FEC
l II
Valenciebnes, où il mourut le 29 avril IT.">.'>. 11 si connu par deùi ouvrages <>ù il combat les incrédules avec beaucoup de 9uccès. Le premier es! intif Je : Bayle en petit, ou Anatomié de ses ouvrages, Douai, 1 T;>7 , in-12. 11 reparut à Paris en I7'i7, avec une suite, sous ce titre : Examen critique des ouvrages dé Bayle. Il y démontre que les écrits de 15a,>le contiennent de quoi former le plus monstrueux ass imblage d'obscénités , d'hérésies et d'athéisme. 11 met au grand jour les contradictions, les peralogismes, I s calomnies, les falsifications et les impostures de ce faméùi sceptique. Le second est : La seule religion véritable démontrée contre les athées , déistes, etc. j Paris, Hïï, iu-8", ouvrage solide et méthodique.
FECHT (Jeanj, théologien luthérien , fils d'un ministre de l'évangile, naquit l'an 1636 à Sulzbourg , et lit ses études à Bàle, la guerre qui venait d'éclater dans le Rrisgau ne lui permettant pas de les faire dans sa patrie. Il étudia aussi à Ruedelen et à Dourlach, apprit l'hébreu à Strasbourg, et devint pasteur et président des synodes du comté de Hochberg. Il professa ensuite la théologie h Dourlach, puis à Rostock, où il mouiul en 1716. Fecht avait écrit un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : Dis- (juisilio de juduîca ecclesia , in qua faciès ccclesiœ, qualis hodie est et historia per omnium sœculorum œtatem, etc., Strasbourg, 1édition, 1670, in-4-0; Noct es christianœ, Dourlach, 1677; Leipzig , 1706, in-8°; Jlistoriœ ecclesiusticœ sœculi a nato Christo sexti decimi supplément um , celeberrimorum ex illo avo îhcologorum epistolis ad Marbachios cons* tans, divisum in octo libros , una cum apparalu ad totum opus necessario et tabidis chronologico-hisloricis , Douriach , KVâi , in-i". C'est un recueil des lettres écrites à Jean, Erasme ei Philippe Marbac.h , par Mélanchthoo, Chytrée, Brentz, Cheinnitz, etc.; De origine et superstitione missarum in honorem sanctorum celebralarum tractatio historicotkeologica, Rostock, 1707, ia-k°. Ce titre laisse assez voir dans quel esprit le livre est rédigé ; Philocalia sacra , id est variarum doclrinarum theologicarum , biblicarum, polemicarum, moralium, patristicarum farrago, ibid., 1708, in-4° ; historia colloquii Emmendingensis inter Pontificios et Lutheranos anno 1590 instituti, Roslock , 169V , 1709, in-8° ; Notice de la religion des Grecs modernes, en allemand, Rostock, 1717, in-8°.
FECKENHAM (Jean de) , dernier abbé de Westminster, s'opposa à la réforme , et fut enfermé à la Tour, d'où il sortit, sous le règne de Marie. Il rentra dans son abbaye, et fut nommé abbé de Westminster; mais il fut de nouveau conduit à la Tour , par ordre d'Elisabeth, pour avoir refusé d'embrasser les nouvelles erreurs, quoiqu'on lui eût offert l'archevêché de Cantorbéry. 11 mourut en 15^5, j tisonnier dans l'île d'Ely, laissant quelques Traités et des Sermons ; Conférence âialogue-icise hcldbetwcen the lady Jane Dudley and M. John Feckenham four days before lier deàth, etc., Londres, l'ôoï , ouvrage qui
a été reproduit en substance dans les Actes et MonUMents des martyrs de Fox ; Speech in the house of orde, 155'J; the Déclaration, of suen scrupules and èïaies of conscience , tour chîng the oath of sujiremacy ilrlinrrd by writing to D. Ilomc, bishop of Winchester, 1566 ; Carrât emptor , pamphlet dont le but parait avoir été n'effrayer la conscience des acquéreurs des biens séquestrés sur les calholi- 'l es anglais.
FEDER1CI (dom Placide) , né à Génies en !":!!>, entra dans la célèbre congrégatiou du Monl-Cassin, s'occupa principalement de re- Cherches sur les antiquités ecclésiastiques, et mourut en 1785, avec le litre de vicaire général de l'abbaye de Volterra. L'histoire du monastère de Pomposa avait été l'objet de ses travaux , et le seul volume qu'il en ait publié fait regretter qu'il n'ait pas eu 1g temps d'achever un ouvrage qui aurait mis le sceau à sa grande réputation de savoir et d'habileté. Ce volume, dontle pape agréa la dédicace, est intitulé : Rcrum pomposianarum historia, monumentis illuslrata, Rome, 1781, in-4°.
