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« lui imputant le Testament dont il parle. »
MESMIN (saint), Maximinus , deuxième abbé de Mici, près d'Orléans en 510, mourut le 1*5 décembre vers 520, après avoir donné des exemples de toutes les vertus.
MESNIER (N.), prêtre, mort en 1761, est l'auteur du Problème historique : Qui des jésuites, de Luther et de Calvin a fait plus de mal à V Eglise? et de Y addition à cet ouvrage, Avignon (Paris), 1757,2 vol. in-12, où il s'élève contre l'inquisition, qui avait condamné cet ouvrage fanatique et emporté , fruit de la haine que le1* -jansénistes ont toujours portée à la société. Le Problème a été d'autant plus maladroitement imaginé, qu'il est prouvé que le jansénisme n'est qu'un rejeton du calvinisme.
MESNIL(JEA?J-BAPTisTEDu),dit Rosimondc, comédien de ia troupe du Marais, mourut en 1686. Il fut enterré sans luminaire dans le eimetière de Saint-Sulpice, à l'endroit où l'on mettait les enfants morts sans baptême; il avait cependant fait uneFi'e des saints, Rouen, 1680, in-i°. Mais sa profession lui fit refuser la sépulture ordinaire, dit Feller, dans un temps où l'on appréciait mieux qu'aujourd'hui la nature et les elfets de l'histrionisme. On a de lui quelques comédies très-médiocres. Sa tille fut première tragédienne au Théâtre-Français.
MESNIL (Louis du) , jésuite, est auteur d'un ouvrage volumineux et très-estimé : Doctrina et disciplina Ecclesiœ, ipsis verbis veterum monumentorùm exposita, Cologne, 1730,4 vol. in-fol. Le titre de l'ouvrage en annonce assez l'importance, ainsi que le savoir et le discernement qu'il a fallu pour le bien exécuter : c'est le tableau de la doctrine et de la discipline de l'Eglise durant les douze premiers siècles. Nous n'avons rien de mieux dans ce genre; et ce qui est un titre décisif à une préférence marquée, c'est que l'auteur, exempt de tout esprit de parti, de tout système, de toute opinion particulière, n'est que le simple et fidèle rapporteur des passages qui expriment la croyance et la pratique de l'Eglise.
MESSIEK (Robert), religieux franciscain, supérieur de la province de France, prêcha avec distinction vers la fin du xve siècle. Ses Sermons, publiés à Paris en 1524 , sont le pendant de ceux deMenot. Applications singulières de l'Ecriture, explications forcées des Pères, raisonnements indignes de la majesté de la chaire, jeux de mots puérils : tels sont les défauts qui le distinguent.
MESTENSKI (Jacques) , gouverneur de Brzezinen Pologne, conçut, l'an 1548, l'idée absurde de se faire passer pour Jésus-Christ. Il avait avec lui douze prétendus apôtres ; il courait de village en village, prêchant et amusant le peuple par des tours de subtilité qu'il appelait des miracles. Les fourberies de cet enthousiaste ayant été reconnues, les paysans le chassèrent, et le maltraitèrent lui et sa troupe, de façon qu'ils n'osèrent plus se montrer.
MESTREZAT (Jean), théologien protestant, né à Genève en 1592, mourut en 1657,
après avoir été employé par ceux de son parti dans différentes affaires. On a de lui des Sermons, in 8°, et divers autres ouvrages.
MESTREZAT (Philippe), neveu du précédent, fut aussi ministre, et enseigna la théologie à Genève. On a de lui un traité contre Socin, et d'autres ouvrages de controverse, que peu de gens connaissent et que personne ne lit. Voî/.Lentulus (Scipion). Il mourut en 1690.
METEL (Hugues), Metellus, pieux et savant abbé de Saint-Léon de Toul, ordre de Prémontré, né à Toul vers 1080, d'une des premières familles de cette ville, se distingu i dans le xne siècle par ses connaissances dans les matières ecclésiastiques. Dom Hugo, prémontré et abbé d'Estival, a fait connaître ce pieux écrivain par l'édition de ses Lettres, in-folio. On y trouve des choses utiles aux théologiens, et curieuses par rapport à l'histoire des xie et xne siècles. Metel mourut vers l'an 1157, dans un âge avancé.
