‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 236 sur 323 · LEM · texte numérisé non relu

LEM

de Saint-Malo,par Pierre Deshaycs, chanoine ré'.julier delà congrégation de France, sur les mémoires recueillis d \ Alain Lelarge, de la même cnnqre'gation. Il est malheureux que cette histoire n'ait pas été imprimée, et que le manuscrit s'en soit perdu, car tous les savants qui en ont eu connaissance en ont fait le plus grand éloge.

LELEVEL (Henri), oratorien, né l'an 1665 à Alençon, quitta son institut pour être gou verneur du duc de Saint-Simon; il enseigna ensuite à Paris la philosophie de Malebranche, dont il avait fait une étude particulière, et qu'il défendit dans les ouvrages suivants : La vraie et la fausse métaphysique, où Von réfute les sentiments de liégis, avec plusieurs dissertations, etc., Roterdam, 1694, in-12; Le Discernement de la vraie et de la fausse morale, où l'on fait voir le faux des Offices de Cicéron , Paris, 1695, in-12; Conférences sur l'ordre naturel et sur V histoire, Paris, 1698; La philosophie moderne, par demandes et par réponses; Réponse à la lettre du théologien (le Père Caffaro, théatin), défenseur de la comédie ; Les sources de ta vraie et de la fausse dévotion, où Von découvre le fond de la nouvelle spiritualité et son opposition à saint François de Sales, etc.

LELLIS (saint Camille de), né à Bacchiano dans l'Abruzze en 1550, entra, après une vie fort déréglée et très-vagabonde, dans l'hôpital de Saint-Jacques des Incurables, à Rome. Devenu économe de celte maison, il se proposa de prendre, pour soulager les malades, des moyens plus eflicaces que ceux qu'on avait employés jusqu'alors. Son état de laïque lui faisant craindre de grands obstacles pour son projet, il se mit au rudiment à 32 ans, et parvint dans peu de t^mps au sacerdoce. C'est alors qu'il jeta les fondements d'une congrégation de clercs réguliers, ministres des infirmes. Les papes Sixte V, Grégoire XIV, et Clément VIII approuvèrent ce nouvel ordre, digne en effet de tous les suffrages et de tous les encouragements qu'on a vu prodiguera des associations moins utiles. Le cardinal de Mondovi lui laissa tous ses biens à sa mort, arrivée en 1592, après l'avoir protégé pendant sa vie. Lellis voyant son ouvrage affermi et sa congrégation répandue dans plusieurs villes, se démit de la Supériorité en 1607, et mourut saintement en 1614. Benoît XIV le béatifia en 1642 et le canonisa en 1646. Cicatello, son disciple, a écrit sàVieen Italien. Le Père Halloix, jésuite, en a donné une bonne tiadaction latine, Anvers, 1632.

LEMÈRE (Ignace), ecclésiastique, né à Marseille en 1697, lit d'abord partie de la congrégation des oratoriens de Marseille, qu'il qui lia pour venir se fixer dans la capitale, où il se livra tout entier à la composition de ses ouvrages, et à la pratique des bonnes œuvres. On a de lui : Pensées chrétiennes et morales sur la Genèse, 1734, 2 vol. in-12; une traduction des Homélies de saint Chrysostome, 1.41, 4 vol. in-8°; et une traduction du Traité de la Providence , de Théodorct , 1740, in-8°. Il mourut à Paris en 1752.

LEMINTIER , évêque de Tréguier. Voyez Mintier fLe).

LEMOINK. Voy. Moine (Le).