FEDERICI (le P. Dominique-Marie) , religieux dominicain, ué à Vérone en 1739, d'une familJe patricienne , fut chargé , dans son ordre, d'enseigner la théologie à ses jeunes confrères, et de leur expliquer l'Ecriture sainte. 11 professa avec distinction à Udine, à Padoue, à Trévise, obtint'de ses supérieurs la permission de se lixer dans cette dernière ville où il s'appliqua a la composition de ses ouvrages, et y mourut au mois de déc.
1808. Ses principaux ouvrages sont : Storia di cavalier i Gaudenli , Venise, 1787,2 vol. in-4°. C'est une histoire de l'ordre des chevaliers de la glorieuse Vierge-Marie , qui s'établit, au xnr siècle, en Italie ; mais cet ordre ayant bientôt dégénéré , le peuple les nomma chevaliers ou frères joyeux. On reproche au livre de Federici de manquer de critique ; Memorie trevigiane sulle opère di disegno, Venise, 1803, 2 vol. in-4°. L'auteur y donne l'histoire de l'origine et des progrès des arts dans le Trévisan depuis le xie siècle. On y trouve des recherches curieuses, mais aussi des idées paradoxales, défaut qui se retrouve dans l'ouvrage suivant -.Memorie trevigiane sulla tipografia del secolo xv , Venise, 1805, in-i°. L'auteur y revendique pour la petite ville de Feltre la gloire d'avoir été le véritable berceau de l'imprimerie; Esame crilico apologetico délia letteratura trevigiana del secolo xvm, sino a nostri giorni, es-> posta dair autore délia letteratura veneziana (le P. Moschini), Venise, 1807, in-8°. Son neveu, l'abbé Louis Federici lui a consacré une notice dans les Elogi istorici de' piu illustri ecclesiastici Veroncsi, Vérone, 1819, t. m.
FEGEL1 (François-Xavier), né à Rote dans le canton de Fribourg en 1690, se lit jésuite en 1710, enseigna la théologie pendant. 12 ans, et mourut à Fribourg en 1748. On a de lui : De munere confessurii ; De munere pœnitentis.
FE1TH (Rhynvis), célèbre poète hollandais , qui composa aussi plusieurs traités
FEL
FEL
polémiques sur des sujets religieux, né le 7 lévrier 1753, à Zwolle, dans la province d'Over-Yssel, d'une famille patricienne et honorablement connue dans la littérature, reçut en 1770 à Leyde le grade de docteur en droit. Nommé bourgmestre de Zwolle , puis receveur du collège de l'amirauté dans cette ville, il ne s'en occupait pas moins de ses éludes favorites , et diverses sociétés théologiques ou littéraires couronnèrent ses productions en vers ou en prose, telles que les suivantes : Le bonheur de la paix, en vers , 1779 ; Eloge de l'amiral Ruyter, en vers, 1785. Cet éloge valut un double triomphe à son auteur, qui envoya à la société poétique de Leyde , un poëme en vers alexandrins, qui obtint le premier prix, et une ode qui obtint le second ; La Providence, poëme ; L'Humanité, poëme, 1780 ; Mémoire sur l'influence du gouvernement civil sur les affaires de la religion, 1797; Traité sur la force de la preuve de la vérité et de la divinité de la doctrine de l'Evangile, déduite des miracles opérés par Jésus-Christ et par ses apôtres ; mémoire sur cette question proposée par la société théologique de Teyler à Harlem : La vertu et les mœurs peuvent-elles, chez des peuples parmi lesquels la civilisation a fait de grands progrès, trouver un appui suffisant et une garantie durable dans les meilleures constitutions humaines de législation , d'économie politique et d'éducation, sans avoir besoin de l'influence des idées religieuses ? et qu'est-ce que l'expérience nous apprend à cet égard ? 1810. Feith résolut négativement la question, et remporta le premier prix. Nous citerons encore de lui : Le Tombeau , poëme didactique en quatre chants, 1792 ; Thijrsa, ou le Triomphe de la religion, tragédie , 1784- ; Lettres en vers à Sophie, 1809, dans lesquelles l'auteur se propose principalement de prouver que la philosophie de Kant est incompatible avec l'Evangile. Le professeur Kinker, grand partisan de Kant, y répondit avec vivacité ; Lettres sur différents sujets de littérature, 6 vol. in-8°, dont le premier parut en 1794. Feith était membre de l'institut des Pays- Bas. Il mourut sur la fin de l'année 1824. On lui a reproché d'avoir, dans quelques-uns de ses écrits, surtout dans son roman de Ferdinand et Constantin, 1785, 2 vol. in-8", introduit dans son pays le goût du genre sentimental, qui, du reste, a été bientôt discrédité. FELIBIEN (André), sieur des Avaux et de Javercy, né à Chartres en 1019, suivit à Rome l'ambassadeur de France en qualité de secrétaire. 