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ton était aussi membre "de la classe de littérature et d'histoire ancienne. Exclu de l'une el de l'antre à la seconde restauration, il I artit en 1816 pour le Brésil avec une colonie d'artistes, peintres, sculpteurs, architec-, tes et graveurs, afin d introduire le goût des beaux-arts dans le Nouveau-Monde; mais il mourut à Rio-Janeiro, le 9 juin 1819: sa mort dérangea les espérances de ses compagnons de voyage, qui sont rentrés pour la plupart en France. Ses principaux ouvrages sont: Logigue adaptée à larhétorigue, in-8°, imprimée à Tulle, pendant son professorat; Rapport sur l'état des beaux-arts, 1810, pour le concours des prix décennaux; plusieurs Notices qu'il a rédigées comme secrétaire de la classe de l'institut à laquelle il appa tenait, et des Eloges historiques qu'il a prononcés à l'occasion de la mort d'un grand nombre de ses membres. On a encore de lui une Notice sur Raynal dans la Décade philosophique, et beaucoup d'articles dans différents journaux. Barbier lui attribue aussi Y Accord des vrais principes de l'Eglise, de la morale et de la raison, sur la constitution civile du clergé par les évêques constitutionnels, Paris, 1791, in- 8°, qui, selon d'autres, est de Lecoz.
LEBR1S (Charles), recteur de la paroisse de Cléder près Morlaix, composa ou traduisit en breton un grand nombre de livres de piété. « Ces ouvrages, dit un biographe, écrits « avec onction, dans une langue qui prête « aux images les \ lus vives, font encore de « nos jours le charme des veillées bas-bre- « tonnes.» Aussi s'en est-il fait pour plusieurs de nombreuses réimpres -ions. Nous citerons: Réflexions utiles sur les fins dernières de l'homme, traduites du français du P. Crasset, sous ce titre : Reflexionou profitabl var an finvezon diveza, Saint-Pol de Léon, 1722, in- 12; Quimper, 1771, in-12 ; Instruction var an cxcetlanç, au froez an indulgeançon bras hac an deveryon au Vrenriez urRosera, Caslel (Saint-Pol de Léon), 1722 ; el Quimper, in-8°, en deux parties : on y trouve une histoire des miracles opérés par l'intercession de la sainte Vierge, notamment en faveur d'un soldat qui, enseveli sous les ruines de la gro>se tour du château du Taureau, près Morlaix, lorsqu'elle s'écroula en 1609, fut sauvé par la protection deNotre-DameduBosaire ; L'Horloge de la Passion de notre Sauveur, avec des prières dévotes pendant la messe pour les jours de communion, suivie de La Vie de sainte Rarbe et de saint Conogan, évê-r que de Quimper, en bas-breton, Saint-Pol de Léon, 1725, in-8° ; Les Stations de notre Sauveur pendant la Passion, traduites du P. Adrien Pavilliers (Stalionou hor salver en e passion), Saint-Pol de Léon, 1725, in-16, et Quimper, 1781 ; Le Bouquet spirituel de la mission et de la retraite, ou Abrégé des heures bretonnes et des cantiques sur ce qui est requis el nécessaire à un Breton pour son salut (ar Baquet spirituel euz ar Mission hac euz ar Retret), en vers bretons, Brest, 1726, in-.8"; ibid., 178i et an xn (180i )\ Introduction d'ar vuez dévot, trad. de saint François de Sales, Castel ( SainUPol de Léon ) , 1755 , in-12 ;
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Quimper, 8e édition, 1780 ; Heuryon brezonec ha latin, Quimper, 1760, in-12; Saint-Bricuc, D'édition, 1808.
