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M. Poté , professeur de mathématiques au Mans, Le Mans, 1816, in-S .
MÉKY, ou MERRI (saint), Medericus, abbé de Saint-Martin d'Àutun , lien de sa naissance « voulant vivre en simple religieux, quitta son monastère et \int à Paris, où il mourut Tan 700. On bâtit sur son tombeau une chapelle qui est devenue dans la suite une église col égiale et paroissiale.
MESENGUY François-Philippe J, né à Beauvais le 12 août 1077, professa plusieurs années les humanités et la rhétorique au collège de celte ville. Ses amis l'appelèrent à Pans; il obtint la place de gouverneur de la chambre commune des rhétoriciens au collège de Bea ivais. Coffin , devenu principal de ce collège après le célèbre Rolhn, prit 'abbé de Mésenguy pour son coadjuteur, et e chargea d'enseigner le catéchisme aux pensionnaires. Ce fut pour eux qu'il écrivit son Exposition de la doctrine chrétienne. Son opposition a la bulle Unigenitus l'obligea de quitter le collège de Beauvais en 1728. 11 mourut en l"î63, à l'Age de 80 ans. Ses principaux ouvrages sont : Abrégé de i Histoire et de la morale de V Ancien Testament , 1 vol. in-12, Paris, 1728, livre dont Rollin l'ait un grand éloge, et qui a été souvent réimprimé. Abrégé de l'Histoire de l'Ancien Testament , avec des éclaircissements et des réflexions, à Paris , chez Desaint et Saillant , en 10 vol. in-12, 1733 -1753 ; une édition du Nouveau Testament, en un seul vol. in-8°, et en 3 vol. in-12, avec de courtes notes ; Exposition de la doctrine chrétienne, ou Instruction sur les principales vérités de la religion , 1744, en 6 vol. in-12. Clément X11I l'a condamnée par un bref particulier du \\ juin 1761. Un Italien nommé Serrao, dans une brochure intitulée : De prœclaris catechistis , fat de cet ouvrage de Mésenguy un éloge immense et amphigourique : c'est, selon lui, le catéchisme des catéchismes, apparemment parce que l'auteur, en établissant l'existence des miiacles, en trouve la preuve la plus évidente dans ceux du bienheureux diacre Paris (tome IV, p. 393, é.'.il. de Paris, 1777, en 4 vol..). A ces miracles il iaut joindre sans doute celui q le M. SenaD dit très-sérieusement être arrivé lors de la condamnation du Catéchisme de Mésenguy. Le cardinal Passionei ayant eu la faiblesse de signer le bref de Clément XIII, qui proscrivait cet ouvrage divin , entra tout à coup dans une espèce de manie , et mourut peu de jours après : Alienatœ mentis indicium in co apparaisse , sudoremque consecutum ferunt ; ex toque die cum corruisset, morbo levari deindc nuufjuam poluit, neque ita rnultos post dies exstinclus est (pag. 233j. « C'est, dit un au « teur orthodoxe, au milieu de la corruption « et de la séduction de ces temps ma;heu « reux, que ce parti inquiet, actif el fécond « en artitices , cherche surtout à décrier les « sources connues d'une instruction sûre , « pour leur substituer celles où coule , sous « l'apparence d'une onde pure, le poison de « l'erreur. » La Constitution Unigenitus , avec des remarques, in-12; Lettre à un
ami sur la Constitution Unigenitus, in 12; Entretiens sur la religion, in-12. L'abbé Mé • senguy a eu beaucoup de part aux Vies des saints de l'abbé Coujet , et a travaillé au Missel de Paris. « On peut, dit un critique , « louer ses ouvrages du côté du savoir, du « style et de l'onction ; mais ceux qui ai- « ment l'exactitude dans le dogme , la con- « séquence dans les principes , la franchise a dans la manière d'exprimer ses pensées , « ne trouveront pas ces qualités dans sou « Abrégé <lr l'Histoire dcV Ancien Testament , « non plus que dans son Exposition de la « doctrine, chrétienne, condamnée par le pape. « Ceux qui exigent, l'impartialité dans les « sentiments , la soumission à l'autorité , la « modération dans la dispute, goûteront en- « core moins ses ouvrages polémiques, où il « est aisé d'apercevoir que les illusions du « préjugé l'emportent sur sa raison, et peut- « être sur ses propres sentiments. » M. Le Queux publia , en 1763, un Mémoire abrégé sur la vie et les écrits de Mésenguy. Il avait annoncé une Vie plus détaillée qui n'a point paru.
MESLIER (Jean), curé du village d'Estrepigny en Champagne, né en 1678 au village de Mazerni, dans le pays de Rélhel, était lils d'un ouvrier en serge, et mourut en 1733. Il est malheureusement célèbre par un écrit impie, publié après sa mort, sous le litre de Testament de Jean Meslier, que Voltaire a publié, comme étant un Extrait d'un gros manuscrit dont on trouva, dit-il , trois copies chez Meslier. On a cru assez généralement que les dires de Voltaire touchant ce gros manuscrit étaient vrais. M. l'abbé A. F. James soutient que Voltaire est l'unique auteur de l'écrit par lui publié comme étant un Extrait du prétendu Testament. « Com- « ment se fait-il que pendant plus de trente « ans, dit-il, à compter de 1733, époque de la « mort de J. Meslier, jusqu'à l'année où Volet taire publia Y Extrait, personne n'ait rien « dit du prétendu Testament? Que sont de- « venues, après la mort de Meslier, les trois « copies dont on parle? qui les a eues en « sa possession ? Qui les a vues? qui en a « donné au moins une à Voltaire? Qui s'est « assuré de l'identité de l'écriture? El quels « motifs avons-nous d'adtmttre que ce Tcs- « tament, si jamais il a existé, est de Mes- « lier? Aucun Nous avons au contraire un « motif invincible de croire que ce que Vol- « taire dit de ce Testament est un conte qu'il « a imaginé pour se mettre à couvert, cette « fois comme tant d'autres. N'avait-il pas « l'habitude de recourir aux pseudonymes, « et d'imputer môme aux morts les impiétés « de sa plu me? Quel témoignage a-t-il produit « pour appuyer ses dires à rencontre de ce « Testament? Aucun. Il est donc la seule au- « torité que nous ayons pour croire à sou « existence; mais pour quiconque connaît « Voltaire, son autorité seule, en cette ma- « tièrô, et en bien d'autres, est de nulle va- « leur. Par toutes ces considérations , nous « déclarons hautement -que Voltaire a ca- « lomnié la mémoire du curé Meslier , en
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