KIK KIR
explication d'un grand nombre d'hiérogly- mier qui répandit en Europe des notions
ph es, explication telle qui'on peut l'attendre exactes sur la langue eophte. Il est rare r et
d'un savant qui avail quel j 1 1 « ■ t '<> i s uni; façon dml avoir un supplément, etc. ,Les conuaisde voir toute particulière, mais toujours ton- sànces extrêmement variées de ce jésuite, la dée on érudition et en raison. Ce livre est manière grande, neuve et. approfondie dont rare, lier extaticum, iu-V . C'est un voyage il a traité' plusieurs sciences difficiles et peu idéal dans les planètes et les régions supé- cultivées jusqu'alors, l'eussent fait regarder rieures du ciel. On conçoit que le voyageur comme un savant universel, .s'il pouvait y n'a pu rien nous dire «le Pieu positif, mais il en avoir, et si l'esprit de l'homme pouvait eu parle d'une maii. ère pleine d'intérêt et «le embrasser unespaeedout l'iniaginaliou mémo sentiment 5 son style est élégant, pur, riche, ne saisit pas le terme. Sou style est coulant, ei semble s'élever avec les objets dont Pau- pur, abondant, vigoureux, animé par des cileur ^'occupe. Il n'y a qu i le génie desséché talions en vers et en prose, ingénieusement par les cale ûs et les aridités géométriques, appliquées «à la matière qu'il traite. Lors qui puisse avoir dicté à Maclaurin la censure même qu'il s'égare, soit par quelque erreur dédaigneuse qu'il a fade de cet ouvrage, qui .lui est propre, soit par cèdes qui étaient MidkIks subterraneus,in quo universœ nat urœ universellement adoptées de son temps, on maj estas cl divitiœ demonstrantur, Amster- reconnaît encore le savant et l'homme de dam, IGG'i ou 1668, in-fol., 2 vol.; troisième génie. Des écrivains modernes ont uni leurs édition, augmentée, 2 vol. in-folio, ligures, efforts pour obscurcir la gloire de ce jésuite 1678, plein de recherches, écrit avec élé- célèbre, qui a fourni bien des matériaux à g ance et intérêt; on y voit quelques préju- leurs systèmes et à leurs spéculations. Au (jés en matière de physique, mais c'étaient lieu de reconnaître leur bienfaiteur, ils ont ceux de sou siècle. Entre une infinité d'ob- cru qu'en le décriant, on ne soupçonnerait servations, on y trouve une théorie vast" et point qu'ils lui devaient quelque chose. Pline hardie de la génération des èlres, dont quel- croyait au contraire « qu'il était de la proques vues sont reconnues pour fausses; d'au- «■ bité et de l'honneur de rendre une sorte très, sans être peut-être plus vraies, ont été « d'hommage à ceux dont on avait tiré queladoptées par des hommes célèbres. Le sys- « que secours et quelque lumière; et que tème des molécules, si éloquemment exposé « c'était une extrême petitesse d'esprit d'aipar Buffon, y est pris entièrement quant au « mer mieux être surpris honteusement dans Tond et souvent même quant aux expressions, « le vol, que d'avouer ingénument sa dette. » comme ou l'a démontre dans V Examen impur- Prœf. hist. nat. Cet homme rare et peut-être liul des époques de lu nature: — China Mus- unique par la multitude et la variété de ses Irutu, Amsterdam, 16G7, in-folio. Siruvius connaissances, avait manqué d'être renvoyé en porte ce jugement : Kircheri China est du noviciat, le recteur le jugeant inepte aux veru auctoris pfiantasia : sic autemjudicatur, sciences. On voit encore à Mayence la chaeo quod Patres jesuitœ nuper reduces, fada pelle où le novice désolé se retirait pourdepleraque in Mo libro improbent. Ce livre a été mander au ciel les lumières nécessaires à traduit en français par d'Alquié, 1670, in-fol. l'état qu'il voulait embrasser. On peut dire Arca Noe, in-fol.; Turris Babel, in-fol., Ams- qu'il a été exaucé au delà de ses vœux. Le terdam, 1679. Cette production , peu coin- père Kircher a occupé à Rome la chaire de mune et vraiment singulière, traite de la mathématiques, au collège Romain. Son construction de la tour de Babel et de la dis- amour pour la science lui faisait braver les persion des peuples; Phonurgia nova depro- plus grands dangers. Dans un voyage à Nadigiosis sonorum effectibus cl sermocinatione pies, voulant connaître l'intérieur du Vésuve, per machinas sono animatas, où l'on trouve il se fit descendre, par la première ouverdes choses curieuses, 1673, in-folio ; Ars ture, par un homme vigoureux qui l'y tint magna sciendi, 1G69, in-fol. : ouvrage plus suspendu à l'aide d'une corde , jusqu'à ce subtil qu'utile, plein de combinaisons pénibles qu'il eût satisfait sa curiosité. Plusieurs souet de spéculations techniques, moins pro- verains, et, entre autres, le duc de Brunspres à faire des savants qu'à dégoûter des wick, lui fournissaient les sommes nécessciences; Polygraphiayseu artificium lingua-^ saires pour ses expériences, et lui envoyaient rum, quo cum omnibus populis lotius mundî des raretés dont il composa un des plus poteril quis correspondere, Rome, 1663, in- beaux cabinets de l'Europe, décrit par Ph.Boibl.; Lalium, 1671, in-fol.; ouvrage savant, nanni, Rome, 1709, in-fol. M. Battara a et qui a coûté beaucoup de recherches; Scru- donné, en 177i,une nouvelle description des tinium physico -medicum contagiosœ luis , pièces relatives à l'histoire naturelle, qu'il Leipzig, 1671, avec une préface de Langius. renfermait. Ce laborieux jésuite a donné C'est un traité sur la peste, fort utile et oien trente-deux ouvrages qui roulent sur presécrit. Mundus magnes, in-4-% où l'on voit que toutes les sciences. On peut consulter l'idée de l'attraction universelle; Magia ca- sur ce savant jésuite Je mémoire qu'il a donné toptrica, où l'on trouve les miroirs d'Ar- lui-même sur sa vie et ses ouvrages dans le chimède et de Buffon ; Spécula melitensis en- Fasciculus epislolarum de Langenmantel, cyclica, etc., Messine, 1618, in-12. C'est le pag. 65 et suiv.
