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Suisse en 1748; le second volume de la Notice de Lorraine; Vie de dom Calmet, 1763, in-8". On lui attribue: Mémoires pour servir à l'histoire de la barbe de l'homme, Liège, 1775, in-8°. Dom Fange a terni i né l'histoire universelle commencée par dom Calmet, arrangé ses OEuvres posthumes, et publié ses ouvrages en 1702. La date de sa mort est incertaine
KANT1N-DESODOAKDS(Antoim>Etienm- Nicoi.as), né a Pont-de-Beauvoisin dans le Dauphiné le 20 décembre 1738, entra che/. les jésuites dont l'ordre fut supprimé avant qu'A eût pu prononcer ses vieux. En 1789 il était prêtre, et avait le titre de vicaire-général d'Embrun; mais il ne parait pas qu'il en ait jaunis exercé les fonctions. 11 s'était rendu à Paris quelques années avant la révolution, et lorsque ce grand événement fut accompli , il y devint un des écrivains les plus laborieux du parti révolutionnaire. Arrêté après le 10 août comme prêtre, il se maria, entra dans les sections, et se lia particulièrement avec Robespierre, CoIlot-dHerbois, .Ma rat etChaumette, qu'il accompagnait quelquefois au club des jacobins, et contribua à répandre leurs principes en écrivant dans les journaux du temps. Il entra à l'institut et mourut à Paris lu 25 septembre 1820. Ses principales productions sont : Dictionnaire raisonné du gouvernement, des lois, des usages et de la discipline de l'Iù/lise, conciliés avec les libertés et les franchises de' l'Eglise gallicane, lois du royaume et jurisprudence des tribunaux de France, 1788, 6 vol. in-8°; Nouvel abrégé chronologique de l'histoire de France, depuis Clovis jusqu'à la mort de Louis XIV, par le président Iténault, continué depuis la mort de Louis XIV jusqu'à la paix de 1783, 1788-80, 3 vol. in-8°; augmentée en 1801 d'une k' et d'une 5e partie, où se trouve Y Histoire de la révolution; réimprimée en 1807, en 2 vol. in-8"; et en 1820, in-4°, avec une nouvelle continuation jusqu'à la rentrée de Louis XVIII en France. Cet ouvrage porie quelquefois le titre {{'Histoire de France depuis la mort de Louis XIV. L'auteur y affichait dé;à son admiration pour la philosophie moderne. Histoire philosophique de la révolution , 5e édition , 1807, 10 vol. in-8'. C'est celui de ses ouvrages qui a obtenu le plus de succès, et cependant il est rempli d'erreurs et de faux principes. Le styly en est tantôt plat et trivial, tantôt boursouflé ; Révolutions de l'Inde pendant le xvmc siècle, ou Mémoires de Tippoo-Saib écrits par lui-même, et traduits de la langue indoslanc,\1§Ç>, 2 vol. in-8", 1797, k vol. in-8"; Louis XV et Louis XVI, 1798,5 vol. in-8°; Histoire d'Italie depuis la chute de la république romaine jusqu'aux premières années du xi\.c siècle, 1802,9 vol. in-8'; De l'institution des sociétés politiques, ou Théorie des gouvernements, 1807, in-8"; Les monuments inédits de l'antiquité, expliqués par Winckelmann , 1808-1809, 3 vol. in-i"; Histoire de France depuis la naissance de Henri IV jusqu'à la mort de Louis XVL, 1800-1810, 26 vol. in-12. Il s'est fait ainsi le continuateur de Velly,
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Villaret et Garnier. Cette histoire méritait un meilleur écrivain. 11 fut avec Mercier et Carra un des premiers rédacieurs des Annales patriotiques, et a laissé en outre un grand nombre de manuscrits.