LEBRUN (Laurent), jésuite , né h Nantes en 1607, mort à Paris dans la maison professe des jésuites le 1" septembre 166'?, s'appliqua particulièrement à la poésie latine, et la fit servir, dit Feller, à une fin louable et morale. Il composa un Virgile chrétien , qui consiste, comme le Virgile de Mantoue, en Eglogues, en Géorgiques , et en un norme épique en dou :e livres, lequel, intitulé Ylgnaciade , a pour sujet le pèlerinage de saint Ignace à Jérusalem, et la fondation de la société à Paris. La culture de l'Ame fait l'objet de ses fiéorgiques. Le P. Lebrun fi' un Ovide chrétien dans le même goût. Les Trisles sont changées en Lamentations de Jérémie ; les Héroïdcs en lettres mystiques ; les Fastes sont les six jours de la création ; un poëme sur l'amour de Dieu remphee celui de l'Art d'aimer; enfin l'histoire de plusieurs conversions éclatantes tient lieu des Métamorphoses. « On ne peut disconvenir, dit un criti- « que, qu'un pareil projet, soutenu par de « grands talents ne fût très-louable et ne « pût avoir d'heureux succès pour l'éduca- « tion de la jeunesse. » Mais l'auteur n'avait pas des talenls proportionnés à la sagesse de son dessein. On a encore du P. Lebrun : Les sept psaumes pénitentiaux , ou David pénitent; les Vêpres de la Vierge , en vers; un Recueil d'épigrammes ; un poëme intitulé la Franciade , et quatre Héroïdes qui font la seconde partie de la Franciade; De Ponlo, ou de la barbarie des peuples du Canada; V 'Eloquence poétique, ou les Préceptes de l'art poétique autorisés par des exemples, Paris, 1055, in-8°. Ce traité latin est accompagné d'un autre écrit sur le même sujet, quia pour titre : Figures poétiques, ou Lieux communs de V éloquence poétique.
LKCCHI (Jean-Antoine), jésuite et mathématicien célèbre, né à Milan le 17 novembre 1702, fut professeur de belles-lettres et d'éloquence aux universités de Pavie et de Milan, où il remplit ensuite une chaire de mathématiques. L'impératrice Marie-Thérèse le nomma mathématicien de la cour en 1759; il obtint le même emploi du pape Clément XIII , qui le chargea de l'inspection des fleuves des trois légations de Bologne, de Ferrare et de Ravenne. Ce savant et pieux religieux mourut le 24 août 1776. On cite parmi ses nombreux ouvrages : Theoria lucis , opticam , perspectivam , catoptricam , dioptricam complectens, Milan, 1739; Awertenze, etc., ou Avis contre l'histoire du probabilisme du P. Gabriel Concilia, Einsilden, 1744 , in-4°, etc. ; Arithmctica universalis Isaaci Newtonis, sive de compositione et résolut ionc arithmctica, perpetuis commentariis illuslrata et aucta , ibid., 1752 , 3 vol. in-8"; Elenmitageometricœtheoricœ et practicœ, ibid., 1753, 2 vol. in-8u; Elementa trigonometriœ, thcorico-practicœ , planœ et sphericœ , ibid., 1756, 2 vol. in-8°; De sectionibus conicis, Milan, 1758, in-8°; Idrostatica, etc., ou Hydrostatique examinée duns ses principes, et ré-
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tablie dans ses règles, sous le rapport des eaux courantes, Milan, 1765, in-4°; Traité des canaux navigables, ibid., 1776, in-4°.
LECÈNE (Charles). Voy. Cène.
LECLERC (Paul), jésuite , né à Orléans le 19 juin 1657, professa plusieurs années la rhétorique , devint procureur d'une maison de son ordre à Paris , et mourut le 29 décembre 1740. On a de lui plusieurs ouvrages auxquels il ne mit pas son nom , entre autres : La Jeunesse sanctifiée dans ses études, ou YEcolier chrétien instruit de ses devoirs par d'illustres et saints exemples, Paris, 1726, in-24. On y lit les Vies de trois jeunes gens appartenant à la congrégation de la maison de La Flèche , que l'auteur avait déjà publiées séparément; Les véritables motifs de confiance que doivent avoir les fidèles dans la protection de la sainte Vierge , Paris , 1786, in-24 , souvent réimprimés : l'édition que nous citons estlaneuvième; Abrégé de la Vie du bienheureux J.-F. Régis , Lyon , 1711, in-12 , attribué au P. Colonia par quelques biographes.
