LEE
LEF
LEDROTI (Pierre-Lambert), natif do Huy, religieux augustin , docteur de Louvain, professa la théologie dans l'université de cette ville avec beaucoup de réputation. Innocent XI, instruit de son mérite, le lit venir à Rome, et lui donna la préfecture du collège de la Propagande. Les papes Alexandre YIII, Innocent XII et Clément XI, n'eurent pas moins d'estime pour lui. Innocent le nomma à l'évêché in partibus de Porphyre, Ayant eu quelque désagrément à l'occasion dé l'affaire du P. Quesnel, dans laquelle il avait élé nommé consul teur, il se retira à Liège avec la qualité de vicaire général de ce diocèse. Il y mourut le 16 mai 1121 , à 81 ans. On a de lui k Dissertations sur la contrition et Vatlrition, Rome, 1707, et Munich,
LEDUC (Nicolas). Voy. Duc.
LÉE (Anne), femme que la secte anglaise des shakers reconnut pour son chef spirituel, naquit à Manchester en 1735. Elle fut malheureuse dans le choix do son époux, qui était un forgeron adonné à l'ivrognerie, et elle eut le chagrin de perdre huit enfants en bas âge. Une révélation lui apprit alors que le péché orig'nel n'est autre ehose que l'union des sexes. Elle embrassa, en 1757, la secte des shakers, sorte de quake.s réformés, dont le nom signifie secoureurs, et qui font consister le culte à louer le Seigneur en dansant et criant. Cette secte l'ayant choisie pour son chef spirituel, elle prit le nom de M're enJc'sus-Christ; mais plusieurs de ceux qui s'étaient joints à elle ne tardèrent pas à l'abandonner. Elle s'embarqua, en 177i, pour l'Amérique avec le très-petit nombre de personnes qui lui étaient restées fidèles, et parmi lesquelles se trouvait son mari, qui n'ajoutait cependant aucune foi à sa mission. La vraie cause de son émigration paraît avoir été des poursuites exercées contre elle à cause de ses mauvaises mœurs. Elle se fixa dans l'Etat de New-York, et se mit à prophétiser, annonçant, qu'elle était le second Christ, et que les péchés seraient remis à ceux qui la suivraient. Suivant ses adhérents, elle était la femme désignée au chapitre xii de l'Apocalypse , la £ mine de l'Agneau; elle parlait de 72 langues que seuls comprenaient les morts avec qui elle conversait; elle était égale à Jésus-Christ, et toute bénédiction ne descendait du ciel sur les humains que par son intermédiaire, etc. Anne Lée mourut en 1784, laissant une réputation plus que suspecte relativement à ses mœurs. On assure qu'elle était la maîtresse d'un officier anglais , et Thomas Brown, qui avait été un de ses disciples, assure que Anne Lée s'enivrait quelquefois avec des liqueurs spiritueuses. Sa secte , qui établit, en 1792, la communauté des biens, et qui rejette le dogme de la Trinité, l'éternité des peines, etc., a toujours été très-peu nombreuse. Les auteurs qui en ont parlé le plus récemment ne lui donnent que mille à quinze cents individus, répartis entre quatre établissements, ceux de New-Libanon, de Wiskaguna dans l'Etat de New-York, celui du Massachus-
sets , et le dernier dans les Etats du Sud- Ouest.
LEFAUCHEUR (Michel). Voy. Faucheur.
