‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 227 sur 323 · LAS · texte numérisé non relu

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de l'oraison, 1 vol. in-12; te Chrétien brûlant d'amour pour Jésus crucifié , 1 TOÎ. in-12; Conversations instructif es et intéressantes sur la religion, in-12; Dialogua chrétiens sur la religion, 1rs commandements de Dieu et les sacrements. Lyon, 1802, 3 vol. in-8", dont le fond est tiré des conférences prêchées par r . hbé de Lalbrest, ancien cure de Lyon; Cours annuel de sujets de piété, Paris, 1805, :{ vol. in-8"; Vie at Jésus-Christ , tirée «le t'Evangile, selon la Concorde, ermise dans la bouche de Jésus-Christ; suivie de Réflexions et (I une Prière après chaque lecture, 1808, 3 vol. in-ttJ; Doctrine de Jésus- Christ puisée dans les /'pitres des apôtres, Paris. 1807, 2 vol. ifc-12; Entretiens instructifs il pieux sur la confession et la communion , Paris, 1808, in-18; les Pécheurs pensant à l'éternité, Paris, 1811, in-32; le Sage réfléchissant sur l'éternité, etc., Paris, 1813, in-2'i ; le ferrent Ecclésiastique , in-12 : il y a des réflexions pour chaque jour de l'année ; Explication du catéchisme, arec des traits historiques après chaque explication, Paris, 1814, édition stéréotype : cet ouvrage a donné lieu à quelques critiques ; L'Heureuse année, ou Année sanctifiée, tra ludion libre de l'italien, Tulle, ensuite Rouen, 181V; l'Ami zélé donnant des conseils à son ami chaque jour de l'année, Paris, 1815, in-2V ; l'Ami zélé des Pécheurs, où, après de courtes réllexions, se trouvent des anecdoies , Paris, 1817, in-12 ; Homélies sur la liberté, l'égalité et la philosophie moderne, traduites de l'italien de Mgr Gr. Turchi , évoque de Parme , avec le texte original en regard , Paris , 1816 , in-12 ; le Chrétien sanctifié, nouvelle édition, 1816, gros vol. in-12 ; l'Imitation du sacré cœur de Jésus, ouvrage calqué sur l'Imitation ; il y a de môme quatre livres, et dans chaque livre autant de chapitres, et chaque chapitre renferme une effusion de cœur et ensuite une leçon sur un sujet de piété qui a rapport à celui de l'Imitation, Lyon, 1819, in-12; Plaintes et complaisances du Sauveur, in-32 , avec beaucoup de ligures, plusieurs éditions; Plaintes et complaisances de la Sainte-Vierge, 1820, in-18, avec ou sans figures : chaque page contient une plainte ou une complaisance, une plainte à la Sainte-Vierge , et un avis du saint du jour , qui peut servir pour la méd tation; l'Amant de Jésus en oraison, nouvelle édition, 1820, in-32; Dévotion aux mystères de Jésus-Christ et de Marie , connue sous le nom de la dévotion des quinze samedis, 3" édition, in-18, augmentée de prières pour la messe , et des leçons de Jésus-Christ sur les moyens d'obtenir un grand amcx.r pour Dieu : il y a aus^i des [trières pour la communion; le Solitaire chrétien, ouvrage divisé en de ix volumes ; le premier a pour titre : Le Solitaire chrétien réfléchissant et priant, pour exciter les fidèles à faire oraison et apprendre à la bien faire; le second est intitulé : Le Solitaire chrétien instruisant et exhortant, etc. : ce volume renferme des entretiens du solitaire avec des personnes de différentes conditions , et ensuite des réflexions du même nour chaque jour du mois ;

les Chrétiens instruits à Vécole de la sagesse, 1 vol. in-12; le Prêtre cité au tribunal de Dieu au moment de sa mort, 1 vol. in-12 : on y trouve une sud • de méditations pour une retraite ecclésiastique. Lasausse a encore i uhli : Vie et Œuvres spirituelles de M. ('ormeaux, Paris,' 1796,3 parties en 2 vol. in-12; Doctrine spirituelle des PP. lierthier, Surin, Saint-Jure , de M. d'Orléans de La Motte et de sainte Thérèse, in-12, plusieurs éditions; et le Prédicateur de l'amour de Dieu, ouvrage posthume du P. Surin, 2e édition, 1 vol. in-12.

LASCUS ou LASCO (Jean), d'une famille illustre de Pologne, fut prévôt de (inesne, puis évoque de Vesprin en Hongrie. 11 abandonna la foi catholique pour embrasser la prétendue réforme, qu'il prêcha en Hollande et en Angleterre; en ayant été ebassé par la reine Marie, il parcourut l'Allemagne, le Danemark, et mourut en Pologne l'an 1560. Ses principaux ouvrages sont : Traclatus de sacramentis, Londres, 1552, iu-8°; Forma ministerii in peregrinorum ecclesia , instiluta Londini, an. 1550, per Eduardum F7,in-8°.

LASINSKY (Frédéric - Henri - Chaiiles ) , théologien protestant, né à Trarbach sur la Moselle, au commencement du xixe siècle, obtint la cure de Bacharach, et s'étant appliqué à la méditation de l'Evangile, en vint à adopter des doctrines différentes de celles qu'il devait enseigner. Il donna sa démission et se retira à Heidelberg. Bientôt il publia le résultat de ses réflexions, sous ce titre : Dit Offenbarung des Lichls, la révélation de la lumière dans la parole joyeuse des quatre évangéiistes, etc., Stuttgard, 1836, 2 vol. in-8°. Rejetant les miracles tels que les entend l'Eglise, ainsi que le système de Strauss, Lasinsky soutient que les miracles doivent être emendus comme ayant été opérés sur les âmes, et non sur les corps. Ainsi la résurrection de Lazare signifie non le retour de sa vie corporelle , mais le salut de son âme.

LASSENIIS (Jean), né l'an 1636, à Waldau, en Poméranie, voyagea avec un jeune seigneur de Dantzick, en Hollande, en France, en Angleterre, et visita les bibliothèques et les savants de ces pays, avec lesquels il forma des liaisons. Etant à Nuremberg, il se tit d s affaires fâcheuses en publiant un libe.le intitulé : Classicum belli turcici, contre deux jésuites, ies Pères Otton, d'Augsbourg, et Neutiausen, de Ratisbonne, et contre le docteur Jœge.\ On lenieva secrètement, et on l'enferma dans une prison en Hongrie. Ayant obtenu sa liberté , il fut nommé pasteu. de diverses égiises luthériennes en Allemagne, puis professeur de théo ogie à Copenhague, où il mourut en 16J2. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages en allemand, peu connus, môme des luthériens.

LASSERÉ (Louis), hagiographe, né à Tours sur la fin duxve siècle, nit pourvu d'un canonicatau chapitre de Saint-Martin, peu detemps après avoir été fait prêtre. En 15W, ayant été appelé à Paris par François 1er, il obtint un canonicat à Notre-Dame, fut nommé proviseur du collège de Navarre, et mourut le 6 sep-

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tembre 15V6. Il se plaisait à encourager les Heureuses dispositions qu'il rencontrait chez .es jeunes gens, et ranima dans son collège le goût aes bonnes études. On a de lui : Explication de l'oraison dominicale, de la salutation angélique et du symbole des apôtres, Paris, 1532, in-12; Traité du sacrement de l'autel; Les cérémonies de la messe, à l'usage des religieuses de Fontevrault; un recueil d'Epîtres latines; la Vie de monseigneur saint Hiérosmc, traduite du latin, Paris, 1529, in-4°, réimpr. en 1530, ibid., in-4°, avec les Vies de madame sainte Paule et de monseigneur saint Loys; 3e édition, Paris, 1541, in-4°.

