurs. Un discours intitulé : Oratio ad facultatem S. theologiœ Lovaniensis, est le seul écrit que l'on connaisse de lui.

ENDELECH1US, ou SEVERUS SANCTUS, rhéteur et poète , né à Bordeaux , dans le iV siècle, était fils, suivanl quelques critiques, de Flavius Sanctus, beau-frère d'Ausone, d'après une épitap e que celui-ci lui a consacrée dans ses Parentalia. Ami de saint Paulin, évoque de Noie, il embrassa à son exemple le christianisme. Vers la fin de sa vie, il se consacra à la retraite , et l'on croit même qu'il avait embias^é l'état ec< lésiastique. L'abbé Longchamp place sa mort à l'année 409. Saint Paulin cite avec éloge les hymnes d'Enuelechius, compos'essur la panbole des dix vierges de 1 Evangile, rwais elles ont été perdues. Il ne nous reste de ce poète qu'une églogue intitulée De mortibus boum , faite à l'occasion d'une maladie contagieuse, qui, vers 377, fit de grands ravages dans la Turquie, l'Illyrie et la Flandre. Les interlocuteurs sont un païen qui se livre au désespoir, et un chrétien qui lui offre pour le consoler la pensée de la Providence. Cette pièce a pa.u pour la première fois en 1590, dans les Epigrammàta et poemata veterum, tom. 13, pag. 4i8 et suivantes. Depuis elle a été imprimée séparément à Francfort, 1612, in-8°, avec des notes de Weitz ; a Leyde, 1714, in-8°, avec les mêmes notes et celles de Wolfgang Seber. Elle a été aussi insérée dans la Bibliotheca Patrum et dans différents recueils de poésies chrétiennes.

ENÉft DE GAZA , philosophe platonicien, sous l'empire de Zenon , dans le ve siècle, embrassa le christianisme, et y trouva une philosophie bien supérieure à celle de Platon. On a de lui un dialogue intitulé Théophraste , du nom du principal interlocuteur. Il traite de l'immortalité de l'âme et de la résurrection des corps. Jean Bower le mit au jour à Leipzig en 1655, in-4°, avec la traduction et les savantes notes de Gaspard Barthius. On le trouve aussi dans la Bibliothèque des Pères.

ENÉE, évoque do Paris, homme d'esprit et consommé dans les affaires, publia, a la piière de Charles le Chauve, un livre contre les erreurs des Grecs. Il entreprend à la fois de répondre aux écrits du patriarche Photius contre l'Eglise latine, et de montrer la vérité de k doctrine et la sainteté des dogmes de cette église. Il mourut en 870.

ENF1ELD (Guillaume), ministre anglican, non-conformiste , né à Sudbury en 1741, fut pasteur et professeur de belles-lettres

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