FARDULFE, seizième abbé de Saint-Denis, fut amené en France avec Didier, dernier roi des Lombards, dont il était le favori, et découvrit à Charlemagne un complot que Pépin, fils aîné de cet empereur, avait formé contre lui. Charlemagne lui donna sa confiance, le pourvut de plusieurs bénéfices, et en 790 il le fit abbé de Saint-Denis après la mort de M iginaiie. Le monarque le chargea avec Etienne, comte de Paris, de visiter les provinces du royaume pour recueillir les plaintes de ses sujets. On vantait la science et l'esprit de charité de Fardulfe; le savant Alcuin et ïhéodulfe, évoque d'Orléans, ont loué la pureté de ses mœurs et la sagesse de son administration. On n'a conservé de Fardulfe que trois pièces de vers latins publiées par Duchesne sous le nomd'Alcuin, dans le deuxième tome de ses Rcrum francorum scriplores coœtanei, pages 645 et 646. Fardulfe mourut dans son abbaye de Saint- Denis, le 22 décembre 806.
FARE (sainte), vierge, d'une famille noble de Brie , sœur de saint Faron, évêque de Meaux, et de saint Cagnoald, qui devint en 620 évèque de Laon, bâtit le monastère de Faremoustier, en fut abbesse, et mourut vers 655, après une vie de près de 60 ans, remplie par la vertu et par la mortification.
FARE (Anne-Louis-Henri de La), cardinal, né le 8 septembre 1752, dans le diocèse de Luçon, fut élevé au collégo de Louis-le- Grand, et obtint, jeune encore, le prieuré de Doncbery près de Sedan. En 1778, il était grand vicaire de Dijon et. doyen de la Sainte- Chapelle de cette ville. Elu, en cette qualité, syndic des Etats de Bourgogne, il se trouvait ainsi à la tête de l'administration de cette province. En 1783, il obtint en outre l'abbaye de Licques, ordre de Prémontré, dans le diocèse de Boulogne. Nommé à l'évèché de Nancy, en 1787, il fut sacré le 13 janvier 1788 : ce siège lui donnait les titres de primat, de chancelier de l'université de Nancy et de consedler prélat-né du parlement de Lorraine. Le clergé de son diocèse le députa aux états généraux, cl il y prononça le discours d'ouverture, qui au milieu de la fermentation des esprits, ne produisit pas tout tout l'effet qu'on aurait pu en attendre. 11 parla plus d'une fois dans l'assemblée pour faire déclarer la religion catholique religion de l'Etat, pour empêcher la suppression des ordres religieux, pour s'opposer à la confiscation des biens de l'Eglise, ainsi que dans plusieurs autres circonstances importantes, et fut un des signataires de l'exposition des principes que rédigea la minorité en 1790. Le 8 janvier 1791, La Fare adressa à son clergé une lettre pastorale sur le serment prescrit, et aux administrateurs du département de la Meurthe une Lettre en forme de déclaration et à la môme date, pour leur annoncer qu'il refusait de concourir à toutes
les innovations renfermées dans les décrets. Ce prélat courageux avait déjà fait paraître plusieurs brochures dans lesquelles il soutenait les intérêts de la religion, entre autres • des Considérations politiques sur les biens temporels du clergé, 1789, in-8°; Quelle doit être l'influence de l'Assemblée nationale sur les matières ecclésiastiques et religieuses, 1789, in-8°. L'évêque de Nancy se retira d'abord à Trêves, puis à Vienne, où il fut pendant vingt ans l'agent et le correspondant du roi et des princes. Lorsque Madame, fille de Louis XVI, arriva dans cette ville, il remplit les fonctions d'aumônier auprès de cette princesse, et suivit les négociations pour son mariage avec le duc d'Angoulême. Il ne donna point la démission de son évôché et il signa même les réclamations de 1803 : il avait adressé au pape une lettre particulière qui est datée de Vienne le 2 novembre 1801, et qui se trouve dans le Recueil des pièces imprimées à Londres en 1802, et réimprimées en 1814 à Paris. (Voy. page 39 du volume.) Du reste ce prélat s'abstint constamment de l'exercice de sa juridiction, et fut un des premiers à remettre sa démission au roi, lorsqu'il en fut requis. Sa qualité d'agent du roi à Vienne attira l'attention de Bonaparte qui le contraignit de sortir de cette capitale : il passa plusieurs années en Moravie, et courut même quelque danger lorsque les armées françaises envahissaient l'Allemagne. Rentré en France en 1814, il fut adjoint à la commission chargée de l'administration des affaires ecclésiastiques , et fut nommé archevêque de Sens. Il ne prit possession de ce siège que le 27 novembre 1821. 11 fut promu au cardinalat en 1823, et obtint le titre presbytéraldo Sainte-Marie in Transpontina. Il était en même temps pair de France, ministre d'Etat , premier aumônier de madame la dauphine , et commandeur de l'ordre du Saint-Esprit ; ses dignités lui permettaient peu de résider dans son diocèse. Il mourut à Paris le 10 décembre 1829. Outre des Mandements et quelques Discours, nous citerons encore dû lui : un Eloge de M. de Remis, archevêque de Rouen; une Notice sur Mgr de Girac , évêque de Rennes. On a dit qu'il laissait aussi des manuscrits sur son émigration, et sur les affaires dont il avait été chargé par le roi à Vienne.
