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historique, in-12, 1742; deux vol. in-12 sur la Genèse. Des idées singulières que l'auteur hasarda sur le sens spirituel les firent supprimer.
FOIX (Pierre de), cardinal, né en 1386, était fils d'Archambaud, captai de Buch, et d'Isabelle , comtesse de Foix, fut d'abord franciscain, et cultiva avec succès les lettres sacrées et profanes. L'antipape Benoît XIII l'honora de la pourpre en 14-08, soit pour récompenser son mérite, soit pour attirer dans son parti les comtes de Foix. Pierre n'avait alors que 22 ans ; il abandonna le pontife au concile de Constance, préférant les intérêts de l'Eglise à ceux de l'amitié. Le concile lui confirma la qualité de cardinal, Martin V l'envoya légat en Aragon, pour d ssiper les restes du schisme. 11 y réusit, et mouiut en 1464, dans sa 78e année, à Avignon, dont il avait la vice-légation. Il était aussi archevêque d'Arles. C'est lui qui a fondé à Toulouse le collège de Foix. — Il faut le distinguer du cardinal Pierre de Foix , son petit-neveu, non moins habile négociateur-, qui mourut évoque de Vannes, à la fleur de son âge, en 1490.
FOIX (Paul de), archevêque de Toulouse, de la même famille que Lautrec, né en 1528, se distingua dans ses ambassades en Ecosse, à Venise, en Angleterre, et surtout dans celle de Borne, auprès du pape Grégoire XIII. Il mourut dans cette dernière ville en 1584, à 56 ans. Muret, dont il avait été le bienfaiteur, prononça si.n oraison funèbre. Ce prélat était homme de lettres, et aimait ceux qui l&s cultivaient, sur:out ceux qui brillaient par leur éloquence, ou qui possédaient les écrits d'Aristote, dont il était admirateur passionné. On a de lui des Lettres, in-4°, Paris, 1628, écrites avec précision. Elles prouvent qu'il était un assez bon écrivain et un grand homme d'état. C'est sans preuve qu'on les a attribuées à d'Ossat son secrétaire, depuis cardinal.
FOIX (Marc-Antoine de), jésuite, né en 1627 au château de Fabas, dans le diocèse de Conserans, mort à Biilom en Auvergne en 1687, fut homme de lettres, théologien, prédicateur, professeur, recteur, provincial, et tout ce que l'étendue de ces titres exigeait. On a de lui : L'art de prêcher la parole de Dieu, contenant les règles de l'éloquence chrétienne, Paris, 1687, in-12. C'est l'ouvrage d'un homme instruit de la littérature sacrée et profane. L'art d'élever un prince, 1687, in- 4°; réimpr. en 1688, sous ce titre : L'art de former l'esprit et le cœur d'un prince, 2 vol. in-12 , attribué d'abord au marquis de Vardes : bon ouvrage, dont le succès fut rapide; on y trouve des choses communes que l'auteur n'a pas cru devoir négliger, pour y substituer des vues rares et extraordinaires. Son livre n'en est que plus estimable et plus sûrement utile.
FOLCUIN (saint), évêque de Térouanne en 817, mort le 14 déc. 856, sauva les reliques de saint Bertin de la fureur des Normands vers l'an 846. — Folcuin, abbé de Laubes ou Lobes sur la Sambre, né vers l'an 935 en Lorraine, mort en 990, a fait des règle-
ments pour la 'discipline de son aonaye et laissé : La Vie de saint Folcuin, évêque de Térouanne, insérée dans les Actes de l'ordre de Saint-Benoît du P. Mabillon; les Gestes des abbés de Lobes depuis la fondation du monastère, au vu' siècle; les Vies de saint Orner, de saint Bertin, de saint Vinoc et de saint Silvin. — Folcuin , moine de saint Bertin dans le x* siècle, né en Lorraine, mort à un âge peu avancé, est auteur de deux Becucils de chartes, diplômes et autres monuments de différents monastères. On a aussi de lui quelques vers, entre autres une Epitaphe de saint Folcuin, évêque de Térouanne, dont il se disait parent.
FOLENGO (Jean-Baptiste), bénédictin mantouan, mort en 1559, à 60 ans, laissa un Commentaire sur les psaumes, imprimé à Bâle en 1557, in-fol., et sur les épîtres catholiques, in-8", écrit noblement et purement. Il commente en critique et presque toujours avec intelligence.