plus rare de tous les ouvrages de Kircher. KIBCHER (Conrad), théo'ogien luthérien
Linaua œgypliaca restiluta, sive Institulio- né dans le xvr siècle à Augsbourg, s'e^t
nés grammaticales , et lexicon cophticum , rendu célèbre par sa Concordance grecque de
Rome, 1GW, in-4°. Cet ouvrage fut le pre- l'ancien Testament, qu'il fit imprimer à Franc-
KLA.
KLE
fort, en 1607, en 2 vol. in-4°. Cet ouvrage peut servir de dictionnaire hébreu. L'auteur met d'abord les noms héhreux, et ensuite .''interprétation que les Septante leur ont donnée, et cite les endroits de l'Ecriture où ils se trouvent dill'éremmcnt interprétés. Le principal défaut est, sans contredit, d'y avoir suivi l'édition des Septante de Francfort , 1597, au lieu de suivre celle du Vatican, que tous les savants préfèrent. La Concordance de Trommius n'a pas fait tomber celle de Kircher, comme l'a démontré Jean Gagnier d'Oxford. Voy. Trommius. Kircher a publié un abrégé de son ouvrage sous ce titre : De concordantiarum biblicarum, maxime vetcris Tcstamcnti grœcarum, hebrœis vocibus respondentium, varioac multipliai in sacro-sancta theologia wsm, Witlenberg, 1622, in-4°. On ignore l'époque précise de sa mort.
KIRCHER (Jean), théologien né dans le xvii' siècle à Tubingen, publia en 1646, en latin, Motifs de sa conversion du luthéranisme à la religion catholique, Vienne, 1640, in-8u. Les luthériens ont vainement essayé de réfuter cet ouvrage.
K1RCHMAYER. Voy, Naogeorge.
KIRSCH.iEYER (Jean Sigismond) , né à Allendorf, en Hesse, l'an 1674, professeur de philosophie et de théologie à Marpourg, mourut en 1749. On a de lui plusieurs Dissertations académiques ; un Traité an latin contre les enthousiastes, pour prouver que l'unique principe de la foi est la parole de Dieu. Les protestants en font cas ; mais les catholiques ont uéniOi tré que les principes de l'auteur justifient les sociniens et tous les hérétiques, puisqu'ils sefondenl tous sur la parole de Dieu. KIRSTEN (Pierre), médecin et orientaliste, né à Breslau, en 1577, eut la direction d /s collèges de cette ville, après avoir acquis de vastes connaissances par des voyages dans toutes les parties de l'Europe, en Asie, et par l'étude des langues savantes, notamment de l'arabe, qu'il avait apprise pour entendre parfaitement Avicenne, et dans laawieUie il se rendit fort habile. Son emploi lui dérobant trop de temps, il se dévoua entièrement à la médecine, et se retira en Prusse avec sa famille. Le chancelier Oxenstiern l'y ayant connu, l'emmena en Suède, et lui procura la chaire de professeur en médecine dans l'université d'Upsal. Il y mourut en 1640, à 63 ans. Son application avait accéléré sa vieillesse, et il était déjà fort aifaibli quand il se rendit en Suède. Son épitaphe porte qu'il savait vingt-six langues; cela peut être, mais ii ne les connaissait pas certainement comme sa langue maternelle. On a de lui un grand nomb.e d'ouvrages : Traité de l'usage et de l'abus de la médecine , Francfort, 1610, in-8"; Les quatre évangélistes, tirés d'un ancien manuscrit arabe, Francfort, 1609, in-lbl. ; Notes sur l'Evangile de saint Matthieu, confronté sur les textes arabe, syriaque, égyptien, grec et latin, Breslau, 1613, in-ioi. ; Mre Grammaire arabe, très-estimée.
KLAUSVVlTZ(RENoiT-iioïTLiEB),néàLeipzig, en 1692, professeur de théologie à Hall, mourut en 1749. il a donné plusieurs Disser-
tations académiques ; des Explications de di vers passages de la Bible ; un Traité en allemand sur la raison et l'Ecriture sainte, et sur l'usage que nous devons faire de ces deux: grandes lumières.