LATASSE (Claude), né l'an 1745 à Nancy, fit son cours de théologie chez les jésuites à Pont-à-Mousson, où il obtint le bonnet de docteur. Lorsquil eut été fait prêtre , son évoque, M. Drouas, voulant tirer avantage de ses talents, l'agrégea à la compagnie des missionnaires de Nancy. 11 devint successivement curé, et ensuite prébendier à la cathédrale de cette ville. Quoique cette dernière place ne l'obligeât qu'à l'assistance au chœur, son zè'e ardent pour la religion lui faisait partager les fatigues du ministère pastoral. Souvent il allait prêcher les habitants des campagnes, leur donner des retraites et dés missions. Ce fut pour eux qu'il rédigea la Bonne journée, ouvrage précieux, qui leur apprend à sanctifier leurs peines : c'est aussi vers ce temps qu'il fil paraître la Famille sainte, ou Tobie. Cette histoire peut être présentée pour modèle aux familles chrétiennes ; l'auteur a trouvé le moyen d'y faire des réflexions utiles et intéressantes; le livre a obtenu un grand nombre d'éditions, qui prouvent son utilité mieux que tous les éloges qu'on en pourrait faire. A l'époque de la révolution, Latasse, fidèle à sa conscience, refusa courageusement toute espèce de serment, et il émigra en Allemagne. Dès que l'on connut son mérite, on lui donna une chaire de théologie. Toujours occupé du salut des âmes, il employa ses loisirs à combattre les impies et les i.érétiques dans un petit ouvrage intitulé : Le catholique instruit. Sous la forme simple du dialogue il expose les principales vérités de la religion, et il répond aux diverses objections que l'on a faites jusqu'à ce jour. De retour dans son diocèse, d fut nommé supérieur du séminaire; mais il occupa peu de temps celte charge. 11 /esta néanmoins attaché à cet établissement, et il donnait des conférences sur la religion et sur le gouvernement des paroisses. 11 mourut d'une hydropisie de poitrine, le 6 janvier 1816, laissant de nombreux sermons manuscrits.

LATHBER (Jean), cordelier du xve siècle, a fait des Commentaires estimés sur les Psaumes, sur Jérémie et sur les Actes des Apôtres. Il termina son commentaire sur Jérémie en 1406.

LATIL (Jean -Baptiste - Marie-Anne - Antoine de), car oinal, archevêque de Reims, né le 6 mars 1761 aux iles Sainte-Marguerste, où son père, chevalier de Saint-Louis, était commandant, fut ordonné prêtre à Saint-Sul-

pice, et fut admis dans la communauté des prêtres de cette paroisse. Cette nombreuse communauté était, comme on sait, une école où le jeune clergé briguait l'avantage de se former à l'exercice du ministère sacerdotal. En 1791, l'abbé de Latil refusa le serment, ainsi que tous ses confrères de la communauté de Saint-Sulpice, et quitta la France. Il voulut y rentrer en 1792, fut arrêté à Montfort-1'Amaury, et détenu quelque temps dans les prisons de cette ville. Lorsqu'il eut recouvré la liberté, il passa en Allemagne, puis en Angleterre , où il fit la connaissance de Mgr Conzié, évêquè d'Arras, qui avait tout la confiance du comte d'Artois. Ct prélat étant mort en 1805, l'abbé de Latil le remplaça auprès du prince comme confesseur; il rentra avec lui en Farnce en 1814, et fut nommé son premier aumônier. L'abbé de Latil lit partie des deux commissions qui furent successivement instituées à cette époque pour s'occuper des affaires ecclésiastiques. En 1816, il fut fait évèqùe d'Amyclée in partibus, et en 1817 le roi le nomma évoque de Chartres ; mais les difticultés que rencontra l'exécution du concordat ne lui permirent de prendre possession de ce siège qu'en 1821. Le 31 octobre 1822, il fut fait pair de France avec sept autres prélats. Lorsque, le 19. janvier 1823, il réunit la cure de la cathédrale à son chapitre, comme cela a lieu dans la plupart des diocèses , le prél t trouva une vive opposition dans le curé Chasles , qui en appela à la cour royale, et plus tard au conseil d'Etat, mais qui éeboua devant ces deux juridictions. L'abbé Clausel de Coussergues se mêla à la controverse à laquelle cette affaire donna naissance, et prit avec chaleur la défense du curé. On peut consulter sur cette discussion le tome XL de YAmi de la Religion, p. 289. C'est en 1824 que Mgr de Latil fut promu à l'archevêché de Reims, en remplacement de M. de Coucy, et le 23 mai 1825, il présida à l'imposante cérémonie du sacre de Charles X. Nommé cardinal par Léon Xîl dans le consistoire du 13 mars 1826, il assista vers la même époque aux réunions d'évêques qui eurent lieu à P.tris, chez Mgr de La Fare, et où fut rédigée une Déclaration des sentiments de l'épiscopat sur l'inuépendance des rois dans l'ordre temporel. Cette Déclaration, dirigée contre les exagérations de l'abbé de Lamennais, fut signée de quinze évoques, et présentée le 10 avril au roi par le cardinal de Latil et deux autres prélats; 56 évêques y adhérèrent depuis. Après la mort ae Léon XII, le cardinal se rendit à Rome pour assister au conclave; il y arriva le 9 mars 1829, et l'élection de Pie VIII eut lieu le 31. Ce pape lui assigna pour titre presbytéral l'église de Saint-Sixte. On a attribué à Mgr de Latil uneintluence politique qu'il n'avaitréellement pas. On le faisa t chef d'une camarilla à laquelle on attribuait une direction secrète sur les affaires. Mais depuis longtemps le cardinal n'était plus le confesseur de Charles X; c'était l'abbé Jocard qui l'avait remplacé depuis sa nomination à J'évêché de Chartres. Son crédit avait paru surtout diminuer quand

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Chartes X arriva au trône, ce prince ayant cru devoir céder pour ce point à. des considérations politiques et aux exigences de son ministère. Il avait aussi cessé d'habiter les Puileries, où un appartement lui était autrefois réservé; il résidait habituellement dans son diocèse, et s'y trouvait lois de la publication des ordonnances du 25 juillet 1830. Il n'arriva que le 27 à Paris, et il fut totalement étranger à ces mesures, dont les suif es furent si graves. Toutefois son attachement pour Charles X le porta à aller rejoindre ce monarque dans l'exil : mais on assure qu'il resta toujours sans influence, et que c'était le duc de Blacas qui possédait tou'e la conliance du vieux roi. Mgr de Latil continua à administrer son diocèse par ses grands-vicaires ; l'abbé Gros était chargé des détails de l'administration, et Mgr Blanquet de Rouville, évoque de Numidie, faisait les ordinations et donnait la confirmation dans le diocèse. Ce prélat étant mort en novembre 1838, le cardinal songea à donner sa démission ; on lui conseilla de prendre un coadjuteur, et il accepta pour ce titre l'abbé Gallard, évèque de Meaux, qui fut préconisé coadjuteur de Reims dans le consistoire du 21 février 1839 , sous 'e titre d'archevêque d'Anazarbe in partibus, mais qui mourut aussi le 28 septembre suivant. Le cardinal Latil lui survécut peu. Il avait quitté Goritz dans l'été de 1839, et après avoir pris les eaux de Sainl-Gervais en Savoie , il rentra en France, avec l'intention de se fixer en Provence. Il tomba malade à Gemenos, près de Marseille, et y mourut le 1" décembre 1839. Son corps, déposé dans la cathédrale de Marseille, fut ensuite transporté à Reims, et inhumé dans les caveaux des archevêiiues.