FAREL (Guillaume) , né à Gap en 1489, vint de bonne bonne heure à Paris, régenta quelque temps au collège du cardinal Le Moine. Jacques Le Fèvre d'Etaples , son ami, lui inspira les nouvelles erreurs que Luther répandait en Allemagne, et Zwingle en Suisse. Farel fut ministre à Genève avant Calvin, et y prêcha la réforme. Chassé de cette ville en 1538, il se retira a Baie, puis à Neuchâtel, où il mourut en 1565. Ce novateur se maria à l'âge de 69 ans. Son savoir, qui était médiocre, fut terni par son opiniâtreté, et par son penchant pour toutes sortes d'opinions. On a de lui : Le Glaive de l'esprity ouvrage qui , malgré la singularité de son titre, qui n est dans le fond que la traduction du Gladium spiritus de saint Paul , offre de
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bonnes ohosescontre les lifa irtins.De la sainte Crin du Seigneur % et des thêêts. Ce ministre lui liens.', parceui de son parti, de renouveler les errom a de Paul de Samosate, mais
un synode de Lausanne le lava de cette imputation.
PARIA (Mvnoi i.-Si;\ i uni de), écrivain portugais, un des plus -avants numismates de son temps, naquit à Lisbonne en 1581 ou 82. Après avoir l'ait ses cours de philosophie et de théologie, et avoir été reçu docteur dans ces deux facultés, il fut chantre et chanoine de la cathédrale d'Fvora , et mourut dans ce'te ville le 16 décembre 1G55. Il se livra avec ardeur h l'étude des Ecriturei, de la tbéologie mystique, de l'histoire, de la politique, de la géographie, et des antiquités romaines et portugaises, et forma des collections précieuses de manuscrits anciens, de médailles, de monnaies et d'antiquités de tout genre. Il est connu par les ouvrages suivants : Noticias do Portugal, 2 vol.; Varios discursospoliticos, Lisbonne, 1624, 1 vol. Ces deux ouvrages oui été réimprimés 5 Lisbonne, 3' édition, 1791. Dans le premier de ces ouvrages, il traite de l'origine des litres et des armoiries des familles nobles du Portugal, des monnaies anciennes, soit portugaises, soit gothiques , arabes et romaines, et il en donne des empreintes. Après avoir parlé des différentes universités d'Espagne, de la navigation des Portugais aux Indes orientales, il termine le second volume par les vies de vingt cardinaux de sa nation. Le troisième volume est consacré a la vie de quelques portugais illustres, comme celles de l'historien Couto, du poëte Camo.ns, etc.
FAHIN (Nicolas), prêtre et historien, qui vivait dans le xvne siècle, naquit à Rouen, obtint le prieuré de Notre-Dame-de-Val, et mourut en 1675. Il avait partagé son temps entre l'exercice de son ministère et la recherche des antiquités de sa ville natale, et il composa : Histoire de la ville de Rouen ,
1668, 3 vol. in-12, édition estimée et plus recherchée que les suivantes. Celles-ci ont été retouchées par Jean Le Lorrain, chapelain de l'église métropolitaine, mort en 1710, Rouen, 1706 et 1710, 3 vol. in-12; puis par dom Ignace, chartreux de Rouen, réfugié à Utrecht, 1731 et 1738 , 6 vol. in-12 ou 2 vol. in-4°. Mais en voulant rajeunir le style et rectifier des faits, ils en ont altéré le caractère de bonhomie et de naïveté; La Normandie chrétienne, ou l Histoire chrétienne : première partie contenant l'histoire des évégues qui sont au nombre des saints, Rouen,
1669, in-4°.