KLEIN (Frédéric-Auguste), prédicateur luthérien, né à Friedrichstall, près de Ronnebourg, le 7 novembre 1793, lit ses études à Altenbour; et à Eéna, et se lit recevoir, en 1817, docteur en philosophie et bachelier en théologie. Des Lettres sur le christianisme et le protestantisme, qui lui attirèrent de vives attaques, ne l'empêchèrent pas d'être nommé, en 1819, diacre et prédicateur de la garnison d'iéna. D'une santé extrêmement délicate et qui lui faisait pressentir une tin prématurée, iJ se livra à la méditation, et en vint à imaginer un système de religiosité par lequel, dit un biographe, il prétendait satisfaire au rationalisme e! au surnaturalisme, après avoir voulu faire proclamer le surnaturalisme par la l'acuité rationnelle. Entin, après de longues souffrances, il s'éteignit le 12 lévrier 1823. On a de lui : L'éloquence du, mmistre de l'Eglise , considéré comme ministre de Jésus- Christ, Leipzig, 1818; Douze discours prononcés à l'église de la ville, à léna, etc., Leipzig, 1818 ; Lettres écrites dans ivntimité, sur le christianisme et sur le protestantisme, au sujet du troisième jubilé séculaire de la réfo.mation, léna, 1817; De loquendi formula ylôxTïKiç Icà'.îv quœ est in prima Epistola ad Cor. et in Aetis Apostolorum, léna, 1816; Esquisse de rcligiosisme, ou Essai d'un nouveau système de fusion enPre le ndinnalmne el le surnaturalisme, Leipzig, 1819 ; Exposé dw système dogmatique de l'église évanyélique protestante, léna, 1822, avec des remarques historiques et critiques ; quelques opuscules, et une édition de VEcclasiastes, ou De ratione coneionandi, d'Erasme, léna, 1820.
KLESCH (Christophe), fameux prédicant luthérien, né a Iglan, dans le comté de Scépus, en Hongrie, el mort à Berlin en 109Ï, s'est fait connaître par un grand nombre d'ouvrages, dont les derniers sont remplis de visions et entachés d'un fanatisme qui marque assez le dérangement de sa tète. En assurant que le pape est la bête à sept tètes de l'Apocalypse, il montre que Lot.is XIV est la bête à dix cornes, comme roi de France et de Navarre. 11 trouve dans le nom Ludovicus le nombre 666, dont il est parlé au verset 18 du chapitre xm. Ce nombre y est effectivement selon la valeur des lettres romaines, et c'est ce qu'il y a de vrai dans le Commentaire de Klesch.
KLEUKER (Jean-Frédéric) , mythologue allemand, né l'an 1749, à Oste ode, près du Harz, fut proreetcur au gymnase de Lemgo, puis, en 1791, recteur de l'école des savants, à Osnabruck, et obtint enfin, en 1798, la chaire de théologie à l'université de Khi, qu'il conserva .jusqu'à sa mort, arrivée .'e 1er juin 1o27. indépendamment de divers opuscules, compilations et articles dans les recueils périodiques, on lui doit : Le Zend- Avesta, ou la Parole vivante de Zoroasire, 1776 ; 2e édition, 1786, 3 vol. in-4° ; c'esl uuo
999 KLO KLO 1000
traduction pure et simple du Zend-Avesta lyrique lui inspira souvent aussi plus d'un
d'Ancruetil ; Appendice au Zend-Avesta, 1781 chant sublime, et plusieurs critiques ont
et 1783, 2 vol. in-4°, (|ui se composent en placé ses odes au-dessus de son épopée. Il
grande partie de mémoires d'Anquctil, de adopta avec passion les principes de la révo-
Pabbé Foucher, etc., dispersés dans le re- lution de France, et ses chants palriotiques
cueil de l'académie des inscription! et dans lui valurent le titre de citoyen français, dont
le Journal des savants; une traduction de la le diplôme lui fut envoyé par l'assemblée
Relation historique merveilleuse de l'JJin- constituante; mais, lorsqu'il vit les crimes
doustan et du Bengale, d'Holwell, avec un que l'on commettait au nom de la liberté, et
Traité sur la philosophie des Hindous, 1778 ; qu'il apprit les massacres des 2 et 3 seplem-
Jean, Pierre et Paul, considérés comme an- bre, il renvoya ce diplôme à la Convention.
nonçant le Christ, 1785; Nouvel examen et 11 consacra une ode intitulée les deux Tom-
éclaircissement des principales preuves de la beaux, à la mémoire du duc de Larochefou-
rrrité du christianisme et de la révélation, cauld, assassiné à (iisors, et de Charlotte Cor-
1787-1794, 3 vol.; Discussion détailler des day ; d voua Marat à l'exécra'ion publique et
fondements de l'authenticité et de la crédibi- se déchaîna contre la révolution. Klopstock
lité des sources écrites du christianisme, 1795, mourut le 13 mars 1803, vivement regretté
3 vol. ; Lettre à une amie chrétienne sur iou- par les habitants de Hambourg qui lui lirent
vrage de Herder, intitulé : Du Fils de Dieu, de magnifiques funérailles. La vdle d'Àltona
1802; Pensées sur l'état de l'église évangélique s'associa d'une manière solennelle aux re-
et sur les bibles chrétiennes; divers écrits exé- grets universels qui éclatèrent à sa mort. La
gétiques sur différentes parties des saintes Messiade est dans toutes les bibliothèques.
