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LEV

LKUTARD, paysan fanatique du bourg do Vertus, dans lediocèse de Çbaions-sui-M.n ne, vers la tin du x siècle, brisait les croii «'t les images , prêchait qu'il ne fallait pas payer les dîmes, et soutenait que les pro* phètes avaient dit des choses répréhensihles. Jl se faisait suivre par une multitude innombrable de personnes qui le croyaient inspiré du Dieu. Gibuin, évêque de Cbàlons , désabusa et convainquit ces pauvres gens. L'hérésiarque désespéré de se voir abandonné, se précipita dans un puits.

LEVASSEUR (Jacques), no à Vismes près d'Abbeville le 21 déc. 1571, était neveu d'un archidiacre de l'église de Noyon, François Levasseur, qui l'envoya terminer ses études à l'université d'Orléans. 11 enseigna les humanités et la philosophie dans les collèges de Lisieux , des Grassins et de Montaigu, prit cnmerne temps le bonnet de docteur en théologie, et fut nommé en 1609 recteur de l'université de Paris. 11 devint en 1G1G doyen de l'église cathédrale de Noyon, dont il était déjà chanoine et archidiacre. C'est dans cette ville qu'il mourut le G févr. 1638. « il « est surtout remarquable par la bizarrerie « de son style, dit un biographe : c'est un « des derniers représentants de l'école am- « poulée de Ronsard... Un mérite réel, qu'on « ne peut lui refuser, c'est une inépuisable « érudition. Les Annales de Noyon sont l'un « de nos plus curieux traités d'histoire loca- « le. » On a de Levasseur : Franciœ reges, Tetjskctî^oi, Paris, 1G02, in-8°; Les devises des empereurs romains, etc., Paris, 1G08, in-8°; Le Bocage de Jossigny , où est compris le verger des Vierges et autres plusieurs pièces sainctes tant en vers qu'en prose, Paris, 1G08, in-8"; Antithèses ou contrepointes du ciel et de la terre, Paris, 1G08, in-80. La poésie de Levasseur ne vaut pas son érudition ; Jacobi Vassorii rectoris Acad. Paris., oratio habita in comitiis Mathurin.,nonis octob.ipsorectoriœ supplicationis die, 1609, in-4"; Devises des roys de France, latines et françaises, etc., 1609, in-4°; L'entrée ou sortie de l'homme au monde, ou la recherche de la Terre promise, Paris, 1612; Diva virgo Mcdiapontana, apud Markain, sivcMarkœsia agriPeroncnsis aa>.imbrata primum rudi pcnicillo, vivis coloribus modo imbuenda, Paris, 1622, in-8°; Centuriœ duœ cpistolarum J. Vassorii, Paris, 1623, in-8"; Tombeau dressé à la mémoire du It. P. messire Claude de Montigny, prestre et supérieur de la sainte congrégation de l'Oratoire de Jésus , en la ville d'Orléans, Paris, 1625, in-8"; Le cry de Vaigle provoquant ses petits au vol, représenté par les divines homélies de saint Eloy,avec deux chérubins du tabernacle, ou deux sermo'ns très-zélés en l'honneur de la très-sainte Vierge, etc. Paris, 1631 , in-S"; Annales de Féglise cathédrale de Noyon, jadis dite de Vermond, avec une description et notice sommaire de l'une et Vautre ville pour avant-œuvre; le tout parsemé des plus rares recherches, tant des Vies des évesques qu autres monuments du diocèse et lieux circonvoisins, etc., Paris, 1633, in-4°.

LEVAVASSEUR (Bernard-Marc-Frâncis),

membre du conseil-général du département de l'Oise, né à Rrelcuil (même déparlement) le 15 septembre 1775, mort en 1830, manifesta dès sa première jeunesse un goût décidé pour la poésie. Dès l'âge de dii-huit ans, il s'y était essayé en composant quelques pièces fugitives , des odes et une tragédie qui ne fut point imprimée. Il s'occupa aussi avec sucrés des utiles et honorables travaux de l'agriculture, dans laquelle son père s'était distingué. Introducteur de divers procédés nouveaux dans la culture de ses fermes, il fut appelé à coopérer aux travaux du conseil royal d'agriculture comme membre correspondant. Levavasseur, qui n'avait pas renoncé pour cela aux lettres, fit des livres de l'Ancien Testament, et principalement du livrede Job, l'objet principalde ses recherches et de ses méditations. Ce fut, comme il le dit lui-môme, à une source féconde qu'il puisa l'enthousiasme et la chaleur poétique qui brillent dans deux odes qu'il a publiées sur des sujets religieux, notamment dans ÏOde à l'Eternel. 11 n'avait toutefois fait paraître encore que quelques opuscules, lorsqu'il mit au jour sa traduction complète envers français du livre de Job. Cette entreprise dont les difficultés n'avaient pu être vaincues par des hommes d'un génie supérieur, fut exécutée par lui avec un succès remarquable. Les plus sévères critiques ont rendu hommage au savoir de l'auteur, a l'érudition qu'annoncent sa préface et ses notes, ainsi qu'au talent du poète. La traduction de Levavasseur est intitulée : Le livre de Job, traduit en vers français, avec le texte de la Vulgate en regard, suivi de notes explicatives, etc., Paris, 1820, in-8°.

LÉ VI, 3e fils de Jacob et de Lia, naquit en Mésopotamie l'an 17i8 avant J.-C. C'est lui qui, voulant venger avec son frère Siméon, l'injure faire a Dina, leur sœur, passa au til de l'épée tous les habitants de Sichem. Jacob en témoigna un déplaisir extrême, et prédit au lit do la mort qu'en punition de celle cruauté, la famille de Lévi serait divisée et n'aurait point de portion fixe au partage de la terre promise. En effet elle fut dispersée dans Israël, et n'eut pour partage que quelques villes , qui lui furent assignées dans le lot qcs autres tribus. Lévi descendit en Lgvpte avec son père, ayant déjà ses trois iils Gerson, Caatb et Merari , dont le deuxième eut pour fils Amram, de qui naquirent Moïse, Aaron et Marie. Il y mourut âgé de 136 ans. Sa famille fut toute consacrée au service de Dieu; et c'est de lui que les prêtres et les lévites tirèrent leur origine. Ceux de sa tribu s'alliaient souvent à la maison royale, ainsi que le prouve la généalogie des parents de Jésus-Christ selo# la chair. Dans un des livres de l'Ancien Testament (le Lévilique), ce patriarche prophétise que le Messie naîtra de lui et de Judas, et il dépeint l'horrible scandale que l'iniquité des prêtres répandra sur le sanctuaire par la condamnation du Christ.

LÉVI de GERSOM, rabbin, a composé les Guerres du Seigneur, en hébreu, Wallenstadt,

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