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16V0, dans le duché de Sleswig, s'avisa, après avoir fait ses études à Kœnigsberg en Prusse, de courir le moud s et de s'ériger en nouvel apôtre de l'athéisme. En 167», il répandit dans divers endroits de l'Allemagne, et surtout à léna, en Saie et a Altdorf, une Lettre latine, et deux Dialogues allemands, qui contenaient les principes d'une nouvelle secte, qu'il voulait établir sous le nom de secte des consciencieux, c'est-à-dire des gens qui ne feraient profession de suivre en toutes choses que les lois delà conscience et de h raison. Ce chef des consciencieux niait l'existence de Dieu, l'immortalité de l'âme, et par conséquent l'autorité de l'Kcriture sainte; comme si, ces vérités étant ô'ées, il pouvait rester dans l'homme quelque conscience et quelque principe de vertu. Les historiens ne nous apprennent pas quelle fut la fin de ce fanatique.
KNUTZKN [Martin), né à Kœnigsberg en 1713, y fut professeur en philosophie et bibliothécaire. 11 mourut en 1751. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont la liste se trouve dans la Bibliographie allemande. Les uns sont en allemand et les autres en latin. Les principaux de ceux-ci sont : Syslemata causarum efficient ium ; Elementa philosophiez rationalis, methodo mathematica demonstrata, Kœnigsberg, 17*7, in-8°; Theoremata deparabolisinfinitis, etc. Celui de ses livres allemands qui lui fait le plus d'honneur est une Preuve philosophique de la vérité du christianisme, démontrée à la mani're des sciences mathématiques, ouvrage qui a eu six éditions de 1739 à 1763; trad. en danois, 17*2, in-8°.
KOCH (Christophe-Guillaume he), professeur de droit public à Strasbourg, né le 9 mai 1737 à Bouxw lier, en Alsace, qui appartenait alors au landgrave de Hesse-Darmstacit, fit ses premières études dans l'école de sa ville natale, et entra, à l'âge de treize ans, dans l'université protestante de Strasbourg, où il fit son cours de droit. En môme temps il se livra, sous le célèbre Schœptlin, à 1 élude des anciennes chai tes. 11 s'occupa surtout du droit canonique, et publia même sur ce sujet deux ouvrages qui comme cèrent sa réputation : Commcntatio de collatione dignitatum et beneficiorum ecclesiasticorum in imperio romano germanico, qui parut en 1761, et qui fut le prélude du Commentaire sur la sanction pragmatique-germanique, qui ne parut qu'en 1789. Koch reçut les grades académiques en 1762, et vint la même année à Paris, où il lut accueilli et recherché par les savants les plus distingués. Pendant son séjour dans la capitale, il recueillit des matériaux précieux pour la con;inuation de Y llistoria Zoeringo-Iiadensis, ,:ont le premier volume seulement avait été rédigé par Schœpflin, quoique l'ouvrage entier ait été publié depuis sous le nom de ce savant De retour à Strasbourg, il continua à travailler sous son illustre maître. Celui-ci vint à mourir en 1771; il avait légué, en 1766, so.i cabinet et sa riche bibliothèque à la ville de Strasbourg, à condition que Koch en serait nommé conservateur. Le legs fut accepté, et Koch, qui en «ut le dépôt, obtint aussi la permission de
continuer l'espèce d'école politique que Schœpflin avait fondée à Strasbourg, et à laquelle sa haute réputation fit accourir de toutes part-; des jeunes g'iis appartenant aux premières familles de 1 Europ". Cependant, d'après les règlements de l'université, la ' chaire de Schœpflin fut donnée au plus ancien professeur ; mais tous les élèves suivaient les leçons de Koch, qui devint le chef de cette école diplomal que-, d'où sortirent, pendant soixante ans, un grand nombre de ministres et d'hommes d'Etat, lui 5 779, le gouvernement hanovrien lui offrit la chaire de droit public germaniqje a Gœtting e; malgré les émoluments considérables que l'on avait attachés à cette place, Koch refusa de quitter Strasbourg. Une choie de droit public lui fut confiée dans l'université de cetie ville, et il la conserva jusqu'il la suppression de cet établissement. En 1789, il fut chargé par les protestants d'Alsace d'aller solliciter auprès de Louis XVI et de l'assemblée constituante la conservation de leurs droits civils et religieux, qu'ils avaient obtenus par des traités. Sa demande fut accueillie : le décret du 17 août 1790 ratifia les privilèges des protestants, et ce décret fut encore étendu par un autre du lir déc< mbre de la môme année : il déclarait que leurs biens ecclésiastiques n'étaient pas compris dans ceux que le décret ou 1er novembre 1789 avait mis à la disposition de la nation. La révolution française ayant disséminé les jeunes gens des universi es dans les camps, l'école de Koch fut déserte : cet habile professeur se livra dès lors aux affaires