FOLIGNO (la bienheureuse Angèle de), ainsi appelée du lieu où elle naquit dans le duché de Spolète, au xme siècle, embrassa la vie religieuse dans le tiers -ordre de Saint-François, après la mort de son époux, et mit toutes ses affections et ses pensées dans la croix. Dieu la favorisa de grâces et de lumières extraordinaires. Elle mourut le 4 janvier 1309, selon les B"llandistes, qui ont inséré ses œuvres dans leurs Actes. Ses opuscules ont été recueillis et publiés en latin, sous le titre de Theologia crucis, Paris, 1538 et 1601 ; trad. en fr, nçais, Cologne, 1696, in-12. Saint-François de Sales et Bossuet parlent avantageusement de cette sainte religieuse, le premier dans son Traité de l'amour de Dieu, et le second dans ses Etats d'oraison, livre ix. La Vie de la B. Angèle de Foligno a été écrite par le P. J. Blancone, Paris, 1604, in-12.
FOLLEVILLE (l'abbé Gabriel Guyot de), connu sous le titre d'évêque d'Agra, exerçait les fonctions du saint ministère à Dol en Bretagne, lorsque la révolution éclata. Après avoir prêté seiment à la constitution civile du clergé, il se rétracta, puis vint à Paris, d'où il se rendit chez une de ses parentes k Poitiers. Il se vit bientôt entouré de la confiance des personnes séculières qui désiraient recourir à son ministère, et des religieuses chassées de leurs couvents. Il imagina , peut-être pour produire plus de bien, de prendre le titre d'évêque d'Agra que plusieurs prélats lui auraient conféré secrètement. Lorsque les Vendéens s'emparèrent de Thouars, il s'y trouvait, on ne sait trop pourquoi, vêtu en soldat. 11 déclara aux paysans qui l'avaient arrêté qu'il avait été enrôlé par force a Poitiers , et demanda qu'on le conduisit à M. de Villeneuve, un des offkiers de l'armée vendéenne. Celui-ci le reconnut effectivement pour l'abbé de Folleville, son ancien camarade de collège. Il lui répéta la fable de son épiscopat, et il ajouta que le pape venait de l'envoyer dans l'ouest en qualité de vicaire apostolique. L'étatmajor, qui n'avait aucune raison pour sus-
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peeter sa bonno foi, et qui d'ailleurs voyait que S* présence [)roduisait un grand effet sur \c< paysans, le nomma président du conseil supérieur établi à Châtillon, qui était chargé Je l'administration du pays Insurgé. On (lit que le peu de talent qu'il montra dans ce poste important lit dès lofS soupçonner sa supercherie, et que l'on écrivit à H une pour se procurer des information*;. Un bref du 21 juillet 17!)3. adressé aux chefs Vendéens, et leur apprenant qu'il n'y avait punit d'évêque d'Agra, leur prouva qu'ils avaient été trompés Cependant, on tint la chose Secrète, dans la crainte que cette nouvelle ne portât le découragement dans l'esprit des bons et religi ux Vendéens, qui venaient d'éprouver i lusieurs échecs. Mais l'abbé de Folleville s'aperçut aussitôt, au i angemenl de manières à son égard, (pie son imposture était découverte; une profonde rôélahcOlie S'empara de lui ; néanmoins à l'attaque de Granville il redoubla de zè e. Il passa li journée h parcourir les rangs à animer i ;s soldats, à relever les blessés, et il leur portait les consolations de la religion sous le feu môme de l'ennemi. 11 continua à suivre l'armée jusqu'à la déroute du Mans, où elle fut presque entièrement détruite. AIo s il s'* cacha pour se dérober aux poursuite^ qu'on faisait contre les Vendéens; mais il fut pris et mené à Angers, où le tribunal révolutionnaire le condamna à mort; la sentence fut exécutée le 5 janvier 17%.
FONSECA (Antoine de), dominicain, né à Lisbonne, vint faire ses études à Paris, et publia dans cette ville, en 1539, des Remarques sur les Commentaires de la Bible, par le cardinal Cajetan, in-fol. Il reçut, trois ans après, le bonnet de docteur de Sorbonne. De retour dans sa patrie, il fut prédicateur du roi, et obtint une chaire de théologie en l'université de Coïmbre. Il mourut en 1588.