LATIMER (Hugh), évèque de Worcester, l'un des premiers et des plus fougueux réformateurs anglicans, était {ils d'un fermier de Thureaston, dans le comté de Leicester, où il naquit vers 1470. Il s'était d'abord montré partisan de l'autorité du pape, et il écrivit même contre Mélanchthon un pamphlet dans lequel il jugeait avec beaucoup de sévérité ses innovations en matière de religion, qu'il qualifiait d'impies. Il ne tarda pas toutefois à changer, et il se mit à prêcher dans les termes lis plus violents contre les indulgences, la hiérarchie romaine, la multitude des cérémonies du catholicisme, etc. Son emportement fut cause que Henri VIII, alors intéressé à ménager la cour de Rome pour obtenir son divorce, donna l'ordre de le, poursuivre; mais il se défendit avec adresse et fut remis en liberté. L'ardeur avec laquelle il recommença à prêcher ses erreurs lui suscita encore d'autres périls. Mais Henri VIII avait rompu avec le pape, et ce prince, loin d'être choqué des grossières invectives du prédicateur, le nomma, en 1535 , évèque de Worcester. Il profita des facilités que lui donnait cette dignité pour propager ses prétendues réformes du culte religieux. S'étant rendu à Londres en 1539, pour assister au parlement assemblé à l'eff l de confirmer la confiscation de tous les biens des monas-

tères au profit de l'Etat, il refusa d'admettre les six fameux articles de foi que ce parlement imposait à la croyance des protestants. 11 résigna son évèché et se retira dons son pays. Un accident l'ayant obligé de se rendre à Londres pour y réclamer les secours dés gens de l'art, il y fut arrêté pour quelques propos tenus contre les six articles, et il languit dans une prison pendant les dix-sept dernières années de la vie de Henri VIII. Il recommença ses prédications sous le régne d'Edouard VI, et son langage grossier, soutenu par des gestes et des bouffonneries è l'avenant, attirait la multitude. Arrêté en 1553, et envoyé à la Tour, il fut jugé à Oxford en 1555, et condamné au supplice du feu. Ses Serinons, qui furent d'abord publiés séparément, ont été réunis en corps pour la première fois en 1549, in-8°, et ils ont été plusieurs fois réimprimés.

LAT1NI (Latino) vitlejourà Viterbeenl513.

Il fut employé à la correciion du Décret de Gratien, et mourut à Rome en 1593, après avoir publié des remarques et des corrections sur Tertullicn et sur plusieurs autres écrivains, et une savante compilation, sous le titre de Bibliotheca sacra et profana. Ce recueil d'ob • servations, de corrections, de variantes, de conjectures, fut imprimé à Rome en 1667 par les soins de Dominique Macri, qui l'enrichit de la Vie de l'auteur. C'est faussement qu'on a accusé celui-.i d'avoir supprimé les pièces des anciens qc i ne s'accordaient pas avec ses sentiments. Juste-Lipse l'appelle Probissimus senex, et omni litterarum génère instructissimus. Quoiqu'il eût une santé trèsdélicate, il la ménagea si bien qu'il poussa sa carrière jusqu'à 80 ans. Il fut successivement secrétaire des cardinaux Rodolfo Pio, del Pozzo et Colonne.

LATOMUS (Jacques), savant théologien scolastique, né à Cambron, dans le Hainaut, vers 1475, était docteur de Louvain, chanoine de Saint-Pierre de la même ville et de la cathédrale de Cambrai, et inquisiteur de la foi. Il écrivit contre Luther, et fut l'un des meilleurs controversistes de son temps. Il mourut en 1544. Tous ses ouvrages furent recueillis et donnés au public en 1550, in-fol. Les luthériens furent si sensibles aux coups que leur porta Latomus, qu'ils le déchirèrent de son vivant et après sa mort par des satires, des romans, et par les termes les plus injurieux. — Jacques Latomus, son neveu, né à Cambron, au commencement du xvr siècle, chanoine de Saint-Pierre à Louvain, mort le 29 juillet 1596, s'était appliqué à la poésie latine, et a donné Psalmi omnes Davidis in carmen conversi, Anvers, 1587, in-8°. Ruchanam et le père Commire l'ont surpassé dans ce genre.

LATCbiUS (Rarthélemi), né à Arlon, dans le duché de Luxembourg, en 1485, fut un des hommes de son siècle les plus versés dans les belles-lettres. Il professa la rhétorique à Cologne, fut principal au collège de Fribourg en Rrisgau, et passa ensuite à Paris, où François Ie* le nomma, l'an 1534, pour remplir le premier une chaire d'éloquence

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latine dans le Collège royal de France, qu'il venait d'établir. Sur la fin de la môme année, les sacramenlaires ayant eu l'audace d'afficher des écrits insolents contre l'auguste sacrement de nos autels et contre le roi, on accusa les Allemands qui étaient à Paris, et 011 se souleva contre eux indistinctement. Lafomus craignit d'être enveloppé dans ce soulèvement ; mais François Ier, ayant fait faire une exacte recherche des auteurs de ces libelles, trouva qu'ils étaient tous Français ; il y en eut au moins vingt-quatre qui périrent par le dernier supplice. Latomus enseigna jusqu'à l'an 1542, avec distinction; puis il se retira à Coblentz, où il fut fait conseiller de l'électeur de Trêves. Les hérétiques, et en particulier Martin Bucer, l'attaquèrent dans sa retraite; il se tira de ces disputes avec honneur, et en homme bien instruit de sa religion. La réputation qu'il se fit par ses ouvrages de controverse engagea Charles-Quint à I envoyer au colloque de Ratisbonne, tenu en 15'+6, pour y assister en qualité d'auditeur, du côté des catholiques. Il mourut à Coblentz en 15G6. Nous avons de lui un grand nombre d'ouvrages de littérature, entre autres des Notes sur une grande partie des ouvrages de Cicéron. Ces notes ont été rassemblées dans une édition de Cicéron, donnée par Jean Oporin, Baie, 1553, in-folio.

LATOMUS (Jean), chanoine régulier de Windesheim , prieur du monastère du Thrône, près d'Hé enthals, en Brabant, était administrai, ur général de sa congrégation et mourut en 1578. Visitant en cette qualité la maison de Sainie-Agnès, près Zwoll, supprimée pour doter le nouvel évèchéde Deventer, érigé à la prière de Philippe II par Pie IV, il sauva de la destruction le fameux manuscrit de Thomas A-Kempis. II l'apporta à Anvers, et le donna, en 1577, à l'imprimeur J. Bélier, son ami, qui en fit présent à son tour aux jésuites de cette ville. Son fils, Balthasar BeJer, donna, en 1616, une édition de limitation, faite sur une copie de ce manuscrit. Lors de la suppression des jésuites en Flandre, le manuscrit pas^a avec le cabinet des Bollandistes au monastère de Tungerloo.

Plus tard Joseph II supprima ce monastère, et l'on ignore ce que le manuscrit est devenu depuis.