LEMOS (Thomas), dominicain, né de parents nobles aRivadavia en Galice, en 1545 selon Moréri, vers 1559 selon le Père Quétif, est célèbre par le zèle avec lequel il combattit pour saint Thomas contre Molina. Il entra fort jeune dans l'ordre de Saint-Dominique. Il professait la théologie à Valladolid en 159V, quand le molinisme commença à troubler les écoles. Le chapitre général de son ordre, convoqué à Naples en 1600, le chargea d'aller à Rome pour défendre la doctrine des écoles dominicaines ou thomistes. On était à examiner le livre de Molina, de la Concorde du libre arbitre et de la grâce : le Père Lemos excita les juges de cet ouvrage de vive voix et par écrit. Il parut avec éclat dans les congrégations de auxiliis ; les papes Clément VIII et Paul V, qui les avaient convoquées, applaudirent plusieurs fois à son éloquence et à son savoir. Le jésuite Valencia, si on en croit les dominicains, fut terrassé par cet habile homme, et mourut peu de temps après , consumé par le chagrin. Pierre Arrubal, son confrère, le remplaça, ma>is il ne put tenir contre le dominicain. Outre que la nature avait fait naître celui-ci avec une poitrine de fer, il était environné d'une gloire, en manière de couronne, qui éblouissait ses adversaires, et les cardinaux même. C'est le R. Père Chouquet, dominicain, qui nous atteste ce prodige dans son curieux livre des Entrailles maternelles de la sainte Vierge pour Vordre des frères prêcheurs. On sent bien que les jésuites se donnent également l'avantage dans ces disputes. (Voy. Historia controversiarum de auxiliis divinœ gratiœ, a Ligino Meyer). Elles furent terminées, comme l'on sait, par une permission donnée aux deux parties d'enseigner et de défendre leurs sentiments; ce qui prouve asse-; que les papes ont jugé qu'il n'y avait ni dans les uns ni dans les autres rien qui intéressât essentiellement la foi. Effectivement, les dominicains et les jésuites, en raisonnant diversement sur la prédestination et la grâce , se réunissaient parfaitement dans les conclusions générales que l'Eglise oppose aux hérétiques (Voy. Molina). Le roi d'Espagne offrit à Lemos un évêché qu'il refusa. Il se contenta d'une pension, dont il jouit jusqu'à sa mort, arrivée en 1629, à 84 ou à 70 ans. Il était depuis longtemps consulteur-général deTinquisition et s'était retiré au couvent de la Minerve. On a de lui : Panoplia gratiœ, 2 vol. in-fol., 1676, à Béziers, sous le nom de Liège. Il y traite à fond des matières de la grâce et de la prédestination ; mais après avoir lu tout ce qu'il en dit, on finit par où les théologiens devraient commencer , par cette exclamation si sage de l'Apôire des gentils : 0 altitudo divitiaruml etc. Un Journal de la congrégation de Auxiliis, Reims, 1702, in-fol., sous le nom de Louvain; un grand nombre d'autres Ecrits sur les questions de la grâce, qu'on ne demande pas assez, et sur laquelle on

1U3 LEÎ1

dispute trop. En tôle de cet avant-dernier ouvrage so trouve la Vie de Lemos, par l'éditeur, le Père Serry.

LEMPEREUR (Constantin). Voy. Empe-

REl R (l').

LENET (Philibert-Bernard), chanoine régulier de Sainte-Geneviève, né à Dijon en 1677, professa la théo'ogie h l'abbaye de Saint-Jacques de Provins, et y prononça l'oraison funèbre de François d'Aligre, qui en était abbé eommendataire. Lenet fut aussi abbé du Val-des-Ecoliers. Il est autour de qu Igues ouvrages qui ont eu de la célébrité, et lui ont mér.té une place parmi les écrivains ecclésiastiques du xvme siècle. On a de lui, outre l'oraison funèb e ci-dessus, Paris, 1712, in-4" : Traité de V amour de Dieu, nécessaire dans le sacrement de pénitence; ouvrage posthume composé on latin par Bossuet, évoque de .Veaux, avec la traduction française (par Je P. Lenet', publié par M. Bossuet, évêque deTroyes, Paris, 1736, in-12; Traité des principes de la foi chrétienne, par Duguet, avec un avertissement, par le P. Lenet, génovéfain, Paris, 1736, 3 vol. in-12; Conférences ecclésiastiques de Duguet ( rédigées par le P. Lenet, chanoine régulier), Cologne, 1742, ■2 vol. in-i°. Le P. Lenet n'avait point mis son nom à ces divers ouvrages rapportés dans le Dict. des anonymes. Il travailla au Missel de Troyes. s r l'invitation de Bossuet, évoque de cette ville, dont il était parent. Il mourut en mars 1748.

