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BIOGRAPHIE RELIGIEUSE

EACHARD (Jean), théologien anglican, né vers 1636 dans le comté de Suffolk, devint en 1675, maître du collège de Catherine- Hall' à Cambridge, fut créé en 1676 docteur en théologie par une ordonnance royale, et mourut en 1697. On a de lui plusieurs écrits dans lesquels il montre un talent réel lorsqu'il se contente de manier l'arme de la plaisanterie et du ridicule ; mais lorsqu'il veut traiter gravement ses matières, il tombe au-dessous du médiocre. L'ouvrage qui a mérité principalement de survivre à son auteur est intitulé : Recherches sur les motifs et les occasions du mépris pour le clergé et la religion, ou Lettre à R. L. Il parut en 1670 sous le voile de l'anonyme, et a souvent été réimprimé. L'auteur découvre la source de ce mépris dansle choix des jeunes gens consacrés à l'Eglise, dans l'éducation qu'ils reçoivent, et dans les motifs peu convenables qui portent beaucoup de parents à pousser leurs enfants dans la carrière ecclésiastique. Il raille aussi la manière des prédicateurs de son temps, sans épargner son propre père. Ce qui fit surtout la fortune du livre, c'est le mélange très-piquant de gravité et de plaisanterie qu'on y trouve. Cette production fut attaquée par quelques écrivains, à qui il riposta par une autre lettre à R. L., sous ce titre : Quelques observations, etc., du même genre que la première. L'année suivante, il publia : Examen de l'état de nature deHobbes, en un dialogue entre Philanthe et Timothée, qui fut, tôt après, suivi de : Quelques opinions de Hobbes considérées dans un second dialogue , entre Philanthe et Timothée, où le système du philosophe de Malmesbury était l'objet des mordantes railleries du théologien frondeur. Celui-ci, jugeant que les rieurs ne passeraient point de son côté, n'osa lui répondre. Les OEuvres d'Eachard, précédées d'une notice sur sa vie, ont été publiées en 177M vol. in-12.

EADMER ou EDMER, anglais de naissance, d'abord moine du Rec, puis de Cantorbéry, devint l'ami et le confident de saint Anselme, qu'il accompagna dans son exil. On lui otlïit l'évêché de Saint-André en E- Pict. de Biographie relit,. Il,

cosse. Les uns disent qu'il le refusa, les autres prétendent qu'il l'accepta. S'il est vrai qu'il ait été évoque, il faut qu'il ait abdiqué l'épiscopat, car il mourut prieur de Cantorbé y en 1137. On a de lui : une Vie de saint Anselme, divisée en 2 livres. On la t;ouve dans les éditions des OEuvres de saint Anselme, ainsi que dans Surius et Bollandus ; YHistoire des nouveautés, c'est-à-dire de ce qui s'est passé de plus considérable dans l'Eglise britannique, depuis l'an 1066 jusqu'à l'an 1122; elle est divisée en 6 livres. Le P. Gerberon a publié cette histoire avec tes notes de JeanSelden; le livre Del 'excellence de la sainte Vierge ; le traité Des quatre vertus (la justice, la prudence, la force, la tempérance) qui ont été dans Marie; le traité de la Réatitude, composé d'après ce que Eadmer avait entendu dire à saint Anselme sur l'état des bienheureux dans le ciel ; le traité des Similitudes. Le fond en est aussi de saint Anselme. Il fut rédigé par un de ses disciples, qu'on croit être Eadmer ; les Vies de plusieurs saints d'Angleterre. Il y a encore d'autres ouvrages d'Eadmer qui n'ont point été imprimés. (Voy. Wharton, prœf. in t. II, Angl. sacr.) Les écrits d'Eadmer sont estimés pour l'ordre et l'exactitude; le style est facile et naturel. Voy. Cellier. — Il ne faut pas le confondre avec Eadmer ou Ealmer, prieur de Saint-Alban, mort en 980, auquel on attribue des lettres, des homélies et 5 livres d'Exercices spirituels. Voy. Fabricius, Bibliot. latin., tom. ll,pag.1\h.

EANDI ( Joseph - Antoine -François- Jérôme), savant physicien et prédicateur piémontais, né à Saluées le 12 octobre 1735, mort à Turin le ler.octobre 1799, se forma à l'étude des sciences physiques et mathématiques sous le célèbre Reccaria. 11 professa la physique expérimentale à Turin et devint membre de l'académie des sciences, de la société d'agriculture de cette ville, et de plusieurs corps savants d'Italie et de Piémont. Indépendamment des Sermons et des Panégyriques qu'il prononça et qui lui firent une grande réputat<on, il composa plusieurs ou vrages scientifiques et religi'eux, notamment '

ebe

Blementa geometriœet physic 9 ad Subalpinos, qu'il corn I avec \ ass illi, et

qui fut un' rimé par ordre du roi,à Turin, si) i" 93, •! vol. in-8 : une i ontrefaçon en fui faite en 1800 : Ragion ■ <■ religione, Turin, 177-2. m -S ; des Discussions de principe» politique* : une \ historique sur les études du Pire lit (varia, I7N.!, in-8 , qu'il «1 dia au comte de Bail») légataire 'I»"- manuscrite du

I turateur (ta U i » 1 1 •. sique el du pi i leur des nouvelles théories sar l'électricité* Les Mémoires de l'académie de Turin contiennent de lui plusieurs mémoires intéressants. Vassalli, son neveu el son héritier, a l'ail imprimer dans le tome VI deces Mémoires une Notice sur la Vie et les ouvrages d'Eandi, Turin, 180t, in-V°.