publiques et fut nommé député à la première assemblée législative. Les principes religieux et monarchiques trouvèrent dans ce député protestant un défenseur* courageux : ami de la religion et du trône, il se prononça contre toutes les persécutions auxquelles \e-> prêtres cathol q ics et les émigrés furent si longtemps eu butte. Elu président du comité di-* plomatique, il s'opposa à la guerre contre l'Autriche (rapport du mois de mars 1 792; ; mais ses e lions furent vains. Après la terrible juurnée du 10 août, Koch écrivit à son département pour exprimer son opinion personnelle sur les mesures qui avaient préparé et qui suivirent ce massacre : il espérait que ses concitoyens partageraient sou indigna-» tion; mais son vœu ne fut pas r< mpli; il attira môme sur lui le ressentiment des révolutionnaires qui le firent incarcérer et le laissèrent dans les prisons jusqu'après la révolut'on du 9 thermiuor qui vit périr Robespierre. Rappelé à Strasbourg pour faire partie du directoire du département, il défendit constamm nt les intérêts de ses administrés, empècna la vente des fabriques et des hospices, et se signala uaus toutes les circonstances par son amour de l'o.dre. Il se hâta de quitter des fonctions qui le détournaient de ses occupations savant* s, et ouvrit, en 17^5, sou cou. s de droit public, qu'il professa jusqu'en 1802. Le sénatus-consulte du mois de mars de cette année le nomma membre du tribunat. L eut un*
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grande part à l'organisation du culte protestant on France, et au rétablissement de l'académie protestante de Strasbourg. Après la suppression du tribunat, Koch ne voulut accepter aucune place ; mais le gouvernement, sans qu'il l'eût demandée, lui fit une pension de 3000 francs (1808) et lui donna le titre de recteur honoraire de l'académie de Strasbourg (1810). Koch mourut le 25 octobre 1813, à l'âge de 76 ans. Ses principaux ouvrages sont : Commentatio de collatione dignitalum et beneficiorum ecclesiasticorum in imperio romano germanico, Strasbourg, 1761. C'est comme une introduction à sa pragmatigue sanction. Tables généalogiques des maisons souveraines de l'Europe (du midi et de l'ouest), Strasbourg, 1782, 1 vol. in-4°; Sanctio pragmatica Gennanorum illustrata, ibid., 1789. Cet ouvrage fut très-bien accueilli par les catholiques allemands, et les prélats même en firent de grands éloges. Abrégé de l'histoire des traités de paix entre les puissances de l'Europe, Bàle, 1796, 4 vol. in-8°. 11 commence depuis la paix de Westphalie; M. Schœll l'a continué jusqu'au traité de Paris en 1815, 15 vol. in-8u; Table des trai-> tés entre la France et les puissances étrangères, depuis la paix de Westphalie jusqu'à nos jours, suivie d'un Recueil de traités et actes diplomatigues qui n'ont pas encore vu le jour, B le, 1802,2 vol. in-8° ; Tableau des révolutions de l'Europe, depuis le bouleversement de l'empire romain, en Occident, jusqu'à nos jours, 1807, 3 vol. in-8°, nouvelle édition, Paris, 1813-1814, 4 vol. in-8°, accompagnés de sept cartes géographiques, de tables généalogiques et chronologiques. Le quatrième volume n'est qu'un supplément au* trois vo'umcs de la piemière édition. Tables généalogiques des maisons souveraines de l'est et du nord de l'Europe, ouvrage posthume, publié par les soins de F. Schuell, in-4°. Les livraisons qui ont paru contiennent la généalogie des rois de la Scandinavie, des souverains de la Russie, de la Pologne, de la Silésie, etc. Uisloria Zocringo-Badensis (Voy. ci-dessus). Plusieurs Mémoires pour des sociétés savantes, tels que la Notice sur un code de règlements ecclésiastiques. Ce code avait été écr t, en 787, par ordre de Rachion, évoque de Strasbourg, et il est relatif à Y Histoire des fausses décrétalcs. On trouve cette notice dans les Notices et extraits des manuscrits de la bibliothèque du roi. Mémoire sur la société littéraire que Jacques Weinpheling avait fondée à Strasbourg vers la fin du xve siècle. Il est inséré dans les Mémoires des sciences historiques et politiques de l'institut de France. On a trouvé, parmi les manuscrits de Koch, des Mémoires sur sa vie, en allemand; et d'autres sur l'état et le tégime des protestants, etc. M. J.-G. Schweigh.euser fils a fait, au nom du séminaire protestant de Strasbourg, une Vie de Koch, sans date, in-8° de 78 pages : une autre Notice sur ce savant se trouve à la tète de la nouvelle édition des Traités de paix, etc., de Koch. Les profetst urs de St.asbourg lui ont fait ériger un tombeau en marbre Liane, exécuté par M. Ohnmacht, ha-
bile statuaire de Strasbourg, dans le temple de Saint-Thomas de cette ville, à côté des monumenis élevés en l'honneur de Schcepflin et d'Oberlin.