LENFANT (David), dominica:n parisien, mort dans sa ville natale en 1688, à 85 ans, publia plusieurs compilations, dont les principales sont : Biblia bernardiniana, Biblia augustiniana, Biblia Thomœ Aquinatis,en3 vol. in-4°. Ces ouvrages renferment tous les passages de l'Ecriture expliqués par ces Pères. Un recueil des Sentences de saint Augustin, sous le titre de Concordantiœ augustinianœ, 2 vol. in-fol.; une Histoire générale, superficielle et mal écrite, en 6 vol. in-12, 1684. Une singularité de cet ouvrage, c'est que l'auteur observe ce qui s'est passé de particulier dans l'univers, chaque jour de l'année, depuis la naissance de Jésus-Christ. Le P. d'Avrigny y a relevé plusieurs fautes dans les dates.

LENFANT (Jacoues), né à Bazoches dans la Beauce, l'an 1661, d'un père qui était minisire prolestant, fit ses études à Saumur et à Genève. 11 pas«a à H idelberg en 1684, et y obtint les places de ministre ordinaire de l'église française, et de chapelain de l'électiïce douairière palatine. L'invasion des français dans le Palatinat, en 1688, l'ayant obligé de se retirer à Berlin, il y fut prédicateur de la reine de Prusse, Sophie-Charlotte, et chapelain du roi son fils, Frédéric- Guillaume. Lenfant fut agrégé, en 1710, en Angleterre, à la Société de la propagation de la fui, et devint membre du consistoire français établi pour diriger les affaires des réfugiés. Il mourut d'une paralysie en 1728, à 67 ans. Les plus connus de ses ouvrages sont : Histoire du concile de Constance, Amsterdam, 171V, in-4° ; ibid., 2 vol. in-V, 1727; celle du concile de Pise , ibid., 3 vol. in-4°, 1724;

LEN au

Utrecht, 1731, 2 vol. in-4»; celle du concile de Bâle, 1731, même forant et même nombre de volumes. Ces trois histoires, défigurées par l'esprit de parti et de secte qui animait l'auteur, ont été réunies en 1731, en 6 vol. in -4°. Nouveau Testament, traduit en français sur l'original grec, avec dos notes littérales, conjointement avec Beausobre, en 2 vol. in-4°. Dartis, minisire de Berlin, a' accusé les traducteurs d'avoir affaibli les preuves de la divinité de Jésus-Christ. L'Histoire de la papesse Jeanne, 1694, in-12. Lenfant revint dans la suite de ses préjugés au sujet de cette fable si ridiculement inventée; mais Desvignoles donna une nouvelle édition de son ouvrage en 1720, en 2 vol. in-12, avec des augmentations considérables, dans lesquelles il fit de vains efforts pour appuyer ce roman. (Voy. Benoit III ) ; une Traduction latine du livre de la Be cherche de la vérité, du P. Malebranche, en 2 vol. in-4°; Pogqiana, en 2 vol. in-12, ouvrage aussi inexact que toutes les productions de ce genre. C'est une Vie du Pogge, avec un recueil de ses bons mots et quelques-uns de ses ouvrages. Des Sermons, 2 vol. in-12; des Ecrits de controverse. Le plus connu est intitulé : Préservatif contre la réunion avec le siège de Borne, 1725, en 5 vol. in-8°. Il y prétend réfuter un ouvrage de mademoiselle de Beaumont, qui met au néant les raisons de la séparation des protestants d'avec l'Eglise romaine. Traduc~ tion des Lettres choisies de saint Cyprien aux confesseurs et aux martyrs, avec des remarques historiques et morales, in-12; plusieurs pièces dans la Bibliothèque choisie et dans la Bibliothèque germanique, à laquelle il eut beaucoup de part, et qui par là se ressentent de ses préjugés.