LATREILLE (Bernard de), religieux dominicain, né vers l'an 1240, à Nîmes, mort à Avignon le 4 août 1292, professa avec distinction la théologie à Montpellier, Avignon et Paris, et composa sur l'Apocalypse, et sur diverses autres parties des saintes Ecritures, des Commentaires qui étaient conservés avant la révolution dans un couvent de dominicains d'Avignon. 11 laissa aussi des Sermons et plusieurs tiaités thé logiques, dont la bibliothèque de Saint-Victor, de Paris, possédait les manuscrits.

LAU (Théodore-Louis), fameux spinosiste du xYiir siècle, conseiller du duc de G.urlande, s'est malheureusement fait connaître par un traité imprimé à Francfort, en 1717, sous ce titre : Meditationes philosophicœ de

Dict. de Biographie relig. IL

Deo, miindo, homine, in-8° de 48 pages, sans date ni lieu de publication (Francfort, *717h Ce livre fut proscrit, ce qui l'a rendu fort rare. II a été reproduit en 1770 avec la traduction française, sous la rubrique de Kœnigsberg, et forme le tome VII de la Bibliothèque du Bon sens. Lau y dit (paragr. 4) : Deus est materia simplex : ego materia modi-

ficata Deus oceanus : ego fluvius Deus

terra : ego gleba Tels sont les délir s où

s'engage faîtière etimprudente raison, quand elle se sépare de la révélation, fidèle conservatrice de ses lumières. Il a fait aussi quelques traités de politique qui ne valent pas mieux que ses traités théologiques.

LAUBBUSSEL (Ignace de), jésuite, né à Verdun en 1663, professa ave distnetion dans son ordre, fut provincial delà provinee de Champagne et ensuite préfet des études du prince Louis des Astuiies ; et lorsque ce prince se maria, il devint confesseur de la princesse. Il mourut au Port-Sainte- "arie en Espagne, l'an 1740, après avoir pub ié quelques ouvrages. Les plus ronnus sont: Traité des abus de la critique en matière de religion, Paris, 1710, 2 vol. in-12, dédié à M. de Bohan, depuis cardinal ; la Vie du P. Charles de Lorraine, jésuite, Nancy, 1/33, in-4°. Son but était de venger la religion des coups impuissants que lui portent les incrédules et les hérétiques; il y a de bonnes choses, mais elles pourraient être énoncées avec plus de dignité et de force.

LAUBRY (Maurice), chanoine de l'Eglise de Re ms, né dans cette ville en 1775, y fut reçu docteur de la faculté en 1770. Il quitta son vicariat de Saint-Martin pour se rendre à Paris , où l'abbé Batteux le plaça chez le juiiscoiisulte Piales , qui lui lit taire son droit et le mit en état d'obtenir le titre d'avocat au parlement. Souvent il remplaça son maître dans ses fonctions de professeur en droit canon. Son mérite le fit rappeler par Talleyrand-Périgord , archevêque de Beims, qui lui donna, en 1782, un canonicat de son Eglise. L'année suivante Laubry fut vicegérant de l'officialité di césaine, et, en 1786, il fut nommé promoteur métropolitain et diocésain. Lauliry mourut à Beims le 22 mars 1803. Iiviépen animent d'une version latine des Psaumes , faite sur l'hébreu , avec des sommaires et de courtes notes, et d'un traité volumineux sur l'accord de la religion et de la politique , qui n'ont pas été imprimés , Laubry a laissé : Traité des unions de bénéfices, Paris, 1778, in-12 ; Traité des érections de bénéfices, Paris, 1782, in-12.

LAUD (Cuillaume), archevêque de Cantorbôry , et ministre d'Etat sous Chai les Ier, illustre par ses talents et par sa constance dans ses malheurs, naquit à Beading en Angleterre, l'an 1573. 11 prit le bonnet de docteur à Oxford, fut d'abord chapelain de Jacques I"', puis successivement évèque de Saint-David, de Bath, et de Laodes ; après la mort d'Aboot , son adversaire , il obtint le siège de Cantorbéry. On l'accusait de persécuter les puritain^, qui depuis causèrent sa perte. Il succéda dans le ministère au fa-

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meus duc de Ttuckingham. On lui attribué le règleme I l'ait en lt>22, par le roi Jae [ues, jniur défondre aux prédicateurs d« traiter (ii chaire les qu -stious il»; la pré leatination ei île la préro ;ative royale. Il enga ;ea le roi à faire réimprimer les trente-neuf articles de la confession anglican», ri son désir était de rendre le rite anglican commun atout les Eglises britanniques, et de rétablir dans le culte la pompe des cérémonies romaines, afin de devenir le primai universel de la religion. Son attachement à Charles Ie' lui funeste, Les ennemis de oe prince firent mettre l'archevêque à la Tour de Londres. 11 fut accusé par le parlement d'avoir voulu introduire la religion catholique, d'avoir entrepris de réunir l'Eglise romaine avec ('anglicane. Charles ayant été entièrement défait , e1 [es séditieux n'ayant | lus rien à craindre, on fit couper la télé à cet illustre prélat , en 1644: il avait alors 72 ans. Ou a de lui une Apologie de l'Eglise anglicane contre Fischer , Londres , 1639 , in- loi. C'est l'apolo ie du schisme et de l'hérésie, qui prouve assez que c'est sans fondement qu'on l'accusa d'avoir fait des démarches en t'a* eue de. l'Eglise catholique-. Wharton publia en 1G95, in-fol. , la Vie de cet archevêque. Elle est curieuse et recherchée. On y trouve Phistûire ou procès de Laud , composée par lui-môme dans la Tour de Londres , avec beaucoup de vérité.

LAUDENOT (Louise) , dite aussi , après sa profession religieuse , la Mère de Saint- Jacques, était lille d'un médecin du roi, et recommandable par sa piété. Ayant pris la résolution de renoncer au monde , elle entra chez les bénédictines de l'abbaye de Montmartre, y fît profession, et s'y distingua par sa régularité et ses vertus. Elle avait reçu une éducation soignée , avait du talent, et écrivait avec faciiiié. Louise lit tourner a la gloire de Dieu ces heureuses dispositions , en composant divers ouvrages de spiritualité propres a l'édification du prochain. On lui doit: Catéchisme des vices et des vertus; Méditation sur les Vies des saints pour toutes les fêtes de l'année, et sur les principales fêles de Notre-Seigneur et de la Vierge; Exercices pour la sainte communion et pour la messe, etc. Cette pieuse fille mourut saintement dans son couvent, le 11 mai lo3i>. LAULAHNIEU (Michel-Joseph de), é que d'Egée , in partibus , né au Cheylard dans le Vivaiais, en 1718, mort, à ce qu'on croit, sur la fin de 1788, publia j sous le nom d'un ancien mili aire, plusieurs ouvrages en faveur du christianisme , contre .es attaques multipliées de la nouvelle philos plue, dans lesquels , par des raisonnements solides et à la portée de tous les esprits, il prouve la vérité, l'utilité et la nécessité de la religion. Ils ont pour titre : Essai sur la religion chrétienne et sur le système des philosophes modernes , accompagné de quelques réflexions sur les campagnes par un ancien militaire retiré , Vans , Pierie, 1 Î70 , in-12 de 311 pages ; Pensées sur différents sujets, Langres, Jean Bonuin, et Paris, Hum-

blot, 1773, in-12 de VM pàg.; Réflexions critiques et patriotiques pour servie principalement de préservatif contre /n maximes de la

philosophie, 3' é lition, revu* corrigée et augmentée, Nyon l'aîné, 1780, in-12 de i-10 pages. •

L'auteur du Dictionnaire de» anonymes pense

que les deux premiers ouvrages ont été fondus dans ledernier, et que c'est pour cela ciu'Il est présenté comme une troisième édition.

