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pression des outrages faits h la religion. Au mois d'octobre 1819, il reçut le cGWon bleu. Malgré son Age avancé et ses infirmités, La Luzerne partageait son temps entre l'étude et les exercices de piété. Il se levait à quatre heures du matin, et observait un régime austère. Depuis longtemps, sa santé dépérissait. Attaqué d'une maladie qui ;i duré cinquantecini| jours, et sentant approcher sa dernière lie ire, il réel *i nia aussitôt les secours de la religion, et les reçut en présence de sa famille, àiaquelleil adressa une pieuse exhortation. La l.u/e ne conserva toute sa présence â'esprit, jusqu'au moment <lesa mort, arrivée le 21 juin 1H2I, à l'âge <le 83 ans. Son corps fut scellé dans un cercueil de plomb et déposé à côté de celui de l'abbé Legris-Duval, (huis un caveau d s l'église des Carmes de la rue Vaugirard. M. Cortois de Pressigny, arche v-éque de Besançon, a prononcé à la chambre des pairs l'éloge de M. le cardinal de La Luzerne. Cet éloge a été inséré dans le Moniteur du 26 juillet 1821.... « A l'expé- « rience des vieillards, dit V Ami de In religion « et du roi, tom. XXVIII, p. -232, il oignait « !a vvacité de la jeunesse et la piété la plus « vraie... Il a rempli avec honneur une longue « carrière, et laisse au delans et au dehors de « son diocèse le souvenir de ses qualités et de « ses services. » On a de lui : Oraison funèbre de Charles-Emmanuel 111, roi de Sardaigne, 1773, in4-° et iu-12; Oraison funèbre de Louis XV, roi de France, 1774, in-i° et in-12; Instruction pastorale sur l'excellence de la religion, Langres, 15 avril 178G, in-12; ib., 180'J; Paris, société typograph., 18 10; Biaise et Polel, 1818; Lyon. Husaud, 1810-1815; traduit en italien par Gio. Pro loscimo Zabeo, Venise, 1799, in-8"; ibid., Carti, 1810; Institutions sur le rituel de Langres, Besançon, Couché (sans date), 1786, in-'+°; Paris, Méquignon fi'sainé, 1817, iu-i°; Examen de V instruction de l'Assemblée nationale, sur l'or g uni ation prétendue civile du clergé, 1791, 70 pages ; Considérations sur divers points de la morale chrétienne, Venise, Carti, 1799, 5vol. in-12; L, on, 18i6, h vol. iu-12; Explications des e'vangiles, des dimanches et de quelques-unes des principales fêtes de Vannée, 18J7-18IG} 1822, 4 vo1. in-12; Dissertations sur les églises catholique et protestante, J8>6, 2 vol. in-12; Eclaircissements sur l'amour pur de Dieu, 1815, in-12, de 214- p.; Dissertation sur la loi naturelle, in-12; Dissertation sur la spiritualité de l'âme et sur la liberté de l'homme, in-12; Considérations sur l'état ecclésiastique, Paris, 1810, in-12; Dissertation sur l'instruction publique, Paris, 1816, in-8"; Sur la responsabilité des ministres, 1816, in-8°; Projet de loi sur les élections, ibid., 1820, 2 feudies. La Luzerne est auteur de beaucoup d'autres ouvrages , parmi lesquels les Dissertations, imprimées ci Langres, de 1802 à 1808, chez Boun.ot, forment onze tomes en 6 vol. in-12. Il laissa en manuscrit un traité théologique sur le prêt à intérêt pouvait former 3 vol. in-8°, et un traité concernant les pouvoirs des ministres de l'Eglise aux. divers degrés de la hiérarchie. Ce dernier ouvrage a étépublié par M. Migne,
sous ce titre : Dissertations sur les droits et 1rs devoirs respectifs tirs évcqncs et des prêtres dans l'Eglise, \Hïk, grand in-8°, à deux colonnes. L'édit-eur dit dans son avertissement que d'autres libraires à qui le manuscrit fut Offert en voulaient former douze volumes. Nous n'avons pas besoin d'insister, pour faire comprendre tout l'intérêt qui s'attache à cette publication, dans un temps <*ù l'on a comme pris à tâche de diminuer les droi.ts de l'épiscopat et d'exalter ceux du clergé secondaire. La Luzerne fournit en outre des articles aux journaux le Conservateur et la Quotidienne. L'histoire ecclésiastique le rangera parmi les défenseurs les plus zélés de la religion et du trône; les raisonnements sans réplique répandus dans ses écrits sont présentés avec chaleur, avec force, avec onction, dans un style attrayant , et ont produit dans le clergé français les effets les plus salutaires. Ce prélat avait deux frères : César- Henri , qui fut ministre de la marine sous Louis XVI, et Anne-César, qui fut ambassadeur à la cour de Londres.