LECLERC (Piekre) , né dans le diocèse de Rouen, l'an 1706 , mit à soutenir et à propager les erreurs du jansénisme une fougue et une exagération qui le firent condamner par les sectaires eux-mêmes. Il finit par se brouiller complètement avec eux, et mourut vers 1773. Il ne fut jamais que sous-diacre, ses opinions ayant empêché de lui conférer les ordres supérieurs. Il a laissé, dit un biographe, un grand nombre de volumes, mais tous peu importants, et n'ayant de mérite qu'un peu d'étalage d'érudition, et des satires contre les jansénistes de Hollande surtout. On cite de Pierre Leclerc : Acte de révocation de la signature du formulaire, nonseulement quant au fait, mais aussi quant au droit , 1733 , in-12 , réimpr. dans le suivant; Renversement de lareligion et des lois divines et humaines, par toutes les bulles et brefs donnés depuis près de 20S ans contre Baius, Jansénius , les Cinq Propositions et le Formulaire, et contre Quesncl , ou Recueil de toutes ces bulles, etc., 2 vol. petit in-12; Réponse de routeur du Renversement, etc., à la critique véhémente qu'en a faite le Nouvelliste ecclésiastique, Amsterdam, 1757, in-12; Lettre et dénonciation adressées à MM. les pasteurs de l'Eglise de Hollande, tant du district de Var*chevéché d'Utrecht, que des évéchés de Harlem et de Deventer, sur les matières les plus importantes , Amsterdam, 1763 , in-12 ; Recueil de plusieurs écrits , où est celui des questions proposées... au sujet du conciliabule d'Utrecht, par Ahuys, pasteur d'Amsterdam. On y trouve l'apologie de l'Eglise grecque , broch. in-12, Amsterdam, 1764 ; Lettre encyclique à MM. les pasteurs de l'Eglise de Hollande, etc., Amsterdam, 1765, in-12 ; Acte de Pierre Leclerc, sous-diacre de l'Eglise de Rouen et maUrc-èsarts de l'Université de Paris , pour servir de réponse à l'excommunication, etc., 1765, brochure in-12 ; Préface historique, qui contient l'abrégé du mystère d'iniquité..., ou Le concile célébré à Utrecht convaincu de brigandage, etc., j. Amsterdam , 1705 , in-12 : c'est peut-être le
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plus curieui dos ouvrages de Leclerc , qui avaîl été condamné par ce prétendu concile, le 13 septembre 17<i;{; Idée de la vie et des ('cri/s de Gilles de U'itte, pasteur et doyen dans la ville de Matines, suivie d'un Appendix^ etc., Rome (Amsterdam , 1756, 1 vol. petil in-12; Homélies de suint Grégoire, pape, sur Ezéchiel, 17 V7; Vies des religieuses de Port-Royal, 1750, 'i vol. in-12, gui lui sont attribuées par quelques biographes el lui sonl contestées par d'autres; Mémoires de Walon de Beaupuis, 1751, in-12, etc.