Ecritures; Des Oui et Non de la théologie bi- Le choix du sujet, la manière neuve et bril-
blique chrétienne et de la théologie rationnelle, lante avec laquelle il a été traité, la beauté
1819, etc. des images , la profondeur des pensées, un
KLOPSTOCK (Frédéric-Gottlieb), un des sKle soutenu et souvent sublime, ont assigné
plus célèbres poètes de l'Allemagne, naquit à Klopstock un rang honorable parmi Jes
a Quedl.nbourg, le 2 juillet 1724, à l'abbaye grands poètes épiques. Le sentiment reli-
de ce nom, où son père avait un emploi. Le gieux se montre partout exalté et profond
jeune Klopstock, qui était l'aîné des dix en- dans cet ouvrage, qui est loin toutefois d'être
fants, étudia à l'école de Pforta, près de sans défaut. On remarque surtout dans la
Naumbourg, et après avoir fréquenté ditfé- seconde partie de la Messiade un morceau
rentes universités de l'Allemagne, il fit ses sur la mort de Marie, sœur de Marthe et de
cours de théologie à léna et à Leyde, puis Lazare; c'est le tableau de la mort du juste.
embrassa l'état ecclésiastique. 11 avait de Klopstock, avant d'expirer, récitait ce passage
bonne heure révélé son génie poétique par d'une voix faible, afin de s'exhorter à bien
des odes et des pastorales pleines de verve et mourir. M. J. d'Horrer et madame la baronne
d'harmonie. Ce fut durant le cours de ses de Carlowitz ont donné des traductions fran-
études théologiques qu'il conçut le projet de çaises de ce poème. Outre sa Messiade et ses
donner à l'Allemagne un poème épique, et "odes qui lui valurent le surnom de Pindare
le Messie fut le sujef qu'il choisit pour cette de l'Allemagne, Klopstock composa quelques
composition qui devint dès lors l'objet exclu- tragédies qui eurent du succès. Voici la liste
sif de ses méditations, et dont il termina les de ses principales productions : la Messiade,
trois premiers chants à Leipzig. 11 les com- poème en 20 chants , Halle , 1769 , 4 vol.
muniqua a quelques-uns de ses amis qui les in-8°; Altona, 1780, traduite en français; Aix-
livrèient au public dans des recueils pério- la-Chapelle, 1801, 3 vol. in-8°; plusieurs
diques de Brème et de Halle en 1748, et cette Poëmes et poésies lyriques, Hambourg, 1798 ;
publication fit en Allemagne la plus vive sen- des Tragédies, parmi lesquelles on remarque
sation. Appelé à Zurich par Bodmer, Brei- la Mort d'Adam, traduite dans presque toutes
tinger et Gessner, qui avaient formé dans les langues de l'Europe, et dont il existe deux
cette ville une réunion littéraire, il y se- traductions en français , celle de l'abbé Ko-
journa, chez le premier de ces trois écri- man, avec un discours préliminaire, Paris,
vains, pendant neuf mois. Il retourna ensuite 1762, in-12; et celle de l'abbé de Saint-Ener,
dans sa patrie, et reçut de Frédéric, roi de ibid., 1770, in-8°; les, Bardits; c'est Je t;tre do
Danemark, l'invitation de se rendre à Co- trois pièces, dont le héros est le célèbre Ar-
penhague, où une pension de 2,000 francs minius ou Hermann , et qui sont d'un genre
fui était assurée (1751 j : il devait cette faveur tout à fait nouveau; Salomon, David, etc. Les
au comte de Bernstortf, ambassadeur danois tragédies de Klopstock sont les plus regu-
près la cour de France, qui avait lu avec ad- hères du théâtre allemand, et se distinguent
miration les premiers chants de la Messiade, par le style, par le plan, par des sentiments
et qui en recommanda l'auteur à son souve- énergiques, et une extrême sensibilité. La
rain. Lorsque ce ministre fut disgracié, Klops- république des lettres allemandes, 1774 ; Traité
tock se retira à Hambourg, qu'il ne quitta sur l 'orthographe allemande, 1778; Fragments
plus que pour faire quelques excursions au- ««r la langue et la poésie, 1779; des Dialo-
près du landgrave de Hesse, qui lui avait Q^es grammaticaux, 1794; Discours sur la
fait aussi une pension. Pendant son séjour langue allemande. Klopstock avait enrichi
en Danemark, Klopstock continua la Mes- plusieurs journaux et recueils périodiques
siade, et les dix premiers chants furent im- d'articles intéressants. Ses Œuvres ont été
primés, en 1755, aux frais du roi. La muse publiées à Leipzig, 1779, 1809, 7 vol, in-4<v
1001 KLU KLU 1002