LYDIUS (Jacques) , fils de Balthasar, ministre protestant à Dordrecht , et auteur de quelques mauvais ouvrages de controverse, succéda à' son père dans Je ministère , et se fit connaître , au xvn* siècle , dans la république des lettres, par plusieurs livres: Sermon uni connubialium libri duo , in-4-0, 1643. C'est un traité de différents usages des nations dans la manière de se marier. De re militari , m-k°, 1598 , publié par Van Thil, qui l'enrichit de plusieurs remarques; Agonostica sacra, etc., Roterdam , 1657, in-12; Belgium gloriosum , Dordrecht, 1668, in-12.
LYEBÉ (Adrien de), Eyrœus, jésuite, né à Anvers en 1588, fut recteur à Cassel en Flandre, puis prêcha avec distinction à Malines et surtout à Bruxelles. Il y rétablit une confrérie de Saint-Joseph, en établit une de la Vierge, et mous ut le 5 septembre 1661. On a de lui plusieurs opuscules spirituels : De prœstantia et cul tu SS. nominis Mariœ , en flamand , Bruxelles, 1638, in-12; traduit en diverses langues, notamment en français, par Puget de la Serre, historien de la reine-mère (AJarie de Vlédicis); Via cœli perrosaria, en flamand , Bruxelles , 16V5; Trisagion marianum, sive Trium muncli ordinum cultus, Anvers, 1655, in-fol. ; De 1 mitatione Christi Jesu patientis, 1655, in-fol.; Apophthcgmata sacra S. Ignatii de Loyola, ouvrage posthume, Anvers, 1662, in-fol.
LYND ou LYNDE (sir Humphrey) , chevalier anglais, né l'an 1579 dans le comté de Dorset , mort en 1636 , fut juge de paix et memb>e de la chambre des communes dans plus:eurs sessions. Ses principaux ouvrages sont : Anciens caractères de l'Eglise visible, 1625; Via tuta , ou Le chemin sûr, etc. , en anglais , traduit en français par Jean de La Montagne, d'après la 6e édition, sous ce titre : Le Papisme réfuté par les papistes, Paris, 16Ï0, 2e éditi n ; Via dévia, ou Le chemin détourné , etc., 1630 et 1SJ32, en anglais; traduit par le môme, Paris, \§'&, in-8\
LYRE. Voy. Nicolas de Lyre.
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LYS (Léonard-Adolphe-*! arie), bachelier en théologie, mort au mois de mars 1837, âgé de 85 ans , à Soirpn , diocèse île Liège, où il était curé depuis 46 ans , a 1 lissé , entre autres ouvrages , des Discours chrétiens recueillis de différents sermons sur les devoirs des sujets envers leur souverain, sur lesquels on peut consulter Y Ami de la religion du 11 septembre 1824.