FONSECA (Pierre de), jésuite, né à Corticada en Portugal, docteur d'Evora, mourut à Lisbonne, 1 > 4 novembre 1599 à 71 ans, après avoir publié une Métaphysique en 4 tomes in-fol. Cette métaphysique a eu un
f;rand cours, et a été longtemps citée dans es écoles. Il y a des choses inutiles par leur objet direct, mais très-propres à exercer l'esprit, à lui donner des idées justes, nettes, précises, et à le former à une exacte logique.
FONSECA SOAKES (Antoine de), coidelier portugais, né en 1631, mort l'an 1682, en odeur de sainteté, passait pour un des plus éloquents p, édicateurs de son temps; il a écrit un assez grand nombre d'ouvrages ascétiques teisque : les Etincelles de l'amour divin; le Fouet des pécheurs; le Bouquet spirituel, e"tc. Le tout a été recueilli eu 2 vol. qui ont été souvent réimprimés. Sa Vie a été écrite par le père Godinho.
FONSECA FIliUEIREDO Y SOUSA (Joseph-Marie), franciscain portugais, né à Evora en 1693, mort en 1763, fut successivement théologien de Benoît XIII au concile de Latran, consulteur des congrégations sacrées, président de salines a Rome, conseiller aulique de l'empereur Charles VI,
chargé d'affaires du roi de Sardaigne et son plénipotentiaire sous les pontificats de Benoît XIII, de Clément XD et de Benoît XIV, enlin, évèque de Porto et membre de plusieurs académies. On a de lui plusieurs ouvrages en esp.i no! et eh italien; les principaux sont : Jura romanœ pro< iuriir suprr ccclrsiaiti Aracœlitanam, etc.. Home, 1719, in-fol.; K.rcch'ucias y virtudes dcl apostolo de las Indias S. Francisco Solano, ibid. , 1727, in-8'; Tabulœ chronologies, in quibus sculpta' suut effigies et (/esta sanclorum pontificum, cardinalium , etc., qui seraphicœ mili/iw sunt âdsttipti, ibid., 1737, in-fol.
FONT Pierre de Li),*né ;i Avignon, dèviùf prieur de ValabrègUe i f officiai de l'église d'Uzès. C'était un homme de Dieu plein de zèle et de charité. Il se démit du prieuré dont il était pourvu, pour fonder un séminaire dans la ville épiscopale. Il en fut luimême le premier supé ieur , et une des fonctions de cet empl i pénible nous a procuré cinq volumes d'Entretiens ecclésiastiques, ini; rimes en î6 '8, et années suivantes, à Paiis, in-12. Ils ont été réimprimés eii 1752. On en fait cas. ainsi que de k vol.de Prônes, Paris, 1701, in-12. Toutes les preuves que fournissent l'Ecriture, les Pères, les conciles, sur les devoirs des ecclésiastiques et des autres lidèles sont répandues dai s ces deux ouvrages avec beaucoup d'intelligence. Le pieux auteur termina sa carrière au commencement du xvmc si< cle.
FONT DE SAVINES (Ciiari.es La), évèque de Viviers, né à Embrun en 1742, évoque en 1778, ne se fit connaître qu'au moment delà révolution parles écarts les plus malheureux. En 1791, il donna la démission de son évêché entre les mains des électeurs de son département, comme pour réparer les vices de son institution. Confirmé par i ux, il prêta le serment voulu par la constitution civile du clergé, et la défendit par ses écrits, prit en môme temps le titre d'évèque de l'Ardèche, et donna la consécration épiscopale à deux curés le 24 juin 1792. Le 1" décembre 1793 il renonça publiquement à ses fonctions, en se dépouillant de ses habits pontificaux devant l'administration départementale, et en lui livrant sa crosse , ses mitres , sa croix, son calice et tous les ornements de l'église. Il prononça en cette occasion un discours scand deux, et éciivif depuis contre la célébration des fêtes, le ce ibat ecclésiastique, le jeune et les règles les plus saintes et les plus invariables de la discipline. Pendant la terreur il fut néanmoins arrêté et conduit à la Conciergerie de Paris. !l sembla un moment que ce châtiment l'avait fait rentrer en lui-même. Ins mit que l'archevêque do Vienne gouvernait son diocèse avec des pouvoirs du saint-siége, il conseillait à ceux qui croyaient à sa juridiction, de s'adresser a ce prélat, reconnaissant que lui-même n'en avait réellement pas. Cet heureux changement ne fut pas de longu- durée. En 1797 il s'éleva de nouveau contre le \ ape et contre le métropolitain, et il parut vouloir reprendre la conduite de son diocèse; mais il futre-
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poussé par l'opinion de ses diocésains. Il se retira alors à Paris, puis revint dans sa ville natale, où il eut le bonheur de reconnaître et d'avouer ses erreurs. Il ne cessa de les pleurer et d'eu faire pénitence jusqu'à sa mort, arrivée au commencement de janvier 1815.