Goeschen, éditeur de cette belle collection, en chéologie hollandaise et d'histoire diplomaa publié une autre qui est aussi très-estimée, tique à l'université de Leyde, où il se fixa en 10 vol. in-8°, de 1793 à 1806. Pour plus de définitivement. Il ouvrit ses leçons par un détails bibliographiques, on peut consulter Discours sur le droit qu'avaient eu les Hollanle Dictionnaire Je C. H. Joerdens, ainsi que dais d'abjurer la domination de Philippe II, Y Allemagne littéraire de Meusel : on peut leur légitime souvermn et maître. Dans ce aussi recourir au Dictionnaire bibliographique discours, l'auteur aurait dû retrancher du d'Èlbert, pour l'indication des diverses ver- moins le mot légitime, puisqu'il prenait la sions qui ont été fai es des productions de défense de la rébellion. Nous n'examinerons ce grand poète. Klopstock fut nommé, en 1802, pas, de notre côté, les droits que pouvait associé étranger de l'institut de France, et avoir un souverain pour punir des sujets re- M. Dacier a lu son Eloge dans la séance pu- belles; mais, quoi qu'il en soit, le but de blique du 22 mars 1805 : Voy. le Magasin Philippe n'était que de combattre le. fausses encyclopédique , 1805, tome II, pige 358. doctrines propagées dans la Hollande, et de M. Ohnmaclit, ami de Klopstock et statuaire maintenir les habitants dans la religion de habile de Strasbourg, a fait le buste de ce leurs pères. Kluit publia, à des épo |ues difpoëte. — Klopstock, en allant à Copenhague férentes, 1785, 1793 et 1794-, trois écrits diaen 1751, fit à Brunswick la connaissance de métralement opposés aux opinions qui ré- Marguerite Moller, femme spirituelle et ai- gnaient alors sur la liberté et l'indépendance mable, plus connue sous le nom de Meta, des peuples, et ces écrits lui firent perdre sa qu'il épousa en 1754, et qu'il a si souvent chaire en 1795. Le courageux écrivain soufcélébrée dans ses chants, sous le nom poéti- frit patiemment sa disgrAce , et se borna à que de Cidli. Elle est morte en 1758, laissant donner des leçons particulières jusqu'en diverses compositions que Klopstock a pu- 1802, époque à laquelle op lui rendit son bliées sous le titre d'OEuvres posthumes de titre de professeur. Quatre ans après (1806) Marguerite Klopstock : on y distingue des on créa pour lui une chaire de statistique du Lettres de morts à des vivants, et une Tragédie royaume de Hollande, soumis alors à Louis de la mort d'Abel ; il y a joint quelques lettres Bonaparte, frère de Napoléon. Kluit, généraadressées par lui à la défunte, et une Notice lement estimé, jouissait d'une vie douce et sur la vie de cette femme, qu'il a tendrement tranquille, lorsqu'un funeste accident vint aimée. terminer ses jours, et répandre le deuil sur KLOSCHKA. Voy. Glosca. toute la ville de Leyde. Un bateau chargé de KLOTZIUS (Etienne) , théologien luthé- poudre fut amarré au quai près delà maison rien, né à Lipstadt en 1606, gouverna, en de Kluit. Vers le soir du 12 janvier 1807, ce qualité de surintendant général, les églises bateau fit une explosion terrinle, renversa de des duchés de Sleswig et de Holstein, et eut fond en comble la maison de Kluit, sous les beaucoup de crédit auprès de Frédéric III, ruines de laquelle celui-ci fut enseveli avec roi de Danemark. Il mourut à Fb'nsbourg en sa femme. Les cadavres mutilés des deux 1668. On a de lui plusieurs ouvrages de époux ne purent être retirés que cinq jours théologie et de métaphysique, peu connus, après, et furent m;s dans la même tombe, entre autres : Pneumatica , seu Theologica Kluit avait alors soixante-onze ans. 11 laissa naturalis de Deo, 164-0, in-8° ; De doloribus un fils unique directeur de la poste aux letanimœ Çhristi inhorto et in cruce ; De sudore très, à Leyde, et qui n'a pu retrouver que Çhristi, 1730, in-4°. des fragments près ..pue inutiles de la biblio- KLUIT (Adrien), historien et publiciste bol- thèque, des recueils et des manuscrits de landais, naquit le 9 février 1735, à Dordrecht, son malheureux père, dont nous allons citer où il reçut sa première instruction, et étu- les principaux ouvrages : Vindiciœ articuli, dia la médecine à Utrecht ; mais son goût ô, -h, to, in Novo Testamento , en 5 parties, pour l'histoire et la littérature changea la di- Utrecht, 1768-71, in-8° ; Traité sur leslOsemairection de ses travaux, et en peu d'années il ncs de Daniel, avec le titre de Vaticiniumdc Mesfut également versé dans la philologie hol- siaduceprimarium, Middelbourg, 1771, in8°; landaise, l'histoire, la critique sacrée, la di- Hisloria crilica comitatus Hollandiœ et Zelanplomatie, la langue grecque, et même la diœ, ib., 1777-1782, 2 tora. in-4°; Réfutation poésie. Dans sa première jeunesse, il publia d'un ouvrage de Bent sur les antiquités holdes ouvrages en vers hollandais, qui eurent landaises; Economie politique de la Hollande, beaucoup de vogue. 