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« dans la première, l'auteur montre Gerson, « commeayant la possession la plus ancienne, « Kempis comme un simile copiste, et Ger- « sen comme un être imaginaire, créé sur « l'autorité d'une seule lettre, et adopté par « esprit de corps ou par des affections de « patrie ; dans la seconde section, il discute « les raisons alléguées récemment en fa eur « de Gersen par quelques savants italiens; « dans la troisième section, il résume les « preuves qui établissent, selon lui, que VI- « mitation n'est ni d'un moine, ni du xur siè- « cle, et que cet admirable ouvrage, inconnu « au xiv siècle, appartient au commence- « ment du xvc; enfin dans la quatrième sec- « tion M. Gence rassemble to.is ses motifs « pour attribuer l'ouvrage à Gerson, l'auto- « rite des manuscrits, la comparaison de la « doctrine et les maximes de Y Imitation avec « celles des autres ouvrages de Gerson, plu- « sieurs passages du livre qui semblent in- « diquer un docteur et un membre cle l'uni- « versité obi sunt omnes illi domini et magis- « tri...), la piété du chancelier, sa vie retirée « dans les derniers temps, les germanismes et « les gallicismes du style, etc. S'il nous était « permis d'avoir une opinion sur la question, « nous dirions que l'auteur des Considérations u nous parait plus fort quand il réfute les par- « tisans d'A-Kempis ou de Gersen, que quand « il veut établir l'attribution à Gerson. Il ras- « semble beaucoup de probabilités en faveur de « celui-ci; maisil nedissipepasencoretousles « nuages. » Nous avons aussi une bonne traduction française de V Imitation, par M. Gence. Plus récemment M. de Genoude et l'abbé de Lamennais en ont publié des traductions estimées.— Parmi les divers ouvrages qui ont été publiés depuis quelque temps sur le véritable auteur de Y Imitation, nous signalerons : Corneille et Gerson dans l Imitation de Jésus-Christ, par Onésime Leroy, 1 vol. in-8°; Histoire de limitation de Jésus-Christ et de son véritable aM£eMr,|!arlechevalierdeGrégory,18V2,2vol. in-8°. Selon cet écrivain Y Imitation serait de Jean Gersen ; Recherches historiques et critiques sur le véritable auteur du livre de l'Imitation de Jésus -Christ ; examen des droits de Thomas A- Kempis, de Gersen et de Gerson, avec uneréponse auxderniers adversaires de Thomas A-Kcmpis, MM. Napione, Cancellieri, de Grégory, Gence, Daunou, Onésime Leroy et Thomassy; suivie de documents inédits, par M. Malou, évoque de Bruges, etc., 1 vol. in-8°; Dissertation sur soixante traductions françaises de l'Imitation de Jésus-Christ, par Ant.-Alex. Barbier, suivie de Considérations sur la question relative â l'auteur de l'Imitation, 1 vol. in-12.
KEN (Thomas), évêque de Bath, en Angleterre, instruisit son clergé, fonda des écoles, secourut les pauvres, et a laissé plusieurs ouvrages de piété, estimés parles anglicans. Il était né à Barhamstead,dans la province de Her ford, en 16V7, et il mourut à Longe- Leate, en 1711, à 64 ans. Quelqu'un l'ayant aceusé, auprès du roi, sur cerlaines propositions d'un sermon, qu'il avaitprèché à Whiteball, ce prince l'envoya chercher pour qu'il se lavât de ce reproche; l'évêque de
Bath lui dit sans s'ébranler : « Si votre majesté « n'avait pas négligé son devoir, et qu'elle « eût assisté au sermon, mes ennemis n'au- « raient pas eu occasion de m'accuser. » Il justifia ensuite ce qu'il avait dit dans son sermon , et Je roi ne s'offensa point de sa liberté. Il obtint de la reine Anne une modique pension. Outre plusieurs ouvrages de polémique religieuse, il a laissé quelques pièces de poésie sacrée et un poëme épique en tre'ze chants, intitulé : Edmond. Tous ses écrits ont été recueillis après sa mort, et imprimés en 1721, 4 volumes.
KENDALL (Jean), quaker anglais, mort à l'âge de 89 ans à Colchester en 1814, avait publié : un Abrégé de l'Ancien et du Nouveau Testament, 1800, 1 vol. in-12 ; Essai sur le danger des spectacles , in-8° ; Extraits des OEuvres de Fénclon, in-12 ; Lettres sur des sujets religieux, 2 vol. in-12 ; Poésies sur des sujets moraux et religieux, tirées de divers auteurs, 1vol. in-12; Extraits de Thomas A- K empi s, in-12; Vie de Thomas Story, prédicateur quaker, in-12; Préceptes de ta religion chrétienne, par demandes et par réponses, 1 vol. in-12 : le tout en anglais.
KENNEDY (Jacques), illustre Écossais, archevêque de Saint-André, issu de race royale par sa mère Marguerite, fille de Robert 111, roi d'Ecosse, était né en 1404. Son père était sir William Kennedy, qui avait épousé cette . princesse. Jacques Kennedy renonça à tous les avantages de sa naissance pour embrasser l'état ecclésiastique. Il fut d'abord abbé d'Aberbrot-Wic. Appelé à la régence pendant la min'orité de Jacques II, et a la place de chancelier d'Ecosse, il montra dans ces postes éminents autant de vertu que de capacité ; il aimait les sciences et protégeait les savants. Ayant été nommé archevêque de Saint-André, il édifia son diocèse par sa piété, et l'enrichit d'établisse-» menls utiles à la religion et aux lettres. 11 fonda à Saint-André même le collège de Sainte-Marie, et le dota libéralement. Cet illustre prélat mourut en 1472.
KENNEDY (Jean), théologien de l'église anglicane, mort en 1760, fut recieur deBradley au comté de Derby, et était très-versé dans l'astronomie et !a chronologie. On a de lui,.: une Nouvelle méthode pour fixer et expliquer la chronologie de ï Ecriture d'après les principes et les données astronomiques de Moïse, Londres, 1752, in-8° : on l'accuse de n'être point toujours exacte : un Examendes antiquités chronologiques , du R. M.Jackson, 1753, in-8° ; Doctrine de la commensurabilité du mouvement diurne et du mouvement annuel, 1753, iri-8° ; Système complet de chronologie astronomique, abstraction faite des Ecritures, 1703, in-8° ; Explication et démonstration tin système complet de chronologie astronomique, 1775, in-8" ; Dissertation sur quelques points importants et incertains de la chronologie, 17 73, in-8°.
KENNET (White), évêque de Péterborough, né à Douvres en 1600, fonda une bibliothèque d'antiquités et d'histoire, dans sa ville épiscopaie, se fit un nom par ses sermons