FONTAINE (Nicolas), pari>ien, fils d'un maître écrivain, fut confié à l'Age de 20 ans aux solitaires d'e Port-Royal. 11 suivit Arnauld et Nicole dans leurs diverses retraites. Il fut enfermé à la Bastille avec-Sacy, le 13 mai 1666, et en sortit avec lui en 1668. Ces deux amis ne se quittèrent plus. Après la mort de Sacy en 168k , Fontaine changea plusieurs fois de retraite. Il se fixa e^fin à Meun, où il mourut en 1709, à 8V ans. On a de ûi : Vies des saints de l'Ancien Testament, en 4 vol. in-8° : ouvrage composé sous les yçux de Sacy , qui peut être do quelque utilité pour l'histoire sacrée. Les Vies des saints, in-fol. et 4 vol. in-8°. C'étaient les plus exact s avant celles de Bail' et ; mais les unes et les autres sont oubliées depuis celles que l'abbé Godescard a traduites de l'anglais, 12 vol. gr. in-b" ; Mémoires sur les solitaires de Port-Royal, en 2 vol. in-12 t:èsdétaillés, et même jusqu'à la minut-c : tout parait précieux dans les saints d'un parti auquel on est dévoué; Traduction des Homélies de saint Chrysostome sur les Epîtres de saint Paul, en 7 vol. in-8°. On accusa l'auteur d'être tombé dans le nestorianisme ; l'archevêque de Paris, Harlay , condamna Fontaine, qui se rétracta, puis s'expliqua, et prétendit, à l'exemple de tous les dogmatisants, avoir raison; Abrégé de l'histoire de la Bible, publié sous le nom de Koyaumont, in-8°, avec figures, communément attribué, et peut-être avec raison, à Sacy. V. Maistre (Je). FONTAINE (Jean-Claude), ; rofesseur de philosophie au collège d'Annecy, et chanoine de la collégiale de la môme ville, né àTalloires en 1715, mourut dans la même ville en 1807. Ses principaux ouvrages sont : Réfutation de la nécessité et du fatalisme , Annecy, 1783, 2 vol.in-8°. Le véritable sîjstcme sur le mécanisme de Vunivers, ou Démonstration de V existence du premier moteur, Annecy, i785, 2 vol. in-8°.Ilalaissé plusieurs manuscrits sur des objets d'astronomie et de physique, etc. FONTANA (Louis-François), cardinal, né à Casal-Maggiore, dans le Milanais, le 28 août 1750, entra, à l'exemple de deux de ses frères, dans la congrégation des barnabites, et prononça ses vœux en 1767. Après avoir terminé ses cours de philosophie, il fut nommé Eour accompagner le P. Herménegilde Pini, abile naturaliste, que l'impératrice Marie- Thérèse venait d'ap;;eler, en 1772, pour visiter les mines de Hongrie. Pendant son séjour à Vienne il se lia avec plusieurs gens de lettres, entre autres avec Métastase. Au bout d'un an il revint en Italie, et son frère Marcien Fontana le demanda pour le seconder dans la direction du collège de Saint-Louis de Bologne. Peu de temps après il fut chargé d'une chaire d'éloquence, dans le grand collège de Milan, et c'est là surtout qu'on put apprécier son mérite littéraire. Sa congréga-
tion l'élut provincial de Milan : il se conduisit avec tant de prudence au milieu des révolutions d'Italie, qu'il sauva les collèges placés sous sa surveillance de la destruction dont les corps religieux étaient menacés par le gouvernement démocralique de cette époque. Après l'élection de Pie VII, le cardinal Gerdil fit appeler à Rome le P. Fontana, qui fut nommé successivement procureur-général de son ordre, consulteur des rites et de l'inquisition, et en 1807, général de sa congrégation. Il accompagna le pape comme théologien , dans son premier voyage en France en 1804 : mais le cardinal Borgia étant tombé malade à Lyon, où il mourut, le P. Fontana resta dans cette ville pour l'assister dans ses derniers moments ; il n'arriva à Paris que quelque temps après le pape, et y mena la vie la plus retirée, ne vou;ant jamais paraître dans les cérémonies publiques. A celte époque on ne connaissait de lui crue les b;og a .hies de quelques savants Italiens, qu'il publia en 1700, dans le recuotl d'Ange Fabbroni (Vita Italorum doctrina prœstanlium, vol. 9, 10 et 11). Fontana, après