‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 213 sur 323 · KEN · texte numérisé non relu

KEN

KKli

et sos écrits. Les ouvrages qui restent <le lui, presque tous en anglais, décèlent un homme Bavant et un bon-littérateur. Ce sont : un petit

Pncme contre les W'ighs, KiSl ; la traduction

de Vl'loyc âe la folie d'Érasme ; cefVe du Pftnégyri&ue de ¥rajan ; le.')' vol. d'uwv Histoire oomplèU d'Angleterre, commencée par Hughes, 1706, Londres, 8 vol. in-fol. L'ouvre tut n'imprimé en 1719. il aida beaucoup YYood |)nur la rédaction de son Athenœ-Oxonini.srs. il laissa aussi quelques manuscrits

dont plusieurs passent pour avoir de l'impertance. Il mourut en 1728.

KENNET B*sïlb), né en I8TI à PosXling, dans le comté de Kent, frère du préc ■ lent, autant distingué par sa science que par la bureté de ses mœurs, mort à Oxford en 1714, où il venait d'être élu président du collège du Christ, laissa plusieurs ouvrages en anglais, parmi lesquels on distingue les Vies des poë$e« grecs, 1(,97, in-8°; les Antiquités romaines, 1000. -2 vol. in-î-2; des Sermons en 5 vol. in-8u ; Paraphrase en vers des Psaumes, 1706, in-8" : et une version du Traité des lois de Pull'endoiï.

KCNNICOTT (Bbsxmmn), Anglais, savant dans les langues, et habile critique, naquit en 1718 à Torness, au comté de Devon, et l'ut d'abord maure des écoles de charité dans son pays natal. Il entra en 17Vi à l'université d'Oxtbrd, et acquit unetelle réputation, même avant d'en être sorti, qu'il fut appelé comme professeur au collège d'Exeter. 11 fut nommé ensuite successivement conservateur de la bibliothèque de Radcliffe, docteur en théologie, chanoine de l'église du Christ à Oxi'urd, ministre è Culham , dans le même comté. Kennicott s'était d'abord fait connaître par des Dissertations sur l'arbre de vie, et sur le sacrifice deCaïn et d'Abcl, 17V7. Mais ce qui lui a fait une réputation parmi les savants, c'est la Bible hébraïque, qu'il a publiée, en 2 vol. in-fol., à Oxford. 11 a suivi l'édition de van der Hoogt, qui liasse pour la plus correcte, et a rassemblé au bas des pages toutes les variantes, recueillies d'après tous les manuscrits hébreux, challaïques et samaritains. Il avait collatiouiié lui-même 250 manuscrits, et s. .us sa direction et à ses frais les plus habiles hébraïsants de l'époque en collationnèrent 350, ce qui fait < 00 manuscrits. Rien ne nous manque donc plus pour avoir le texte hébreu dans toute la correction dont il est suseeptible aujourd'hui ; mais qui, après tout ce qu'il a essuyé, ne peut en aucun sens avoir l'autorité des Septante ni de la Vulgate. Voyez Cappel, Ki.éazak, Goropil ., Masclef, Morin, Ptolémée. Kennicott mourut à Oxford, à G5 ans, Je 18 septembre 1783.

KENTZINGER (François-Joseph de), né à Strasbourg le 5 septembre 1757, tit ses études à Strasbourg, devint vicaire de la paroisse de Saint-Etienne de cette ville, et s'appliqua particulièrement à la prédication. Ayant été présenté plus tard à H. de Vergennes, ministre des affaires étrangères, il fut envoyé à Hambourg, et y exerça pendant quelque temps les fonctions de chargé d'atfaires; il passa ensuite à la légation de Trêves, où il

se trouvait pendant le séjour des princes français à Goblentz en 1792. Obligé de s'éloigner de Trêves par suite des événements politiques, il se rendit à Vienne et s'y occupa pendant dix ans de l'éducation du comte Kster'iav, cousin du prince de ce nonull rentra en France en 18 J G, fut nommé chanoine de Sa nt-Denis, et obtint une pension sur le département des affaires étrangères et une autre sur la cassette du roi. L'abbé de Kent— zinger mourut le26décembre 1838, dans sa 81' année. Il a publié en 1818 une traduction des Entretiens du baron de Starck. Le titre véritable de llouvrage eu français est : Entretiens philosophiques sur la réunion des différentes communions chrét'n nues, in-N" : il substitua ce litre à celui de Banquet de Théodule, cpie portel'ouvrage allemand. Ce livre, spécialement dirigé contre le protestantisme, est un véritable service rendu à la religion. L'abbé de Kentzinger composa en outre quelques écrits politiques, entreautres : Considérations sur le traité de Bâle ; et une Lettre du général Palafox au général Lefebvre.

KERA VENANT (l'abbé de), curé de Saint- Germain-des-Prés à Paris, né d'une famille honorable du diocèse de Vannes en Bretagne, en 1761, mort le 26 mai 1831 à 70 ans, vint de bonne heure à Paris, fit ses études au séminaire de Saint-Sulpice, et entia dans la communauté; des prêtres de la paroisse du même nom. Lors de la révolution, le refus qu'il fit du serment à la constitution civile du clergé l'obligea de quitter la France. A l'époque du concordat il devint vicaire de Saint-Sulpice. Ayant été appelé en 1804 pour confesser Georges Cadoudal, qui fut exécuté le 25 juin de la même année, il se vit ensuite, pour ce fait, exposé au ressentiment de Bonaparte, qui l'exila dans le diocèse d'Orléans. On obtint ensuite qu'il résidât à Versailles mais Bonaparte ne voulut jamais permettre qu'il revint à Paris : son exil ne cessa donc qu'à la restauration. En 1816, il fut nommé curé de Saint-Gcrmain-des-Prés, et c'est à lui qu'on doit la conservation de son église que les architectes avaientrésolu de détruire. A force de démarches, il obtint la révocation de l'arrêt prononcé contre cet ancien monument, dont les piliers avaient été minés parle salpêtre. Sans parler des autr s serv ces qu'.J rendit dans l'exercice de ses fonctions curial es, ceiui-c: sei 1 eût suffi pour rendre la mémoire de l'abbé de Keravenant chère à sa paroisse.

KERCKHEDEKE Jean-Gérard) , né vers 1078 à Fauquemont, petite ville du pays d'Outre-Meuse hollandais, a.2 lie .es de Maëstricht, fit de bonnes études dans cette dernière ville, étudia la philosophie et la théologie à Louvain, se consacra à l'étude des langues savantes, de la critique sacrée et de l'antiquité ; enseigna les belles-lettres pendant plusieurs années, donna des leçons d'histoire au collège des Trois Langues, fut fait historiographe de l 'empereur JosephT" en 1708, et mourut le 16 mars 1738. On a de lui: Systema apocalypticum, Louvain, 1708, in-12 : c'était comme un essai d'un ouvr plus considérable qu'il intitula: Demonarchia,

Page 1