11 avait eu pour maître y compris ses colonies ; Histoire de l'adminisdeux des plus savants hommes de l'Europe, tration politique delà Hollande jusqu'en 1795, AVeseling et Saxius. A peine eut-il terminé Amsterdam, 1802-1805, 5 vol. in-8°. Cet ouses études, qu'il fut nommé précepteur et vrage est considéré comme le chef-d'œuvre recteur, d'abord à Roterdam, et puis à La de Kluit; plusieurs Discours académiques, Haye, à Alckmaër, à Leeuwarden, à Middel- tels que : Pro imperatore Juliano apostata ; bourg, dans les écoles dites Latines. A Mid- Pro Mythica; Desuperstitiosissimo aljue perde bourg, il obtint, o tre les titres déjà cités, niciosissimo in t emplis et urbibus sepelimdi celui de lecteur en éloquence et en langue ritu ; De eo quod minium est in studio juris grecque. Enfin, en 1776, il obtint letit.ede publici universalis, sive de damnis ex abusu professeur. I! rangea dans un ordre exact les juris publici universalis in omnem societatem archives de Middelbourg, et y puisa de pré- redundantibus, etc.; des Opuscules, des Traités ci eux documents pour ses ouvrages hisiori- élémentaires, des Mémoires insérés dans les ques. En 1779, il fut nommé professeur d'ar- OEuvres de la société de philologie hollandaise,
Dicr. de Biographie relig. II. 32
KM
KNO
tt dans d'autres récitals, soit pour ses cours, soit iclativenii n t à l'histoire ou R la sïaiistique de la Hollande, etc. ; des Thèses et des Dissertations, au nombre de seize, écrites en hollandais; La souveraineté des Etats de Hollande, maintenue contre tri mo'hrne doctrine de la souveraineté du peuple, 178,'> : Les droits de l'homme consacrés pur la constitution hollandaise, 1793; Coupd'œil sur lu guerre avec l'Angleterre et sur les intérêts du jx-uple hollandais, 179V. Ce lurent ces trois ce ils qui firent perdre à l'auteur la chaire dans laquelle il fut ensuite réintégré.
KLUI'FEL (Emîelbert) , théologien allemand, né l'an 1733, mort en 1811, est auteur des ouvrages suivants : Nota bibliotheca ecclesiastica friburgensis, Fribourg et Uhn, i 775 à 1790, 7 vol. in-8°; Institutiones theologiœ dogmaticœ, Vienne, 1807, 3e édition, 2 vol. in-8°; Vollstacndige Summlung, etc.. ,co\\eclu- n complète des écrits auxquels les édits de tolérance el de réforme ont donné lieu, principalement dans la capitale de l'Autriche, Strasbourg, 1784-1786, 6 vol. in-8u.
KNAPP (ilEouoE-CHnÉTiEN) , exégète allemand, né le 17 septembre 17q3, prit le grade de maître ès-philosophie à Halle , et ouvrit des C'Dis publies dont le succès lui fit donner bienlôt une chaire de théo'ogie. En 1784, il tut reçu docteur en t ;éolozie , et bientôt} à son titre de professeur, il joignit ce ni de co-directeur, pu s ce directeur des établissements de bienfaisance et d'instruction fondés par Frauke. En 181(5, il devint membre du consistoire, et en 1820 il fut nommé censeur des ouvrages de théologie. Knapp mourut le 14 octobre 1825 , lorsqu'il venait de célébrer son jubilé ou la cinquantième année de son professorat. Nieuiayer, son collègue et son ami, lui consacra une notice ou éloge historique, intitulé : Epicedium à la mémoire de Knapp, Halle» 1825. On a de lui : La continuation de l'Histoire des établissements des minisires évangéliques aux Indes Orientales pour la conversion des infidèles, 1799-1825, du tome LVau tome LXX11 : c'est le pius important de ses ouvrages % Scripte varii argurnenti , maximum partem exegetici algue historici , Halle, 1805; 2' édition augmentée, 1823, 2 vol. in-8u; une traduction des Psaumes avec remarques , en allemand, Halle, 1777; 3e édition, 1789. Il faut joindre à ce volume ses Remarques, aussi en allemand , sur diverses explications el variantes des Psaumes, Ha le, 1778; diverses brochures et des Biographies particulières; des articles dans dilléi entes publ. calions périodiques; enfin une édition du Nouveau Testament, en grec, avec des variantes et des sommaires, Halle, 1797; 3e édit.on, 1824.
KN1GUT (Samuel), ecclésiastique anglais, né l'an 1574 , à Londres , mort le 10 décembre 1646, fut chapelain de George II et archidiacre de Berks, et publia : une Vie d'Erasme , Cambridge, 1724, in-8°; et celle du doyen Colet, ibid. , 1726 , in-8°. Le style en est faible, mais elles renferment des détails abondants. La première, ornée d'un grand nombre de portraits , est plus recherchée.