LECLERC de BEAUBERON [Nicolas- FitA>ç<us , né à iVferay, près Condé-sur-Noireau, en 1714, enseigna la thé ilogie à l'université de Caen. 11 essaya de concilier les jansénistes ei les molinistes dans leurs querelles sur la grâce , et il composa h cel effet son Tractatus theologico-dogmaticus de homine lapso etreparato, qui fut publié par Nicolas, un de ses élèves, Luxembourg, 1777, et Paris, 1779, 2 vol. in-8". Leclerc professa la théologie pendant Y9 ans, fut doyen de la faculté , deux fois recteur de l'université de Caen. Il était officiai de l'abbaye de Saint- Etienne et chanoine de la cathédrale de Rouen, et mourut à Caen le V décembre 1790. Outre l'ouvrage cité, on a de lui : un Mémoire pour les curés à portion congrue, 1765 , in-*0, auquel Lapoix de Freminville répondit par un autre Mémoire, 1766, in-i° ; plusieurs Traités manuscrits sur la pénitence, l'Eglise , les lo s , la restitution et l'Ecriture sainte : ce dernier est regardé comme son
meilleur ouvrag
LECLERCQ (Chrétien), missionnaire récollet, né vers 1G30 , en Artois , fut envoyé par ses supérieurs, en 1655, pour évangéliser le Canada, où il fut attaché à la mission de la baie de Gâspé. Après un assez, grand nombre d'années de travaux apostoliques, il retourna en France et devint gardien du couvent de Lens. On a de Leclercq : Nouvelle relation delà Gaspésie, qui contient les mœurs cl la religion des sauvages gaspésiens, portecroix, adorateurs du soleil, et d'autres peuples de l'Amérique septentrionale, dite le Canada, Paris, 1691, in-12. L'auteur y parle du culte de la croix établi depuis longtemps chez les s uvages , et dont il ne peut exp iquer l'origine ; Etablissement de la foi dans la Nouvelle France, contenant l'histoire des colonies fra içaises et des découvertes qui s'y sont faites jusqu'à présent, avec une Relation exacte des expéditions et voyages entrepris pour la découverte du fleuve Mississipi jusqu'au golfe du Mexique , par ordre du roi, sous la conduite du sieur de La Salle, et de ses diverses aventures jusqu'à sa mort, Paris, 1691,2 vol. in-12 : cet ouvrage, intéressant d'ailleurs, a été effacé par celui du P. Charlevoix.
LECONTAT (Jébôme-Joachim) , né l'an 1607, à Eclaron, bourg de Champagne , fit profession, le 22 novembre 1628, dans l'abbaye des bénédictins de Saint -Uemi de Reims, qui venait d'adopter la réforme de Saint-Maur ; parvint par son mérite aux premiers emplois de son ordre, et mourut à Bourgueil le 1* novembre 1690. On a de lui :
Méditations pour la retraite de dix jours, pour les supérieurs. Rennes, 1653, in-*0; Palis, l(i5S, in-8°; L'image du supérieur accompli dans la personne de saint Benoit, Tours, 1656, in-V; Méditations pour la retraite de dix jours pour 1rs religieux, Hennés, 1662, in-V"; réimpr. SOUS le litre (Y Exercices spirituels propres aux religieux, Paris, 166V, in-8", el 170», in-8°. Ces méditations pour les religieux ont été trad. en latin, ainsi que celles pour les supérieurs, par dom François Mesger; Conférences on Exhortations monastiques pour tous les dimanches et fêtes de Vannée, Paris, 1671, in-V».
LECONTE (Gabriel), né le 17 mai 1617, à Alençon,se voua d'abord à l'enseignement et devint redeur de l'uni versi lé de Reims. S'étant fait ensuite carme déchaussé en 1636, sous le nom de frère Gabriel de la Croix, il devint prieur de la maison de Rouen, en établit une nouvelle Ma Garde-Châtel, diocèse d'Avrancl es, en 1660, et mourut à Rouen le 9 mars 1697, avec le titre de provincial déliniteur. Ses principaux écrits sont : une traduction en français de la Tabula evangelica du P. Maurice de la Croix; Histoire générale des Carmes déchaussés de la congrégation d'Espagne, trad. de l'espagnol du P. François de Sainte-Marie, Paris, 1635-1660,2 vol. in-folio: deux autres Volumes qui faisaient suite à celte histoire sont restés manuscrits ; Maximes pernicieuses qui contredisent la perfection de l'état religieux, trad. de l'espagnol (\u P. Alphonse de Jésus ; Exposition du Cantique des cantiques, arec son application à l'ordre de la Vierge Marie du Mont-Carmel, trad de l'espagnol.