la mort du cardinal Gerdil, pro- onça son éloge funèbre le 18 août 1802, dans l'église de Saint-Charles de' Catinari, à Rome ; et, le 7 janvier 1804, il lut encore, à l'académie des Arcades, un éloge littéraire du cardinal (in-4°;!e 52 pages). Secondé par le P. Léopold Scati , confesseur et exécuteur testamentaire de Gerdil, le P. Fontana entreprit, en 1806, une nouvelle édition in-4°, des œuvres du savant cardinal. Les six premiers volumes parurent celte même année : l'ouvrage était au sei ième volume, lorsque les événements politiques en interrompirent la publication, en 1809 : elle a été reprise depuis ; 4 vol. ont été publiés en 1819, par le P. Grandi, procureur général des barnabites. Le 20e et dernier volume devait comprendre une Vie de Gerdil, écrite par Fontana ; elle paraît ne pas avoir été terminée. Fontana a composé plusieurs épitaphes d'une élégante latinité, entre autres celles du cardinal Gerdil à Rome, et du cardinal Luchi, à l'abbaye de Sublac. On connaît de lui quelques inscriptions et poésies grecques, à l'imitation de celles de de saint Grégoire de Na/ianze. Le P. Fontana essuya une part considérable des persécutions que Napoléon fit peser sur les principaux ecclésiastiques romains, dans les dernières années de son règne. On le fit jartir inopinément de Rome, en 1808, avec es autres chefs d'ordre religieux , et on 'amena, à ses frais, à Paris. Là, on lui intima la défense de paraître publiquement avec son costume , et on l'envoya en exil à Arcis-sur-Àube. Il fut rappelé en 1809, pour s'adjoindre à une commission d'évêques, qui avait été formée par le gouvernement , afin de répondre à diverses questions sur les affaires de l'Eglise. Le P. Fontana ne parut qu'aux premières séances : une maladie vint le dispenser cie prendre part aux délibéiations de cette réunion. Lors de l'éclat que fil le bref adressé au cardinal Aïaury, du 5 novembre 1810, le P. Fon-
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lana fut compris dans la liste des cardinaux, prélats et ecclésiastiques enfermés à Vm-
cennes, à cette occasion, en janvier 1811. Il paraît que son emprisonnement fut provoqué par des lettres el papiers que l'on trouva, lors de la visite du cabinet du pape à Savone, et dans lesquels il donnait son avis, contre la légitimité canonique du second mariage de Napoléon. Le P. Fontana passa trois ans et trois *mois en prison, d'où il ne sortit qu'au commencement de 181V. A son retour à Rome, I*ie VII le nomma secrétaire, avec dro;t de suffrage, d'une congrégation de 15 cardinaux qu'il établit pour délibérer sur les affaires extraordinaires de l'Eglise. En 1815, lors de l'invasion de .Mural, il suivit le pape à Gènes. Le 8 mars 1816, il fut compris dans une promotion de' cardinaux. Lui et le cardinal Caselli se trouvèrent alors les seuls religieux membres du sacré collège. Le pape lui conféra le titre de Sainte-Marie de la Minerve, et la préfecture de la congrégation de l'Index, et lui peimit de conserver en môme temps le titre de supérieur général des congrégations. Il fut nommé par la suite membre de plusieurs congrégations, et, en outre, de diverses commissions civiles, pour rédiger un code civil nouveau, pour restreindre les pouvoirs de l'inquisition, pour régler le système des éludes et déterminer les vill s où seraient fixés les établissements d'instruction publique dans les Etats pontificaux. En 1818, il quitta la place de préfet de l'index, et devint préfet delà Prop -garnie, de la congre
si-
tion des études du collège romain, et de ceile de la correction des livres pour l'Eglise orientale. Fontana mourut le 19 mais 1822, à 72 ans. Son oraison funèbre, prononcée par le P. Placide Zurla, religieux calmaldule, a été imprimée. On y lit que le P. Fontana refusa l'archevêché de Gènes. Sa Vie a été imprimée à Rome , 1823, in-8" : elle est du P. Grandi, religieux barnab.te.