LEFEVRE (Nicolas), religieux dominicain, né l'an 158S, à Moi tfort-l'Amaury, fut reçu docteur en théologie à Bourges en lG-:8, s'adonna avec succès A la prédication, et fut chargé de divers emplois dans les maisons de son ordre. Après la prise de La Rochelle par Louis XIII, Lefèvre y rétablit le couvent des dominicains, qui avait été détruit par les protestants. Il en fut nommé prieur , ass sta comme définiteur de la province de France, au chapitre général assemblé en 1650 à Rome, et mourut à La Rochelle en 1653. On a de lui : Doctrines orthodoxœ fidei, seu symboli D. Athanasii expositio, Paris> 1631, in-2'+ : le fond en est tiré de saint Thomas d'Aquin : Prœdicator carnuteus, sive institutio conventus carnutensis , Chartres , 1637, in-8° ; Monnaie ecclesiasticum historicuma Christonato ad 16V6, La Rochelle, 16'*6, 2 vol. in- ■'." ; Agématologie, c'est-à-dire Discours de l'assemblée du chapitre provincial célébré à Chartres, Angers, 1625, in-8°; La défense du saint rosaire et chapelet, La Rochelle, 16i6, in-i°. — Lefèvre de Lezeau (Nicolas), conseiller d'Etat, mort presque centenaire en J680, s'appliqua à l'histoire de France, sur laquelle il laissa quelques ouvrages manuscrits , qui se trouvent à la bibliothèque de Sainte-Geneviève et à celle de la rue Richelieu. Nous citerons son Histoire de la naissance et du progrès de V hérésie en France ; et celui qui a pour titre : De la religion catholique en France, où l'auteur parle de la faction des Seize pendant la Ligue.
LEFE^ RE. Voy. Fèvre, Febure et Febvre.
LEFÈVRE (Antoine-Martial), ecclésiastique par sien du xvme siècle, s'appliqua particulièrement à des recherches archéologiques sur l'histoire ecclésiastique et littéraire de la capitale, et publia : Calendrier historique de l'Eglise de Paris, 1747, in-12. On y voit l'origine des paroisses, abbayes, monastères, etc., les conciles tenus dans cette ville, la liste des évoques, archevêques, doyens, abbés, etc. ; les principaux événements qui s'y sont accomplis; Calendrier historique de l'université de Paris, 1755, in-2i, sans nom d'auteur; Calendrier historique de la sainte Vierge, in-12 ; Description des curiosités des églises de Paris et des environs, Paris, 1759, in-12; Les Muses en France, ou Histoire chronologique de l'origine, du progrès et de rétablissement des belles-lettres, des sciences et des beaux-arts dans la France, contenant la fondation des universités, collèges, académies, etc., et les personnes qui s'y sont les plus distinguées, Paris, 175:), in-16, de 120 pages ; reproduit par l'auteur sous le titre .de la Nouvelle Athènes, Paris, le séjour des Muses, avec une seconde partie bibliographique, Paris, 1759, in-12.
LEFRANC (N...), supérieur du couvent des eudistes de Caen, fut massacré avec les autres prisonniers renfermés au couvent des Carmes à Paris, le 2 septembre 1792. Il
LEO
LEG
il il
avait publié : Le voile levé pour les curieux, ou Secret de lu révolution révélé à Paidede la
franc-maçonnerie, Paris, 1791, ill-8"; 2 édil.,
17'.)2, in-H"; réimpri éà Liège, sous ce titre : Histoire de la franc-maçonnerie depuis
son origine jusqu'à nos jours, 1^27, in-8"; Conjuration contre lu religion catholique et les souverains, Paris, 1702, in-S. Barruel, avec qui l'aui mit fui lié, en a proûl ■ pour son Histoire du jacobinisme. Lefranc avait composé un poëme intitulé Les abus, qui n'a pas été imprimé, el avait en outre préparé un ouvrage sur les hommes célèbres du Cotentin.
LEFRANC DE POMPIGNAfl. Vay. Fbanc.