KOEGLER ( Ignace ) , né à Landsberg en Bavière en 1680, entra chez les jésuites en 1696, et se distingua particulier ment dans l'étude des mathématiques , qu'il enseigna avec beaucoup de réputation dans l'université d'ingolsladt. Ayant désiré de se dévouer aux travaux des missions étrangères , il fut envoyé à la Chine, en 1715, où il devint président du tribunal des mathématiques et mandarin dans le tribunal des rites. Il jouit de la confiance et de la considération de l'empereur Yung-Tching, au point que, durant la grande persécution que ce prince exerça contre his chrétiens, le P. Kœgler fut presque le seul qui pût calmer ses fureurs. Ses forces commençant à s'épuiser, il obtint pour associé dans ses fonctions de président du tribunal des mathématiques le P. Augustin Hallerstein , qui le remplaça après sa mort. Il mourut à Pékin en 1746, à l'âge de 66 ans. L'empereur lui fit faire des obsèques magnifiques. Ses Observations astronomiques , recueillies par le P. Hallerstein , et envoyées à Vienne , ont élé imprimées dans cette ville avec celles du P. Hallerstein , par les soins du P. Hell , 1768 , 2 vol. in-4°. On cite du môme auteur un ouvrage Sur lés éclipses, et un autre intitulé : Notitiœ circaSS. Biblia Judœorum in Caifung-fu in imperio Sinensi. On le trouve dans les Notitiœ Bibliorum, etc., de Murr , Haile , 1805. On a encore de Kœgler : Littcrœ patentes imper atoris Sinarum Kang-Hi, sinice et latine , cum interpretalione, publiées par de Murr, qui y joignit le texte chinois, Nuremberg, 1802, in-8°.
KOEMPFER. Voy. K.eu?fer.
KQENlIji ^ Georges-Mathias ) , biographe allemand, ne à Altdorf en 1616, mort dans cetle ville en 1699, fut professeur de poésie et des langues latine et grecque , et bibliothécaire de l'université de sa pairie. La plupart des savants ne le conna.ssent guère que par sa Bibliotheca vêtus et nova e prima mundi origine, gros in-folio, publiée, en 1678, à Altdorf. Cet ouvrage méritait d'être plus soigné. Ce qu'il y dit des auteurs est ou suporiiciel ou inexact, et a été relevé en grande partie par Jean Moilerus. 11 publia eu outre de nouvelles éditions du Lexicon Trilingue de Garth ; des notes sur YHistoria Evangelica de Juvencus, etc. On trouve la Vie et la liste des ouvrages de cet auteur dans Apini vitœ professorum philosophiœ , academiœ Altorfinœ. — Son père, Georges Koemg, uatif d'Ambert , mort en 1654 , à 64 ans , fut professeur de théologie à Altdorf, et a laissé un Traité des cas de conscience, in-4°, 1675 , et d'autres livres théologiques, tels que des Commentaires sur diverses parties de l'Ecriture sainte; beaucoup de T/teses et de Sermons.
KOEN1GSMANN (André-Louis), ministre évangélique danois , né à Sleswig le 12 février 1679, enseigna la philosophie à Kiel pendant quatre ans, puis fut nommé inspec teur au gymnase d'Osnabruck. En 17i6 , il
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