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in-4°, Rome, 1742 : ouvrage posthume, plein d'érudition sacrée et profane, et d'une bonne critique; Dissertatio de corona ferrea Longobardorum, 1717. Il prétend que la couronne de fer que l'on conserve à M nzal, p t te ville de Lombardie,est faite de l'un des clous de Noire-Seigneur, et qu'on s'en est servi anciennement pour couronner les rois de Lombardie, et ensuite les empereurs d'Allemagne. Muratorilui opposa letra l'^-.Decorona ferrea, où il soutient que la couronne de fer était inconnue du temps des rois Lombards.
FONTENAILLES (André Perret de), vénérable ecclésiastique, né à Màcon,vers 1754, mort à Paris le 13 juin 1831, dans un état voisin de l'indigence, fit ses études sous l'abbé Gardin au collège Louis-le-Grand, où il connut particulièrement le jeune Décalogne, dont l'abbé Pro.vart a publié la Vie. Il embrassa l'état eedésiastique et fut reçu docteur en théologie à la fin de 1783. Nommé vicaire de la petite paroisse de Sainte-Croix dans la Cité, il devint peu après chanoine de la cathédrale de Mâcon. Durant la révolution il fut je' é sur les pontons de Rochefort. Après avoir survécu à presque tous ses compagnons d'infortune , il reprit son ministère tantôt comme missionnaire, tantôt comme cm é dans le diocèse de Lyon. Il revint a Paris où il prêcha dans presque toutes les églises, et donna des retrailes qui produisirent les plus heureux effets. Une surdité qui lui était survenue l'obligea de s'abstenir du tribunal de la pénitence; il chercha à remédier à l'inaction forcée où le tenaient ses infirmités en publiant plusieurs écrits, jusement estimés. Les principaux sont : Manuel religieux à /'«sage des maisons d'éducation , 182V, in-18 ; Manuel des domestiques et des ouvriers, 1826 ; Instructions sur le jubilé, môme année; le Guide de la jeunesse et suite du manuel religieux, 1826, 2 vol. in-18; ce sont des lectures spirituelles pour tous les jours de l'année.
FONTENAY (Pieure-Claude), jésuite, né à Paris en 1683, mort à La Flèche en 1742, continua Y Histoire de l'Eglise gallicane après la mort du P. Longueval, et donna les tomes IX et X de cet ouvrage. Il avait composé une partie du XIe vol., que le P. Rrumoy acheva.
FOPPENS (Jean-François), né a Rruxelles en 1689, fut successivement professeur en philosophie à Lou vain, chanoine de l'église de Bruges, chanoine de Malines et arclnuiacre. Il mourut le 16 juillet 1761, âgé de 72 ans. Ses talents, ses vertus, et surtout son zèle pour la religion, le tirent regrett r universellement. On a de lui : Bibliotheca Belgica, Bruxelles, chez son frère Pierre Foppens, 1739, 2 vol. in-4°, où il a fait entreries ouvrages d'Aubert Le Mire , de François Swertius et de Valère André, sur 'es auteurs belgiques. il a fait de grandes additions à ces auteurs, et continué la bibliothèque belgique depuis vers 640, où finit celle de Valère André, jusqu'à Pau 1680. Cet ouvrage est estimé et mérite de l'être à bien des égards; on y désirerait un peu plus de critique et d'exactitude. Une édition du Recueil diplomatique d'Aubert Le Mire , Bruxelles , 1723 ,2 vol.
in-fol.. enrichie de nouvelles notes et de tables, augmentée d'un grand nombre de diplômes inconnus à Aubert Le Mire. Il ajouta ensuite deux volumes in-'olioà cette collection, l'un < n 1734, l'autre en 1748. Historia episcopatus Antuerpiensis , Bruxelles, 1717, in-4°; Historia episcopatus Sylvœducensis , Bruxelles, 1721, in-4°; Chronologie sacra episcoporum Belgii ab anno 1561 ad annum 1761 , in-12; ouvrage envers avec des notes historiques en prose ; un grand nombre de poèmes latins, dénués la plupart d'énergie, et de cet enthousiasme qui constitue la vra'e poésie, mais toujours sages dans leur objet et les vir s de l'auteur.
FORBES (Jean), écossais, professeur de théologie et d'histoire ecclésiastique dans l'université d'Aberdeen, mort en 1648, à 55 ans, laissa des Institutions historiques et théologiques qu'on trouve dans la collection de ses OEuvres, 1703, 2 vol. i: -fol. C'est un vasle recueil, où l'auteur, en Iraitantde ladocîrine chrétienne, prétend, contre la vérité notoire des faits, que diverses cireonstances y ont apporté des changements. On a fait un abrégé de cet ouvrage propre h nourrir les préjugés des protestants. Son père (Patrice), évêque d'Aberdeen, mort en 1635, donna un Commentaire sur l' Apocalypse, in-4°, 1646.
FORRES (Guiilaume) , premier évêque d'Edimbourg, s'est fait un nom par ses Considérations sur les controverses, en latin, imprimées h Francfort, in-8°, 1707. Il mourut en 1634 dans sa 49e année en laissant un fils qui embrassa la religion romaine.
FORRES (Duncan), lord, président des assises d'Edimbourg, mort au milieu du xviii' siècle, est connu en France par les traductions qu'a publiées le P. Houbigant , de ses Pensées sur la religion, de sa Lettre à un évêque, etc., Lyon, 176!), in-8°. Ces écrits sont médiocres. FORRIN (Toussaint de), plus connu sous le nom de cardinal de Janson, d'une famille illustre de Provence, fut successivement évêque de Digne, de Marseille et de Beauvais. Louis XIV, connaissant le talent singulier qu'il avait de manier les affaires, le nomma son ambassadeur en Pologne. Jean Sobieski, qui dut en partie à son crédit le trône de cette république, lui en marqua sa reconnaissance, en le nommant au cardinalat. Envoyé à Rome sous Innocent XII et sous Clément XI, il traita avec tant de sagesse les affaires de France, qu'il fut honoré en 1706 de ta charge de grand-aumônier. Il mourut à Paris en 1713, à 83 ans. C'était un homme spirituel et preste aux réparties vives. Il fut un des plus ardents adversairesde V Apologie des casuistes. Nous avons une censure qu'il publia contre elle, étant évêque de Digne.
FORRIN (François-Toussaint de) , neveu du précédent, plus connu sous le nom de comte de Rosemberg , quitta la France pour avoir tué en duel un de ses ennemis. Il y rentra ensuite; mais ayant été blessé à la bataille de la Aairsaille en 1693, il fii vœu de se faire religieux de la 'Jrappe. Il l'accomplit environ dix ans ap, es, prit le nom de frère Arsène, et fut envoyé à Buon-Salazzo en Tos-
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