LAUNAY (Pierre de ) , écrivain de la religion prétendue réformée, né à dois en 1573, quitta nue charge des finances, le titrede secrétaire du roi, et toutes les prétentions de fortune, pour se livrer a l'étude des livres sacrés. Les protestants de France avaient en lui uuê confiance extrême. Il fut député ;i loua les synodes de sa province, et à presque tous les s\ node s nationaux qui se tinrenl de son temps; et mourut en 1(502, à 89 ansr très-regretté de ceux de sa communion. On a de lui : des Paraphrases sur les E pitre 9 de saint Paul, sur Daniel, l'Ecclésiaste,les Proverbes et l'Apocalypse; des Remarques sur la Bible, ou Explication des mots, des phrases et des figures difficiles de la sainte Ecriture ,. Genève, 1667, in-V. Ces deux ouvrages sont estimés des calvinistes.

LAUNOY (Matthieu de), prêtre de la Eerté-Alais, au diocèse de Sens, se lit protestant en 150J , et exerça le ministère à Sedan, où il se maria. Une scène scandaleuse qu'il donna dans cette ville l'obligea de fuir. Il redevint catholique , et l'ut pourvu d'un canon icat à Soissons. Ayant embrassé le parti de la ligue, il se mit a la tète de la faction des Sei/.e, et fut le promoteur delà mort du président Brisson. Le duc de -Mayenne avant l'ait poursuivre les meurtriers de ce magistrat , Launoy passa en Flandre , et y mourut. On a de lui: les Motifs de sa conversion, et une Réponse aux ctdomnies qu'M prétendait que les ministres avaient semées contre bu; et quelques écrits «le controverse. LAUNOY (Jean de), né à Valdéric, village de Normandie , près de Yalognes , dans le diocèse de Coutances , en 1GUJ, prit le bonnet de docteur en io34. Un voyage qu'il lit à Rom ■ augmenta son érudition, et lui procura l'amitié et l'estime d'Holsteuius eld'AIlatius. De retour à Paris, il se renferma dans mi i cabinet , recueillant les passages des Pères et des auteurs sacrés et, profanes sur toutes sortes Lie matières. Les Conférences qu il tint chez lui tous les lundis lurent une espèce d'école aca lémique , où l'on trouvait à s'instruire , et quelquefois aussi à s'égarer; et comme elles prenaient l'air de couventicules, où se ren laient des gens d'une humeur dogmatisante, ie mi les interdit en 10 >6. On s'y occupait beaucoup de Hicher, ue ses opinions, et on cheic ait à établir un système démocratique et auarchique, qui, ne convenant à aucune société, renverserait par ses bases l'autorité de l'Eglise catholique. Pour détourna- l'attention dupuHic, on faisait la guerre aux. légendes, eu attaquant les labiés quelles renferment, et en même temps plusieurs faits vrais ou probables, que la critique de Launoy ne distin -

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guait pas des faits supposés. C'est ce qui le lit surnommer Launoy te Dénicheur de saints. Aussi le curé de Saint-Roch disait : « Je lui « faistonjoursde profondes révérences, dans « lacrain'e qu'il ne m'ôte mon saint Roch. » M. le président de Lamoignon le pria un jour de ne pas faire de mal à saint Yon, palron d'un de ses villages « Comment lui ferais- « je du mal? répondit le docteur, je n'ai pas « l'honneur de le connaître. » Il avait rayé de son calendrier sainte Catherine, martyre; et le jour de sa fête, il affectait de dire la messe do requiem, comme si le défaut d'authenticité dans les actes d'une sa nie honorée dans l'Eglise de Dieu pouvait conclure contre son existence ou sa sainteté. Soit goût, soit affectation, il vécut toujours pauvrement et simplement, ennemi du cérémonial. Il aima mieux se faire exclure de la Sorhonne que de souscrire à la censure du docteur Arnauld , condamné par Rome et par l'Eglise de Fiance. Il lit plus , il écrivit contre le formulaire de l'assemblée du clergé de 1656. II mourut en 1678, dans l'hôtel du cardinal d'Estrées. L'abbé Granet a donné une édition de ses ouvrages, Genève, 1731-2-3, en 5 tom. ou 10 vol. in-f 1.; il y a joint la Vie de l'au eur , et plusieurs de ses écrits qui n'avaient point encore vu le jour. Ce critique n'écrit ni avec pureté ni avec élégance : son style est dur et forcé. Il s'explique d'une manière toute particulière, et donne des tours singuliers à des choses trèscommunes. Ses citations sont fréquentes, extraordinairement longues, et d'autant plus accablantes, qu'il ne craint pas de les répéter; il faut bien s'en déher : quand un passage le gênait, il le corrompait, et le rapportait tel qu'il l'avait créé, avec une impudence incroyable : l'éditeur même de ses œuvres en rapporte un exemple frappant. Dans le dessein de prouver que l'adultère rompt le lien conjugal , il allègue un." lettre du pape Jean Vlll, où il est dit : Nulla ratione prorsus UH conceditur aliam vivente priore conducere ; et, ajustant la let re à son système, il retranche les mots nulla ratione prorsus, et s'en tenant aux pa. oies illi conceditur, il conclut d'une manière triomphante en s'écriant : Quid clarius vcl expressius? Et ce n'est pas la seule altération de ce genre dans celte même 1 ttre de Jean VI. I. Voy. \e Journal historique et liltér., 1er novembre 1787, page 338, et le huitième volume d s Rccl. Belg., page 193. La plu, ait de ses raisonnements ne sont pas plus justes que ses citations, et il semble quelquefois avoir eu d'autres vues que celles qu'il annonce. Ses principaux ouvrages sont : De varia Aristotelis fortuna in academia Parisinina; De Duobus Dionysiis ; Regii Nuvarrœ Historia gymnasii Parisicnsis, Paris, 1677, 2 parties iu-4", pleine de savantes recherches; Inquisitio incharlam immunilatis Sancti-Germania-Ptatis , ouvrage très-abondant en citations; De commentitio Lazari, Magdalcnœ, Marlhœ et Maximini in Provinciam appulsu, où il réprouve absolument la tradition des Provençaux, touchant l'arrivée de Lazare, de