LECOZ (Clalde), archevêque de Besançon, membre de l'académie de cette ville et de l'académie celtique , naquit à Plouncvez- Porzai, au diocèse de Quimper, le 22 décembre 17 40, et fut professeur au collège de cette ville, dont il devint eus ite principal. Sous l'empire de la constitution civile du clergé, Lecoz fut nommé évoque constitutionnel d'Ille-et-Vilaine, et sacré en cette qualité le 10 avril 1791. Après la clôture de l'assemblée constituante, son département l'élut membre de l'assemblée législative, et il vint y siéger. Le 5 février 1792 il demanda la suppression des associations de religieux séculiers, qui, dit-il, ont fait de tous les séminaires des repaires d'aristocraties ecclésiastiques, et il faisait en môme temps l'éloge des congrégations régulières enseignantes, notamment de celle des doctrinaires. Dans la séance du 19 octobre 1791, il avait pris la défense du célibat des prêtres, et dans c< Ile du 14 novembre de la môme année, lorsque Isnard eut déclamé contre les prêtres insermentés, Lecoz, quoique assermenté, s'éleva contre lui et déclara que son discours était un code d'athéisme. Enfin il désapprouva hardiment la conduite d'un de ses suffragants qui avait fait donner la bénédiction nuptiale à un prêtre. Il fut mis en prison «ous le règne de la terreur. En 1795, il .'-éprit ses fonctions épiscopales, et adhéra aux deux lettres encycliques des évoques réunis. 11 assista au concile qui s'ouvrit^le 15 août 1797, dans la
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cathédrale de Paris, et le présida. Il tint un synode en 1799, préliminaire, sans doute, an second concile constitutionnel, ouvert le 29 juin 1801, et qu'il présida encore. Il s'y opposa au projet d'un sacr.nienlaire français, de l'abbé Poinsignon, et s'opposa également à une moticn faite par Desbois, évèque delà Somme, pour que le comité adoptât et proclamât une des propositions condamnées par la bulle Unigenitus. Un concordat ayant été signé avec le pape la môme année, et rendu public en 1802, Lecoz donna sa démission et fut nommé à l'arcbevôcbé de Besançon. En changeant de siège il ne changea point de sentiments ; il ne fit point faire les rétractations quedans d'autres diocèses on demandait aux prêtres constitutionnels. 11 lit même dans un écrit l'apologie de la constitution civile du clergé et l'éloge de ceux qui s'y étaient soumis. Cependant, en 1804, lorsque le pape était à Paris, il se rendit chez le saint-père comme les autres constitutionnels et signa, dit-on, un acte d'adhésion et de soumission aux jugements émanés du saint-siége et de l'église catholique, apostolique et romaine, sur les matières ecclésiastiques de France. On ajoute que dans un entretien particulier avec le souverain pontife il protesta avec larmes de sa sincérité. Lecoz ne vit point la restaura ion avec plaisir ; aussi ne put-ii être admis devant le comte d'Artois, lorsque ce prince traversa Besançon au mois d'pctobre 1814. Au mois de mars 1815, il fut un des premiers à se déclarer pour Napoléon. On assure qu'il cherchait à soulever le peuple contre les alliés, lorsqu'il mourut à Videvieux dans le Jura, le 3 mai 1815. On a de Lecoz : Accord des vrais principes de l'Eglise, de la morale et de la raison, sur la constitution civile du clergé, 1791, in-12, que Barbier, dans son Dictionnaire des anonymes, attribue à Lebreton ; Lettre pastorale, 1797 : l'auteur y déclame d'une manière indécente contre Pie VII, qu'il accuse d'avoir provoqué une guerre de religion ; des Statuts et Règlements pourson diocèse d llle-et-Vilaine, 1 vol. in-4° ; ils avaient été dressés dans le syno.ie de 17:)9 ; un Avertissement pastoral sur iétat actuel de la religion catholique ; des Observations sur les zodiagues d'Egypte, 1*862; une Instruction pastorale, du 2.0 décembre 1813, sur l'amour de la patrie, etc.; Observations sur le décret de l'assemblée pour