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lies hommes lui mil sur la tête une couronna d'épineau 11 lui survint une enflure du front et des tempes, accompagnée de douleurs assez vives et fréquentes) et il en découlait du sang. Le 3 décembre 1811 , le
couvent de Dulmen fut Supprimé SOUS le
gouvernement de Jérôme Bonaparte, roi do Westphalie; Anne-Gatherine j alors malade, obtint de ne quitter la maison qu'eu 1812, puis une pauvre veuve de l'endroit l'accueillii chez. elle. A cette époque elle eut plusieurs visions, dans lesquelles elle l'ut marquée des stigmates du crucifiement. Une croix était empreinte sur sa poitrine j et souyenl du sang en sortait. Sur la lin de l'année 1812, elle tomba gravement malade, et fut sur le point de mourir. C'est alors qu'elle reçut les dernières empreintes de la stigmatisation : ses mains et ses pieds reçurent des impressions qui figuraient exactement les plaies du Sauveur. La pieuse religieuse persistait à garder le silence sur ces merveilles, lorsque, le 25 février 1813, le hasard les lit découvrir à une de ses anciennes com ailles de religion. Le bruit s'en répandit bientôt dans la ville, et le médecin du' lieu, après un sérieux examen, attesta la vérité des faits. L'autorité ecclésiastique envoya de Munsti r, auprès de la stigmatisée , une commission d'enquête qui confirma la déposition du médecin, l.e conseiller de Druffel, médecin présent a l'enquête, ne cessa de vénérer la religieuse, et donna, en 181i , dans un journal de médecine de Strasbourg, une relation des phénomènes observés chez elle. Le comte de Stolberg . et plus tard la princesse de Salm, vinrent la visiter, et attestèrent la vérité des phénomènes. De toutes parts les visiteurs affluèrent, et l'humble religieuse eut beaucoup à souffrir de l'indiscrète curiosité des uns, des soupçons ou des insultes des autres. Ses vertus , et particulièrement celle de patience , en prirent occasion de se fortifier de plus en plus sous les yeux du Seigneur , et elle mourut , le 9 février 1824 , avec une grande réputation de sainteté. La foule qui suivit son convoi fut immense. Les détails que nous venons de donner se trouvent, avec d'autres renseignements intéressants , dans une Notice sur la vie d'Anne-Catherine, publiée par Clément Brentano, poëte allemand , ami de l'évêque Sailer et du comte de Stolberg , en tète de l'ouvrage qui a pour titre : La douloureuse passion de Nolre-Sciyneur , d'après les méditations de la sœur Emmerich, Paris, 1835, in-8°.
EMON, premier abbé de Werum , monastère de l'ordre de Prémontré, près Groningue, dans la Fri^e, vivait à la fin du xnc siècle et au commencement du xm". Dom Rivet rapporte « qu'aidé de son frère, il copia tous « les auteurs des arts libéraux et les livres « de théologie < t de droit qu'ils avaient vus « à Paris, à Orléans et ailleurs, dans le cours « de leurs études. » Il ajoute « que, dans la « suite , le désir d'enrichir sa bibliothèque « le porta h y employer des religieuses, ayant « pourtant i'attention de ne leur faire trans-
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« crire (pie les livres de la Bible et les écrits « drs saints Pères, connue étant plus h leur « portée. » L'abbé Emon mourut subitement en 1237, après avoir composé plusieurs ouvra ;es sur divers sujets. Nous ne citerons' de lui que sa Chronique, depuis 1208 jusqu'en 1237j continuée par Menl o, 8* abbé de Werum , et ensuite par un anonyme , jusqu'en 1292. Inédite jusqu'en 1700. elle fut insérée par Antoine Matthieu dans s s Analectes, lOme 1 I, réimprimée par l'abbé Hugo, ave:- d s noies dans le premier tome des Sacr;i> untiquUatis monunienia, pag. 129, Etival, 1725, 2 vol. in-fol. — Il ne faut pas le confondre avec un a ;tre Emon, son cousingermain, qui dota de ses b ens l'abbaye de Werum, où il prit aussi l'habit de l'ordre de Prémontré, et qui mourut à Rome, en 1215.
EMPEREUR (Constantin l' ), né vers l'an 1580 a Oppyek, village du comté de Hollande , sava t consommé dans l'élude des langues orientales, occupa avec honneur une chaire d'héb eu et de théologie à Harderwick et à Leyde. 11 mourut en "16'i8, dans un Age fort avancé. Tous les ouvrages qu'il adonnés au public offrent des remarques utiles, et respirent une profonde érudition rabbinique et h braique. Nous avons de lui : Talmudis Babylohici codex Middôth eutn commentariis, etc., Leyde, Elzevir, 1630, in-i°, en hébreu et en latin. Ce commentaire, orné de figures très-exactes; explique avec beaucoup de netteté toute la structure du temple de Jérusalem , de ses autels , etc. D. Jsaaci Abrabanielis et Mosis Alsheichi commentarius in lsaiœ prophetium, Leyde, Elzevir, 1631, in-8°, en hébreu et en latin. L'Empereur, en lUbliant les commentaires de ces rabbins sur a prophétie d'isaïe , qui regarde les souf- 'rances et la mort de l'Homme-Dieu , a eu soin de réfuter leurs explications détournées, et de repousser les traits qu'ils ont lancés contre le christianisme. Grammaire chaldaïque , en hébreu et en latin, Leyde, Ezevir , 1631 ; Itinéraire de Benjamin de Tudèle, en hébreu, avec la traduction en latin et des notes de L'Empereur, Leyde, 1633, et plusieurs autres traductions des livres judaïques, enrichies d'observations savantes; elles sont les meilleures que l'on ait, quoiqu'elles ne soient pas toujours exactes.
EMPORAGRIUS (Eric), docteur en théologie et évèque de Strengnes, en Suède, mort l'année 1674, avait été professeur à Upsal, et pasteur à Stockholm. Pendant qu'il occupait cette dernière place, il fut question d'un projet de réunion entre les luthériens et les réformés, proposé par un Ecossais nommé Dm y. Emporagrius , attaché à la confession d'Augsbourg, s'opposa à la réunion , et se mit à la tète du clergé de la capitale , pour donner une protestation solennelle. Il publia môme à ce sujet un ouvrage contre l'évêque Mathiae , qui penchât pour les opinions de Dury. Peu après la mort de Gustave-Adolphe, Emporagrius publia un discours intitulé : Oratio in qua tyrannidem pontificiam, quœ divum Gustavum de medio sustulit, et martyrio coromvit, est pie de,te$-
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