LE(ïENDRE Louis , historien, naquit à Rouen en 1033. Sa famille étant pauvre, l'archevêque de celte ville, M. (Je Harlay, lui lit faire ses études. Après avoir emhrasi \ l'état ecclésiastique, il suivit à Paris son généreux protecteur, qui lui procura un canonical ;i Notre-Dame. L'abbé Legençlre consacra toute sa vie à l'étude et à ses exercices de piété, el mourut le 1er lévrier 17.'i.'j. Il a laissé : Mœurs et coutumes des Français, Paris, 1712; 2e édit., 175M. inT12; ce volume est extrait de l'ouvrage suivant dont il forme la partie la plus curieuse : Nouvelle Histoire de France jusqu'à lu mort de Lads XIII, Paris, 1718, 2 vol. in-fol., 1719,8vol. in-12; ouvrage estimé ; Vie du cardinal d'Amboise, ministre de Louis XII, 172V, 2 vol. in-12; Essai du règne de Louis le Grand. Cet ouvrage eut cinq éditions consécutives; Deux Eloges de V archevêque de Harlay (dont Lui! eu latin) ; la Vie de ce même prélat, 1720, ink" ; deux Eloges en latin, pour Claude-Joly et pour Cl. Thévenin, chanoine de Paris, etc. La Vie du cardinal d'Amboise de l'abbé Legendre fut vivement critiquée par le Journal de Trévoux. Néanmoins, cet auleur écrivait d'un style élégant, correct; sa critique est judicieuse, impartiale, elles laits qu'il rapporte sont toujours appuyés de preuves convaincantes; enfin l'abbé Legendre, sans être un historien du prem er rang, od'ie toujours de Tinter, t et de l'instruction.
LÉGER (saint), Leodegarius, évoque d'Autun, né vers l'an 010, fut ministre d'Etat sous la minorité de Clotaire iil, et, suivant quelques auteurs , maire du palais sous Childé ic 11. 11 n'était encore qu'abbé de Saint-.Maxent en Poitou, lorsqu'il fut appelé à la cour par sainte Aialhilde, mère du roi, pour former, avec saint Eloi de Noj on et saint Chien de Rouen, une espèce de conseil de régence pendant la minorité du jeune prince. L'évèclié d'Autun fut la récompense des services de saint Léger. Après la mort de Clotaire 111, il contribua puissamment à l'élection de Cliildéric, roi d'Austrasie. Il n • s'occupa qu'à fane régner ces princes avec justice et humanité. Les courtisans l'ayant rendu suspect à Childéric, .1 s : retira à Luxcuil ; mais sa retraite ne le mit pas à l'abri de la persécution. Ebrôyn lui lit souffrir des tourments horribles; enfin cet évê fut décapité l'an 078, dans la forêt de Luçheu en Picardie, diocèse d'Arras. 11 nous
reste de lui des Statuts synodaux, dans les Conciles du P. Labbe, el une Lettre de consolation, à Si grade, dans la liibliothègae des manuscrits, du P. Labbe. On trouve la Vie du saint prélat dans la Collation des historiens de France et dans les Vies des saints de l'ordre de Saint-Benoît. On a Yllistoire de saint l.étjir, écè./ue d'Autun et martyr, et de l'Eglise des Francs au vu' siècle, par leR. P. dom .1.-1$. Pitra , moine bénédictin de la congrégati n de France, Paris, 1846, 1vol. in-S;. avec gr vures.
LÉGER A moine), théologien protestant, né à \ ille-Sèche, dans la vallée de Saint- Martin en Piémont, l'an 13DV, alla, en qualité de «lia, elain de l'ambassadeur des Etats généraux, à Constantinople. il y lia une étroite amïtié avec le patriarche Cyrille Lucar , q l'il confirma dans les erreurs de Luther, et dont il obtint une Confession de foi, que les Grecs ont hautement désavouée. De retour dans les Vallées, il y exerça le ministère : mais le duc de Savoie l'ayant fait condamner à mort comme fanatfque et séditieux, il se retira à Genève, où il obtint une chain; de théologie. Il ) mourut en 1001, à 07 ans. On a de lui une Edition du Nouveau Testament en grec original et grec vulgaire, 2 vol. in-i".— Antoine Léger, son fils, né à Genève en 1032, mourut dans cette ville en 1080. On a de lui 5 vol. de Sermons imprimés après sa mort. Il publia diverses Dissertations sur des sujets physiques et théologiques, imprimées de 1703 à 1715; et quelques Truites de Théologie. — Jean LÉ- GER, né en 1023, neveu d'Antoine Léger, ministre de l'Eglise de Saint-Jean, obtint de Louis XIV, après la destruction des Vaudois , et sur la recommandation de Cromwell, la permission de faire en France une quête en leur nom. Ayant, en 1035, assisté aux conférences qui se tinrent à Sigueros, il eut à ce sujet des démêlés avec le duc de Savoie, qui lit raser sa maison, et le déclara criminel de lès -majesté. 11 devint ensuite pasteur de l'Eglise wallonne a. Leyde, et il remplissait encore cette place en 1005. 11 a laissé 1 Histoire des Eglises évungéligues des vallées du Piémont, in-fol. ; c'est le fruit du ressentiment uni à l'esprit de secte.