la constitution civile du clergé, adressées aux citoyens du Finistère, 1790. Lecoz était alors procureur-syndic du district de Quimper. L'abbé Barruel réfut.i ces Observations dans son Journal ecclésiastique, novembre 1790 ; Lettre aux auteurs de la Réponse aux Observations. Voyez la Collection ecclésiastique de Guillon, tome \ II; Lettre à M. l'évéque de Rennes, 2 mars 1791 : il lui annonçait son élection, parlait de sa perplexité, se jetait aux pieds de l'évèque, et le conjurait de revenir à son troupeau. On peut lire la réponse de M. de Girac, du 7 mars, dans la Collect. ecclés. de Guillon, tom. XI; Deuxième lettre au. môme. Voyez l'ordonnance de M. de Girac, du 27 avril 1791; Préservatif contre V impiété,
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dans le carême de 1793; Lettre sur le célibat ecclésiastique : c'est probablement la lettre adressée au club de Rennes en septembre 1793; elle n'a pas été imprimée. Lecoz assure qu'elle était très-forte. C'est peu après que l'auteur fut arrêté, enfermé à Rennes, puis au mont Saint-Michel; Lettre à la Convention, 24 floréal an 11, en lui dénonçant un arrêté de Carpenter. Elle est signée 'Lecoz, évêque (/'/ Ile-et-Vilaine, ci-devant membre de rassemblée législative, incarcéré par l'ordre de Carrier. Elle est insérée dans les Annales des Constitutionnels, du d avril 1796; Lettre sur son élargissement; Lettre aux prêtres non-assermentés du diocèse de Rennes, sur leur élargissement, de 14 pages in-4° : elle est dans les Annales du k juillet 1795; Accord de la religion catholique avec le gouvernement républicain , 1795, de 79 pages in-8°. A la fin est une réponse au sieur Lefranc, qui avait attaqué la lettre précédente ; Aux amis de la vérité, de l'humanité et de la religion, ou Lettre au citoyen M...é sur sa déclaration d'être soumis aux lois de la république, 14 juillet 1795, de 45 pages in 8° : c'est un plaidoyer contre les prêtres insermentés; Lettre à Real, au sujet d'un article du numéro 164 du Journal des Patriotes de 178i) , Rennes , 10 février an IV : c'est une apologie de la religion contre les déclamalions de ce journal. Il y a un post-script um en réponse au numéro 181 du même journal : elle est insérée dans les Annales, n°20 et. 21; Réflexions sur la lettre de Rallier à Grégoire, de 20 pages. C'est encore une apologie de la religion contre le philosophe Rallier : elle se trouve dans les mêmes Annales, tome III ; Lettre à Rénézech, ministre de l'intérieur, 29 prairial an IV. Le but de cette lettre, qui n'a que trois pages, est de demander que l'on rende aux communes les presbytères et les cloches. Annales, t. IJI; Lettres aux Catholiques sur la rétractation de Panisset , 17 pag. Annales, t. 113 ; Lettre à Rallier, 20 août 1196, 14 pag. C'est une réplique à Rail er qui avait répondu aux Réflexions précédentes; Réponse à une lettre d'un auteur célèbre sur la rétractation de Panisset, 15 janvier 1797, 27 pages, il y a des détails curieux sur sa vie. L'auteur célèbre était M. l'abbé de Boulogne. Annales, t. IV; Lettre au rédacteur des Annales catholiques. Voy. celles-ci , tom. II, pag. 363; Lettre à M. de Lorry, évoque d'Ang* rs, pour l'inviter à reprendre ses fonctions; Lettre pastorale pour ordonner un Te Deum pour les victoires de la république, citée dans les Annales cathol., tom. II., pag. 351. Le pape y est indignement traité. Les Annales des Const. n'en parlent pas; Coup d'œil philosophique sur les affaires du moment. Cet opuscule était anonyme , et avait rapport aux élections. Annales, tom. VI; Lettreà Grégoire sur sa lettre au grand inquisiteur, 10 pag. File roule sur le mouvement de la mer Grégoire y répondit. Vûy. Annales, tom. VII, pag.717; Observât ion sur le dimanche et le décadi. 30 frimaire an VII ; 18 pag. Voy. Annales, tom. Vlll. pag. 145; Justification de plusieurs vérités chrétiennes, 20 prairial an VU, 30 p.