Madeleine et de Marthe en Provence ; tradition à laquelle les Bollandistes ont paru [dus favorables ; De auctorilate negantis arguments Launoy donne trop de force à cet argument ; mais il en t'ai sa t un si grand usage dans ses critiques, qu'il ne pouvait s'empêcher de le faire valoir. De veteribus Parisiensium basilicis, livre savant et curieux ; Judicium de auctore librorum Dk Imit vtione Chuisti (Voy. Amort) ; De frequenti confessionis et eucharistiic usu ; De cura Ecclesiœ pro sanclis et sanctorum reliquiis , ouvrage judicieux ; De cura Ecclesiœ pro miseris et pauperibus, plein d'érudition ; De veteri ciborum delcctu in jejuniis, qui mérite le même éloge que le précédent. L'auteur y montre qu on pourrait, absolument parlant, jeûner avec de la viande ; il Je lit au sujet du siège de Paris. Dans ces dernières années, des esprits superticiels en abusèrent pour renverser la discipline de l'Eglise. De scholis celcbrioribus, seu a Carolo Magno, seupost Carolum per occidentem instauratis liber, Paris, 1672, in-8u; ilya des recherches ; De sacramento unctionis extremœ ; Romanœ Ecclesiœ traditio circa simoniam ; la matière y est épuisée ; De vero auctore fidei professionis quœ Pelagio, Augustino et JJieronymo tribui solet ; des Lettres, imprimées séparément, Cambridge, 16.S9, in-t'ol. ; plusieurs écrits sur la véritable tradition de l'Eglise touchant la grâce, et sur divers points de critique historique, etc.; Regia in matrimonium potestas, 1 vol. in-i°; ouvrage où Je mariage chrétien devient une atfaire purement civile, puisque l'auteur ôte à l'Eglise le droit d'établir des empêchements dirimants, et l'attribue exclusivement aux princes, contre la doctrine expresse du concile de Trente : car tel est certainement le sens du canon qui dit anathème à ceux qui nient que l'Eglise ait le pouvoir de poser des empêchements dirimants : les écrivains orthodoxes de toutes les nations en conviennent, « Jamais, dit le cardinal-archevêque de Ma- « lines, dans sa déclaration de 178.), il ne « s'est élevé à ce sujet aucune dispute entre « les d jeteurs catholiques ; ils ont soutenu, i< comme une vérité constante très-assurée, « que l'Eglise avait reçu de Jésus-Christ le « pouvoir d'établir des empêchements diri- « niants du mariage, et ont placé cette doc- « trine parmi les points délinis dans le con- « cile de Trente, de sorte que, dans tous les « pays catholiques , on fut saisi d'-'Monne- « ment et d'indignation, lorsque le docteur « î.aunoy eut la témérité de contester ce « pouvoir à l'Eglise. Cette témérité excita « d'abord les réclamations des écrivains con- « tcinporaiis, et attira sur l'auteur le blâme « des évoques de sa nation et de toute !a « chrétienté. Son étrange système ne pro- « duisit aucune révoiution, ni dans la théoce logie, ni dans la jurisprudence ; l'ouvrage, « déféré à Rome, y fut r< légué parmi les lift vres pernicieux, d'où il tomba dans l'oubli « et le mépris. Lorsqu'on ressuscita, sur la « lin du xvm' siècle , la prétention de Lau- « noy, elle rencontra, dans les écoles chré-

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« tiennes', les mômes oppositions qu'elle « avait éprouvées au xviT; et l'Eglise ro- « maine, la mère et la maîtresse de toutes « les Églises, toujours attentive ;> conserver « le dépôt commun de la doctrine, dont la « garde lui est sp cialement confiée, n'a cas « manqué de se déclarer contre cette vieille « nouveauté, ainsi qu'il en conste par plu- « sieu s rescrits du pape régnant. » Indépendamment de ces observations, on peut dire ipie le sentiment deLaunO) conduite la destruction totale des moeurs chrétiennes : car si la validité des mariages dépend uniquement de l'autorité profane, <i d empêchera les chrétiens d'épouser leurs sœurs, comme les illustres Ptolémée et avec eux toute l'Egypte? d'établir la communauté des femmes, comme le vouait l'incomparable Plaion, et comme le pratiquait le grave Caton? de devenir polygames par l'avis du prophète arabe? de renouveler les noces abominables de Néron et de Sporus....? Kl qu'on ne parle pas de la loi naturelle comme opposée h ces infamies : la connaissons- ous mieux, cette loi naturelle, que les Platon, les Caton , les Socrate, etc.? Ne savonsnous pas que l'on fait ce que l'on veut de la nature, ainsi que cie la raison, lorsque ces éternelles pupilles ne se trouvent pas so s la tutelle de la religion? On voit par là à quelles conséqueuc s Launoy se laissait entraîner par le goût des paradoxes et l'amour de la singularité, les grands mobiles et la règle de ses opinions. Cet ouvrage, proscrit par sa nature même et son but au tribunal de tout leeteur c rélien, fut condamné à Rome par un décret du 10 décembre 1688. On peut voir sur cette matière le traité de V autorité des deux puissances, seconde édition, 1788 et 1791, tome 111, page 158 et suivantes; Y Apologie du mariage chrétien, 1788; Recueil des représentations belgiques, tome VI, page 179. Voy. Dominïs, Espe ce, Gerbais, Jean, Gibekt, Jean-Pi rre. Un autre écrit dont on a beiucoup parlé a été brûlé avant si mort. Un lexicographe soutient qu'il roulait sur la prétendue altération du dogme par la scolaslique. Mais il est certain que l'Ouvrage qui remplit ce but absurde existe, et qu'il n'est pas de Launoy, mais de Faydit. L'écrit brûlé était contre le P. Alexandre. Launoy avait eu de vils démêlés avec les dominicains ; et c'est le canif de ces pères (et non celui des jésuites , comme Chau ion l'insinue) qu'il feignait de craindre. Il le dit clairem nt dans sa Confirmaiio dissertât, de vera ptenarii apud August. concilii notione, tome II, part, h, pag. 14-1 et 109 ; mais cotte ciainte simulée était une injure atroce à l'égard des uns comme des autres religieux. Launoy avait dans le caractère quelque chose de sinistre, qui se décelait sur sa phys onomie. Arien de Valois le pc.nt comme une Ame lâche et adulatrice, comme un parasite importun et de la plus f rme contenance. Quotidie, dit-il, ad optimatum mensas non invttatus accedis, quotidie procerum patinas lingis, et tu quidem eos amicosac etiam admiratorcs luos arbitra-

ris, cum plerique te adrersentur, spernantque et irrideant ; improvisa venientetn excipiani iuriti. quoniam honeste excludere, domove expellere nn/iiriint. Horum e procerum convivatorumque tuorum numéro quidam, magno vir ingénia, magnaque virtute, uuper interrogatus id) amico, quid ita Launoium pètulantis linguœ et calami scriptorem mensa sua dignaretur,ita respondit: Quid faciam? hune ego Imminent amure non possem, sed molestum effugere non valeo; discedentem e curia in extremis gradibus stans diligenter observât. Adr. Val. Def. dissert, de basilicis. On trouve le même passage dans les Œuvres de Launoy, tom. IV, part, n, fol. 361.

LAURENS (Honoré du), frère d'André du Laurens, qui fut premier médecin du roi Henri IV, était, comme celui-ci, natif d'Arles.

II obtint la charge d'avocat général au parlement de Provence, et se distingua dans le parti de la Ligue. Devenu veuf, il embrassa l'état ecclésiastique, et Henri IV lui donna l'archevéch '• d'Embrun. Il gouverna son diocèse avec sagesse, et mourut à Paris en 1612. On a de lui : un Traité sur l'élit de Henri

III pour réunir les protestants à l'Eglise catholique, 1588, in-8" ; la Conférence de Surénes, i ntre les députés des Etats généraux et ceux du roi de Navarre, 1593, in 8°.