11 eut occasion de voir Le Poussin dans cette patrie des beaux-arts. Il lia amitié avec lui, et perfectionna sous cet artiste son goût pour la peinture, la sculpture et l'architecture. Fouquet, et Colbert après-lui, employèrent ses talents. Il eut la place d'historiographe des bâtiments du roi en 1006, et celle de garde des antiques du palais Brion en 1073. 11 avait été nommé secrétaire de l'académie d'architecture érigée en 1671.. Sa probité, aussi -connue que son savoir, le lit estimer et aimer
de ce qu'il y avait alors de plus habiles et de plus honnêtes gens en France. Il mourut en 1095, a 70 ans. C'était un homme grave et sérieux. Sa conversation ne laissait pas d'être fort agréable, et môme enjouée, suivant les occasions. Il avait l'esprit juste et le cœur dro.t, et était plutôt ami de la vertu qu'esclave de la fortune. Il était membre de l'académie des belles-lettres. Il lui a fait honneur par plusieurs ouvrages élégants, profonds, et qui respirent le goût. Voltaire lui a reproché avec raison de dire trop peu de chose en trop de paroles, et de manquer de méthode. Ces défauts se font sentir dans tous ses livres. Les principaux sont : Entreliens sur les vies et les ouvrages des plus excellents peintres, 2 vol. in-4°, Paris, 1085, réimprimés à Amsterdam en 5 vol. in-12, à Trévoux en 0, et traduits en anglais ; Traité de l'origine de la peinture, in-4° ; Les Principes de l'architecture, peinture et sculpture, Paris, 1090, in-4". On voit que Félibien avait médité sur tous ces arts ; cet ouvrage, rempli de réflexions protondes et judicieuses sur la théorie et la pratique, aida les artistes et éclaira les savants. Les Conférences de l'académie royale de peinture, in-4° ; Les quatre Eléments peints par Le Brun, et mis en tapisseries, décrits par Félibien, in-4° ; Description de la Trappe, in-12 ; Traductions du Château de l'âme, de sainte Thérèse , de la Vie du pape Pie V, de la Disgrâce du comte d'Olivarès, 1050, in-8°; Les divertissements de Versailles, donnés par le roi à toute sa cour, in-12 ; Description sommaire de Versailles, avec un plan gravépar Sébastien Le Clerc, in-12, 1094; Description de la grotte de Versailles, 1672, Paris, in-4°; Description de la chapelle du château de Versailles, ibid.,1711,in-l2; plusieurs biographes ont attribué à tort ces trois derniers ouvrages à son lils. Vie du père Louis de Grenade, de l'ordre des Prêcheurs, Paris, 1068, in-12 ; Paraphrases des Lamentations de Jérémie, du Cantique des trois enfants, et du Miserere, réunies en 1 vol. in-12, 1040. Félibien fut un des huit savants qui formèrent l'académie des inscriptions, fondée parCoibert en lt>63. Ce fut lui qui composa toutes lesinsciiptions placées dans la cour de l'Hôtel de Ville de Paris, depuis 1660 jusqu'en 1686. — Il laissa trois lils dont un, Nicolas- André, mourut doyen de l'églisedeBourges enl711,et unautre, Jean-François, qui publia aussi plusieurs ouvrages relatifs aux beaux-arts. Le troisième fait le sujet de l'article suivant.
FÉLIBIEN (dom Michel), lils Uu précédent, bénédictin de la congrégation de Saintluaur, né à Chartres le 14 septembre 1666, soutint avec honneur la réputation que son père et son frère s'étaient acquise. Les échevins de Paris, informés de son mérite, le choisirent pour écrire l'histoire de cette ville ; il l'avait beaucoup avancée, lorsqu'il mourut en 1719. Elle fut continuée et publiée par dom Lobineau, en 5 vol. in-fol., à Paris, 1725. On a encore de dom Félibien, l'Histoire de l'abbaye de Saint-Denis, 1 vol. in-fol., ornée de ligures, pleine d'érudition, de recherches, et enrichie de savantes dis-