MÉTÉZEAU (Paul), né à Paris' en 15S2, s'engagea dans l'état ecclésiastique , et fut avec Bérulle l'un des premiers fondateurs de la congrégation de l'Oratoire. Il avait beaucoup de talent pour la prédication, et il. exerça ce ministère dans plusieurs villes de France avec un succès peu commun. Il mourut à Calais dans le cours d'un carême, le 17 mars 1632, à 50 ans, après avoir opéré des conversions éclatantes. On a de lui : un corps de théologie propre aux prédicateurs, intitulé : Theologia sacra, juxta formant > evangelicœ prœdicationis distributa, etc., 1625, infol. ; un autre ouvrage qui a pour titre : De sancto sacerdotio , ejus aignitate et functionibus sacris, ad sacerdotum alque omnium qui orationi, ministerio verbi et curœ animarum incumbunt, piam institutionem, Paris, 1631, in-8"; et plusieurs autres ouvrages.
METHODIUS (saint), surnommé Eubulius, célèbre évoque de Tyr vers 311 , et martyr peu de temps après, avait composé un grand nombre d'ouvrages. Il ne nous reste que celui qui est intitulé : Le Festin des vierges, publié à Rome, 1656, in-8*, par Léo Allatius; Paris, 1657, par le Père Poussines , jésuite ; et 1672, par le Père Combefis, avec des notes; et à Hambourg, 1718, à la fin du second tome des OEuvres de saint Hippolyte par Fabricius. C'est un dialogue sur l'excellence de la chasteté , qui donne une idée avantageuse de 1 auteur ; mais il s'y est glissé quelques expressions peu orthodoxes , soit par l'inadvertance de Méthodius , qui avait embrassé les erreurs d'Origène, qu'il réfuta ensuite; soit par la malice des hérétiques qui mêlaient leur venin aux sources les plus pures. Nous avons des fragments considérables des autres ouvrages de ce saint dans Photius, saint Epiphane, saint Jérôme et Théodorct. Ceux dont il nous reste le plus sont les livres du libre Arbitre, contre les valentiniens, et de la Résurrection des corps, contre Origène. Les ouvrages de ce saint étaient fort estimés des anciens, quoique le style en soit prolixe, entlé, plein de comparaisons et d'allégories.— Voy. Cyrille de Thessalonique.
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MÉTHODIUS Tr, natif de Syracuse, pieu* patriarche de Constantinople en 8V-2, et l'un des plus zélés défenseurs du culte d«'s images, avait été enfermé dans une prison obscure par ordre de l'empereur Miche) le Bègue, après avoir reçu cent coups de fouet. La douceur de sou caractère ne lit pas moins rentrer d'hérétiques dans l'Eglise que la force de son éloquence. Cet illustre persécuté mourut en 8V0. — Il ne faut pas le confondre avec Métliodius, pieux solitaire, qui présenta dans le courant du môme siècle, au roi Bogoris, chef des Bulgares, un tableau du dernier jugement, lequel occasionna la conversion e ce prince au christianisme.
METROPHANE, évoque de Byzance, mort vers 31-2, mérita le titre de confesseur durant la persécution de Dioclétien. Sa mémoire est en honneur dans l'Eglise d'Orient.
METROPHANE, évèque deSmyrne au iv' siècle. L'ambition et la discorde n'eurent point de prise sur son .une éc'airée et pacifique, dans un temps où l'Eglise d'Orient ne res irait que le schisme et la haine contre l'Eglise romaine. Attaché à saint Ignace do Constantinople , il s'opposa avec vigueur au turbulent Photius en 8G7 , et consigna ses sentiments de paix dans une Lettre très-estimée, insérée dans les Collections des conciles.
MÉTROPHANE-CRITOPULE , proto-syncel-e de la grande église de Constantinople , né à Berrhœa en 1590, fut envoyé dois le xvi!" siècle, par Cyrille Lucar, en Angleterre, pour s'informer exac'ement de la doctrine des égl ses protestantes. Critopule parcourut une partie de l'Allemagne, et y composa une Confession de foi de l'Eglise grecque, imprimée à Helmstadt, en grec et en latin, en 1661. Celte Confession favorise en quelques endroits la doctrine des protestants contre les sentiments les plus déclarés des Grecs; mais elle est conforme dans d'autres endroits aux dogmes de l'Eglise catholique. Voy. Cyrille- Luc ar.