LYSERUS (Polycarpe) , naquit à Winendeen, dans le pays de Witte berg , en 1552. Le <Juc de Saxe, qui l'avait fait élever à ses dépens dans le collège de Tubingen, l'appela en 1577 pour être ministre de l'église de Wittenberg. Lyserus signa, l'un des premiers, le livre de la Concorde , et fut député ave: Jacques-André pour le faire signer aux théolog eus et aux ministres de l'électorat de Saxe. Il mourut à Dresde, où il était ministre, en 1610, à 58 ans. Beaucoup de querelles , dont il parait avoir été amateur, ne l'empêchèrent pas de composer un grand nombre d'ouvrages en latin et en allemand. Les principaux sont : Expositio in Genesim, en six parties in-4° , depuis 1604 .jusqu'en 1609; Schola babylonien, 1609, in-4°; Colossus babyloniens , 1608 , iii-4". L'auteur y donne , sous ces deux titres bi arres , un commentaire sur les deux premiers chapitres de Daniel ; un Commentaire sur les douze petits prophètes, publié à Leipzig, en 1609, 1 vol. in-4° , par Polycarpe Lyserus, son petit-lils ; une foule de livres de th'ologie et de controvers •, remplis de préjugés de secte ; l'édition de Y Histoire des jésuites , de l'ex-jésuite et apostat Hasenmuller, qu'il publia après la mort de ci lui-ci sous ce titre : llistoria ordinis Jesuitici, de Socictatis Jesu auctore, nomine, gradibus, incrementis, ab Elia Hasenmuller o , cum duplici prœfatione Polycarpi Lyseri , Fi ancfort , 1594 et 1606, in-4°. Le jésuite Gretser réfuta cette prétendue histoire, et Lyserus la défend t dans son Strena ad Gretserum pro honorario ejus , in-8° , 1607. Les deux auteurs ne s'épargnent point les injures.
LYSERUS (Jean), docteur de la confession d'Augsbourg, de la même famille que le précédent, fut l'apôtre de la polygamie dans le xvne siècle. Sa manie pour cette erreur alla si loin qu'il consuma ses biens et sa vie pour prouver que non-seulement la pluralité des femmes est permise , mais qu'elle est même commandée en certains cas. Il
voyagea avec assez d'incommodité en Allemagne, en Danemark , en Suède , en Angleterre , en Italie et en France , pour rechercher dans les bibliothèques de quoi app iyer son opinion , el pour tâcher de l'introduire dans quelques pays. Son entêtement sur la pluralité des femmes surprenait d'autant plus, qu'une seule l'aurait fort embarrassé, suivant Bayle. Après bien des courses inutiles , il crut pouvoir se fixer en France , et alla demeurer chez le docteur Masius, ministre de l'envoyé de Danemark. Il se flatta ensuite de rendre sa fortune meilleure à la cour, par le jeu des échecs, qu'il entendait parfaitement, e! s'établit à Versailles; car tous ces réformateurs de la morale chrétienne savent mieux jouer que raisonner. Repoussé et méprise par tous les gens sensés , et étant tombé malade de dépit , il voulut revenir à pied h Paris. Ce te fatigue augmenta tellement son mal, qu il mourut dans une maison sur la route, en 2 684. On a de lui, sous des noms empruntés, un grand nombre de livres en faveur de la polygamie. Le plus considérable est intitulé : Polygamia triumphatrix, in-4°, 1682, à Amsterdam. Rrunsinanus, mW» nistre à Copenhague , a refuté cet ouvrage par un livre intitulé : Polygamia triumphata, 1689, in-8°. On a du môme auteur un autre livre contre Lyserus , intitulé : Monogamia victrix, 1689, in-8°. On trouva dans les manuscuts de Lyserus une liste curieuse de tous les polygames de son siècle. 11 est à croire que cette liste aurait été plus longue si l'auteur y avait fait entrer tous ctmx qui , n'ayant qu'une femme, vivent avec plusieurs. Les bous esprits n'ont vu dans son égarement que l'effet naturel de la luxure, gui , semblable à l'avarice , dit Montesquieu , plus elle a, plus elle veut avoir. Il est démontré d'ailleurs qu'elle détruit la population, et que les pays où elle a lieu ( toutes choses iétant d'ailleurs égales ) sont déserts, en comparaison des autres.