LAURENT (sa nt), diacre de l'Eglise romaine sous le pape Sixte II, administrait en celte1 qualité les biens de l'Eglise. L'empereur \ al rien ayant allumé le icu de la persécution par un édit cruel, Sixte fut mis en croix, et m haut de sou g b t il promit à Laurent, impatient de le suivre, qu'il recevrait dans trois jours la couronne du mart. re. On l'arrêta bientôt après,* tle préfet de Rome lui demanda, au nom de l'empereur, les trésorsqui lui avaient été confiés. Laurent ay nt obtenu un délai de trois jours, pendant lequel il rassembla tous les pauvres chrétiens qu'il préseï ta au préfet, Voilà, lui dit-il, les trésors de l'Eglise. Ce barbare le lit étendre sur un gril ar unt, api es l'avoir fait déchirer à coups de fouet. Le héros chrétien, tranqu Ile sur les flammes, dit à son tyran : « J'ai été assez longtemps sur ce côté,iaites- « moi retourner sur l'autre, afin que je sois « rôti sur tous les deux. » Le préfet, d'autant plus furieux que Lauren était plus intrépide, le fit retourner. «Mange hardiment, « dit le généreux martyr à cet homme de « sang, et voyez si la chair des chrétiens est « mei leure rôtie que crue. >< Il pria ensuite pour ses persécuteurs, pour ses bourreaux, pour la ville de Rome, et expira ;el0août 258. Sa mort lit beaucoup de chrétiens. Plusieurs païens, touchés de sa constance, ne tardèrent pas d'embrasser la religion qui la lui avait inspirée. Quelques critiques pensent que les actes qui existent sous le nom de saint Laurent sont l'ouvrage d'un moine du moyen Age.

LAURENT, évèque de Novare, transféré au siège d>.' Milan, s'est illustré, dans le cours du vic siècle, par ses vertus et ton zèle pastoral. On trouve quelques-unes de ses Homélies dans la Bibliotheca Patrum, tom. IX. Voy. D. Ceilher, XVI, 175.

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LAURENT ( saint ), moine et prêtre de Rome, envoyé par saint Grégoire le Grand, avec saint Âugusiin, pour convertir les Anglais, en baptisa un grand nombre. 11 succéda à saint Augustin dans l'archevêché de Cantorbéry, et termina ses travaux a ostoliques en 019. — Il ne faut pas le confondre avec saint Laurent issu du sang royal d'Irlande, qui fut abbé de Glindale, puis arcbevê pie de Dublin. Il mourutdans la vdle d'Eu en Normandie, l'an 1181.

LAURENT de LIÈGE, relig;eux bénédictin du monastère de Saint-Laurent, près de Liège, d'où il tire son nom, passade là dans le monastère de Saint-Vannes et composa une Chronique des évoques de Verdun et des abbés de Saint-Vannes, depuis l'an lOiO jusqu'en UW, insérée dans le 12e tom. du Spicilége do dom d'Achery et dans le 1er tom. de Y Histoire de Lorraine de dom Calmet.

LAURENT de la RÉSURRECTION (le frère), convers de l'ordre des carmes-décbaussés, né à Hérimini en Lorraine, mourut à Paris en 1691, à 80 ans. Fénelon, archevêque de Cambrai, qui avait été fort lié avec lui, le peint comme un homme gai dans ses plus grandes maladies, et en tout et. partout un homme de Dieu. On a publié sa Vie à Chàlons en 169i sous le titre de Mœurs et Entretiens du frère Laurent.

LAURENT de RR1NDES (le bienheureux), supérieur général de l'ordre des ca ucins,né à Br.ndes dans le royaume de Naples, en 1559, se rendit illustre par sa piété, sa mortification, son zèle et .-es conna ssances. Il jouit de la plus grande considération auprès de l'empereur Rodolphe II, de Philippe III, roi d'Espagne, de l'électeur de Bavière, et de tous les princes catholiques ; il confondit les hérétiques dans plusieurs occasions, et rendit à l'Eglise les plus grands services. Il avait été nommé nonce apostolique et résident du roi d'Espagne à la cour de Bavière. Appelé successivement à Milan, à Gènes, à Venise et à Rome, il parvint à maintenir la paix entre des puissances que leur position rendait rivales. Il mourut à Lisbonne en 1619. Un auteur connu en a tracé le portrait suivant : « Sous le pauvreet austère habit de « capucin, sous les dehors et dans l'impres- « sion de l'humilité chrétienne profondément « sentie, le P. Laurent de Brindes avait un « grand cœur, un esprit vaste, un jugement « sûr, une sagesse agissante, et ces vertus « fécondes qui en engendrent d'autres et ré- « pandent au loin ce que la vivacité de la foi « et du zèle ne saurait circonscrire dans les « bornes d'un espace quelconque. Les pon- « tifes et les rois l'ont écouté avec respect ; « il fut le père et le protecteur des peuples, « la terreur des hérétiques, et le grand dé- « fenseur de la foi dans la Germanie ; en un « mot, c'était un saint et un gran i homme, « attributs qui se réunissent si aisément et « si naturellement quand les circonstances « favorisent ou provoquent le développement « des qualités du vrai chrétien. »Ses ouvrages, qu'il laissa manuscrits, consistent en des Sermons et des Traités de Controverse.

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Pie VI l'a mis au nombre des bienheureux (1783). Sa Vie, imnrimée à Paris, 1787, in- 12, est ailfuse, mais édifiante et instructive. On trouve à la tin le Catalogue de ses ouvrages, qu'on conserve en manuscrit au couvent des capucins de Venise.

LAURENT-JUSTINIENf saint). Voy. Jus-

TINIAM.

LAURET ( Christophe ), natif de Provins, occupatune chaire de rhétorique à Mayence lorsqu'il publia son traité : lihetoricœ descriptionis ex optimis quibusque aucloribus libri duo, Mayence, 1574. Après avoir pris des lettres de licencié en droit canon et civil à la faculté d'Angers, il retourna dans sa ville natale, où il se fit recevoir avocat aux siégps royaux. Henri IVs'étant rendu maître de Provins en 1592, Lauret fut un de ceux qui allèrent implorer près du vainqueur la grâce i e leurs concitoyens et lui offrir les clefs de la ville. Plus tard il devint conseiller au bailliage. Outre le livre dont nous avons pari', Lauret composa divers ouvrages qui paraissent avoir joui d'une grande réputation, et do: t la plupart n'ont pas vu le j<ur. Ils sont intitu'és : La Doctrine des temps, Paris, 1598, in-fol., dédiée au pape Clément VIII ; Hazoar, sive illustratio prophetarum, de plcnitudine temporis , Paris, 1010; un traité théologique De Trinitate; une Histoire des Hébreux ; Le Sommaire des plus notables histoires du monde rapportées à leur vray temps, vérifié par la supputation des éclipses qui ont été remarquées par les bons et anciens autheurs, et qui sont réduites au calendrier romain, sur la chronique des Gaulois jusqu'à Pharamond, premier royfrançois, manuscrit conservé à la bibliothèque de Saint-Jacques; La Doctrine des nombres, en vingt chapitres ; Dcmonstratio annorum mundi per verum motum solis, quœ facilis est methodus inveniendi ad quemlibetdiem datum loca solis a principio mundi in perpetuum, anno 1605; Liber cytiorumveri motus planetarum, etc.; Dcmonstratio annorum mundi per verum motum Saturni et Jovis, etc.

LAURIA (François-Laurent de), tirait ce nom de la ville de Lauria, dans le royaume de Naples, où il était né, car son nom de famille était Brancati. 11 se fit cordelier, et, de dignité en dignité, il parvint à la pourpre romaine en 1687, sous Innocent XL Ce cardinal mourut à Rome, en 1693, à 82 ans, laissant plusieurs ouvrages de théologie, dont celui qui est intitulé De prœdestinatione et reprobatione, in-4-% Rome, 1688, Rouen, 1705, a eu de la célébrité par les critiques et les éloges qu'on en a faits.