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C'est uneletlre au journalisfePerly. .Anna/es, t. I\; Statuts et règlements d'un synode tenu à Rennes en août 1799, avec deux mandements. Le tout forme l(>'> pages, in-S". On imprima h part un <"\iiai! du synod • sur la nécessité et le moyen de peroétuer le sacerdoce; Sur une instruction relative <ni.v indulgences, insérée au tom. IX dps Annales. La leitre do Lecoz est du 12 octobre 170'.): el e a 12 pages et relève quelques erreurs de Mauviel, autour de l'Instruction. Celui-ci répondit. La lettre et la réponse ne sont point dans les Annales} mais-elles sont imprimées à la suite du Prévis historique rt dogmatique sur les indulgences, publié sous le nom dos Hennis, en 1800; Avertissement pastoral sur l'état actuel de la religion catholique, avec dos notes; 46 pages sans les notes. Une des notes a été réimprimée à part, sous le litre d'Hommages rendus à la religion par des philosophes modernes. Déclaration contre l'emploi de la langue vulgaire dans la liturgie, 3 décembre 1T99, une page. Annales, t. X, p. 121; Lettre au clergé de Nantes, pour annoncer qu'il a été nommé à ce siège. Elle est aussi très-courte. Les Annales reprochent à Lecoz de n'avoir pas rempli les sièges de Nantes et d'Angers ; Réflexions sur les causes des mécontentements des peuples de l'Ouest, adressées à Bonaparte, 16 pages. Annales, t. X, p. 307; Lettre particulière sur les troubles de l'Ouest, 10 janvier 1800; 8 p. Annales, t.li, p. 35&; Observations sur le décadi, 14 pages. Annales, tom. X, p. 405; Lettre sur l'assassinat de Vévéque Audrein, 5 frimaire an IX. C'était Lecoz qui avait sacré Audrein à Quimper, le 22 iu Ilot 1798. Audrein périt le 19 novembre 1800 : il avait voté la mort de Louis XVI; Sur le Manuel des missionnaires, 5 mai 180 i, 2 pages. Annales, tom. XIII; Lettre du synode de Rennes aux prêtres incommunicants , 16 juin 1801; 15 pages iii-8°; Instruction sur la soumission due à la puissance civile, au ir>m du concile de 1801 ,52 pag. Annales, t. XIII, p. 433; Discours pour la clôture du concile de 1801, 16 août; Réflexions sur le divorce, 13 août 1801; 10 pages. Annales, t. XIII ; Sur le défi général à l'incrédulité. Préambule de Lecoz à cet écrit, qui avait paru en 175T, et qu'il fil réimprimer. Son préambule a 16 pag.; le Défi en a 14. Annales, t. XIV, p. 1 ; Réponse à M. Spina, sur le bref du pape, 16 octobre 1801. Annales, t. XIV, p. 68. 11 parut depuis, dans les Annales, une lettre de Lecoz à Godet, juge à Rennes, pour assurer qu'il ne s'était point rétracté. La Réponse est assez impertinente ; Motifs de sa conduite sur le refus de sépulture fait à un prêtre marié, mort sans sacrements, à Rennes, 17 mai 1801; 21 pages. Lecoz se montre très-sévère dans celte lettre : il dit que si le prêtre marié eût demandé et reçu les sacrements, il eût fallu lui refuser encore les prières de l'Eglise, dans le cas où après avoir manifesté Tintent on de répar r le scandale j il n'en aurait pas eu le temps. L'auteur s'appuie de l'autor té de Durand de Maillanne lui-même ; Observations sur une lettre de Fournier touchant les zodiaques, lbpages. Annules, UXIY, p. 433; Lettre pasto-