MÉTROT ( Laurent- François -Xavier ) , docteur en droit canon, chanoine honoraire delà cathédrale de Strasbourg, curé de la paroisse de Saint-Pierre-le-Vieix et membre de la commission des prisons, naquit à Belfort le 13 octobre 1759. Placé d'abord en qualité de vicaire dans diverses paroisses , il était directeur au collège de S rasbourg, lors de la révolution. Le refus du serment l'obligea de se cacher, puis d'émigrer. 11 fit une éducation à Hambourg dans une famille française proscrite comme lui , rentra en France vers l'époque du concordat, et fut nommé, en 1803, curé de Saint-Pierre-le-Vieux , place qu'il conserva jusqu'à sa mort, arrivée le il septembre 18W. « Son temps, dit l'auteur « d'une Notice qui a été insérée dans le « tome CX de VAmi de la Religion , et dans « laquelle nous regrettons de ne pas trouver « 'lus de renseignements sur les produc- « tions de l'abbé Métrot , son temps était « partagé entre l'exercice du saint ministère « et ses travaux littéraires.., Orateur distin- « uué , c'était lui qui portait la parole dans
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« les grandes occasions : il eut l'honneur de « parler devant d'illustres personnages, et « l'antique cathédrale île Strasbourg retentit « souvent de sa voix éloquente.... Littéra-' « teur, il coopéra à la rédaction d'un grand « nombre d'ouvrages. Initié aux calculs as- « Ironomiques, il excellait surtout dans l'ait « de composer le calendrier, et rendait tous « les ans , sous ce rapport , des services si- « gnaf'S. Versé dans la science des rubri- « (jnes, c'était lui qui composait YOrdo du <x diocèse... »
MEUR (Vincent de), né l'an 1628, à Tonquédéo, au diocèse de Tréguier, d'une lamille noble et ancienne, embrassa fuit jeune l'état ecclésiastique, et obtint une place d'aumônier à la cour de Louis XIV ; mais il 3 uitta bientôt cet emploi pour se joindre à autres prêtres qui désiraient vivre dans la pratique des vertus chrétiennes, et qui le secondèrent dans la fondation du séminaire des Missions-Etrangères. Cette petite société, composée de douze membres , s'assemblait dans une maison située rue de La Harpe. En 1657, il fit avec un de ses amis un voyage à Rome pour y visiter les tombeaux des saints apôtres , et fut favorablement ac ueilli du pape Alexandre Vil , à qui il communiqua ses pans et ses vues dans la formation de l'établissement des Missions - Etrangères. Après son retour en France en 1058 , de Meur prit ses grades par l'ordre de son directeur, et reçut le titre de docteur en Sorbonne. Il soutint sa thèse de licence en présence du nonce-cardinal Piccolomini et de l'assemblée du clergé , alors réunie à Paris , et la dédia au Saint-Père. C'est lui qui le premier accusa de schisme ceux qui niaient que les cinq propositions condamnées se trouvassent dans Jansénius, ce qui lui attira la haine et les persécutions de ses adversaires. Divers obstacles s'étant opposés au dessein qu'avait formé de Meur de porter la parole de Dieu chez les infidèles , il s'adjoignit un grand nombre d'ecclésiastiques pour pratiquer en France le même ministère. 11 institua en outre, dans les différentes provinces qu'il parcourut , des conférences destinées à l'instruction du clergé des (iiocèses , et ajouta à ces enseignements l'instruction des confesseurs. En 166k, son mérite et sa réputation le firent appeler aux fonctions de supérieur du séminaire des Missions-Etrangères. L'année suivante il fit un voyage en Bretagne , où il venait de perdre son père et son frère , et il consacra le temps de son séjour à Tonquédec, dont il était seigneur, a donner une mission que le Père Maunoir présida. Lors-
3ue le temps de ses fonctions de supérieur es Missions-Etrangères fui expiré, de Meur alla visiter le tomoeau de la vénérable mère Marguerite du Saint-Sacrement, carmélite de Beaune ; puis il fit une mission dans le diocèse d'Autun, et une autre dans la ville épiscopale. Ses fatigues et ses travaux ayant ruiné sa santé, il se rendit à Vieux-Chàteau en Brie , où deux ans auparavant il avait donné une mission, et il y mourut le 26 juin 1068. Son cœur fut plus tard apporté dans