LÉGER (Claude), né à Attichi, petite ville du diocèse de Soissons, en 1G9J, embrassa l'étal ecclésiastiqu ', et en eut toutes les vertus. Dev nu curé de Saint-André-des-Arcs, à Paris, il gagna l'estime et le respect de tous les gens de bien par sa charité, son zèle, son désintéressement. 11 mourut en 177i, regretté surtout d'un grand nombre de prélats qui avaient été ses (lèves dans les sciences du saint ministère. A l'occasion du m miment qui lui fui érigé en 1781, l'évèque de Sénez (M. de Reauvais, prononça son éloge funèbre, vrai chef-d'œuvre en ce genre, et en même temps excellent traité des obliga ions et des vertus pastorale-;, éc it avec chaleur et avec sentiment, et animé par les applications et les citations les plus heureuses. L'illustre orateur ne fait point dihiculté, en appliquant à ce respec-
LEG
LEG
imi-
table curé un passage de saint Hilaire, de dire que les évoques mêmes auraient cru s'élever trop haut s'ils s'étaient mis h côté de ce simple prêtre : Nemo unquam cpiscoporum sibi tantum assumpsit , ut se presbyterh'llius collcgam computarct.
LEG ET (Axtoixe), né dans le diocèse de Fréjus, fut supérieur du séminaire d'Aix sous le cardinal do Grimaldi. On a de lui : une Retraite de dix jours, in-12; la Conduite des confesseurs dans le tribunal de la pénitence, in-12; Véritables Maximes des saints sur l'amour de Dieu. Il mourut en 17*28, à 71 ans, directeur de la maison de Sainte- Péla°ie.
LEGIPONT (dom Olivier), bénédictin de la congrégation de Bursfeld, naquit à Soiron , village dans le duché de Limbourg, diocèse de Liège, le 1" novembre 1698. 11 fit de brillantes étud s ; le 1er mars 17*20, il entra dans l'abbaye de Saint-Martin de Cologne, prit le grade de licencié dans l'université de celte vill •, et professa la philosophie dans son monastère, don: il devint prieur. Ayant étudié le droit, il l'enseigna à ses co-religieux i ar une méthode nouvelle et facile. Doué d'une pénétration rare, d'une mémoire prodigieuse, et infatigable dans le t avail, dom Olivier parcourut presque toutes les branches des sciences et de la littérature, môme des arts : il était philosophe, historien, canoniste, jurisconsulte, théologien, helléniste, latiniste, bibliographe, philologue, numismate, orateur, poète, peintre, musicien, et connaissait plusieurs langues modernes. 11 se lia d'amitié avec dom Bernard Pez, célèbre religieux de l'abbaye de Molk, qui lui inspira son goût pour les recherches savantes. Il visita les bibliothèques et les chartriers de l'Allemagne, où il puisa la connaissance de monuments littéraires et historiques jusqu'alors inconnus, et mit en œ.ivre plusieurs archives et bibliothèques, dont il dressa les catalogues. Ce savant religieux mourut à l'abbaye de Saint-Maximien de Trêves, le }6 juin 1758, âgé ue 60 ans. Dom Juan-François, de la congrégation de Saint-Maur, donne dans sa Bibliothèque générale des écrivains de l'ordre de Saint- Benoît, la liste des ouvrages de dom Olivier, dont dix-neuf ont été publiés et cinquanteun sont restés inédits. Nous citerons les plus connus : Disscrtationes philologicobibliographicœ de ordinanda et ornanda bibliotheca, Nuremberg, 1726, in-4°; Bibliographiœ benedictinœ conspectus, Mayence, 1738; Monasticum mogunlianum, sive succincta monasteriorum inepiscopatu moguntino nolitia, Prague, 1746, in-4° ; Notum anonesmi submissaque mediorum insinuatio pro seminario benedictino, una cum academia nobilium lleibelbergœ cligendo, Coloniœin sèmilunio, 1748, in-8° ; Sacrœ metropoleos coloniensis antiquitas et prœrogativœ adversus illius gloriœ œmulos asserta, Cologne, 1148, in-4° ; introductio ad studium numismalum romanorum pro illustrijuventute, Wurtzbourg, 1757, in— 8° ; Methodus studiorum, Ratisbonne, 1752 ; Sj/stema erigendœ societatis liùterariœ, etc.,
Vienne et Wurtzbourg , 1754, Kempton* 1758, in-8" • flistoria rei litlerariœ ordinis sancli Benedieti, in quatuor partes distributa, etc. , Vienne et Wurtzbourg, 1754 (Voy. Ziegelbauer ). Une nouvelle Bibliographia benedictina, etc., 12 vol. in-fol.