rale pour son entrée à Besançon, 22 prairial an 10; 2 pag. Il v prêchait l'union; Lettre au maire de Salins, 10 messidor an X; 2 pages. Annales, (oui. XV, p. 379; Lettre aux prêtres <U- son diocèse, •'{ pages. Annales, t. XV, p. 494 ;• Lettre sur la déseï 'ion des conscrits, 1 page. Annales, tom. XVI, page 138; Lettre sur la réduction des fêtes,! pages. Annales, t. XVI, p. 396; Instruction pastorale pour l'organisation de sou diocèse : elle est fort étendue. On eu peut voir un extrait dans les Annales, tome XVII, page 104; Lettre aux ecclésiasti ques sur la vaccine, de 9 pages, qui provoqua des épigrammes dans les deux camps; Défense île lu révélation chrétienne et preuve de la divinité de Jésus-Christ, contre le Mémoire en faveur de Dieu, de Delisle de Sales, 1802, in-8": cet ouvrage, qui est estimé, a été inséré par M. Migne dans sa collection des Démonstrations évangéliques , où il fait partie du tome xm; Sur la Constitution civile du clergé; Observations sur une lettre de l'abbé Babey, son grand vicaire; Lettre aux non-assermentés ; Aux auteurs de la réponse imprimée aux Observations sur la Constitution; Lettre à MM. Marion, Rabaut, Mestrezat, 8 nov. 1804, dans laquelle il leur proposait de travailler à la réunion des deux communions: Lettre à M. de Beaufort sur son projet de réunion, 25 mars 1807, in-8° de 151 pages; Lettre aux catholiques de son diocèse, ou Réflexions sur une réponse de M. de Beaufort, 1808, in-8°, de 216 pages; Lettres pastorales des 26 avril et 19 mai 1814; Mandement pour le retour de l'empereur eu 1815. La collection des .Mandements de Lecoz forme cinq volumes in-8°. L'abbé Grappin, qui fut son secrétaire, a publié, depuis la mort de l'archevêque, un écrit de lui intitulé : Quelques détails sur Latour-d'Auvergne-Corret, 1815, 3 feuilles in-8°..
LÉCUY. Voij. Eciy.
LEDESMA (Pierre), dominicain, natif de Salamanque, mort en 1616, enseigna à Ségovic, à Avila et à Salamanque. On a de lui lui un Traité du mariage, une Somme des sacrements, et divers autres ouvrages. — Il ne faut pas le confondre avec Diego de Ledesma, jésuite espagnol, natif de Cuellar, qui s'acquit l'estime du pape Grégoire XIII, et qui mourut à Home eu 1575 : on a de lui divers écrits. — 11 y a eu deux au très dominicains de ce nom, tous les deux théologiens scolastiques; le premier, Barthélemi, né a Niéva, près de Salamanque. mourutévêqued'Oxaca en 1604; le 2% Martin, finit ses jours en 1584 : l'un et l'autre laissèrent des ouvrages.
LEDESMA (Alphonse), né à Ségovie, appelé par les Espagnols le Poète divin; il est cependant peu connu des étrangers. Il mourut en 1623, à 71 ans. On a de lui diverses Poésies sur des sujets sacrés et profanes. On y trouve de la force et de la noblesse; mais l'auteur s'est trop abandonné à son imagination, et n'a pas assez consulté le goût. Au reste le nom de divin lui fut moins donné à cause de la sublimité de son génie, que parce qu'il s'appliqua à traiter en vers des sujets pris de l'Ecriture sainte.