FONTANES (le marquis Louis-Marcellin de) , né à Niort en 1761 , mort à Paris en 1821, fut président du corps législatif, sénateur, grand-maître de l'université, pair de France et membre de l'Académie française. Ses œuvres ont été publiées par Sante-Reuve, 1839, 2 vol. in-8°. Nous citerons : trad. en vers de V Essai sur V homme, de Pope, 1783, réimpr. en 1821; poëme du Verger, 1788; Essai sur l'astronomie, en vers, 1789 ; Epître sur Védit en faveur des non-catholiques, couronnée par l'Acad. française le 25 août 1789; les poèmes intitulés : la Chartreuse de Paris , les Livres saints, le Jour des morts dans une campagne, 1796; Ode sur la violation des tombeaux de Saint-Denis ; de nombreux Discours, etc.
F0NTANETT1 (Pierre), ecclésiastique et canoniste sicilien, né en 1661 , mort en 1712, composa plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Explicatio propositionum ab Alexandro VI II damnatarum ; Theologia moralis scholastica, tond 111; Canonicœ illustrationes , tomi II ; Panegyriei quaresimali.
FONTANEY (Jean de), jésuite français, mathématicien et astronome, associé correspondant de l'académie des sciences, fut en-
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voyé à la Chine en 1085 avec les PP. Tachard, Gerbillon, Lccom'e, Visdelou et Rouvet, pour y fonder la célèbre mission française dont les membres ont contribué a faire connaître les contrées orientales de l'Asie.' Le P. Fontaney est plus recommandable par le zèle infatigable avec lequel il a rempli sa carrière apostolique que par ses travaux littéraires, bien qu'il ait transmis à l'académie des observations astronomiques faites audelà de l'équateur , et dont plusieurs sont consignées dans le voyage du P. Gerbillon. La bibliothèque du roi dut au P. Fontaney quelques livres chinois et un Dictionnaire mandchou en 12 volumes, le premier ouvrage de cette langue qu'elle ait possédé. Les Lettres édifiantes, t. VII et VIII, contiennent 2 Lettres de ce missionnaire.
FONTANGES ( François de ) , naquit le 8 mai Yîkk dans le diocèse de Clermont. Sacré évèque de Nancy le 17 août 1783, il passa de ce siège h l'archevêché de Rourges, puis à celui de Toulouse, et fut nommé en 1789 député aux états généraux. Il se fit remarquer dans cette assemblée par son zèle pour les intérêts de l'Eglise , se retira plus tard en Angleterre, et de là en Espagne, et il fut un des premiers évêques qui déposèrent leur démission entre les mains du souverain pontife. Nommé évèque l'Autun, il prit possession de son siège le 30 mars 1803, et l'année suivante il reçut h Cosne le pape Pie VII qui se renoait à Paris. Le saintpère retournant en Italie en 180G [tassa par Autun, et renouvela à ce prélat le privilège du pallium pour lui et ses successeurs. La sagesse de son administration eut bientôt concilié tous Tes esprits; il cicatrisa, autant qu'il le put les plaies que la religion avait reçues dans son diocèse comme ailleurs. Une épidémie ayant éclaté dans la ville d'Autun, le prélat se dévoua au soulagement des malades, et on le vit en réchauffer un dans son manteau. Le mal contagieux l'atteignit luimême; il succomba le 26 janvier 1806. On a réimprimé en 1831 des Ordonnances qu'il avait publiées en 1805.
FONÏAN1NI (Just) , savant archevêque d'Ancyre, et chanoine de J'église Sainte-Marie-Majeure , camérier d'honneur de Clément XI, naquit en 1666 dans le duché de Frioul, et mourut a Rome en 1736. Il n'y avait presque aucun homme distingué dans le monde savant, avec lequel il ne fût en commerce de lettres. On a de lui un grand nombre d'ouvrages dont les plus connus sont : sa Bibliotheca délia Eloquenza italiana. C'est un catalogue raisonné des bons livres de la langue italienne dans les différentes classes. Il en fut fait plusieurs éditions du vivant de l'auteur; mais les meilleure et la plus ample est celle quia été donnée à Venise en 1736, 2 vol.in-V, avec les notes d'Apostolo Zéno, dans lesquelles ce savant et judicieux bddographe a relevé une multitude d'erreurs et d'inexactitudes de Fontanini. Une Collection des bulles de canonisation, depuis Jean XV jusqu'à Benoît XIII, 172), in-fol., en latin; une Histoire littéraire d'Aquilée, en latin^