LENFANT ( Alexandre-Charles-Anne ) , prédicateur jésuite, né à Lyon, le 6 septembre 1726, d'une famille noble du Maine, fit ses premières études chez les jésuites de cette ville, et fut admis au noviciat d'Avignon en 1741. Chargé de l'enseignement de la rhétorique a Marseille, il s'adonna en môme temps à la prédica;ion avec le plus grand succès. Ses discours opérèrent d'éclatantes conver ; sions, notamment à Malioes, celle d'un anglais protestant, qui était l'ami d'Young, auteur des Nuits. Après la suppression de soq ordre < n 1773 , le P. Lenfant continua ses travaux apostoliques, et il prêcha à Vienne devant Joseph IL Diderot et d'Alembert assistèrent à ses sermons pendant tout un carême. On raconte qu'après avoir entendu un de ses discours sur la foi, Diderot dit à son ami • Quand on a entendu un sermon semblable, il devient difficile d'être incrédule. En 1791, il prêchait un carême à la cour de Louis XVI, lorsque le refus qu'il fit du serment à la constitution civile du clergé le força d'interrompre la stat:on. Conduit à la prison de l'Abbaye, le 30 août 1792, il prévit que sa fin n'était pas éloignée. Le lendemain il donna à un huissier tout l'ai gent qu'il avait sur lui, et se prépara à la mort. « Le P. Lenfant et « l'abbé de Rastignac parurent dans la tribune « de la chapelle qui nous servait de prison j

LEN

LEN

« ils annoncèrent que notre dernière heure « arrivait, et nous invitèrent à nous recueillir t pour recevoir leur bénédiction. Un mouf< vement électrique qu'on ne peut définir x nous précipita tous à leurs genoux, et les x mains joinles, nous la reçû:i.es. » Le témoin auquel nous devons ce récit, échappa par hasard au massacre qui eut lieu le même jour sur les prêtres, sur le comte de Montmorin et sur les Suisses. L'arrestation de ce digne ecclésiastique excita un vif intérêt chez les personnes sensibles. Maillard lui-même consulta les administrateurs de police et de surveillance sur le sort de l'abbé Lenf nt. Ceux-ci lui répondirent de la mairie : « Nous « déclarons au peuple qu'il importe beaucoup « à. l'intérêt public que l'abbé I.enfant soit « conservé, mais qu'il ne soit pas mis en «liberté, au contraire, très- étroitement « gardé. «Ces bonnes intentions ne purent se réaliser, et les cannibales de cetle époque ne voulurent pas laisser échapper cette innocente victime. Quand le peuple vit arriver l'anbé Lenf'ant devant le tribunal révolutionnaire, il demanda à grands cris qu'il fût épargné. Les bourreaux qui devaient l'immoler l'ayant relâché, on entendit de toutes pa:ts lui dire... : Sauvez-vous... ! Il avait traversé Ja foule, qui lui ouvrait un passage, et était déjà dans la rue de Bussy, lorsque quelques femmes s'écrièrent, innocemment peut-être, mais bien indiscrètement : C'est le confesseur du roi!... et par ces mots le désignèrent aux satellites du tribunal sanguina re, qui le saisirent et ramenèrent de nouveau à l'Abbaye. Arrivé dans la cour, il lève les mains au ciel, et montrant une résignation chrétienne, il dit ces dernières paroles : Mon Dieu! je vous remercie de pouvoir vous offrir ma vie, comme vous avez offert la vôtre pour moi ! il se met à genoux, et tombe expirant sous les coups de ses bourreaux. C'était le 3 septembre 1792. L'abbé Lenfant a laissé : Oraison funèbre du dauphin, père de Louis XVI (prononcée à Nancy), 1766; Sermons pour l'avent et pour le carême, Paris, 1818, 8 vol. in-12; Oraison funèbre de M. de Belzunce, e'véque de Marseille, prononcée en latin et imprimée avec une traduction française, 1756, in-8°. Ci a publié le Recueil de ses sermons, Paris, 1818, 8 vol. in-12. On trouve en tête de cette collection, une Notice sur l'auteur par M. N. S. Guillon. LENGLET nu FHESNOY (Nicolas), savant ecclésiastique , naquit à Beauvais en 1674. Après le cours de ses premières éludes, qu'il fit à Paris, la théologie fut le principal o;>jet de ses travaux; à 22 ans il débuta par quelques ouvrages qui firent c;oire qu'il s'occuperait exclusivement de cette éiude ; il la quitta ensuite pour la politique et la diplomatie. En 1705, le marquis de Torcy, ministre des affaires étrangères, l'envoya à Lille, où était la cour de l'électeur <.e Cologne, Joseph-Clément de Bavièie. Il y lut admis en qualité de premier secrétaire pour les langues latine et française. 11 fut chargé en même temps de la correspondance étrangère de Bruxelles et de Hollande. L'abbé I. onglet avait eu occasion de connaître le prince Eugène