LEGOB1EN (Charles). Voy. Gobien.
LKGOUVKKNEUR (Guillaume), évêque de Saint-Malo, où il avait reçu le jour, fut appelé à occuper ce siège j ar Henri IV le 20 janvier 1610vet sacré le20 février 1611. On a de lui une collection des anciens statuts de son diocèse sous ce titre : Statuts synodaux pour le diocèse de Saint-Malo, Saint- Malo, 16i*2 et 1619, in-8*; une collection do Nouveaux statuts, 162,), in-4° : ces statuts sont Irès-estunés. Plusieurs fois député à Paris, avant son élévation à l'épiscopat, pour y représenter les intérêts de sa province, il assista encore, en 1G14, aux Etats de lire agne, en qualité de député du clergé. Ce prélat mourut à Saint-Malo le 25 juin 1030, après avoir doté son diocèse d'un grand nombre de créations utiles. Les religieux de Saint-Magloire à Paris lui ayant remis une côte de saint Malo, il ht enchâsser cette relique dans une statue d'argent dont il lit don à son église cathédrale en 1626. — 11 eut un neveu, de même nom et prénom que lui , qui naquit à Saint-Malo le 25 juin i(j00. il tU profession dans le couvent des Carmes de Hennés, sous le nom de Daniel de Saint-Joseph, et se Lit une grande réputation de théologien. Il enseigna avec une grande distinction la théologie aux religieux de son ordre à Caen, et se retira, sur la fin de sa vie, au couvent de Guikio, où il mourut le 5 février 1666. On a ae lui : Danielis a Suncto - Josepho disputationes in Summam theologicam D. Thomœ, Caen, 1649, in-folio. Ce premier volume avait une suite, dont une maison de son ordre posséda longtemps le manuscrit; des Sermons ; une Vie de saint André Corsin, carme , Rennes, 1630 , in-8° ; Manuel de la confrérie de la sainte famille de Jésus, Angers, 1640 ; Le nouveau théologien français sur le mystère de la Sainte-Trinité, Paris, 1653, in-4° ; Sacrés panégyriques, Paris, 1660, in-4°, auxquels on reproche, ainsi qu'aux Sermons, l'abus des ornements, bien qu'on y trouve beaucoup de solidité.
LEGOVELLO ou LEGOUVELLO. Voy.
QULRIOLET.
LEGRAND(le Père Albert), né dans le xvie siècle, à Morla.x, diocèse de Tréguier, d'une famille noble, entra dans l'ordre de Saint- Dominique, et se lit une réputation par son talent dans la chaire sacrée. Il fut un des religieux distingués de la réforme établie au couvent des dominicains de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de Rennes, l'an 1619, et habita au>si d'autres maisons de l'ordre à Nantes, Morlaix, etc. Lorsqu'en 1626, le Père Noël Déslandes, vicaire général de la congrégation gallicane de son ordre, lit sa visite à Morlaix, il engagea le frère Albert Legrand à travailler à une Vie des saints de Bretagne. En conséquence il parcourut, muni des autorisations nécessaires, les diverses par-