KNOCH (GEORGE-Lunoi.rnE-OTTON;, théologien allemand , né à Burgwedel, en Hanovi' , le 2 f'vrier 1705 , fut prédicateur de la cour à Brunswick, devint, en 1772, pasteur à Hidilag-hausen et Mirintendant à Ounrum, et mourut le 30 mars 1783. On a de lui : des Documents historiques et critiques tirés de la collection de Bibles qui se trouve à lu bibliothèque- (irauenhof du prince de Brunswick Hanovre et Wolfenbuttel , 1749-175'. , 1 vol. in-8°, sans nom d'auteur; Bibliothèque biblique ou Catalogue de la collection de Bibles fuite par la duchesse douairière Elisabeth-Sophie-Marie de Brunswick, Brunswick, 1752, in-8°; Réplique modeste d'un luthérien aux motifs allégués comme ayant déterminé, en 1710, un prince à quitter le culte évanqclique pour celui de ilèqlisc romaine , Brunswick et Hildesheim, 1755, brochure in-8"; une autre brochure sur le livre de l'Intérim , de Calvin, Hambourg, in-8°, 1776.
KNOEPKEN (Andké) , connu aussi sous les noms de Knopf , Knop ou Cnoph, réformateur de la Livonie, natif de Custrin, était instituteur à Treptow-sur-Biga , ainsi que son ancien camarade de classe Bugeuhazen, lorsque la lecture des écrits d^ Luther til ne l'un et de l'autre des champions de la nouvelle hérésie. Comme ils voulurent enseigner leurs erreurs a leurs élèves, l'évèque Erasme Mannteufel de Camin, les obi i ,ca de fermer leur é< oie , et ils se déterminèrent à partir , Bujienhagen pour Witlenberg , Knœpken pour Riga, où il prêcha secrètement et publia plusieurs écrits. Sur ces entrefaites, Sylvestre Tegehneister de Rost.,ck arriva à Riga, et la fougue impétueuse de ce sectaire acheva de porter le désordre dans les esprits d'une populace aveugle et fanat sée, qui se rua sur les églises et détruisit toute espèce de monument public en môme temps que Jes images du culte. Knœpken fut bientôt éJu pasteur en chef de Riga , et il prit possession de cette dignité le 23 octobre 1523. Il mourut le 13 février 1539. On cite de lui : lntcrprctatio inepistolam ad Romanos, Rigee apud Livonios prœlccta , ubi is pastorem agit ecclcsiœ , Wittenberg , 1514, in-8°;un grand nombre de cantiquis. Son fils; Matthieu K\oei>ke\, d vint prédicateur de Riga, en i553, el mou ut le 14 déc. 1581
KNORR DE ROSENROTH Cuiustian), savant allemand du xvne siècle, né à Alt-Raur ten , près de Liegnitz en 1636 , est connu principalement par un ouvrage qu'on lu attribue, et qui a pour Ltre : Kabbala denudata. L'auteur a approfondi el l'on peul dire épuisé ,a matière qu'il traite. Parmi les rêveries, les folies et les chimères qu'il discute , on trouve d'excellentes recherches sur la philosophie des Heureux, et surtout des rabbins. Cet ouvrage est en 3 vol. in-4°. Les deux premiers furent imprimés à Sulzbach en 1677, le troisième à Francfort, en 168V : ce dernier volume est peu commun. Knorrmouiut en 1689, à 53 ans.
KNOTT (Edouard) , dont le vrai nom est Mathieu Wilson , jésuite anglais , natif du Northumberland , en 1580, auteur d'un livre
IOOB
KXO
km
sur la hiérarchie , censuré par le clergé de France et parla Soibonne. Ce livre, intitulé : Modeste et courte discussion de quelques propositions du docteur Kellison , par Nicolas Smith (pseudonyme adopté par l'auteur), en latin, Anvers, 1G31 , in-12, est aujourd'hui parfaitement ignoré, ainsi que ses livres de coniroverse. Knott mourut en 165G.
KNOWLES (Thomas), théologien anglican, né l'an 1723, à Ely, mort en 1802, fut agrégé au collège de Pembroke , dans l'université de Cambridge , et fut prédicateur à Sainte- Marie, dans Bury-Saint-Eduiund , pendant plus de trente ans. On a de lui : Doctrine de r Ecriture sur Vexistcnce et les attributs de Dieu , en douze sermons , avec une réponse à un pamphlet concernant l'argument c priori; Réponse à l'Essai sur le Saint-Esprit, attribué à l'évêque Clayton. L'auteur de cet Essai, publié en 1751, prétend * i t que [le Fils e1 le Saint-Esprit étaient inférieurs au Père ; Lettres de lord Hervey et du docteur Middleton sur le sénat romain, publiées par Kriowles m 1778, in-i° ; Observations sur le bill relatif aux dîmes ; Dialogue sur l'acte du Test; Le Christianisme primitif en faveur de la Trinité, écrit auquel C :pel Lotit fit une réponse; Observations sur la mission divine de Moïse; Conseils à un jeune ecclésiastique, en six lettres; la Passion, sermon; etc.
