LIG 9?#S
août 1787, Agé de 00 ans et dix mois. Le l\ Liguori a été béatifié le 6 septembre 1816, et le décret nécessaire pour procédera sa canonisation a été donné par le pape Pie VIII le 16 mai 18:10. (Voyez VAmi de (a religion qui rapporte le décrétée S. S., n° 1057, 10 juin 18:10.) On croirait que tant de travaux a? aient consumé tousles moments de Liguori; ils ne l'empochèrent pas néanmoins de composer un très-»grand nombre d'ouvrages. On a de lui : Theologin \ moral i s concinnata a H. P. Alphomo Ligorio per appendices in medull'im Jt. P. Hmnannis liusembaum soc. Jesur Naples, 1755, 9 vol. in-V*. Quoique Liguori. dans cette théologie, ait travaidé d'après Busembaum, dont il admirait bien plus la métiiole qu il n'admettait les opinions, il ne suit qu'en partie ses principes, et avec une sag réserve : s'il e ubrasse le probab lisme, ce n'est pas dans toute l'étendue que lui ont donnée certains auteurs. On sera d'ailleurs parfaitement rassuré à cet égard quand on saura que son livre a été non-seulement loué et approuvé par Benoît XIV , mais que ce célèbre et savant pape l'a même cité dans son grand ouvrage De synodo diœcesana ; ce qui. n'aurait sans doute pas fait si la doctrine en avait été répréhensible. Cette théologie, reproduite sous un nouveau titre etavec des corrections de l'auteur, a eu plusieurs éditions, entre autres celle de Bassano, 1816, onzième édition, 3 vol. \\\-ï", de M dines, 18-28, et cède de Besancon, 1832-1833, 0 vol. in-S" et 0 vol. in-12; Homo apostolicus, instructifs in sua vocationc ad audiendas confessioncs, Venise, 1782, 3 vol. in-i° ; et Besançon, Gauthier, 1833, 3 vol. iu-8°, el in-12; Direct or ium ordinandorum,dilucida brevique methodo explication, Venise, 1758 ; lnslilulio catechislica ad populum in prœcepta Decalogi> Bassano, 1768 ; Islruzione pratica per i confessori, etc., Bissano, 1780, 3 vol. in-12 ; ouvrage plein d onction, de modération, de douceur, de celle charité qui ne cherche que le salut des âmes. C'est le contre-poison du livre imprimé à Venise chez Occhi, sous le titre dlstruzione dei confessorie deipenitenti. Praxis confessarii ad instruclionem confessa* riorum, ab italico in latinum sermonem ab ipsomet auclore reddita et aucta, Venise, 1781; Disscrtazione circa Vuso moderato dell'opinione probabile, Naples, 1764 ; Apologia délia dissertazione circa l'uso moderato deU'opinione probabile contra le opposizioni faite dal P. Lcttore Adelfo Dositeo, Venise, 1765. C'est une réponse au Père Jean-Vincent Patu/.zi, dominicain, antagoniste zélé des défenseurs du piobabilisuie. {Voy. Patuzzi.) Liguori pensait qu'au confessionnal il fallait éviter une indulgence poussée trop lo n, et un rigorisme désespérant, suivant ce principe de saint Bonaveuture : Prima sœpe salvat damnandum; secunda contra damnât sulvandum. Verita délia fedes ossia confutazione de matcrialisli, deisti e settarj, etc., Venise, 17ol, 2 vol. in-8°; Lu cerusposa di Cristocio è la monacha santa, Venise, 17 >1, 2 vol. in-12; Scelta di materia ' predicabili ed istruttive, etc., Venise, 1779, 2 vol. in-8" ; Le glorie di Muriu, etc., Venise,
LIM
178V, 2 vol. in-8°. Cet opuscule fut attaqué dans un écrit intitulé : Epistola parœnctica di Lamindo Pritanio redivivo. (Laminde Pritanius est le nom qu'avait pris Muratori dans un ouvrage contre le protestant Lecle.e.) Liguori y répondit par un autre, sous ce titre : Risposta ad unaulore che ha censurato il libro dcl P. D. Alfonso di Liguori, sotlo il titolo Glorie di Maria ; Opérette spirituati, ossia Camor dell' animée la visita alSantissimo Sacramento, V enise, 1788,2 vol. in-12 ; Discorsi sacro-morali per lutte le domeniche dcl'anno, Venise, 178!, in-V° ; Istoria di tuttc l'eresie con loro confutazione, Venise, 1773, 3 vol. in-8° ; Vittorie de' martiri, ossia la Yita di moltissimi santi Martiri, Venise, 1777, 2 vol. in-12; Opéra dogmalica, contra (jli eretici prelesi risformati, Venise, 1770 ; Silva ou choix de sujets destinés à servir de matériaux aux prédicateurs, 3 vol. in-18; Y Horloge de la passion. Toiis ces ouvrages, et d'autres moins considérables , plusieurs fois réimprimés chez Rem uidini, à Venise, ont étér connus pour être sans tache à Home, quand on s'occupait des procédures pour la béatification du pieux évoque. Sa Vie a été publiée par Jean • ard, 1824, 1 vol. in-8".