LYSIMACHUS, juif, parvint au souverain pontificat de sa nation, l'an 204 avant Jésus- Christ , après avoir supplanté son frère Ménélaus, en payant une somme d'argent que celui-ci n'avait pu fournir au roi Antiochus Epiphanes. Les violences, les injustices et les sacrilèges sans nombre qu'il commit pendant son gouvernement portèrent les Juifs, qui ne pouvaient plus le souffrir, à s'en défaire dès l'année suivante.
MAACHA, roi de Geth, donna du secours à Hanon, roi des Ammonites, contre David; mais Joab, général des troupes de David, tailla en pièces les deux armées. — Maacha est aussi le nom d'une des épouses d • David, et mère d'Absalon.Elle était tille de Tholmas, roi de Gessur.
MAAN (Jean), docteur de Sorbonne, natif du Mans, chanoine et précenteur de l'Eglise
de Tours, se fit connaître dans le xvir siècle par un ouvrage intitulé : Sancta et metropolitana Ecclesia Turonensis, sacrorum pontificum suorum ornata a virtutibus, et sanctissimis conciliorum instituais decorata, qui fui imprimé dans la maison même de l'auteur à Tours, en 1667, ju-fol. Il est estimé pour les recherches, et s'étend depuis l'année de Jésus-Christ 251 jusqu'en 1655.
MAI
MAI
MABILLON (Jean), l'un des plus savanes religieux du \vii° siècle, né le 23 novembre 1632, à Saint-Pierre-Mont, village près de Mouson, dans le diocèse de Reims, prit l'hanit de bénédictin de Saint-Maur à Saiot-Remi de cette ville en 165'*. Ses supérieurs l'envoyèrent, en 1663, à Saint-Denys, pour montrer aux étrangers le trésor et les monuments antiques de cette basilique ; mais il ne larda point à être appelé à des occupations plus assorties à ses talents. Dom d'Achery le demanda pour travailler à son Spiciléye, et eut beaucoup à se louer de ses soins et de ses recherches. Le nom du jeune Manillon commença à être connu. La congrégation de Saint-Maur avait projeté de publier de nouvelles éditions des Pères ; il fut chargé de celle de saint Bernard, et s'acquitta de ce travail avec autant de diligence que de succès. Voy. saint Bernard. Le grand Colbert, instruit de son mérite, lui fit offrir une pension de deux mille livres, que celui-ci eut la modestie de refuser, demandant que ce ministre voulût bien reporter sur sa congrégation ces témoignages de la munificence royale. Le P. Mabiîlon fut envoyé eu Allemagne, l'an 1683, pour cherche dans cette parde de l'Europe tout ce qui pourrait servir à l'histoire de France, et à la gl »ire de la nation et de la maison royale. Dom Mabiîlon trouva plusieurs pièces curieuses , et les fit connaître dans un Journal de sou voyage. Celte savante course ayant été beaucoup applaudie, le roi l'e .voya en Italie deux ans après. 11 fut reçu à Home avec toute la distinction qu'il méritait. La congrégation de l'Index lui lit l'honneur de le consulter au sujet de quelques opinions singulières, contenues dans les écrits d'isaac Vossius ; mais son avis, qui parut trop indulgent, ne fut pas suivi. Voy. Vossius. On lui ouvrit les archives, les bibliothèques, et il en tira quantité de pièces nouvelles. Entre les objets qui piquèrent sa curiosi.é, aucun ne l'excita plus que les catacombes de Borne. 