après la prise de Lille, en 1708. Dans un voyage q.>'il fit à Vi-enne en 1721, il vit de nouveau ce prince, qui le nomma son bibliothécaire, place (ju'il perdit bientôt après. Son séjour dans ce pays porta ombrage à la cour de Franc, qui le'fit arrêter à son retour, en 1723; et il lut détenu pendant six mois dans la citadelle de Strasbourg. L'abbé Lenglet ne sut jamais profiter des circonstances heureuses que la fortune lui offrit, et des protecteurs puissants que son méiite et ses services lui acquirent. 11 voulut écrire, penser, ag r et vivre librement. Il dépendit de lui de s'attacher au cardinal Passionei, qui aurait voulu l'attirer à Home, ou à Le Blanc, ministre de la gue re : il refusa tous les partis qui lui furent proposés. Liberté, liberté' , telle était sa devise. Cet éloignement pour la servitude s'étendait ju«que sur son extérieur. Il était ordinairement asse^ mal vêtu, mais il ne le croyait pas. Malgré cela, on le recevait avec plaisir dans plusieurs mai>oi s, parce qu'il avait beaucoup de feu et d'agrément d'esprit , et surtout une mémoire admirable. Ce don de la nature lui inspira le goût des ouvrages d'érudition. Toutes ses études étaient ournées du côté des siècles passés; il en alfectait jusqu'au langage gothique. Il voulait, disait-il, être franc Gaulois dans son stjle comme dans ses actions. Aussi serait-on tenté de le prendre, dans quelques-uns de ses ouvrages, pour un savant du xvie siècle, plutôt que pour un littérateur du xvuie. Il a dans ses notes et clans ses jugements une causticité mordante. C'est ce qui lui occasionna tant de querelles avec les censeurs de ses manuscrits. 11 ne pouvait souffrir qu'on lui retranchât une seule phrase ; et s'il arrivait que l'on ray t quelque endroit auquel il fût attaché, il le rétablissait toujours à l'impression. 11 a été mis à la Bastille dix ou douze fois dans h; cou' s de sa vie : il en avait pris en quelque sorte 1 h.ub tude. Depu;s plusieurs aînées il s'appliquait à Ja chimie, et l'on prétend même qu'il cherchait la pierre phi— losopha'e. Parvenu à l'âge de 82 ans, il périt d'une manière funeste, le 16 janvier 1755. Il rentra chez lui sur les six heures du soir, et s'élant mis à lire un livre nouveau, il s'endormit et tomba dans le feu. Ses voisins accoururent trop tard pour le secourir. Il ava;t la tête presque toute brûlée lorsqu'on le tira du feu. Les principaux fruits de sa plume vive, féconde et incorrecte, sont : un Nouveau Testament en la' in, enrichi de notes historiques et critiques, ni trop longues, ni trop courtes, et assez claires; à Paris, 1703, 2 vol. in-16 ; réimprimé en 1735, même formal. Le Rationarium temporum du savant Pelau, continué depuis 1631 jusqu'en 1701, 2 vol. in-12, Paris, 1700. Celte édition est incorrecte, et ce que l'abbé Len^let y a ajouté, est d'une lat nité assez médiocre. Commentaire de Du Puy sur le traité des libertés de l'Eglise gallicane de Pierre Pithou, 1715, 2 vol. in-4" ; éubion belle et correcte. Cet ouvrge essuya de grandes contradictions. L'Imitation de Jésus-Christ, traduite et

il/;

Page 1