L1LIENTHAL (Michel), savant philologue, né à Liebstadt, en Prusse, l'an 1686, s'établit à Kœnigsbërg, où il fut pasteur et professeur de théologie jusqu'à sa mort, arrivée en 1750. On a de lui : Acta Borussica ecclesiastica, civilia, littcraria, 1730-173;*, 3 vol. in-8°; plusi urs bonnes Dissertations ncuiémiques; Selecta hislorica et lilleraria, Kœnigsbërg, 1715-1719, 2 vol. in-8° ; De machiavelismo litterario, ibid., 1713, in-8°. Cet ouvrage roule sur les petites ruses dont les gens de letres se servent pour se faire un nom, ruses auxquelles bien de soi-disant grands hommes doivent leur célébrité ;Annotationes inStruvii Inlroductionem ad notitiam rei iilterariœ, Leipzig, 1729, in-8°. lia aussi publié d'autres ouvrages sur les auteurs qui ont écrit sur la Prusse ; sur les théologiens prolestants ; sur les médailles modernes depuis Charles-Quint, etc. 11 a eu en outre la principale part au journal de Kœnigsbërg, intitulé : Erlcuterte Preussen. Les Acta Borussica déjà cités en étaient une espèce de continuation. Ces écrits soin pleins de savantes recherches. Lilienthal était membre de la société loyale ue Berlin et de l'académie de Pélersboui
LLuBORCH (Philippe van), théologien remontrant, né à Amsterdam en 1633, d'une bonne famille, étu lia dans cette ville, puisa Utrecht, de 1652 à 163V, fut ministre à Gouda en 1657, puis à Amsterdam en 1667. 11 obtint, lamèmeannée, en ceile vil e la chaire de théologie, qu'il remplit jusqu'à sa mort, arrivée en 1712, à 79 ans. 11 était grand partisan de la tolérance, et avec cela il a rempli ses écrits du tiel le plus amer contre l'Egbse catholique. Jean Le Cierc en fait un grand éloge; mais le socinianisme qui réunissait les d. ux auteurs par l'attachement aux mêmes opinions, rend cet élog • fort sus ect. On a de lui plusieurs ouvrages estimés des protestants. Les principaux sont : De vcntate
lim im
religionis christianœ arnica collatio cum erudito Judœo, in-12; l'édition de Gouda, in V°, 1687, n'est pas commune. On en a fait une à B de, jil-8,% 17V0. Le juif avec lequel Limborch u! cette conférence est Isaac Orobio de Séville, qui savait ergoter et nullement distinguer le vrai du faux. 11 n'était pas diflicile à Limborch de repousser les faibles traits de cet adversaire, mais il l'aurait fait avec plus d'avant >ge en accordant moins à son juif, et en omettant les digressions qu'il fait contre les catholiques, digressions qui donnent deu de croire qu'il avait plus d'envie de déclamer contre eux que de triompher de son antagoniste. Asœrvi lui-même aux erreurs de Calvin et de Socin,il ne pouvait réfuter celles des Juifs avec cette raison vigoureuse et consé piente qui n'appartient qu'à ceux qui embrassent la vérité tout entière. Un Corps complet de théologie, 17Î5, Amsterdam, in-fol., seion le opinions et ia doctrine des remontrants. L'auteur y rejette toutes sorte-; d • traditions ; ma'S lorsqu'il s'agit de discerner les livres canoniques d'avec les apocryphes, il a recours à la tradition de l'figlisë, sans se m ttre en peine d'une contradiction si manifeste. Historia inquisitionis, Amsterdam, 1692, in-fol. On ne doit point s'attendre d'avoir une histoire bien exacte de ce tribunal par un protestant, ni même par certains cathol pies {Voy. Li.orente). M. Le Clerc et le PèreNicérou disent que Limb rch la tirée des ouvrages mêmes des inquisiteurs ; mais Limborch, dans la liste qu'il donne des écrivains dont il s'est servi, y place Fra-Paolo, protestant déguisé sous le froc, et Dellon, auteur de la Relation de l'inquisition de Goa, qui est également pro testant, etc. D'ailleurs, Limborch n'a pris dans les écrits des inquisiteurs que ce qu'il a voulu, et combien de fois n'a-t- 1 pas tron que les passages ! Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à faire attention à sa manière de citer ; souvent ce ne sont que de petits lambeaux des dernières phrases. C'est dans cet ouvrage, dans V Abrégé qu'en a fait l'abbé Marsollier, dans madone a'Aunoy, dans les Délices d'Espagne, dans l'Histoire générale de Voltaire, etc., que l'on puise l'idée affreuse que Ton se forme de Fioquist lion: les amateurs du vrai, qui voudront s'en former une plus juste, doivent consulter l'abbéoe Vayrac, qui a cent sur cette matière en homme judicieux, exact et très-instru.t (Etal présent de l'Espagne, édition d'Amsterdam, 1719, tom. II , p. 3sl);et Lettres à un gentilhomme russe sur l inquisition espagnole, par le comte de Maistre, Paris, 1822. Lue ohse vation qu'il ne faut po nt omettre, c'est que les nations qui ont le plus déclamé contre l'inquisition oit exercé envers ies catholiques des atrocités que les inquisiteurs n'ont jamais imaginées contre les hérétiques et les aposiats. « Les « Anglais, dit un des grands adversaires de « l'inquisition, ont été plus supersti ieux, et « sont encore plus intolérants que les pa- « pistes : eux qui décrient vec tant de cha- « leur l'inqu siti n , en ont surpassé , pai m 4 es loi* réfléchies, la barbarie et l'inio^rite...