11 y lit des visites fréquentes, et y porta à la fois l'esprit de religion et celui de critique. Attaché fortement à la foi, mais en garde contre l'erreur, il crut voir de l'abus dans l'exposition de quelques corps saints, et les dévoila dans une lettre latine, sous le nom û'Eusèbe Romain à Théophile François, louchant le culte des saints inconnus. Cette brochure souleva contre lui quelques savants de Rome. 11 y eut plusieurs écrits pour et contre. On déiéra à la congrégation de l'Index la lettre d'Eusèbe ; et elle eût été proscrite par ce tribunal, s'il n'en avait donné une nouvelle édition, avec des changements qui contentèrent les juges. Une autre dispute occupa Mabiîlon. Dom Bancé, abbé de la Trappe, attaqua les études des moines, et prétendit qu'elles leur étaient plus nuisibles qu'utiles. Pour appuyer l'idée qu'ils ne devaient ni faire ni lire des livres, il en composa un luimême, et l'intitula : Delà sainteté des devoirs de Vétat monastique. La congrégation de Saint-Maur,alors entièrement consacrée aux recherchée profondes et à l'étude de l'anti-
quité, crut devoir réfuter l'ennemi des éludes des cloiires. Elle choisit le doux Mabiîlon pour entrer en lice ave.; l'austère abbé de la Trappe. Il n'avait ni l'imagination ni l'éloquence de ce réformateur ; mais son esprit était plus orné et plus méthodique; et sa diction, claire, simple et presque entièrement dénuée d'ornements, ne manquait pas d'une certaine force. Il opposa principes à principes, inductions à in iuctions. Dans son Traité des études monastiques, publié fil 16;)1, in-12, il s'attacha à prouver que non-seulement les moines peuvent étudier, mais qu'ils le doivent. 11 indiqua le genre d'études qui leur convient, les livres qui leur sont nécessaires, les vues qu'ils ont à se proposer, en s'appliquant aux sciences. L'exemple des solitaires de la Thébaïde, uniquement occu, es du travail des mains, ne l'embarrassa point. Le but de nos religieux, et l'esprit de leur institution, n'est pas de leur ressembler. Leur vie est moins une vie monastique qu'une vie cléricale. En entrant dans le cioîlre, ils comptent y mener cel e d'un piètre et d'un homme d'étude, et non celle d'un laboureur. Voy. saint Claude, saint François. L'abbé de la Trappe, M. de Bancé, fâché de voir contredire ses idées, fit une réponse vive au livre ues Etudes monastiques. Dom Mabiîlon y opposa des Réflexions sa, es et modéré s. EIL'S amenèrent une répl,que sous le nom de Frère Corne. L'abué de la Trappe en était l'auteur; mais sou ouvrage ne sort.t point de son cloître. Mabiîlon, né avec un génie pacifique, laissa faire la guerre à quel ,ues écrivains qui se mêlèrent de cette querelle. 11 ne voulut plus entrer dans aucune dispute. Il s'occupa à perfection 1er son savant ouvrage ue la Diplomatie, qu'il avait publié en 16dl. Cette science lui devait tout son lustre. Le docte bénédictin avait une sagacité admirable pour démêler ce qu'il y a de plus confus dans la nuit des temps, et pour approfondir ce que l'histoire offre de plus difticile. 11 donna des principes pour l'examen des diplômes de tous les âges et de tous les pays. Mais comme il est impossible d'être parfait, il essuya des critiques, dont quelques-unes parurent fondées. Voy. Gekmon. Mabiîlon donna à son livre un Supplément, qui vit le jour en 1T0V. L'amour de la paix, la candeur, et surtout la modestie, formaient son caractère. Le Tellier, archevêque de Reims, l'ayant présenté à Louis XIV, comme « le religieux le plus s.ivani du « royaume, » Mabiîlon mérita d'entendre ce mot de la bouche du grand Bjssuet : « Ajou- « tez, monsieur, et le plus humble. » Un étranger étant allé consulter le savant Du Cange, celui-ci l'envoya à Mab.llon, son ami et son rival en érudition. « On vous tiompe « quand on vous adresse à moi, répondit « humblement le bénédictin; al.ez voir M. Du « Cange. — C'est lui-même qui m'adresse à « vous, dit l'étranger. — M est mon maître, « répliqua Mabiîlon. Si cependant vous ni'no- « nore? de vos visites, je vous communique.- « rai le peu que je sais. » Ce savant religieux mourut à Pans dans l'abbaye de Saint-Ger-