KNOX (Jean), fameux ministre écossais, un des principaux boutefeux du calvinisme et du presbyt 'r 'anisme en Ecosse , naquit à Gitlbrd (Lothian oriental), en 1505, et fut d'abord cbapu lain u'Edouard VI. Chassé, à la mort de ce prince, par les catho iques , il se retira h Genève , où il aida puissamment C.dvin. De retour dans son pays, où il fut rappelé par les chefs du parti protestant qui prenait chaque jour de nouvelles forces, il seconda le comte de Murrai (voyez ce nom) dans ses attentais, ou plutôt il l'y prépara. Le clergé catholique d'Ecosse le cita deux fois devant son tribunal à Edimbourg. Ayant refusé d'y comparaître et s'étant rémgié de no veau à Genève, il fut brûlé en effigie. Cet fit un moine apostat , accusé par plusu urs historiens d'un commerce infùmc avec sa belle-mère, avec une multitude de dé otes abusées , et accusé même des plus abominables pratiques de la magie. Poussé par la fureur qu'inspire une conscience bourrelée par les crimes et les remords, il communiqua sa frénésie aux peuples et aux nobles, qu'il entrain.it à sa suite par ses prêches forcenés et ses calomnieux blasphèmes. Il renversa les églises et les monastè es, chassa les prêtres et les évèques , pila les biens consacrés à Dieu , et commit contre les catholiques et les choses !• s plus saintes les profanations et les cruautés les plus inouïes. Passant du mépris de la religion à celui du diadème, il fit abroger l'autorité de la reine régente et la transféra aux chefs du parti, qu'on décora du titre de consei.lers, et principalement au barbare comte de Murrai , qui n'aspira t qu'à ravir le trône à Ja jeune Marie , sa sœur. Il mourut en 1572 , à C7 ans. On a de lui dt»? Ouvrages de controverse mar-
qués au coin du plus atroce fanatisme, ainsi qu'une Histoire de la réformation de l'Eglise d'Ecosse, Londr s, 16H , in-fol. Ce monstre va jusqu'à appeler joyeuse narration la relation qu'il donne de l'assassinat du cardinal Béton , que les Ecossais nomment Beatoun, archevêque de Saint-André , qui fut lâchement massacré par les satellites de la réforme. Un des pamphlets qu'il lança contre Marie, reine d'Angleterre, avait pour titre : Le premier soit de la trompette contre le monstrueux gouvernement des femmes. Il ne se montra pas ruons acharné contre la reine d'Ecosse, et il contribua à sa mort : tel est l'homme dont Bèze parle comme d'un apôtre.
KNOX (Vicésime), littérateur et prédicateur anglais, né le 8 décembre 1752, à Newington Green, dans le comté de Middlesex, état très-versé dans la connaissance des lettres grecques et latines , et reçut le grade de docteur en théologie par un diplôme expédié de Philadelphie, à la suite du succès popu'aire que ses Essais de morale avai nt obtenu en Amérique. 11 obtint quelques modestes bénéfices , et fut pen iant 3 J ans supérieur de l'école de Tunbridge. 11 se livra à la prédication, parut avec sm ces dans les chaires ecclésastiques de Londres et fut constamment attaché au parti des whigs.En 1793, lorsque les esprits étaient irrités contre la révolution française, il s'attacha à établir dans un sermon prononcé à Brighton, que toute guerre oll'enrive est un crime contre le christianisme et l'humanité; mais les esprits étaient peu préparés à entendre ce langage de concil ation, et l'orateur descendit de sa chaire au milieu des murmures et des menaces. Knox est mort à Tunbridge, le 6 septembre 1S21. 11 avait débuté jeune encore dans la carrière littéraire par des Essais de morale et de littérature, 1777, in-12, 2e édit. 1778, 2 vol. in-12. Cet ouvrage, qui a été réimprimé plusieurs fois depuis, établit sa réputation d'écrivain pur et harmonieux, et de penseur profond. Ses autres productions sont : Education libérale, ou Traité pratique sur les moyens d'acquérir une instruction utile et convenable, 1781, in-8"; nouvelle édition augmentée', 2 vol. in-S", 1785; Soirées d 'hiver, 1787, 3 vol. in-8°, plusieurs éditions; Sermons sur la foi, l'espérance et la charité, 1792, iu-8°; De la noblesse personnelle, ou Lettres à un jeune noble, 1793, in-12; Lectures de famille, i79i, in-8°; Considérations sur la nature et l'efficacité de la sainte Cène, 179i, in-12, ouvragé qui fut recommandé par l'évèque Horsley à 1 attention du clergé, comme un monum.-nt de Ja piété et du savoir de l'auteur; Philosophie chrétienne, 1795, 2 vol. in-12; Sermon prêché à l'ouverture de la société philanthropique, 1807, iu-4°; Anti-polémon ou Plaidoyer contre la guerre, trad. u'Erasme, 179i, ;n-12. 0 : lui doit encore une édition d'Horace, expurgata et quelques compilations plus! urs fois imprimées sous ces titres, Morceaux choisis en prose, 1783, in-8"; Morceaux choisis en vers, 1790, in-8% etc.
KNUTZEN ou KNUZEN (Mathias), fanatique du xvuê siècle, né à Oldensworth, vers
KOC