EARLE (JoH>), prélat anglais, né en 1601 à York, ii n » il à Salisbury en 1665, fut d'abord chapelain et précepteur du prince de Galles, depuis Charles il. A l'époque do la restauration il devint évoque de Worccster, d'où il passa sur le siège de Salisbury en 1G(>3. On a d'Earle une traduction latine de l'Ei/Mv îa<rtkxfi}Icon regia, sous ee litre : Imago régis Caroli in illis sais (srumriis et solitudine, La Haye, Ki'iO, in-12 ; et un ouvrage anglais intitulé : SHcrocosmogi aphia, etc., Londres, 1628, in-8", dont une sixième édition a paru à Oxford, 1811, in-8-.

EARLE ( Jabez ), ministre anglais non-conformiste, né" en 1670, mort en 1768, est auteur d'un Traité des sacrements, 1707, in-8°; de plusieurs Sermons, et d'un recueil de Poésies anglaises et latines.

EBBÔN, 31° archevêque de Reims, ne" d'une famille obscure, devint frère de lait et condisciple de Louis le débonnaire, qui le fit son bibliothécaire, et le plaça sur le siège de Reims Eobon conçut le dessein de travailler à la conversion des peuples du nord, et fit approuver sa résolution par le pape Pascbal, qui le nomma son légat. Sa mission ayant été infructueuse, il revint en France, et se mit a la tète des factieux qui déposèrent Louis le Débonnaire ; mais les divisions de Lothairc et de ses frères tirent remonter presque aussitôt Louis sur le trùne. Ebbon fut enfermé dans le monastère de Fulde, puis il fut mené au concile de Thionville en 835, et il y condamna sa conduite envers l'empereur. Il fut rétabli sur son siège par le crédit de Loth ire ; mais ayant été cité au concile de Paris l'an 8VT, et ayant refusé d'y comparaître, il encourut l'indignation de ce prince, et fut obligé de se retirer auprès de Louis, roi de Ravière, qui lui donna Pévêché de Hildesheim, où il mourut l'an 851. C'était un prélat difficile à définir par ses qualités opposées. Il fut successivement courtisan assidu, missionnaire zélé, et enfin chef de parti. L'.lpologie qu'A composa pour se justifier d'avoir repris ses fonctions épiscopalcs se lit dans le Spicilége de dom d'Acher, dans le t. VII des Conciles de Labbe, et dans le Recueil des historiens de France, de dom Bouquet. En outre, on lui attribue : Nurratio clericorum r< itione dupiici

JSbbonis, insérée dans les Scriptores listor.

franc, de Duchesne. — Hincmar, qui lui succéda, n écrit sa \ ie.

EBBOIS (saint), 29' évoque de Sons, né en fleur igné, à la lin du vu* siècle, succéda h Bon oncle sairtl Guerric, el mourut, selon la ahro lique de l'abbaye de Saint-Pierre, le -27 âoûl 750. Sa Vie se trouve dans l is icia sanctorum sancti Benedicti, et dans ],i c élection dés Bollandistcs avec des notes de Jean Stilting.

EBBON, moine allemand, mort en 1139, a écrit la rie de saint Othon, évéque de Bamberg el apôtre de la Poméranie. Celte Vie ÇSt imprimée dans les Acta sanctorum, au tome 1" du mois de juillet. On croit que le quatrième livre qui contient les détails de la canonisation du saint évoque est d'un écrivain plus récent.

EBERHARD nu EVRARD, de Béthune, dans l'Artois, qui vivait dans le xuc ouïe xur siècle, est connu aussi sous le surnom de Grœcista, du titre d'un de ses livres. On n'a, du reste, aucun détail sur sa vieil avait composé, indépendamment de plusieurs ouvrages, restés inédits : Grœcismus, de figuris et octopartibns oralionis; sive grammaticœ requlœ versibus latin is cxplicatœ, ouvrage do grammaire dans le genre de Donat, Lyon, 1483, in-4 ", avec un commentaire de Jean-Vincent Melulinus, qui est peut-être le même que Quillel ou Quillot, professeur de belles-lettres à Poitiers; Paris,1487, m-fol., et Lyon, 1490, in-'i"; Anti-hœresis, ouvrage de controverse contre les Vauctois des Pays-Bas, appelés Piples ou Piphles en flamand. Ce livre a été réimprimé par J. Gretser dans sa Trias Scriptorumadversus Valdensium seelam, Ingolsladt, 1614, in-i°, et dans diverses éditions de la Bibliothèque des Pères.

EBERHARD (Jean-alglstj: , théologien et philosophe distingué, né le 31 août 1739 à Halbcrstadt, fit ses études à l'université de Halle et embrassa l'état ecclésiastique; il fit paraître son Apologie de Soùfate, Berlin, 177-2, in-8", qui eut une influence aussi décisive sur les destinées de son auteur que sur les études théologiques en Allemagne, et qui le plaça au premier rang des écrivains protestants de son pays. Dumas en donna une traduction française à Amsterdam, 1773, in-8J, sous ce titre : Nouvelle Apologie de Socrate, ou Examen de la doctrine touchant le salut des païens. Cet ouvrage n'est qu'un cadre dans lequel l'auteur a fait entrer l'examen de la doctrine chrétienne sur la corruption de l'homme, sur la grâce, sur la rédemption, sur les conditions du salut: sur tous ces points il ébranle renseignement de la religion, lorsqu'il vit l'extension qu'on donnait à sa doctrine, il essaya, par un nouvel ouvrage, intitulé Amyntor, Berlin, 1782, in-8°, de faire aimer la morale évangélique ; mais Eberhard en méconnaissait le divin auteur, dans lequel il ne voit que la nature humaine. C'est ainsi qu'une première erreur co:« li il h une seconde. Il donna ensuite l'Esprit i i chxistia, isme primitif ', Halle, 3 v. in-8", 1807-1808, où il prétend que cetl re- I i'i est née du choc, du coucou: et d'une

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