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LUZ LUZ

ces. Nommé, en 1754, chanoine in minoribus et auquel le prélat fit une réponse victorieuse, de la cathédrale do Pa is, et doux ans après II publia aussi un Examen de l'instruction de abbé de Mortemer, il lit son cours de théo- ï Assemblée nationale sur l'organisation prélogie au collège de Navarre , fut le premier tendue civile du clergé; une instruction eux do »a 1 cence en 1762, et devint grand vicaire curés et aux autres prêtres de son diocèse qui de M. Dillon, récemment élu archevêque de n'avaient pas prêté le serment (15 mars 1791), Narbonne. La province de Vienne, dans la- et qui fut adoptée par trente-trois évêques; quelle il possédait la chapelle de Notre- et une Instruction pastorale iur le schisme de Dame-de-Pitié ( diocèse de Grenoble ) , le France, réimprimée à Langres en 1805, où nomma , en 1765, agent du clergé; il s'ac- il traite à fond les principales matières conquitta avec zèle et succès de cette place, dif- testées. Cette courageuse résistance ne poulicile à cette époque , à cause des contesta- vait que redoubler les persécutions. On le tions survenues entre le clergé et les parle- priva desonévôché; bientôt il fut oblige de ments. De concert avec M. de Cicé, son col- quitter la France. Il se retira en Suisse, et lègue, d présenta requête au conseil, dans le se fixa à Constance, où il prêcha, le jour de mois de mars 1765, contre le réquisitoire de Pâques 1795, un sermon sur les causes de M. Castillon, avocat général au parlement de l'incrédulité, imprimé en 1818. Il séjourna Provence, sur les actes du clergé. Voyez les plusieurs années uans cette ville, et y ac- Actes de la dernière assemblée du clergé sur cueillit les prêtres de son diocèse émigrés la religion vengée par le clergé et par le roi, comme lui. Jl en avait toujours au moins des attaques de M. de Castillon, 1767, in-12. douze à sa table : pour remplir cette œuvre Le conseil ordonna la suppression du réqui- de charité, il vendit jusqu'à ses boucles d'or sitoiie. En 1770 , l'abbé de La Luzerne suc- et sa croix épiscopale. S'étant rendu en Aucéda à M. de Montmorin , mort cette môme triche, auprès de son frère, César-Henri, année dans l'évèché de Langres, qui avait le qui demeurait a Berneau, près de Wels, il titre de duché-pairie. Il resta néanmoins y resta jusqu'à la mort de cet ancien ministre chanoine honoraire de la métropole de Pa- de. Louis XVI, arrivée en 179!). 11 passa en ris, et assista à l'assemblée du clergé de celte Italie, et fixa son séjour à Venise, où il s'ocannée, et à celle de 1775. Chargé d'un grand cupa de la rédaction de ses nombreux ouvradiocèse, il partageait son temps entre l'élude ges. Les soins qu'd donnait aux prisonniers et les devoirs du ministère pastoral. Il pro- français dans les hôpitaux lui firent contracnonça, en 1773. "oraison funèbre du roi de ter une maladie grave dont il se ressen.it Sa r daigne devant le comte d'Artois, et, l'an- longtemps . il i.e cessa de visiter et de senée suivante, il prononça dans la même courir six cents de ses compatriotes malheuéglise celle de Louis XV élevant Monsieur, reux attaqués du typhus. En 1801, et à la Il remit, en 1782, son abbaye de Mortemer, demande du pape Pie VII, il donna sa démiset fut nommé à celle de Bourgueil, au dio- sion de son siège de Langres et ne vint en cèse d'Angers. Il publia diverses Ordonnait- France q i'en loli, après ta chute de Bonaces et Lettres pastorales dignes de son talent parle. Son passage par Langres fut un triomet de ses vertus évangéliques. La Luzerne phc. Lorsqu'il fut arrivé à Paris, le roi Louis fut appelé à l'assemblée des notables, en X v 111 le nomma pair de France. Sur la fin 1787 ; il siégea Tannée suivante dans la der- de la même année, La Luzerne fut un des neuf nière assemblée du clergé, et, en 1789, il fut évêques réunis en commission pour délibénommé aux états-généraux. S'étant aperçu rer bur les affaires de l'Eglise. Lors du redes suites qu'auraient les premières opéra- tour de Bonaparte en France, il ne quitta tions du tiers-état , il proposa que le clergé point Paris, et ne fut pas inquiété. Après la et la noblesse se réunissent dans une cham- seconde restauration, ayant été présenté par bre; mais ce projet fut rejeté par les trois le roi, il fut élevé au cardinalat et reçut la ordres. Mirabeau consacra trois lettres à barrette le 24 août 1817. Quoique La Luzerne ses commettants à réfuter le système de La eût pu, comme d'autres anciens évêques, Luzerne , qui était calqué sur les formes du obtenir un archevêché, il préféra son siège gouvernement anglais. Cependant LaLuzerne de Langres; ma:s de nouvelles négociations fut le second des évoques qui présida l'as- entamées avec la cour de Borne l'empêchésemblée. L'esprit qui y dominait ne pouvait rent de se rendre à son diocèse. A cette épolui plaire : aussi, après les 5 et 6 octobre, il que, il fut le seul prélat admis dans le conse retira dans son diocèse, où les novateurs seil des ministres, tenu pour discuter le conne le laissèrent pas en repos. Il adhéra à cordât; peu de temps après, le roi le nomma Yexposilion des principes des trente évêques, ministre d'Etat. Il lit aussi partie de l'assemrefusa , le 1er décembre 1790, de coopérer à blée que tinrent plusieurs évêques au sujet la suppression de son chapitre , et , le 20 , il de ce même concordat, et signa les lettres adressa aux administrateurs de la Haute- qui lurent adressées au pape et au roi. On le Marne , une lettre énergique qui réclamait croit auteur de celle qui fut écrite à Louis contre leurs arrêtés, et rendait compte de ses XV11I, en juin 1818, signée par plus de trente principes. 11 adressa encore d'autres lettres évoques, qui y réclamaient 1 exécution dunon moins courageuses, et qui combattaient dit concordat. Il s'éleva, dans la chambre des les principes du jour, savoir : aux officiers pairs, ainsi que trois autres évêques, memmunicipaux de Langres, sur son refus duser- bres de la même chambre, par une déclarament civique, à M. Becquey, procureur gêné- lion publique, le 10 mai 1819, contre le refu? rai et syndic du département, qui répliqua, de mentionner dans un oroiet de loi la ré-

Liz

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