LAURO( Vincent), né à Tropea en Calabre, cultiva de bonne heure la médecine, et joignit à cette science une grande capacité pour les affaires. Pie V, qui connaissait tout le mérite de ce savant, lui conféra l'évêché de Mondovi en Piémont. Sous le pontifica.t de Grégoire XIII, Lauro fut envoyé nonce en Pologne. Il remplit cette nonciature, successivement auprès cle Sigismond Auguste, de Henri de Valois, duc d'Anjou, et d'Etienne Bathori. A sa persuasion, Je.nn 113., roi

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flè Ôùèdë, reçut h sa cour le Jésuite Antoine

Possevin, qui ramena Sigismond, lils de ce prince, i\ la religion catholique Grégoire N.111, on reconnaissance des services de Làûro, le décora de lé pourpre romaine en |583. Dans tî n< j conclaves consécutifs, Lauro eut un grand nombre de voix pour rire placé sur la chaire de saint Pierre. Il mourut à l'àgcde 70 ans, en 1592, avec la gloire de n'avoir dO son élévation qu'à son mérite.

r> LAURO (Ïean-Baptisti , ecclésiastique et littérateur, ne à Pérouse l'an 1582, fut nommé professeur extra rdinaîre de philosophie au séminaire de cette ville, et devint plus tard camérier secret du pape Urbain Y11I. 11 m mut à Rome le 20 septembre 1649, dans sa 4-8' année. Nous citerons de Lauro : Pôèmtita, Pérouse, 1000 ; ibid., 1023, in-12; Epistotarum centuriœ duœ, Rome, 1021 ; Cologne, 1024, in-8"; Theatri romani orchestra; Dialogus de viris sui rrvi doctrina illustribus, Rome, 1018; ibid., 1625, in-8", volume rare et recherché ; De annulo pronubo B. Virginia Perusiœ asserrato, Rome, 1622 ; Cologne, 1620, in-S\ Parmi ses manuscrits on distingue une Histoire des évéques de Pérouse, dont les auteurs de Y Histoire ecclésiastique d'Italie ont profité.

LAVAL-MONTMORENCY ( François de ), Yoy. Montmorency.

LAYARDE (Jac.qles-Phii.ippe de), chanoine de Saint-Jacques-l'Hôpital, né à Paris le 14 août 1693, mort le 24 novembre 1700, ne s'est fait connaître que par des opuscules de peu d'importance , quoique son talent semblât promettre des œuvres remarquables, s'il avait pu fixer son inconstance et s'appliquer à des travaux de longue haleine. On lui doit la publication des OEuvres du P. Gaichiés, de l'Oratoire , imprimées à Pa.is en 1739, in-12, avec une préface raisonné*. En outre, il écrivit une Lettre critique et historique au P. fiougerel sur la Vie de Gassendi, Paris, 17.T7, in-12; et une Réponse à une Lettre de l'abbé Dii.ouart, relativement aux hymnes de Sanleul, 17V8, in-8°.

LAVATÈR (Lotis), controversiste protestant, n.é à K\ bourg, dans le canton de Zurich, en 1527, mort chanoine et p. sieur de cette dernière ville en 1580, a laissé une Histoire sacramentaire, des Commentaires et des Homélies. Ces divers ouvrages sont lus par les gens de son parti. Mais son curieux traité De spectris lemuribus, et maynis atque insolitis fragoribus et pr ' sagitionibus quœ obitum liominum, clades, mutationesque imperiorum prœcedunt, Zurich, 1570, in-12; Genève, 158:), in-8°; Leyde, 1087, in-12, est recherché de tout Je m ndc. il a été trad. en franc, en 1571, in-8°.

LAYAUR (Guillaume de), avocat au parlement de Paris, mort en 1750 à Saint-Ceré, dans le Quercy, sa patrie, ;;gé de 70 ans, fut l'oracle de son pays par ses connaissances. Il joignait à un cœur bon et généreux une mémoire prodigieuse et une vaste littérature. On a de lui : Histoire secrète de Néron, ou le Festin de Trimalcion, tra juit de Pétrone, avec des remarques historiques , in-12 , 1726 ; Conférence ae la Fable avec l'Histoire sainte.

1730, 2 vol. in-12. L'auteur prouve que les grandes fables, le culte et les m.vstères du paganisme, ne sont que des altérations des usages, histoires et traditions des anciens Hébreux. Il y a beaucoup d'érudition dans ce livre: mais les conjectures n'y sont pas toutes également heureuses. Huet avait eu la même idée avant l'auteur : il n'est pas difficile de s'apercevoir que Lavaur a profité de SB Démonstration éranqélique. L'abbé Guérin du Rocher a répandu beaucoup de lumière sur cet objet dans sa savante Histoire des tempi fabuleux, vainement attaquée par MM. Laharpe, de Guignes et du Yoisin, et défendue avec feu par M. l'abbé Chapellfc. On doit voir aussi Hérodote, historien du peuple hébreu, sans le savoir, par l'abbé Ronnaud, Liège, 1790, in-12. Il est certain que les Grecs ont pu facilement avoir communication des livres saints, soit par les Juifs qu'ils faisaient esclaves, comme on le voit dans le prop! ète Joël, soit par les Phéniciens, qui ont fait transpirer dans la Grèce, comme dans les autres parties de l'Europe et de l'Afrique, tant de connaissances utiles. « Les philosophes de ce siècle, dit un criti- « tique, ont une aversion décidée de cette « espèce de combinaisons. Ils ne peuvent « souffrir que l'Ecriture ait servi de fonds « aux écrits bis oriques et mythologiques « des anciens. Un Cebelin , un Railly, ont « mieux aimé faire des romans puérils de « chronologie, de géographie, de physique « et d'histoire, que d'adhérer à une observa- « tion simple et] éremptoire.»Fo?/.OiHioNÉE.

LAW (Guillaume), sectaire anglais du xviii' siècle, qui adopta les opinions fanatiques du savetier vi>ionnaire Jacob Rehmen, se déchaîna particulièrement contre les spectacles, qu'il appelait le triomphe du diable. Ses écrits, qui se ressentent des extravagances de l'auteur, sont tombés dans l'oubli. Son Appel sérieux à une vie dévote a été cependant distingué par les critiques et les biographes. On a publié un Précis de la vie du II. P. G. Lato, avec un appendice contenant des échantillons de ses écrits, 1 vol. in-8\ — Lav, (Edmond), évoque do Carliste, s"esl fait connaître par une Théorie de la religion, in-8°; un Examen de la controverse sur les états immédiats, et quelques Sermons. 11 mourut en 1787.

LAYMANN (Pur). Voy. Laiman.

LAZARE, frère de Marie et de Marthe, demeurait a Hélhanie. Jésu , qui l'aimait, allait quelquefois loger chez lui. Le Sauveur vint en cette vide quatre jours après la mort de La/are, se fît coudu re à son tombeau, et en ayant fait ôt r la pierre, il lui rendit la vie. Ce miracle écla'aut, opéré aux portes de Jérusalem, et dont l'objet sens ble et subsistant repoussait tous les uoutes, ayant été rapporté aux princes des prêtres et aux pharisiens, ces ennemis de la vérité prirent la résolution de fa re mourir Jésus-Christ et Lazare, ils exécutèrent leur mauvais dessein envers le Sauveur; mais à l'égard de Lazare, l'histoire sainte ne nous apprend pas ce qu'il devint. Les Grecs disent qu'il mourut dans

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