FARINACCI (Prosper), célèbre jurisconsulte, naquit à Rome en 1554, et y brilla dans le barreau. Il se plut à défendre les causes les moins soutenables. Cette manie furrste à bien des familles , jointe à la rigueur et à la sévérité excessive avec lesquelles il exerça la cha ge de procureur-liscal, fit naître 'des murmures et lui suscita des affaires. Cet homme , si rigoureux pour les autres, était très- indulgent pour luimême. Le pape Clément VH1 disait de lui à
ce sujet, en faisant allu.« ion au nom de Farinaccio : « La farine est excellente, mais lo « sac qui la contient ne vaut rien. » Ce jurisconsulte mourut a Rome le même jour qu'il était né, le 30 octobre 1618, à 6V. ans. Ses ouvrages ont. été recueillis en 13 vol. in-fol.; Anvers, 1020 et armées suivantes; ils sont recherchés par les jurisconsultes ultramontains. Voici ce qu'ils renferment : Decisionrs Rotœ , 2 vol.; Repertorium judicialc,
I vol.; De Hœresi, 1 vol.; Concilia, 2 vol.; Praxis criminalii , 4 vol.; Succus praxis crùxinalù, 1 vol. Malgré la critique qu'on peut faire de quelques endroits, il est certain (pie ces ouvrages sont pleins de savoir, et qu'il y a pour les jurisconsultes bien des choses à recueillir.
^ FARINATOR (Matuias), de l'ordre des Carmes, né à Vienne en Autriche sur la fin du xiv' siècle, passait de son temps pour un grand philoso he et un théologien profond. Un seul ouvrage cependant a sauvé son nom de l'oubli; encore n'en fut-il que l'éditeur.
II avait retrouvé dans quelque bibliothèque de l'Allemagne une copie du Lumen anima-, vaste recueil de lieux communs de morale, extraits des anciens poètes , des orateurs, des philosophes et des Pères de l'Eglise, qui fut offert au pape Jean XXII, par le compilateur anonyme, en 1330. Farinator le divisa par chapitres , y ajouta une préface, une table des matières, et le mit au jour sous ce titre : Liber moral itatum elcganlissimus magnarum rerum naturalium , Lumen animœ dictus, Augsbourg, 1477, in-fol., goth., plusieurs fois réimprimé, notamment en 1482.
FARLATI (le Père Daniel), historien, né à Saint-Daniel dans le Frioul, d'une famille noble, en 1690, entra dans l'ordre des jésuites, et s'appliqua d'abord à la prédication. Il s'était fixé à. Padoue, et s'y lia avec le sa-^ vant Riceputi son confrère, qui, ayant formé le projet d'écrire une histoire sacrée de l'Illyrie, l'emmena avec lui dans cette province pour rechercher et recueillir les matériaux de son ouvrage. A peine les deux jésuites étaient-ils de retour à Padoue, en 1742, que le P. Riceputi mourut. Farlati, resté seul, employa dix a;. s à examiner ses documents et pièces de toutes sortes, écrits dans les divers dialectes des Slaves, ou dans un latin plus difficile encore peut-être a comprenure. A force de travail et d'application , Farlati vint à bout de son entreprise, et il composa l'Histoire ecclésiastique de la Dalmatie. Il mourut en 1773 à Padoue. Son Illyricum sacrum, qui foi me 5 tomes en 6 vol. in-fol. imprimés à Venise, de 1751 à 1775, est un ouvrage aussi curieux que savant. Le Père Jacques Coleti a mis une vie de l'auteur en tête du dernier volume. Le Père Farlati voulait aussi donner l'Histoire civile et politique de l'Illyrie; un des volumes manuscrits en r.yant été égaré par une personne qu'il avait chargée de le porter de Padoue à Venise, il recommença son travail sans se plaindre. On a encore de lui : Artis criticœ inscitia, an~ tiquitalis objectœ liber singularis, Venise,