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fusion pour ainsi dire, de la culture intel- renferment beaucoup de choses savantes et lectuel'lc des Grecs avec la culture morale peu agréables, excepté pour les hébraïsants. des peuples de l'As e, paradoxe que l'his- Il est mort en 163Q. toire la réflexion et la critique repoussent EBION, philosophe stoïcien, disciple de également. Dans son Introduction à cet ou- Cérinthe, et auteur de la se; te des éblouîtes., vrage il s'épuise en conjectures sur les eau- commença h débiter ses rêveries vers l'ai: ses qui, en peu d'années, ont fait passer la 72 de Jésus-Christ. Il soutenait que le Saunation française d'une vive admiration pour veur était un pur homme, né par le concours la spirituelle frivolité de Voltaire h un goût ordinaire des deux sexes. Il ajoutait que prononcé pour les beautés austères des Dieu avait donné l'empire de ce monde au écrits de Chateaubriand. Eberhard fut un diable, et celui du inonde futur au Christ dos adversaires do Kant, et publia, de 1787 Sos disciples mêlaient les préceptes delà re jusqu'en 1795, wijotirnal uniquement destiné ligion chrétienne avec le judaïsme. Ils obserà combattre le kantisme. Cependant cette doc- vaient également le samedi et le dimanche, trine prévalut. Eoerhard, soit lassitude, soit Ils célébraient tous les ans leurs mystères dépit de voir que sos efforts étaient infruc- avec du pain azyme Ils se baignaient tous tueux, s'appliqua à d'autres études et pu- le;, jours comme les juifs, et révéraient .îérublia un recueil de synonymes, sous ce titre : sàlém comme la maison de Dieu. Ces héréti- Essai d'un dictionnaire universel des synony- ques ne connaissaient point d'autre évanmes de la langue allemande, Halle, 1795-1802, gile que celuide saint Mathieu, qu'ils avaient 6 vol. in-8°, où il montre un esprit aussi pé- en hébreu, mais corrompu et mutilé. Ils renétrant que juste -.lorsqu'il eut terminé, jetaient le reste du Nouveau Testament, et avec le plus grand succès, ce long travail, surtout les Epitres de saint Paul, regardant il entreprit de faire la revue des richesses cet apôtre comme un apostat de la loi. Ils delà langue allemande en lui associant le honoraient les anciens patriarches, mais ils tableau de celles del'étrangr, dans un cours méprisaient les prophètes. La vie des prede rhétorique et de poétique, joint à la théo- miers ébionites fut, dit-on, assez sage; rie générale des beaux arts. Cet ouvrage, celle des derniers fort déréglée. Ceux-ci perdevenu classique en Allemagne, parut sous mettaient la dissolution du mariage et la pluie titre de Manuel d' ^Esthétique pour les lec- ralité des femmes. Quoique juifs opiniâtres, teurs d'un esprit cultivé dans toutes les classes les ébionites reconnaissaient Jésus- Christ de la société, 1803-1805, k vol. On a encore pour le Messie ; ils voyaient donc en lui les de lui plusieurs autres ouvrages et un grand principaux caractères sous lesquels il avait nombi e d'articles dans presque tous les jour- été annoncé par les prophètes. On ne les acnaux littéraires d'Allemagne, etsurtout dans cuse point d'avoir révoqué en doute les mila Bibliothèque universelle allemande de Ni- racies de Jésus-Chris!, ni sa mort, ni sa récolaï. Eberhard mourut le 7 janvier 180-). Sa surrection. Saint Epiphane atteste, au con- Théorie de la faculté de penser et de sentir, traire, qu'ils admettaient tous cesi'aits essenqui, en 1776, avait remporté le prix proposé tiels. Us étaient cependant nés dans la Judée sur cette question par l'académie de Berlin, avant la destruction de Jérusalem ; plusieurs lui avait valu, en 1778, la chaire ue philo- avaient été sur lé lieu où ces fa ts s'étaient sophie à Halle, que la mort de Meyer laissait passés : ils avaient eu la facilité de les vérivacante. Fr. Nicolai a donné eiî allemand lier. — C'est contre les ébionites et leur une Notice sur la vie d'Eberhard. premier maitre Cérinthe que saint Jean cornî EBERMÀNN (Vite), jésuite, né à Reint- posa son évangile.
weisdorff, dans l'évèché de Bamberg, en ECCHELLENSiS (Abraham), savant maro-
1597, enseigna avec réputation les beiles- nite, professeur des langues syriaque et
lettres , la philosophie et la théologie à arabe au collège royal à Paris, où le célèbre
Mayence et à Wurtzbourg; fut recteur du Le Jay l'avait appelé. Cet homme illustre lui
séminaire de Fulde, et mouiut à Mayence le donnait par an 600 écus d'or, pour présider à
8 avril 1075. Il a publié Bellarmini contro- l'impression de sa grande Bible polyglotte.
versiœ vindicatœ, Wurtzbourg, 1661, in-i°. Il La congrégation de propapanda fide l'agré-
y montre que la manière des hérétiques en gea, vers l'an 1636, aux t aducteurs de laBi-
répondant à Bellaimin est de tronquer les ble en arabe. Ecchtllensis passa de Paris à
preuves de ce célèbre conteoversisto, et d'i- Home, après avoir obtenu en cette ville
soler des propositions pour pouvoir lescom- une chaire de langues orientales. Il y mou-
battreavoc une espèce d'avantage. Euermann rut en l(>6i. Ce savant était profondément!
a encore publié d'excellents ouvrages de versé dans la connaissance des livi es écrits
controverse contre Georges Calixte, Hermann en syriaque et eh arabe; et quoiqu'il ait eu
Conringius, Jean Musœus, professeur dlé- des supérieurs dans la connaissance de ces
na, etc. deux langues, il faut avouer qu'il les possé-
EBERT (Théodore), professeur à Franc- dait très-bien. On a de lui : la traduction
fort sur l'Oder, dans le xvu' siècle, s'est fait d'arabe en latin des 5e, 6e et 7e livres dos Co-
un nom par ses ouvrages. Los principaux niques d'Apollonius. Ce f..t par ordre du
sont : Chronologi is linguœ docto- grand-duc Ferdinand I! qu'il entreprit cet
rum; Elogiajuriscons corum ouvrage, d ns lequel il fut aidé par Jean- -
centum Ulustriwn, qui sanci m lin- phonse Bjreili, en Célèbre, qui
guampropagaru.il , Leipzig, 162 , in- oe- l'o tte version ml
tica hebraica, ibid., 102^, in-8°. Ces iivres imprimée à Florence avec ie livre d'Archi-